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Débat au Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Liban

Débat au Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Liban
Réseau Voltaire | New York (États-Unis)
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Alors que le Conseil de sécurité examine actuellement un projet de résolution en vue d’obtenir la cessation des hostilités au Moyen-Orient, ses membres se sont réunis cet après-midi à la demande de la Ligue des États arabes pour discuter des propositions contenues dans ce texte.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Qatar a attiré l’attention du Conseil sur les répercussions d’une résolution « inapplicable », qui ne ferait, selon lui, que compliquer la situation au Liban et dans l’ensemble de la région, citant à cet égard les résolutions laissées en suspens sur la Palestine. Cheikh Hamad bin Jassem bin Jabr Al-Thani a souligné la nécessité de prendre en compte dans l’élaboration de ce texte la position des États arabes, qui ont adopté hier le plan de paix en sept points présenté par le Premier Ministre libanais. Il doit notamment tenir compte de la structure sociale et politique de la société libanaise, ainsi que de ses intérêts, de son unité, de sa stabilité et de son intégrité territoriale, a-t-il précisé.

Réitérant l’appel au cessez-le-feu immédiat et complet qu’il avait lancé il y a 10 jours à peine, le Ministre de la culture et Envoyé spécial du Conseil des Ministres du Liban a affirmé que le projet de résolution actuel ne permettrait pas de parvenir à l’instaurer. Israël doit commencer par se retirer du territoire libanais, et les forces libanaises, ainsi que les forces des Nations unies, être les seules autorisées à rester stationnées sur le sol du pays. Nous réaffirmons notre volonté de déployer 15 000 soldats libanais le long de la Ligne bleue, à l’appui de la force d’interposition des Nations Unies, et sur la base du plan en sept points présenté par le Gouvernement libanais, a déclaré Tarek Mitri. Le Ministre libanais a également relevé que le texte du projet de résolution ne faisait pas référence à la question des fermes de Chebaa. Il a donc demandé le respect par Israël de l’intégrité territoriale, maritime et aérienne, de son pays, faisant remarquer que depuis son retrait en 2000, cet État n’avait pas cessé de multiplier les violations de la Ligne bleue.

Soulignant pour sa part que tous les peuples de la région, y compris les Palestiniens, devaient pouvoir coexister dans la sécurité et dans des frontières reconnues, le Vice-Premier Ministre du Qatar a prévenu que toute action contraire mènerait à la propagation de la haine et de l’extrémisme dans la région et verserait de l’eau au moulin de ceux qui ont le sentiment que la communauté internationale privilégie une partie au détriment de l’autre. Aussi, s’est-il déclaré confiant que Conseil de sécurité sera en mesure d’assumer ses responsabilités en adoptant une résolution décisive, substantielle et claire qui appelle à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des forces israéliennes au-delà de la Ligne bleue. Elle devrait aussi appeler à un appui de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), au renforcement de ses effectifs, à une révision de son mandat et à un appui à la décision du Gouvernement du Liban d’étendre son autorité sur tout le territoire en déployant sa propre armée dans le sud du pays.

Conscient des souffrances infligées aux peuples israélien et libanais, le représentant d’Israël a estimé de son côté que l’épreuve de vérité n’était pas l’adoption d’une résolution, mais bien la capacité de la communauté internationale à établir une stratégie afin de supprimer la menace que constituent le Hezbollah et ses alliés. Dan Gillerman a expliqué que cette organisation terroriste s’était enracinée dans les villes et les villages libanais où ses militants ont accumulé, en quelques années, des milliers de missiles avant de mettre leurs menaces à exécution. Six ans après le retrait d’Israël du sol libanais, a-t-il précisé, la crise actuelle n’a rien à voir avec le territoire mais avec la terreur.

