Réseau Voltaire
Palestine occupée

La « solution à deux États » sera bien celle de l’apartheid

La « solution à deux États » sera bien celle de l’apartheid

Le sort des Palestiniens est devenu un enjeu de plus dans le conflit qui fait rage à Washington entre le clan Bush-Cheney et la mouvance Baker-Hamilton. Le groupe de généraux qui a coupé court au projet de guerre contre l’Iran a cru pouvoir résoudre le conflit israélo-palestinien en poussant la « solution à deux États ». Mais George W. Bush a dénaturé cet engagement pour promouvoir un strict système d’apartheid dans lequel l’État palestinien ne sera qu’un bantoustan.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie)
+
JPEG - 21.8 ko

Comment pourrait-on bouder son plaisir en apprenant que, après de longues années de désintérêt, le président Bush a relancé le « processus de paix en Palestine » en convoquant une conférence à Annapolis (27 novembre 2007) ; qu’il y a pris l’engagement d’édifier l’État palestinien avant la fin de son mandat présidentiel ; que cette bonne résolution a été immédiatement suivie d’une Conférence internationale de donateurs à Paris au cours de laquelle la communauté internationale prise d’un irrésistible élan de générosité a fait don de bien plus de milliards que les Palestiniens n’en espéraient (17 décembre 2007) ; et qu’il s’est lui-même rendu en Palestine mettre la main à la pâte (9-11 janvier 2008) ? Tout est si beau dans le monde de la communication.

Cependant, à moins de croire aux bonnes fées se penchant sur le berceau de l’État palestinien souverain, cette version médiatique est bien surprenante pour qui se souvient que cela fait 60 ans que l’on promet aux Palestiniens leur État qui ressemble à l’Arlésienne, ce personnage de théâtre dont on annonce toujours la venue et que l’on ne voit jamais.

Annapolis

La Conférence d’Annapolis marque la reprise en main par Washington de la situation en Palestine, laissée depuis sept ans à la discrétion des gouvernements israéliens successifs. C’est une réaffirmation de la primauté des États-Unis sur Israël, donc une défaite du mouvement sioniste qui prétend que les intérêts de Washington et de Tel-Aviv se confondent, mais une défaite de courte durée.

Le fait que George W. Bush en ait été le maître de cérémonie et qu’il ait pu poser pour quelques photographies destinées à la postérité lui a permis de conserver la tête haute. Mais cela ne change en rien le fait qu’à cette conférence, les 48 délégations étrangères ont pris acte que le pouvoir avait changé de mains à Washington, ainsi que je l’ai expliqué une semaine plus tard dans ces colonnes [1].

Le clan Bush-Cheney, adossé aux multinationales de l’armement, du pétrole et de la pharmacie, a été mis au pas par les anciens membres de l’état-major militaire du président Bush père (Robert Gates, William Fallon, Michael Hayden, Mike McConnell, etc.), soutenus par la mouvance Baker-Hamilton [2]. Ceux-ci ont imposé à la Maison-Blanche l’arrêt immédiat du projet de « remodelage du Grand Moyen-Orient » et le passage à un « impérialisme intelligent » (Smart Imperialism) dans lequel les conflits seront gérés en « basse intensité » et le devant de la scène occupé par de séduisantes opérations de communication.
Et, pour consolider ce changement, les militaires ont rendu public le 3 décembre le rapport des agences de renseignement attestant qu’il n’y avait pas pour les États-Unis de motif de guerre contre l’Iran [3].

Ehud Olmert s’est rendu à Annapolis en traînant les pieds et son ministre de la Défense, Ehud Barak, a tenté de saboter la réunion en présentant une exigence nouvelle : la communauté internationale devrait reconnaître « Israël comme patrie du peuple juif et la Palestine comme patrie du peuple palestinien » [voir document téléchargeable au bas de cette page]. En d’autres termes, non seulement la communauté internationale aurait dû bafouer le droit inaliénable des réfugiés palestiniens à retourner dans leur pays, mais elle aurait dû aussi imposer à l’État palestinien de recevoir les arabes israéliens qui n’auraient plus leur place dans l’État des seuls juifs.
Cette exigence ahurissante a été écartée d’un revers de main par les nouveaux maîtres de Washington, et —pour la première fois— la délégation israélienne a été priée d’abandonner sa sempiternelle condition préalable de ne négocier la paix qu’une fois les milices palestiniennes désarmées (c’est-à-dire une fois la Résistance palestinienne vaincue). Pour une raison encore inconnue, elle s’est soumise au diktat de Washington et, abandonnant « la mère de tous les oxymores », elle a plié le genou en terre devant son suzerain.

