Réseau Voltaire
Opérations psychologiques

Al Qaïda en Irak : faut-il croire George Bush ou ses généraux ?

Al Qaïda en Irak : faut-il croire George Bush ou ses généraux ?

Alors que le président Bush met en garde ses concitoyens contre le danger « d’Al-Qaïda en Irak » qui formerait des cellules pour attaquer les États-Unis, des officiers supérieurs états-uniens ont admis que cette organisation n’existait pas. Les généraux Casey et Kimmitt ont reconnu qu’Al-Zarkaoui était une fabrication de leurs services de guerre psychologique et le général Bergner a déclaré que son successeur, Al-Baghdadi, était un acteur.

Réseau Voltaire | Paris (France)
+
JPEG - 30.5 ko
Image extraite de la vidéo d’Abou Omar al-Baghadadi, chef d’« d’Al-Qaïda en Irak »

Il est communément admis que les relations internationales sont entrées dans une nouvelle ère le 11 septembre 2001. Cependant les politologues divergent sur l’analyse de cette période selon leur lecture des attentats qui en marquent le début.
- Les atlantistes se réfèrent à la version gouvernementale : ils auraient été organisés par Al-Qaïda depuis son repère afghan. Ils en concluent que le principal danger de notre époque est le terrorisme islamique, et approuvent les opérations militaires en Afghanistan et en Irak.
- Les partenaires plus lointains des États-Unis envisagent que l’administration Bush ait eu connaissance à l’avance des attentats et les ait laissé commettre pour les instrumenter à des fins politiques. Ils évoquent le précédent du désastre de Pearl Harbor, que l’état-major US laissa bombarder pour entrer dans la Seconde Guerre mondiale contre le Japon et l’Allemagne. Ils en concluent que si le péril islamique est bien réel, il convient cependant de ne pas suivre les États-Unis dans toutes leurs aventures. Ils admettent que l’attaque de l’Afghanistan était une riposte légitime, mais restent dubitatifs devant l’opération irakienne.
- Enfin les politologues des pays non-alignés réfutent la version gouvernementale et considèrent que les attentats ont été organisés par le complexe militaro-industriel anglo-saxon. Ils évoquent l’incident fabriqué du Golfe du Tonkin ou l’opération Northwood [1]. Ils en concluent que le péril islamique est une construction artificielle et que le vrai danger, c’est l’impérialisme anglo-saxon. Pour eux, les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak sont toutes deux des guerres d’agression.

Sur la scène internationale, j’ai été le premier politologue à remettre en cause la version bushienne des attentats du 11 septembre et à pronostiquer l’instauration d’un régime militaro-policier aux USA et la multiplication des aventures militaires [2]. Depuis lors, le Réseau Voltaire que je préside a développé sur cette base un suivi constant et une analyse permanente des relations internationales.

J’ai souvent expliqué qu’Al-Qaïda était une création commune de services de renseignement états-uniens, britanniques, saoudiens et pakistanais dont il sert les intérêts. Au cours des six dernières années, j’ai affiné la connaissance que nous pouvions avoir de ce phénomène à la fois à partir de ses manifestations successives et aussi au regard d’opérations précédentes comme celles du Gladio.

Cependant la politique de l’administration Bush commence à rencontrer des limites dans son propre camp.
- En premier lieu, l’équilibre interne en Arabie saoudite s’est modifié avec l’accession au trône du roi Abdallah et le rappel à Riyadh du prince Bandar, le « fils adoptif » des Bush. En définitive, le roi a interdit à son neveu de continuer à financer des cellules combattantes labellisées Al-Qaïda. La première conséquence de cette rupture aura été la révolte des mercenaires du Fatah al-Islam au camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared. Cet épisode a confirmé d’une manière certaine qu’Al-Qaïda au Liban était une manipulation de MM. Bush, Bandar et Hariri [3].
- En second lieu, il est difficile à terme de maintenir le cloisonnement d’Al-Qaïda, en tant que réseau opérationnel secret, alors que l’on veut en faire d’un autre côté une organisation politique globale. Ainsi les responsables de l’Intelligence Bureau pakistanais, qui sont en charge depuis longtemps de la formation idéologique et des publications des Talibans, a empiété sur le rôle de l’Inter Services Intelligence (ISI), chargé de la formation militaire des mercenaires d’Al-Qaïda, toujours avec des financements anglo-saxons gérés par le prince Bandar. En outre, l’Intelligence Bureau a apporté son soutien aux séparatistes ouighours du Xingkiang chinois, alors que pour des raisons politiques évidentes, dans ce dispositif, seul le MI6 britannique est habilité à traiter Al-Qaïda-Chine. Du coup Pékin a exigé une clarification immédiate. Pour éviter la guerre, le président Pervez Musharraf a été obligé d’éliminer tous les cadres de sa police impliqués en ordonnant à ses rangers de donner l’assaut de leurs bureaux de la Mosquée rouge.
- Un troisième épisode vient de lever un coin du voile : le général Kevin J. Bergner, conseiller spécial de George Bush pour l’Irak, a justifié l’incapacité des forces US à arrêter le chef d’Al-Qaïda en Irak en révélant que ce personnage n’existait tout simplement pas.