Invoquant le principe de légitime défense, le représentant a indiqué que son armée déployait des efforts considérables pour éviter d’infliger des souffrances disproportionnées aux populations et des dégâts considérables aux infrastructures. Israël, a ajouté son représentant, fait en outre tout son possible pour s’assurer qu’une aide humanitaire puisse être apportée aux civils en détresse. Il a estimé que le peuple libanais avait compris le mépris cynique du Hezbollah qui se rend coupable de faire la guerre par personnes interposées. Cette chaîne de lâcheté, s’est emporté le représentant, est celle que forment aujourd’hui l’Iran, la Syrie, le Hamas et la Hezbollah. Convaincu que le Hezbollah est sur le point d’être défait, Dan Gillerman a déclaré que le Liban et la communauté internationale auront dès lors l’occasion de palier les omissions qui ont précipité la crise actuelle en déployant une force internationale qui permettrait de garantir l’application de la résolution 1559 (2004) et en adoptant des mesures en vue d’empêcher le réapprovisionnement du Hezbollah en armes fournies par les régimes de Téhéran et de Damas. Si de telles mesures étaient appliquées, Israël, a annoncé le représentant, serait prêt à retirer ses forces.

Favorable à un cessez-le-feu durable qui empêcherait un retour au statu quo ante, le représentant d’Israël a déclaré qu’il était temps de remplacer la culture de la haine, promue par des régimes autocratiques, par une culture de l’espoir. Réagissant à cette déclaration, le Vice-Premier Ministre du Qatar s’est dit heureux d’entendre le représentant israélien souhaiter un cessez-le-feu. Il a cependant regretté les violations du droit international commises par Israël et la résistance de cet État de reconnaître les droits de tous les peuples à vivre en paix au Moyen-Orient.

Déclarations

M. HAMAD BIN JASSEM BIN JABR AL-THANI, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Qatar, a émis l’espoir que le Conseil étudiera soigneusement la situation très délicate qui règne au Liban et au Moyen-Orient et qui a une incidence grave sur la paix et la stabilité dans la région. La crise actuelle touche surtout le peuple et le Gouvernement du Liban, a-t-il souligné, avant de juger lamentable que le Conseil reste les bras croisés, incapable d’arrêter l’effusion de sang. Le projet de résolution, a-t-il aussi estimé, nécessite un examen soigneux qui tienne compte de la position des États arabes. Ces États, a-t-il rappelé, ont adopté hier au Liban, le plan de paix en sept points du Premier Ministre libanais. L’examen doit tenir compte de la structure sociale et politique de la société libanaise, ainsi que ses intérêts, son unité, sa stabilité et son intégrité territoriale.

Le Vice-Premier Ministre a appelé l’attention du Conseil sur les répercussions d’une résolution non applicable qui ne ferait que compliquer la situation sur le terrain avec les conséquences que l’on sait sur le Liban et sur toute la région. Trop souvent, le Conseil a adopté des résolutions qui ont été rejetées par certaines parties, compromettant ainsi leur applicabilité. Citant en exemple les résolutions sur la Palestine, il a souligné que la politique de la violence ne résoudra rien.

Bien au contraire, seule une paix globale, durable et permanente est la solution au conflit, a-t-il souligné. Mais la paix, a-t-il prévenu, s’accompagne toujours d’impératifs et d’obligations que toutes les parties doivent respecter et honorer. Tous les États de la région doivent pouvoir vivre dans la sécurité et dans des frontières reconnues et les Palestiniens doivent pouvoir avoir leur État vivant côté à côte avec Israël. Toute action contraire mènerait à la propagation de la haine et de l’extrémisme dans la région et verserait de l’eau au moulin de ceux qui ont le sentiment que la communauté internationale privilégie une partie au détriment de l’autre.

Le Vice-Premier Ministre s’est dit confiant dans la capacité du Conseil d’assumer ses responsabilités en vertu de la Charte de l’ONU. Les enjeux sont considérables et les espoirs aussi. Le Conseil doit adopter une résolution décisive, substantielle, claire et qui appelle à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des forces israéliennes au-delà de la Ligne bleue. La résolution devrait aussi appeler à un appui à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), à l’augmentation de ses effectifs, à une modification de son mandat et à un appui à la décision du Gouvernement du Liban d’étendre son autorité sur tout le territoire, en déployant son armée dans le sud du pays.