D’une manière quelque peu originale, la Conférence ne s’est pas conclue par une déclaration commune, mais elle a commencé par la lecture du document final ! [4] En le lisant devant les caméras, le président Bush s’est affirmé comme l’arbitre du conflit. Mais aux yeux des diplomates présents, il montrait que le pouvoir lui avait été retiré et qu’il n’avait pas la capacité de négocier quoi que ce soit durant la conférence. De fait, il ne s’agissait plus d’une conférence diplomatique, mais d’un show, et il n’y avait donc plus d’obstacle à ce que toute la journée soit retransmise en direct par les chaînes de télévision.

Ce document « final » est extrêmement laconique. Outre la reconnaissance de la primauté des États-Unis par les deux parties au conflit, il comprend l’annonce d’un calendrier de négociations qui s’achèvera avant la fin du mandat présidentiel par la reconnaissance d’un État palestinien, et une mention de la « Feuille de route » de manière à préciser ce que l’on doit entendre par « État ».
C’est en effet, un sujet de quiproquo. Pour les Nations unies, le terme d’État fait référence au plan de partage de la Palestine de 1947. C’est également dans ce sens que l’interprètent la Russie et l’Union européenne, autres auteurs de la « Feuille de route ». Dans ce cas, il s’agit d’un État au sens plein du terme. Au contraire, pour le mouvement sioniste, « État palestinien » fait référence au modèle mis en œuvre dans l’Afrique du Sud de l’apartheid et dans le Guatemala d’Efraim Rios Montt. Dans ce cas, il s’agirait d’une ou de plusieurs réserves de Palestiniens n’ayant aucun des attributs régaliens, mais permettant à Israël de se défausser de ses responsabilités d’occupant [5].
Les militaires US ont imposé que la supervision du calendrier d’Annapolis soit assurée par le général James L. Jones, qui joua un rôle dans la campagne contre le clan Bush-Cheney en rendant un rapport sévère sur le désastre irakien [6].

Les bonnes nouvelles s’arrêtent là. Certes, George W. Bush a avalé une grosse couleuvre, mais il n’a pas cédé ce qui paraît essentiel au mouvement sioniste et qu’il s’était engagé par écrit à faire respecter, le 14 avril 2004 : si État palestinien il doit y avoir, en premier lieu il devra tenir compte des « nouvelles réalités sur le terrain » et ne peut donc espérer exister sur le territoire que les grandes puissances lui ont attribué en 1947, secondement il sera dirigé par des fantoches.
En outre, les objectifs que le général Brent Scowcroft (ancien conseiller national de sécurité) avait publiquement fixé à l’administration Bush n’ont pas été atteints [7]. Si l’on peut se féliciter que la Syrie ait —enfin— été invitée, comme le préconisait la Commission Baker-Hamilton, la conférence était dépourvue de crédibilité car elle ne s’est pas accompagnée du gel de la colonisation.

Surtout, la Conférence aurait dû être suivie du vote d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU donnant force de loi à la déclaration d’Annapolis. Mais, au dernier moment, George W. Bush la fit retirer de l’ordre du jour du Conseil, tandis qu’Ehud Olmert déclarait que le calendrier d’Annapolis n’avait pas de valeur contraignante pour Israël. Le rapport de force à Washington entre sionistes et américanistes restait instable. De Tel-Aviv, on annonçait que le président des États-Unis était attendu début janvier en Israël, ce que la Maison-Blanche confirmait.

Paris

Selon la version médiatique, la Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien a été décidée à Annapolis. Mais, fait étrange, le haut-fonctionnaire français chargé de la préparer —Pierre Duquesne, ancien conseiller financier de Lionel Jospin et fils du directeur de presse Jacques Duquesne— a été désigné, cinq semaines auparavant, le 17 octobre, lors d’une réunion à Paris à laquelle participaient Tony Blair (envoyé spécial du Quartet) et Jonas Gahr Støre (ministre norvégien des Affaires étrangères). Il semble que le choix de Pierre Duquesne s’explique par les bonnes relations qu’il entretient avec Salam Fayyad, Premier ministre de l’Autorité palestinienne, depuis que l’un et l’autre représentaient leurs pays respectifs au Fonds monétaire international.