Je voudrais revenir en détail sur cette nouvelle révélation.

La fabrication d’Al-Qaïda en Irak

Abou Moussab Al-Zarkaoui et Ansar al-Islam

Pour justifier leur intention d’envahir l’Irak, les Anglo-Saxons ont choisi d’utiliser une seconde fois l’argument du 11 septembre qui avait si bien marché à propos de l’Afghanistan. Les opinions publiques occidentales ignorent toujours que l’attaque de Kaboul avait été décidée en juillet 2001 et que les troupes britanniques et états-uniennes avaient été pré-positionnées sur zone avant les attentats du 11 septembre 2001 [4]. Elles ont donc facilement avalé le gros mensonge selon lequel les « terroristes » auraient ourdi leur complot dans l’ombre d’une grotte sous la protection des Talibans.

Appliquant la même recette à l’Irak, le général Colin Powell vint solennellement mentir devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Pour relier l’Irak laïque aux attentats du 11 septembre attribués aux wahhabites d’Oussama Ben Laden, les États-Unis mirent en scène un jihadiste jordanien protégé par Saddam Hussein. Ainsi Colin Powell déclarait :
« Ce que je veux porter à votre attention aujourd’hui, c’est la connexion, éventuellement bien plus sinistre, qui existe entre l’Irak et le réseau terroriste al-Qaïda, connexion qui allie les organisations terroristes classiques aux méthodes modernes d’assassinat. L’Irak héberge aujourd’hui un réseau terroriste meurtrier dirigé par Abou Moussab Zarkaoui, partenaire et collaborateur d’Ossama ben Laden et de ses lieutenants d’al-Qaïda (…) Palestinien natif de Jordanie, Abou Zarkaoui avait combattu lors de la guerre d’Afghanistan il y a plus de dix ans. À son retour en Afghanistan, en 2000, il a dirigé un camp d’entraînement de terroristes. L’une de ses spécialités, et l’une des spécialités de ce camp, est le poison. Lorsque notre coalition a chassé les talibans, le réseau d’Abou Zarkaoui a aidé à établir un autre camp de formation des spécialistes du poison et des explosifs et ce camp est situé dans le nord-est de l’Irak. Ce réseau apprend à ses membres à produire du ricin et d’autres poisons (...) De son réseau terroriste en Irak, Abou Zarkaoui peut diriger les activités de ce réseau au Proche-Orient et au-delà (...) Abou Zarkaoui et son réseau ont préparé des actes de terrorisme contre des pays tels que la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Russie » [5].

Dès le début de l’invasion de l’Irak, Abou Moussab al-Zarkaoui devient l’ennemi public n°1 [6]. Son groupe armé, Ansar al-Islam, est labellisé « Al-Qaïda en Irak ». On lui attribue l’enlèvement et la décapitation du travailleur humanitaire japonais Shosei Koda (30 octobre 2004) ; des attentats contre des civils à Najaf et Karbala (19 décembre 2004) ; l’exécution de l’ambassadeur d’Égypte Ihab Al-Sherif (juillet 2005) ; l’attentat au marché de Musayyib (16 juillet 2005) ; la torture et la décapitation des deux GI’s Thomas Lowell Tucker et Kristian Menchaca (juin 2006) ; l’enlèvement et l’assassinat de quatre diplomates russes, Fyodor Zaitsev, Rinat Agliuglin, Oleg Fedoseyev et Anatoly Smirnov (juin 2006) et quantité d’autres crimes. Dans l’imaginaire collectif, il prend le visage d’un fanatique sanguinaire après l’égorgement de Nick Berg [7]. Toutes ces opérations servent directement la stratégie néoconservatrice du « chaos constructeur » et elle seule.
Surtout, Zarkaoui élabore une théorie selon laquelle les vrais ennemis des Irakiens sunnites ne sont pas tant les occupants anglo-saxons que les Irakiens sunnites. Il fixe cette analyse dans un document de 17 pages publié par le New York Times [8]. Et il l’applique aussitôt en détruisant le dôme de la Mosquée chiite d’Al-Askari.
Dépassés par l’ampleur des violences communautaires qui s’ensuivent, les États-Unis décident de faire disparaître leur marionnette. Le mythe Al-Zarkaoui est liquidé le 8 juin 2006 dans le contexte de la formation d’un nouveau gouvernement en Irak. Sa mort intervient comme une page que l’on tourne [9].
Le général George W. Casey Jr., commandant-en-chef des forces US en Irak, déclare lors d’un briefing que le document Zarkaoui appelant aux violences communautaires a été fabriqué par ses services qui l’ont remis au New York Times. Tandis que le général Mark Kimmitt, commandant des opérations psychologiques en Irak, reconnaît dans un document interne parvenu au Washington Post que « Le programme Zarkaoui d’opérations psychologiques (PsyOp) est la campagne d’information la plus réussie à cette date » [10].