M. TAREK MITRI, Ministre de la culture et Envoyé spécial du Conseil des ministres du Liban, a déclaré que sa délégation est venue devant le Conseil pour demander à nouveau un cessez-le-feu immédiat et complet, 10 jours après avoir déjà plaidé en ce sens auprès du Conseil. Nous nous réunissons aujourd’hui alors qu’Israël a multiplié les « erreurs », comme cet État les qualifie, qui ont causé la mort de nombreux civils libanais innocents. Selon Human Rights Watch, ces attaques ne peuvent pas être expliquées comme de simples incidents, leur gravité et leur caractère systématique les assimilant à des crimes de guerre, a ajouté M. Mitri.

Le Ministre a ensuite reconnu les efforts déployés par les membres du Conseil pour parvenir à un accord et mettre fin aux violences et apprécié la préoccupation de la communauté internationale quant à l’avenir du Liban. Malheureusement, non seulement le projet de résolution à l’étude est loin de répondre à nos requêtes mais il pourrait ne pas permettre de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, a-t-il affirmé. Ce texte demande en effet une cessation des hostilités sur la base de principes certes approuvés d’une manière générale par le Liban, mais qui mériteraient cependant des éclaircissements. Vous savez tous, a poursuivi M. Mitri, qu’Israël n’a jamais présenté ses actions autrement que sous l’angle défensif. À cet égard, la résolution proposée rend le Liban vulnérable aux caprices d’Israël. Comment permettrait-elle la cessation des hostilités alors qu’elle implique un plus grand risque de violence et de destructions pour le Liban ? s’est-il interrogé. Israël doit commencer par se retirer du territoire libanais et les forces libanaises, avec l’appui des forces des Nations unies, devraient être les seules autorisées à être stationnées sur le sol libanais. Nous réaffirmons donc notre volonté de déployer 15 000 soldats libanais le long de la Ligne bleue, à l’appui de la force d’interposition des Nations Unies, et sur la base du plan en sept points présenté par le Gouvernement libanais. Regrettant que le projet de résolution ne fasse pas allusion à la question des fermes de Chebaa, le Ministre a demandé le respect par Israël de l’intégrité territoriale, maritime et aérienne, de son pays. Or, depuis son retrait en 2000, cet État ne respecte pas l’intégrité du territoire libanais et multiplie les violations de la Ligne bleue.

Nous vous avons présenté ce qui est le préalable d’une défense de notre peuple et d’une reconstruction de notre pays dévasté par la guerre, a estimé M. Mitri. À cette fin, nous avons besoin du soutien du Conseil de sécurité, a-t-il insisté.

M. DAN GILLERMAN (Israël) a reconnu que le Liban et Israël ont été pris au piège d’un conflit tragique qui inflige des souffrances indicibles aux deux peuples. Il est temps d’y mettre fin, a-t-il estimé, en prévenant néanmoins que les résolutions et les bonnes paroles ne suffiront pas. Il faut vaincre ceux qui ont déclenché le conflit et l’épreuve de vérité n’est pas l’adoption d’une résolution mais bien la capacité de la communauté internationale d’adopter un plan directeur pour le changement afin de supprimer la menace que constituent le Hezbollah et ses alliés. Aujourd’hui, a déclaré le représentant, les forces de la modération se tournent vers le Conseil.

Aucun des deux peuples n’a voulu de ce conflit. Rien ne les oppose. Israël s’est retiré du Liban, il y a six ans, et affirme, a soutenu le représentant, que la crise ne tient pas au territoire mais à la terreur. Le Hezbollah s’est enraciné dans les villes et les villages libanais où il accumulé, en quelques années, des milliers de missiles. Au cours des quatre dernières semaines, l’organisation terroriste a mis en œuvre ses menaces et aucun pays au moins ne permettrait une menace contre son peuple et son territoire.