Quoi qu’il en soit, cette conférence a en réalité été préparée par Brent Scowcroft en même temps que celle d’Annapolis. Il s’agissait initialement de financer la création d’un État palestinien souverain avant la fin 2008 selon les modalités du plan du roi Abdallah d’Arabie saoudite adopté par la Ligue arabe (c’est-à-dire avec retour aux frontières de 1967 et reconnaissance des droit des réfugiés). Le Groupe stratégique de l’Institut Aspen [8] avait servi de cadre à l’élaboration du compromis d’autant plus facilement que Condoleezza Rice en avait jadis assumé le secrétariat. Une commission ad hoc avait été constituée sous le nom de « Groupe stratégique Moyen-Orient », elle avait été présentée à la presse le 3 décembre 2007, mais le bruit fait par la publication du rapport des agences de renseignement sur l’Iran avait recouvert cette annonce, de sorte que personne n’y avait prêté garde.
Lors du discours prononcé ce jour-là au bureau washingtonien de l’Aspen Institute, la secrétaire d’État indiqua que pour financer l’Autorité palestinienne les États-Unis lui donneraient 400 millions de dollars à l’occasion de la conférence de Paris auxquels s’ajouteraient des « contributions privées ».
Toute l’astuce est là : l’usage de la donation de Paris sera contrôlée par le Quartet, tandis que les « contributions privées » ne seront contrôlées par personne.

Mais l’administration Bush ayant saboté la résolution de l’ONU post-Annapolis allait s’employer à détourner la Conférence de Paris vers un autre objectif. Et ce n’est pas son homologue français, Nicolas Sarkozy, qui allait s’y opposer.

À en croire les déclarations dithyrambiques de fin de conférence, le Père Noël s’était déplacé en avance pour donner à l’Autorité palestinienne plus encore que ce qu’elle espérait dans ses rêves les plus fous : 7,4 milliards de dollars !
Curieuse philanthropie : les dons précédents ont été pour la plupart réduits en poussières par les missiles de l’État hébreu (destruction du port et de l’aéroport de Gaza fraîchement reconstruits, entre autres), tandis que 10 % en moyenne des sommes allouées ont été systématiquement détournées par des ministres de l’Autorité palestinienne pour leur enrichissement personnel.
Surtout, pour faire la quête, l’Autorité palestinienne avait rédigé un dossier présentant toutes sortes de projets à financer : bâtir une ville nouvelle entre Naplouse et Jénine, construire des milliers de logements sociaux, établir un système de sécurité sociale à l’occidentale, par exemple. Mais, même en cumulant sur le papier les idées les moins réalisables, il n’était pas parvenu à trouver comment dépenser plus de 5,6 milliards.
Alors comment interpréter cette pluie de dollars ? Il s’agit surtout de soutenir l’Autorité palestinienne contre le Hamas, au point qu’une partie des fonds sera officiellement utilisée à verser des salaires aux fonctionnaires de Gaza qui resteront chez eux et refuseront de servir le Hamas. Ainsi, la Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien se résume à une vaste entreprise de corruption.
Dans cet état d’esprit, David de Rothschild —dans le rôle du protecteur de l’État d’Israël— était intervenu personnellement auprès des donateurs pour les inciter à la générosité. Et l’un de ses ex-associés, François Pérol, devenu secrétaire-général adjoint de l’Élysée, veillait au grain. Reste à savoir comment des États ont pu être convaincus de verser de fortes sommes pour engraisser les Collaborateurs de l’occupation israélienne sans que cela satisfasse leurs intérêts nationaux.

Mais à peine les flashs des photographes avaient cessé de crépiter à Paris que Tsahal assassinait à Gaza le chef des brigades d’al-Qods (la branche armée du Jihad islamique en Palestine) et son adjoint. Une manière cruelle d’exprimer que, vu de Tel-Aviv, le « processus de paix » n’est qu’une manière de gagner du temps.

Jérusalem

En sept ans de mandat présidentiel, George W. Bush ne s’était jamais rendu en Israël. Son grand-père avait été un collaborateur des nazis, son père avait été ferme avec l’État hébreu et avait durement payé d’avoir organisé la conférence de Madrid, tandis que lui-même était devenu la figure de proue des sionistes chrétiens. Sa lettre de 2004 reconnaissant les annexions de territoires par Israël [9] est considérée par le Congrés juif mondial comme plus importante que la Déclaration Balfour de 1917 annonçant la création du « foyer national juif ».