Abu Omar al-Baghdadi et l’État islamique irakien

La Coalition anglo-saxonne continuant à s’embourber en Irak, il s’avéra nécessaire de trouver un successeur à Al-Zarkaoui.

Le 15 octobre 2006, de nombreuses chaînes de télévision diffusent donc une vidéo annonçant la création d’« Al Qaïda en Irak ». Sur cet enregistrement, un individu masqué se présente comme Abu Omar al-Quraischi al-Hussaini al-Baghdadi, « Commandeur des Croyants » et dirigeant de l’« État Islamique Irakien », récemment instauré par Al-Qaïda avec la bénédiction d’Ousama Ben Laden lui-même. Il appelle tous les jihadistes à s’unir derrière lui pour faire la chasse aux impies, aux croisés et aux juifs [11].
Cette initiative coïncide avec la réorganisation administrative de l’Irak et sa fédéralisation imposée par l’occupant. L’« État Islamique Irakien » s’identifie avec la zone à dominante sunnite. Il est tout de suite dénoncé sur Al-Jazeera par le porte-parole de l’association des savants musulmans de Bagdad comme faisant le jeu de la division du pays par les GI’s [12]. Peu importe que les Irakiens ne soient pas dupes, la nouvelle marionnette est destinée à manipuler l’opinion publique états-unienne.

Le 10 novembre 2006, la presse occidentale relayait un communiqué d’« Al Qaïda en Irak » assurant avoir réuni plus de 12 000 hommes et se préparer à en armer 10 000 de plus [13].
Cette nouvelle coïncidait avec le limogeage de Donald Rumsfeld et réduisait l’ardeur des démocrates à réclamer un retrait d’Irak.

Dans les jours qui suivirent, Abu Omar al-Baghdadi, intervenant dans un enregistrement audio diffusé via internet, proposa une « trêve » (sic) aux États-Unis. Ceux-ci ne seraient plus attaqués s’ils organisaient leurs manœuvres de retrait complet d’Irak [14]. Cette rodomontade fut accompagnée d’un défilé de moujahidins armés dans le centre de Mossoul, le 29 décembre, dont les images firent le tour du monde arabe.
Cependant, la chaîne Al-Jazeera s’interrogeait sur l’authenticité de ces événements et ne parvenait pas à obtenir du gouverneur de Mossoul une explication crédible d’un défilé « d’insurgés » en plein cœur de la ville [15].

Le 17 avril 2007, Abu Omar al-Baghdadi annonce dans un enregistrement audio diffusé par internet, que l’« État Islamique Irakien » produit ses propres roquettes, les Al-Quods-1 [16]. Le 30 mai 2007, dans une vidéo fort impressionnante diffusée par Al-Jazeera, son groupe annonce la création de brigades spéciales dotées cette fois de bombes thermiques [17] ; des armes qui seraient produites par l’« État Islamique Irakien », dont la technologie rivaliserait désormais avec celle des petits États.

Dans la même période, le porte-parole de l’« État Islamique Irakien » annonce sur Al-Jazeera que l’émir Abu Omar al-Baghdadi vient de composer son gouvernement et détaille la liste des dix ministres qui le composent [18].

Dans la foulée, le nouveau « gouvernement islamiste irakien » déclare la guerre à l’Iran, appelant les « vrais croyants » (sunnites) à s’unir contre les impies chiites. À cette occasion le « commandeur » Abu Omar ajoute d’ailleurs « al-Quraishi » à son nom, afin de faire croire à une filiation avec la lignée des Quraishi, la famille du prophète Mahommet, pedigree cher aux yeux de la communauté sunnite.

En un an, « Al Qaïda en Irak » a revendiqué de nombreuses exécutions sommaires. Elles constituent pour la presse occidentale autant de preuves du péril islamique et pour les Irakiens autant de manifestations des escadrons de la mort de la « sale guerre » conduite par l’occupant.