Aucun État Membre de l’ONU, a poursuivi le représentant, ne resterait les bras croisés alors que plus de 3 500 missiles sont tirés sur ses villes et ses villages. Aucun Gouvernement ne devrait en faire moins que celui d’Israël face à la campagne de terreur du Hezbollah. Israël, a promis le représentant, continuera de faire tout ce qui est nécessaire pour protéger ses citoyens. Il a le droit et le devoir de recourir à la légitime défense.

Le représentant a reconnu la difficulté d’une tâche qui consiste à se défendre contre un ennemi qui prend des civils comme cibles mais se dissimule parmi d’autres civils. Pour le Hezbollah, les civils sont une cible et un bouclier et devant cette situation impossible qui, du reste, foule du pied le droit international, Israël fait des efforts considérables pour éviter des dégâts disproportionnés aux populations et aux infrastructures civiles. Israël, a ajouté le représentant, a fait tout son possible, pour que les besoins humanitaires des populations soient satisfaits.

Aujourd’hui, le peuple du Liban, avec toute la douleur et l’angoisse de ces derniers mois, a compris le mépris cynique du Hezbollah qui place des armes à côté d’un enfant endormi, tout en prétendant défendre les droits des populations. Le Hezbollah, a encore dit le représentant, parle de courage mais montre de la lâcheté, en se terrant parmi les membres les plus faibles de la société. Les terroristes, a dit constater le représentant, ont bien appris les leçons de leurs alliés qui font montre de la même lâcheté et du même mépris, en faisant la guerre par personnes interposées. Cette chaîne de lâcheté, s’est emporté le représentant, unit l’Iran, la Syrie, le Hamas et le Hezbollah qui forment aujourd’hui le quatuor de la terreur.

Le Hezbollah est sur le point d’être vaincu, a assuré le représentant, en prédisant que, pour la première fois, le Liban et la communauté internationale auront l’occasion de prendre un nouveau départ et palier les omissions qui ont mené à la crise actuelle. Cela, a-t-il dit, nécessite une force internationale qui assurerait l’application de la résolution 1559. Cela exigera aussi des mesures pour empêcher le réapprovisionnement en armes du Hezbollah en provenance de Téhéran et de Damas.

Le Gouvernement libanais doit avoir le courage de reprendre en main son destin et de faire face au terroriste. Il doit, a insisté le représentant, s’acquitter de ses obligations de mettre un terme à l’utilisation de son territoire comme base d’attaques contre d’autres pays. Israël, a annoncé le représentant, est prêt à retirer ses forces si de telles mesures sont mises en place.

Nous voulons, a poursuivi le représentant, un cessez-le-feu qui sème les graines d’une paix et non d’un conflit futur. Une résolution n’est pas une fin en soi mais un moyen de parvenir aux objectifs communs. Reconnaissant le désir de paix et de stabilité bien réels des Libanais, il a dit savoir qu’ils ne veulent pas que la résolution créée un vide que remplirait très vite le Hezbollah. Les Libanais ne veulent pas d’un retour au statu quo où le Hezbollah garderait en otage toute perspective de paix

S’adressant aux membres du Conseil, le représentant a déclaré : Les terroristes nous regardent et attendent des demi-mesures qui feront que, dans une semaine, un mois ou une année, le Conseil fera, une nouvelle fois, face à une tragédie analogue. En revanche, a-t-il poursuivi, si le Conseil choisit la voie de l’action, les terroristes et leurs maîtres sauront qu’ils font face à une communauté internationale unifiée et que les forces de la paix auront remporté une bataille cruciale.