Dans la presse internationale, la visite de George W. Bush en Israël (9 au 11 janvier 2008) a été annoncée comme un investissement personnel du président des États-Unis pour faire aboutir le « processus d’Annapolis » avant de quitter la Maison-Blanche et pour entrer dans l’Histoire comme le père de l’État palestinien. C’est recopier sans réfléchir les notes des attachés de communication. D’ailleurs la même presse internationale a rapporté le voyage avec une tonalité différente. Elle évoqua aussi le désarroi de Tel-Aviv face au changement brutal de la politique iranienne de Washington et les mièvreries du tourisme religieux dans la basilique de la Navité ou au lac de Tibériade. En fait, George W. Bush était venu à la fois soutenir ses hôtes et leur demander de l’aide.

Le 10 janvier 2008, le président des États-Unis déclarait à l’hôtel King David de Jérusalem : « l’occupation qui a commencé en 1967 doit s’achever. L’accord [de paix] doit établir la Palestine comme patrie du peuple palestinien, de même qu’Israël est la terre du peuple juif » [10]. Il apportait ainsi son soutien à un système d’apartheid dans lequel l’État palestinien ne serait qu’un bantoustan, et il réduisait à néant tout espoir de paix globale au Proche-Orient.

Dans la foulée, il a évoqué la nécessité d’un mecanisme d’indemnisation pour les réfugiés palestiniens qui seraient privés de leurs droits. C’est une idée qui fait son chemin depuis quelques années et a déjà donné lieu à de savants calculs par un groupe d’universitaires israélo-palestino-européens se réunissant à l’université d’Aix-en-Provence. Avec une étonnante candeur, ce Groupe d’Aix a imaginé de créer une Agence internationale dotée de fonds astronomiques pour racheter le droit au retour —pourtant inaliénable selon les traités internationaux— des 9 millions de Palestiniens.

George W. Bush poursuivait en versant des larmes indécentes au mémorial Yad Vashem et en exprimant ses regrets que l’US Air Force n’ait pas stoppé en son temps « la solution finale de la question juive » en bombardant Auschwitz. L’émotion qu’il manifestait devant les caméras de télévision ne l’a pas pour autant conduit à restituer aux familles des victimes les 1,5 millions de dollars de la Consolidated Silesian Steel Company dont il a hérité au début des années 80 [11]. Cet héritage (qu’il avait accepté alors que son père l’avait refusé) provenait du travail forcé des détenus d’Auschwitz II-Birkenau. Mais ses hôtes, trop heureux de ses déclarations, ne lui firent pas griefs de cette hypocrisie.

Prenant la parole quelques jours plus tard lors d’un meeting à Gaza, Ismael Haniyeh, Premier ministre du gouvernement non-reconnu du Hamas, déclara : « Nous rejetons la vision de Bush d’un État croupion (…) Nous rejetons son déni au droit au retour des réfugiés, sa position sur Jérusalem. Nous n’acceptons pas que les 11 000 prisonniers restent en prison et que des colonies puissent être maintenues en territoire palestinien ».

Qu’attendait le président des États-Unis en retour de son grand show ? Qu’Israël prenne une initiative qui renforce le pouvoir du clan Bush-Cheney à Washington et place la mouvance Baker-Hamilton dans une situation où elle ne puisse plus faire obstruction. Des réunions ont eu lieu avec les responsables des services de sécurité dont pour le moment rien n’a filtré.

À Washington, comme dans de nombreuses chancelleries, on se demande avec inquiétude quelle sera la surprise.

Documents joints

 

Document préparatoire de la conférence d’Annapolis présenté par le général James L. Jones et amendé au stylo par Ehud Barack.


(PDF - 3.3 Mo)
 

[1] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.

[2] « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ? », Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[3] « Iran : intentions et possibilités nucléaires », extraits du NIE, Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[4] « Discours de George W. Bush à l’ouverture de la conférence d’Annapolis sur le Proche-Orient », Réseau Voltaire, 27 novembre 2007.

[5] Sur Israël et le modèle de l’apartheid, voir L’Effroyable imposture 2, par Thierry Meyssan, Jean-Paul Bertrand éd., 2007.

[6] Le général Jones est aussi en charge de la campagne visant à obtenir par la propagande ce que les États-Unis ne sont pas parvenus à obtenir par la force : la limitation volontaire par les autres États de leurs dépenses en pétrole au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.