Le 17 juillet 2007, la Maison-Blanche rend publique une courte note d’évaluation de La menace terroriste sur le territoire des États-Unis (voir document intégral joint), réalisée par la direction de supervision de l’ensemble de la Communauté états-unienne du renseignement. On peut y lire : « We assess that al-Qa’ida will continue to enhance its capabilities to attack the Homeland through greater cooperation with regional terrorist groups. Of note, we assess that al-Qa’ida will probably seek to leverage the contacts and capabilities of al-Qa’ida in Iraq (AQI), its most visible and capable affiliate and the only one known to have expressed a desire to attack the Homeland. In addition, we assess that its association with AQI helps al-Qa’ida to energize the broader Sunni extremist community, raise resources, and to recruit and indoctrinate operatives, including for Homeland attacks. »
La dramatisation de ces renseignements et de ces conclusions est renforcée par la publication simultanée d’une vidéo d’Oussama Ben Laden, absent des écrans depuis plus d’un an.
C’est pourquoi George W. Bush signe immédiatement le décret présidentiel 13438 autorisant le secrétaire au Trésor à arrêter discrétionnairement toute personne présentant une menace pour la stabilisation de l’Irak et à confisquer ses biens.

Cependant, il devient de plus en plus difficile d’expliquer que la puissance d’Al-Qaïda en Irak augmente au fur et à mesure que Washington accroit le nombre de GI’s et de mercenaires pour le combattre. Aussi, le lendemain, le général Kevin J. Bergner, assistant spécial du président Bush pour les questions irakiennes, révèle que l’interrogatoire de Mahmud al-Mashhadani, considéré comme l’agent de liaison entre Oussama Ben Laden et ses combattants en Irak, a permis d’établir qu’Abu Omar al-Baghdadi n’a jamais existé, son personnage étant joué par un acteur et l’organisation « Al-Qaïda en Irak » étant une pure mystification [19].

Le château de cartes s’effondre

J’avais déjà fait remarquer qu’Oussama Ben Laden a confirmé sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001 dans une vidéo où il les décrit selon la version gouvernementale, alors même que j’ai démontré que l’attentat du Pentagone n’a pas eu lieu de cette manière et que Scholars for 911 Truth a démontré que l’attentat du World Trade Center n’a pas non plus eu lieu de cette manière. En d’autres termes, j’avais fait remarquer que la fonction d’Oussama Ben Laden, c’est de créditer les intox de l’administration Bush.

Le processus d’information circulaire continue : l’administration Bush affirme qu’Al-Qaïda est responsable des attentats aux USA et en Irak, puis Al-Qaïda confirme les imputations de l’administration. Les faits décrits dans ces déclarations ne sont jamais vérifiés, on se contente de ce dialogue et d’événements virtuels.

Dans le cas de l’Irak, personne ne semble remarquer que si Abou Moussab al-Zarkaoui et Abou Omar al-Baghdadi sont des personnages mis en scène par le département des opérations psychologiques de l’armée de terre états-unienne, cela implique que les personnes qui ont témoigné de leur existence et de leur affiliation à Al-Qaïda participent du même système d’intoxication.

Or, l’existence et les fonctions de Zarkaoui ont été confirmées par une vidéo d’Oussama Ben Laden, diffusée le 27 décembre 2004, dans laquelle le chef d’Al-Qaïda le déclare « émir d’Al Qaïda en Irak ». Elles ont identiquement été confirmées par Ayman Al-Zawahiri, n°2 du réseau terroriste, dans une vidéo où il lui rend hommage, le 23 juin 2006.

De même, l’existence et les fonctions d’Abou Omar al-Baghadadi ont été confirmées, le 20 décembre 2006, par Ayman Al-Zawahiri, dans une vidéo diffusée par Al-Jazeera. Il l’y félicite pour avoir constitué l’« État Islamique Irakien » [20].

Le moment est venu de vous déterminer : croyez-vous George Bush lorsqu’il stigmatise Al-Qaïda en Irak ou croyez-vous ses généraux qui revendiquent avoir fabriqué cette organisation et inventé ses leaders ?

Documents joints

 
The Terrorist Threat to US Homeland

Note d’évaluation du renseignement états-unien


(PDF - 171.5 ko)
 

[1] « Quand l’état-major américain planifiait des attentats terroristes contre sa population », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 novembre 2001.

[2] Outre de nombreux articles et conférences, voir L’Effroyable imposture et Le Pentagate, Carnot éd., 2002 ; réédition Demi-lune, 2007.

[3] « Le dossier des mercenaires du Fatah al-Islam est clos », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 juin 2007.

[4] Cf. L’Effroyable imposture op. cit.

[5] « Discours de M. Powell au Conseil de sécurité de l’ONU » (6e partie), Réseau Voltaire, 11 février 2003.

