Washington tente de déstabiliser la Bolivie en suscitant la sécession des régions les plus riches. Voici venir l’épreuve du feu, annonce Fidel Castro. De cette bataille dépend la poursuite ou l’arrêt de la vague révolutionnaire en Amérique latine.
Tandis que notre peuple se réjouit, en ce 1er Mai, Fête du travail, de l’année qui marque le cinquantième anniversaire de la Révolution et le soixante-dixième de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC), la République sœur de Bolivie, attachée à préserver la santé de son peuple, à l’éduquer et à garantir sa sécurité, se trouve à quelques jours, voire à quelques heures, d’événements dramatiques.
Alors que des nouvelles effrayantes nous parviennent de partout dans le monde au sujet de la pénurie et de la cherté des aliments, des cours de l’énergie, des changements climatiques et de l’inflation, des problème qui se présentent pour la première fois à l’unisson comme des questions vitales, l’impérialisme s’entête à désintégrer la Bolivie et à la soumettre au travail aliénant et à la famine.
Dans ce pays, quatre des départements les plus puissants sur le plan économique aspirent, leurs oligarchies en tête, à déclarer leur indépendance et ils ont prévu, avec le soutien de l’Empire, un programme de consultations populaires en vue desquelles les médias ont déblayé le terrain et préparé l’opinion des électeurs par toutes sortes de chimère et de mensonges.
Les forces armées, compte tenu de leurs fonctions historiques dans un pays agressé et privé de son débouché sur la mer, ne souhaitent pas la désintégration de la Bolivie, mais le plan yankee, conçu avec perfidie, est d’utiliser certains secteurs militaires antipatriotes pour se débarrasser d’Evo [Morales] au nom de l’unité, ce qui, une fois que les transnationales se seraient emparées des branches productives essentielles, serait une pure formalité. Le mot d’ordre de l’impérialisme est de punir Evo et de s’en défaire.
Il est temps de dénoncer les faits et de dire la vérité.
Faute d’avoir prévu les facteurs qui conduisaient à une profonde crise internationale et d’avoir réfléchi à leur sujet, on n’entend s’élever dans bien des parties du monde, semble-t-il, qu’un seul cri : « Sauve qui peut ! »
Pour les peuples et les gouvernements latino-américains, ce sera l’épreuve du feu. Pour nos médecins et nos éducateurs, quel que soit le cours des événements dans le pays où ils font leur noble et pacifique tâche, ça le sera aussi. Dans des situations de danger, ils n’abandonneront pas leurs patients et leurs élèves.
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Source : « L’épreuve du feu », par Agence Cubaine de Nouvelles, Fidel Castro Ruz, Réseau Voltaire, 2 mai 2008, www.voltairenet.org/a156841
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