[7] « Un échec, à Annapolis, aurait des conséquences désastreuses », 17 décembre 2007.

[8] « L’Institut Aspen élève les requins du business », Réseau Voltaire, 2 septembre 2004.

[9] « Lettre de George W. Bush à Ariel Sharon », Réseau Voltaire, 14 avril 2004.

[10] « Déclaration de George W. Bush », Réseau Voltaire, 10 janvier 2008.

[11] « Les Bush et Auschwitz, une longue histoire », Réseau Voltaire, 3 juin 2003.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latino-américaine et russe. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

 
Le CCG et l'OTAN perdent leur leadership
Le CCG et l’OTAN perdent leur leadership
Le double veto pour interdire la guerre impériale contre la Syrie
 
Mensonges et vérités sur la Syrie
Mensonges et vérités sur la Syrie
Guerre médiatique
 
Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

Articles sous licence creative commons

Vous pouvez reproduire librement les articles du Réseau Voltaire à condition de citer la source et de ne pas les modifier ni les utiliser à des fins commerciales (licence CC BY-NC-ND).

Soutenir le Réseau Voltaire

Vous utilisez ce site où vous trouvez des analyses de qualité qui vous aident à vous forger votre compréhension du monde. Ce site ne peut exister sans votre soutien financier.
Aidez-nous par un don.

Comment participer au Réseau Voltaire ?

Les animateurs du réseau sont tous bénévoles.
- Auteurs : diplomates, économistes, géographes, historiens, journalistes, militaires, philosophes, sociologues... vous pouvez nous adresser vos propositions d’articles.
- Traducteurs de niveau professionnel : vous pouvez participer à la traduction des articles.

Édition internationale
français
English
Español
italiano
عربي
русский
Deutsch
 
99 articles cette semaine dans toutes les langues
Señal de Alerta
El “después”, “Dios proveerá” y dejadez arruinan al Perú
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 14 de febrero de 2012
 
Qatar buys General al-Dhabi's resignation Qatar buys General al-Dhabi’s resignation
Voltaire Network, 14 February 2012
 
Many Americans gave up hope last year – 2012 will be worse Many Americans gave up hope last year – 2012 will be worse
by Joseph Stiglitz, Voltaire Network, 14 February 2012
 
La Gran Bretagna "riconfeziona" al-Qaida La Gran Bretagna "riconfeziona" al-Qaida
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Endgame in the Middle East Endgame in the Middle East
by Thierry Meyssan, Voltaire Network, 14 February 2012
 
Sergej Lavrov accolto da eroe a Damasco Sergej Lavrov accolto da eroe a Damasco
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Syria's Uprising in Context Syria’s Uprising in Context
by Stephen Gowans, Voltaire Network, 14 February 2012
 
US war games in South East Asia US war games in South East Asia
Voltaire Network, 14 February 2012
 
Francois Hollande negozia con l'emiro del Qatar Francois Hollande negozia con l’emiro del Qatar
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Europei prime vittime di sanzioni contro l'Iran Europei prime vittime di sanzioni contro l’Iran
Rete Voltaire, 14 febbraio 2012
 
Syrien: Fünf Fragen an Thierry Meyssan Syrien: Fünf Fragen an Thierry Meyssan
Voltaire Netzwerk, 14. Februar 2012
 
Сирия сегодня Сирия сегодня
Борис ДОЛГОВ, Сеть Вольтер, 14 февраля 2012
 
Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan sur la Syrie Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan sur la Syrie
Réseau Voltaire, 14 février 2012
 
Das Ende der Partie im Nahen Osten Das Ende der Partie im Nahen Osten
von Thierry Meyssan, Voltaire Netzwerk, 14. Februar 2012
 
Se termina la partida en el Medio Oriente Se termina la partida en el Medio Oriente
por Thierry Meyssan, Red Voltaire, 14 de febrero de 2012
 
Fin de partie au Proche-Orient
En direct
Fin de partie au Proche-Orient
par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 février 2012
 
Al-Qaida frappe à Alep
« Revue de presse Syrie » #50
Al-Qaida frappe à Alep
Partenaires, 13 février 2012
 
Páginas Libres
Con magia y mano negra Movistar repara y avería mi teléfono
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 13 de febrero de 2012
 