[6] « Abou Moussab al-Zarkaoui, super-héros du Mal », par Vladimir Alexe, Réseau Voltaire, 19 juillet 2005.

[7] « L’affaire Nicholas Berg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2004.

[8] « U.S. Says Files Seek Qaeda Aid In Iraq Conflict » par Dexter Filkins », The New York Times, 9 février 2004.

[9] « Mort d’Al-Zarkaoui : l’ironie a voulu qu’elle coïncide avec la formation du gouvernement irakien (Rumsfeld) », Ria-Novosti, 9 juin 2006.

[10] « Military Plays Up Role of Zarqawi », par Thomas E. Ricks, Washington Post, 10 avril 2006 ; et « Washington Post : L’Armée de terre US reconnaît officiellement que Zarkaoui est une opération de propagande psychologique », par Grégoire Seither, Réseau Voltaire, 12 juin 2006.

[11] « Rebel grouping announces establishment of "Islamic State of Iraq" », BBC Monotoring, 15 octobre 2006.

[12] « Iraqi Muslim scholars rejects Islamic State announcement », BBC Monotoring, 15 octobre 2006.

[13] « Al-Qaeda in Iraq has 12,000 fighters : chief », AFP, 10 novembre 2006.

[14] « Iraqi militant group posts Web offer of truce for U.S. to leave the country », Associated Press, 23 décembre 2006.

[15] « Al-Jazeera TV shows "Islamic State of Iraq" gunmen parading in Mosul », BBC Monitoring, 6 janvier 2007.

[16] « Purported Islamic State Of Iraq Head : Grp Making Own Rockets », Dow Jones, 17 avril 2007.

[17] « Islamic State of Iraq says new brigade formed to attack with thermal bombs », BBC Monitoring, 30 mai 2007.

[18] « "Islamic State of Iraq" announces establishment of 10-minister cabinet », BBC Monitoring, 20 avril 2007.

[19] « Le chef irakien d’Al Qaïda en Irak, un personnage de fiction ? », Reuters, 18 juillet 2007. « U.S. Says Insurgent Leader It Couldn’t Find Never Was » par Michael R. Gordon, The New York Times, 19 juillet 2007.

[20] « Al-Jazeera says Zawahiri urges support of "Islamic state of Iraq" », BBC Monitoring, 20 décembre 2006.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latino-américaine et russe. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

 
Le CCG et l'OTAN perdent leur leadership
Le CCG et l’OTAN perdent leur leadership
Le double veto pour interdire la guerre impériale contre la Syrie
 
Mensonges et vérités sur la Syrie
Mensonges et vérités sur la Syrie
Guerre médiatique
 
Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

La Terreur fabriquée, Made in USA
Par Webster G. Tarpley
À commander dans la librairie du Réseau Voltaire
 
Guerre globale au « terrorisme »
Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.
+
Guerres de basse intensité
Si la guerre oppose classiquement des États entre eux, les « conflits de basse intensité » opposent un État à des acteurs non-étatiques. L’expression, créée par le chef d’état-major privé de la reine Elizabeth II, Sir Frank Kitson, s’applique aux contre-insurrections dans les colonies, à la lutte contre la subversion durant la Guerre froide, et à certaines opérations de « maintien de la paix ».
Alors que les résistants, rebelles ou autres guérilleros cherchent à se mouvoir dans la population « comme un poisson dans l’eau », selon la formule de Mao Zedong, la guerre de basse intensité vise d’abord à séparer les combattants du reste de la population, au besoin en déplaçant de force les populations isolées dans des zones surveillés, puis à « neutraliser » les individus suspectés d’être des combattants.
Le développement récent d’opérations de « maintien de la paix » par l’ONU illustre la dérive de l’Organisation au service des grandes puissances. Ce qui devait être exceptionnel est devenu routinier : les Nations Unies déploient des forces militaires non pour surveiller l’application d’accords de paix, mais pour imposer ces accords à des parties récalcitrantes, devenant ainsi elles mêmes parties du conflit. Ce phénomène s’est accentué avec la réforme Brahimi en totale contradiction avec les principes de la Charte de San Francisco.
Depuis la disparition de l’Union soviétique, l’OTAN abandonne son caractère d’armada conventionnelle et se spécialise dans les guerres de basse intensité. En Afghanistan, elle entraîne les armées alliées à ce type de combat.
+
Assassinats anonymes
Assassinats anonymes
« L’art de la guerre »
 

Articles sous licence creative commons

Vous pouvez reproduire librement les articles du Réseau Voltaire à condition de citer la source et de ne pas les modifier ni les utiliser à des fins commerciales (licence CC BY-NC-ND).

