27 janvier 2012
L’unanimité de la presse occidentale et du Golfe qui a prévalu durant les dix derniers mois est en train de se fissurer. Si de grands journaux présentent l’opération de l’armée syrienne visant à libérer les villes occupées par la Légion wahhabite comme une forme de répression politique à l’encontre de civils désarmés, d’autres médias multiplient les signaux d’alerte : les photos de civils manifestant contre le président el-Assad ont laissé la place à des images d’hommes en armes cagoulés, tandis que des reportages font état d’exactions multiples à caractère confessionnel ou mafieux, et non de contestation politique.
Les médias occidentaux et du Golfe reflètent toujours la position de leurs gouvernements, mais sans chaleur : l’image romantique de la « révolution syrienne » a disparu. Le seul argument qui reste pour convaincre les lecteurs est de présenter les « rebelles » comme des « insurgés », de faire croire qu’ils sont tous des soldats syriens déserteurs et non majoritairement des mercenaires étrangers de la (...)
L’unanimité de la presse occidentale et du Golfe qui a prévalu durant les dix derniers mois est en train de se fissurer. Si de grands journaux présentent l’opération de l’armée syrienne visant à libérer les villes occupées par la Légion wahhabite comme une forme de répression politique à l’encontre de civils désarmés, d’autres médias multiplient les signaux d’alerte : les photos de civils manifestant contre le président el-Assad ont laissé la place à des images d’hommes en armes cagoulés, tandis que des reportages font état d’exactions multiples à caractère confessionnel ou mafieux, et non de contestation politique.
Les médias occidentaux et du Golfe reflètent toujours la position de leurs gouvernements, mais sans chaleur : l’image romantique de la « révolution syrienne » a disparu. Le seul argument qui reste pour convaincre les lecteurs est de présenter les « rebelles » comme des « insurgés », de faire croire qu’ils sont tous des soldats syriens déserteurs et non majoritairement des mercenaires étrangers de la (...)
26 janvier 2012
Lors de sa conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Mouallem, avait relevé que le rapport des observateurs de la Ligue arabe reconnaissait que le gouvernement syrien a obligation d’assurer la sécurité de son peuple. Sans attendre, l’armée régulière a libéré les villes de Douma et de Hama, partiellement occupées par la Légion wahhabite. Il reste encore des quartiers dans deux villes et une vaste zone rurale aux mains des forces armées étrangères.
Au contraire, pour la presse internationale –qui feint d’ignorer le contenu du rapport des observateurs–, les forces de sécurité syriennes ont poursuivi leur répression sanglante de manifestations pacifiques dans ces deux villes. Partant de cette analyse, le Conseil de coopération du Golfe –qui rassemble non seulement les États arabes du Golfe, mais toutes les monarchies arabes– a décidé de saisir le Conseil de sécurité pour pallier à la carence de la Ligue et légaliser une intervention (...)
Lors de sa conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Mouallem, avait relevé que le rapport des observateurs de la Ligue arabe reconnaissait que le gouvernement syrien a obligation d’assurer la sécurité de son peuple. Sans attendre, l’armée régulière a libéré les villes de Douma et de Hama, partiellement occupées par la Légion wahhabite. Il reste encore des quartiers dans deux villes et une vaste zone rurale aux mains des forces armées étrangères.
Au contraire, pour la presse internationale –qui feint d’ignorer le contenu du rapport des observateurs–, les forces de sécurité syriennes ont poursuivi leur répression sanglante de manifestations pacifiques dans ces deux villes. Partant de cette analyse, le Conseil de coopération du Golfe –qui rassemble non seulement les États arabes du Golfe, mais toutes les monarchies arabes– a décidé de saisir le Conseil de sécurité pour pallier à la carence de la Ligue et légaliser une intervention (...)
25 janvier 2012
Les médias internationaux voient dans la conférence de presse du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Mouallem, la confirmation de leurs commentaires d’hier à propos des décisions du Comité ministériel ad hoc de la Ligue arabe (reconduction de la mission d’observation et proposition d’une feuille de route) et de leur rejet partiel par Damas.
Aucun n’informe ses lecteurs du contenu du rapport de la Mission d’observation de la Ligue, lequel stipule explicitement qu’il n’y a jamais eu de répression sanglante de manifestations pacifiques. Tous, dans le sillage de la Haut-commissaire des Droits de l’homme de l’ONU, continuent à relayer les affabulations de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme sans jamais s’interroger sur sa légitimité, sa méthodologie et sa crédibilité. Par conséquent, les médias interprètent les propos de M. Mouallem –selon lequel l’État syrien s’acquittera de ses responsabilités en matière de protection de la population face aux groupes armés– comme l’annonce d’une (...)
Les médias internationaux voient dans la conférence de presse du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Mouallem, la confirmation de leurs commentaires d’hier à propos des décisions du Comité ministériel ad hoc de la Ligue arabe (reconduction de la mission d’observation et proposition d’une feuille de route) et de leur rejet partiel par Damas.
Aucun n’informe ses lecteurs du contenu du rapport de la Mission d’observation de la Ligue, lequel stipule explicitement qu’il n’y a jamais eu de répression sanglante de manifestations pacifiques. Tous, dans le sillage de la Haut-commissaire des Droits de l’homme de l’ONU, continuent à relayer les affabulations de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme sans jamais s’interroger sur sa légitimité, sa méthodologie et sa crédibilité. Par conséquent, les médias interprètent les propos de M. Mouallem –selon lequel l’État syrien s’acquittera de ses responsabilités en matière de protection de la population face aux groupes armés– comme l’annonce d’une (...)


