En luttant contre le terrorisme, nous luttons pour la paix, a souligné le représentant, en appelant la communauté internationale à veiller à ce que la fin de ce conflit crée un nouveau schéma de comportement où les modérés l’emportent et les extrémistes sont traduits en justice et isolés. La violence a été alimentée par des intentions cyniques et génocidaires de régimes autocratiques qui comptent étouffer dans l’œuf toute perspective d’espoir.

Il faut changer leur culture de la haine et la remplacer par une culture de l’espoir. Le Liban, a estimé le représentant, est parvenu à une période critique. Choisira-t-il les partisans ou les ennemis de la paix et de la prospérité ? Les drapeaux du Liban et d’Israël rappellent, a conclu le représentant, l’histoire commune des deux peuples et celle de l’édification conjointe de leur pays.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Qatar s’est dit heureux d’entendre le représentant israélien souhaiter un cessez-le-feu et parler des Libanais en termes si positifs. Mais, a-t-il tempéré, personne n’ignore les violations du droit international qu’Israël a commises au Liban bien avant le Hezbollah. Nous savons que la solution du conflit au Moyen-Orient passe par la reconnaissance des droits de tous les peuples qui y vivent, a souligné le Vice-Premier Ministre.

C’est l’accumulation des frustrations qui alimente le terrorisme, a-t-il diagnostiqué. Qui entrave la paix aujourd’hui ? Qui retarde le respect des droits des Palestiniens ? Qui a contribué à la renaissance du Djihad ? a-t-il demandé au représentant d’Israël. La fin de l’agression et la cessation des hostilités au Liban sont les deux éléments qui doivent être compris dans toute résolution du Conseil. Une résolution qui ne tiendrait pas compte de la réalité du Liban ouvrirait la voie à une guerre civile, a-t-il prévenu. Au lieu d’aider le Liban, nous détruirons le Liban. Dans la région, les Gouvernements qui recherchent la paix se heurtent toujours au refus d’Israël d’une coexistence pacifique. Nous voulons la paix avec Israël et nous l’avons montré depuis les Accords d’Oslo, a conclu le Vice-Premier Ministre.

Il est attristant, a déclaré le Ministre de la culture du Liban, d’entendre Israël évoquer l’histoire commune des deux pays en citant des passages de la Bible sur Tyr. Cette ville est pilonnée sans interruption depuis quelques jours, a-t-il rappelé. La campagne d’Israël contre la terreur est ressentie par les Libanais comme une véritable horreur, a-t-il aussi souligné. En essayant de détruire l’infrastructure du terrorisme, c’est l’infrastructure du Liban qu’Israël détruite, a encore dit le Ministre de la culture en rappelant les deux principes du droit international, à savoir la distinction et la proportionnalité. Il est à craindre, a-t-il conclu, que ces deux principes aient été violés depuis le 12 juillet. Nous sommes tous ici pour trouver une issue. Le plan de paix en sept points est une option viable qui doit être examinée comme telle. Ce plan de paix permet une cessation des hostilités conduisant à un cessez-le-feu durable. Il ouvre la voie à un règlement globale et une telle occasion ne saurait être ratée, a encore dit le Ministre de la culture.

Tout en partageant la douleur des Libanais face aux destructions à Tyr, le représentant d’Israël a regretté qu’un seul mot ait manqué dans la seconde intervention du représentant du Gouvernement libanais : c’est le mot Hezbollah. En s’abstenant de le prononcer, a déploré le représentant, mon collègue du Liban veut nous faire croire que Tyr était une ville pacifique et non un centre du terrorisme à partir duquel le Hezbollah lançait ses missiles contre Israël. Le fait est que le Hezbollah a pris Tyr et le Liban en otage. Il est partout au Liban, il a infiltré toutes les fibres du Liban et il est devenu une partie intégrante de la société libanaise, a conclu le représentant, en paraphrasant une intervention télévisée du représentant du Liban auprès des Nations Unies.

Source
ONU (Conseil de sécurité)

Source : ONU CS/8804

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