Soutenir le Réseau Voltaire

Vous utilisez ce site où vous trouvez des analyses de qualité qui vous aident à vous forger votre compréhension du monde. Ce site ne peut exister sans votre soutien financier.
Aidez-nous par un don.

Comment participer au Réseau Voltaire ?

Les animateurs du réseau sont tous bénévoles.
- Auteurs : diplomates, économistes, géographes, historiens, journalistes, militaires, philosophes, sociologues... vous pouvez nous adresser vos propositions d’articles.
- Traducteurs de niveau professionnel : vous pouvez participer à la traduction des articles.

Édition internationale
français
English
Español
italiano
عربي
русский
Deutsch
 
100 articles cette semaine dans toutes les langues
L'Amérique et ses alliés font du surplace au Moyen-Orient
« Tendances de l’Orient »
L’Amérique et ses alliés font du surplace au Moyen-Orient
par Pierre Khalaf, Partenaires, 15 février 2012
 
La privatizzazione della guerra
L’arte della guerra
La privatizzazione della guerra
di Manlio Dinucci , Rete Voltaire, 15 febbraio 2012
 
Señal de Alerta
El “después”, “Dios proveerá” y dejadez arruinan al Perú
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 14 de febrero de 2012
 
Qatar buys General al-Dhabi's resignation Qatar buys General al-Dhabi’s resignation
Voltaire Network, 14 February 2012
 
Many Americans gave up hope last year – 2012 will be worse Many Americans gave up hope last year – 2012 will be worse
by Joseph Stiglitz, Voltaire Network, 14 February 2012
 
La Gran Bretagna "riconfeziona" al-Qaida La Gran Bretagna "riconfeziona" al-Qaida
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
End of game in the Middle East End of game in the Middle East
by Thierry Meyssan, Voltaire Network, 14 February 2012
 
Sergej Lavrov accolto da eroe a Damasco Sergej Lavrov accolto da eroe a Damasco
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Syria's Uprising in Context Syria’s Uprising in Context
by Stephen Gowans, Voltaire Network, 14 February 2012
 
US war games in South East Asia US war games in South East Asia
Voltaire Network, 14 February 2012
 
Francois Hollande negozia con l'emiro del Qatar Francois Hollande negozia con l’emiro del Qatar
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Europei prime vittime di sanzioni contro l'Iran Europei prime vittime di sanzioni contro l’Iran
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Syrien: Fünf Fragen an Thierry Meyssan Syrien: Fünf Fragen an Thierry Meyssan
Voltaire Netzwerk, 14. Februar 2012
 
Сирия сегодня Сирия сегодня
Борис ДОЛГОВ, Сеть Вольтер, 14 февраля 2012
 
Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan sur la Syrie Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan sur la Syrie
Réseau Voltaire, 14 février 2012
 
Das Ende der Partie im Nahen Osten Das Ende der Partie im Nahen Osten
von Thierry Meyssan, Voltaire Netzwerk, 14. Februar 2012
 
Se termina la partida en el Medio Oriente Se termina la partida en el Medio Oriente
por Thierry Meyssan, Red Voltaire, 14 de febrero de 2012
 
Fin de partie au Proche-Orient
En direct
Fin de partie au Proche-Orient
par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2012
 
Al-Qaida frappe à Alep
« Revue de presse Syrie » #50
Al-Qaida frappe à Alep
Partenaires, 13 février 2012
 
Páginas Libres
Con magia y mano negra Movistar repara y avería mi teléfono
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 13 de febrero de 2012
 
Le Qatar achète la démission du général al-Dabi Le Qatar achète la démission du général al-Dabi
Réseau Voltaire, 13 février 2012
 
2012, année de tous les périls ? 2012, année de tous les périls ?
par Joseph Stiglitz, Réseau Voltaire, 13 février 2012
 
Jeux de guerre états-uniens dans le Sud-Est asiatique Jeux de guerre états-uniens dans le Sud-Est asiatique
Réseau Voltaire, 13 février 2012
 
256. Petite leçon suisse d'instruction civique à l'intention de l'Europe
« Horizons et débats », 12e année, n° 6, 13 février 2012
Petite leçon suisse d’instruction civique à l’intention de l’Europe
Partenaires, 13 février 2012
 
مجلس التعاون الخليجي والناتو يفقدان زمام القيادة
الفيتو المزدوج لمنع حرب الإمبراطوريات على سوريا
مجلس التعاون الخليجي والناتو يفقدان زمام القيادة
بقلم ثييري ميسان, Shabakat Voltaire, 13 شباط (فبراير) 2012
 
الصين تصبح الشريك التجاري الأول لألمانيا الصين تصبح الشريك التجاري الأول لألمانيا
Shabakat Voltaire, 13 شباط (فبراير) 2012
 
Iran's Historic Anniversary Iran’s Historic Anniversary
by Stephen Lendman, Voltaire Network, 13 February 2012
 
Al-Qaeda strikes in Aleppo
« SYRIA PRESS REVIEW » #50
Al-Qaeda strikes in Aleppo
Partners, 13 February 2012
 
Páginas Libres
Mafia de complicidad y reacción en el Apra
por Jesús Guzmán Gallardo, Socios, 12 de febrero de 2012
 
Syria 2011-2012, a rematch of Israel's 2006 war on Lebanon Syria 2011-2012, a rematch of Israel’s 2006 war on Lebanon
by Mahdi Darius Nazemroaya, Voltaire Network, 12 February 2012
 
Páginas Libres
¿Se incrementa riesgo personal con este gobierno?
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 12 de febrero de 2012
 
Ante la competencia de la OCS, ¿escogerá la OTAN la diplomacia o las armas?
« Revista de prensa sobre Siria » #49
Ante la competencia de la OCS, ¿escogerá la OTAN la diplomacia o las armas?
Socios, 12 de febrero de 2012
 
Wladimir Putin tritt als Beschützer der Orient-Christen auf Wladimir Putin tritt als Beschützer der Orient-Christen auf
Voltaire Netzwerk, 12. Februar 2012
 
Großbritannien „verpackt“ die Al-Qaida neu Großbritannien „verpackt“ die Al-Qaida neu
Voltaire Netzwerk, 12. Februar 2012
 
Moscow and the formation of The New World System Moscow and the formation of The New World System
by Imad Fawzi Shueibi, Voltaire Network, 11 February 2012
 
Assassinats anonymes
« L’art de la guerre »
Assassinats anonymes
par Manlio Dinucci , Réseau Voltaire, 11 février 2012
 
Sergei Lavrov von Damaskus als Held empfangen Sergei Lavrov von Damaskus als Held empfangen
Voltaire Netzwerk, 11. Februar 2012
 
Al-Qaeda refashioned by the UK Al-Qaeda refashioned by the UK
Voltaire Network, 11 February 2012
 
الإرهاب في سورية
إغلاق السفارات والارهاب في حلب
بقلم مازن بلال, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
حلب تستفيق على الإرهاب...
وتصعيد دبلوماسي إعلامي وإرهابي
بقلم سورية الغد, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
الإرهاب في سورية
أغفو في وطني
بقلم نضال الخضري, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
الإرهاب في سورية
التحرك الخليجي إلى أين...
بقلم مازن بلال, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
Páginas Libres
¿Sófero retroceso post marcha por el agua?
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 11 de febrero de 2012
 
Face à la concurrence de l'OCS, l'OTAN choisira t-elle la diplomatie ou les armes ?
« Revue de presse Syrie » #49
Face à la concurrence de l’OCS, l’OTAN choisira t-elle la diplomatie ou les armes ?
Partenaires, 10 février 2012
 
 Im Wettstreit mit der SCO, wird die NATO Diplomatie oder Waffen wählen?
« Presseschau Syrien » #49
Im Wettstreit mit der SCO, wird die NATO Diplomatie oder Waffen wählen?
Partner, 10. Februar 2012
 
U.S. Prepares Georgia for New Wars in Caucasus and Iran
"NATO’s favorite despot"
U.S. Prepares Georgia for New Wars in Caucasus and Iran
by Rick Rozoff, Voltaire Network, 10 February 2012
 
La Grande-Bretagne « reconditionne » Al-Qaïda La Grande-Bretagne « reconditionne » Al-Qaïda
Réseau Voltaire, 10 février 2012
 
Faced with competition from the SCO, will NATO choose diplomacy or arms?
« SYRIA PRESS REVIEW » #49
Faced with competition from the SCO, will NATO choose diplomacy or arms?
Partners, 10 February 2012
 
Señal de Alerta
Risas inexplicables en la radio
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 10 de febrero de 2012
 
Vladimir Putin emerges as protector of Eastern Christians Vladimir Putin emerges as protector of Eastern Christians
Voltaire Network, 9 February 2012
 
Censura británica: cómo seguir viendo Press TV Censura británica: cómo seguir viendo Press TV
Red Voltaire, 9 de febrero de 2012
 
El CCG y la OTAN pierden su liderazgo
El doble veto prohíbe la guerra imperial contra Siria
El CCG y la OTAN pierden su liderazgo
por Thierry Meyssan, Red Voltaire, 9 de febrero de 2012
 
Westerners looking for a "Plan B"
« SYRIA PRESS REVIEW » #48
Westerners looking for a "Plan B"
Partners, 9 February 2012
 
 Der Westen sucht den « B » Plan
« Presseschau Syrien » #48
Der Westen sucht den « B » Plan
Partner, 9. Februar 2012
 
Páginas Libres
¡Yo voto por el agua, el oro ni me va ni me viene!
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 9 de febrero de 2012
 
Les Occidentaux à la recherche d'un “Plan B”
« Revue de presse Syrie » #48
Les Occidentaux à la recherche d’un “Plan B”
Partenaires, 9 février 2012
 
Los occidentales buscan un “Plan B”
« Revista de prensa sobre Siria » #48
Los occidentales buscan un “Plan B”
Socios, 9 de febrero de 2012
 
Sergey Lavrov accueilli en héros à Damas Sergey Lavrov accueilli en héros à Damas
Réseau Voltaire, 8 février 2012
 
Russia's popularity in Syria confounds the West
« SYRIA PRESS REVIEW » #47
Russia’s popularity in Syria confounds the West
Partners, 8 February 2012
 
China becomes German's first trading partner China becomes German’s first trading partner
Voltaire Network, 8 February 2012
 
China wird erster Wirtschaftspartner von Deutschland China wird erster Wirtschaftspartner von Deutschland
Voltaire Netzwerk, 8. Februar 2012
 
Señal de Alerta
Etica bananera
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 8 de febrero de 2012
 
Un avion cargo suspect saisi par la sécurité libanaise Un avion cargo suspect saisi par la sécurité libanaise
Réseau Voltaire, 8 février 2012
 
فرنسوا هولند يفاوض أمير قطر فرنسوا هولند يفاوض أمير قطر
Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
 الدبلوماسيات الغاضبة وسيناريوهات الحلول الدبلوماسيات الغاضبة وسيناريوهات الحلول
بقلم عيسى الأيوبي, Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
أبعد من انتصار نيويورك..اللعبة انتهت أبعد من انتصار نيويورك..اللعبة انتهت
بقلم عيسى الأيوبي, Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
جلسة الكذب المفتوح جلسة الكذب المفتوح
بقلم عيسى الأيوبي, Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
Egypt and Syria
Orient Tendencies
Egypt and Syria
by Wassim Raad, Partners, 8 February 2012
 
Les Occidentaux choqués par la popularité russe en Syrie
« Revue de presse Syrie » #47
Les Occidentaux choqués par la popularité russe en Syrie
Partenaires, 8 février 2012
 
كسر إرادات
عروبة ((الشاطئ)) الآخر
بقلم نضال الخضري, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
كسر إرادات
زيارة لافروف ... ودول الخليج تضغط
بقلم سورية الغد, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
كسر إرادات
مواقف في لحظات الترقب
بقلم سورية الغد, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
كسر إرادات
التكتيك الخليجي
بقلم مازن بلال, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
 Der Westen über die russische Beliebtheit in Syrien schockiert
« Presseschau Syrien » #47
Der Westen über die russische Beliebtheit in Syrien schockiert
Partner, 8. Februar 2012
 
Disgusto de los occidentales ante la popularidad rusa en Siria
« Revista de prensa sobre Siria » #47
Disgusto de los occidentales ante la popularidad rusa en Siria
Socios, 8 de febrero de 2012
 
Moscou et Pékin ont surtout voulu protéger Téhéran
« Revue de presse Syrie » #46
Moscou et Pékin ont surtout voulu protéger Téhéran
Partenaires, 7 février 2012
 
Páginas Libres
MOVADEF y SL: reflexiones estudiantiles
por Luis Alberto Pacheco Mandujano, Socios, 7 de febrero de 2012
 
Páginas Libres
Gran Marcha por el Agua: viernes 10, 2 pm
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 7 de febrero de 2012
 
Moscow and Beijing acted primarily to shield Tehran
« SYRIA PRESS REVIEW » #46
Moscow and Beijing acted primarily to shield Tehran
Partners, 7 February 2012
 
 Der GCC und die NATO verlieren ihre Vorherrschaft
Doppeltes Veto um den imperialen Krieg gegen Syrien zu verbieten
Der GCC und die NATO verlieren ihre Vorherrschaft
von Thierry Meyssan, Voltaire Netzwerk, 7. Februar 2012
 
Páginas Libres
¡Luz roja al solmáforo!
por Héctor Guillén Tamayo, Socios, 7 de febrero de 2012
 
Más que todo, Moscú y Pekín quisieron proteger a Teherán
« Revista de prensa sobre Siria » #46
Más que todo, Moscú y Pekín quisieron proteger a Teherán
Socios, 7 de febrero de 2012
 
 Moskau und Beijing wollten hauptsächlich Teheran schützen
« Presseschau Syrien » #46
Moskau und Beijing wollten hauptsächlich Teheran schützen
Partner, 7. Februar 2012