Le Qatar achète la démission du général al-Dabi Le Qatar achète la démission du général al-Dabi
Réseau Voltaire, 13 février 2012
 
2012, année de tous les périls ? 2012, année de tous les périls ?
par Joseph Stiglitz, Réseau Voltaire, 13 février 2012
 
Jeux de guerre états-uniens dans le Sud-Est asiatique Jeux de guerre états-uniens dans le Sud-Est asiatique
Réseau Voltaire, 13 février 2012
 
256. Petite leçon suisse d'instruction civique à l'intention de l'Europe
« Horizons et débats », 12e année, n° 6, 13 février 2012
Petite leçon suisse d’instruction civique à l’intention de l’Europe
Partenaires, 13 février 2012
 
مجلس التعاون الخليجي والناتو يفقدان زمام القيادة
الفيتو المزدوج لمنع حرب الإمبراطوريات على سوريا
مجلس التعاون الخليجي والناتو يفقدان زمام القيادة
بقلم ثييري ميسان, Shabakat Voltaire, 13 شباط (فبراير) 2012
 
الصين تصبح الشريك التجاري الأول لألمانيا الصين تصبح الشريك التجاري الأول لألمانيا
Shabakat Voltaire, 13 شباط (فبراير) 2012
 
Iran's Historic Anniversary Iran’s Historic Anniversary
by Stephen Lendman, Voltaire Network, 13 February 2012
 
Al-Qaeda strikes in Aleppo
« SYRIA PRESS REVIEW » #50
Al-Qaeda strikes in Aleppo
Partners, 13 February 2012
 
Páginas Libres
Mafia de complicidad y reacción en el Apra
por Jesús Guzmán Gallardo, Socios, 12 de febrero de 2012
 
Syria 2011-2012, a rematch of Israel's 2006 war on Lebanon Syria 2011-2012, a rematch of Israel’s 2006 war on Lebanon
by Mahdi Darius Nazemroaya, Voltaire Network, 12 February 2012
 
Páginas Libres
¿Se incrementa riesgo personal con este gobierno?
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 12 de febrero de 2012
 
Ante la competencia de la OCS, ¿escogerá la OTAN la diplomacia o las armas?
« Revista de prensa sobre Siria » #49
Ante la competencia de la OCS, ¿escogerá la OTAN la diplomacia o las armas?
Socios, 12 de febrero de 2012
 
Wladimir Putin tritt als Beschützer der Orient-Christen auf Wladimir Putin tritt als Beschützer der Orient-Christen auf
Voltaire Netzwerk, 12. Februar 2012
 
Großbritannien „verpackt“ die Al-Qaida neu Großbritannien „verpackt“ die Al-Qaida neu
Voltaire Netzwerk, 12. Februar 2012
 
Moscow and the formation of The New World System Moscow and the formation of The New World System
by Imad Fawzi Shueibi, Voltaire Network, 11 February 2012
 
Assassinats anonymes
« L’art de la guerre »
Assassinats anonymes
par Manlio Dinucci , Réseau Voltaire, 11 février 2012
 
Sergei Lavrov von Damaskus als Held empfangen Sergei Lavrov von Damaskus als Held empfangen
Voltaire Netzwerk, 11. Februar 2012
 
Al-Qaeda refashioned by the UK Al-Qaeda refashioned by the UK
Voltaire Network, 11 February 2012
 
الإرهاب في سورية
إغلاق السفارات والارهاب في حلب
بقلم مازن بلال, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
حلب تستفيق على الإرهاب...
وتصعيد دبلوماسي إعلامي وإرهابي
بقلم سورية الغد, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
الإرهاب في سورية
أغفو في وطني
بقلم نضال الخضري, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
الإرهاب في سورية
التحرك الخليجي إلى أين...
بقلم مازن بلال, Partners, 11 شباط (فبراير) 2012
 
Páginas Libres
¿Sófero retroceso post marcha por el agua?
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 11 de febrero de 2012
 
Face à la concurrence de l'OCS, l'OTAN choisira t-elle la diplomatie ou les armes ?
« Revue de presse Syrie » #49
Face à la concurrence de l’OCS, l’OTAN choisira t-elle la diplomatie ou les armes ?
Partenaires, 10 février 2012
 
 Im Wettstreit mit der SCO, wird die NATO Diplomatie oder Waffen wählen?
« Presseschau Syrien » #49
Im Wettstreit mit der SCO, wird die NATO Diplomatie oder Waffen wählen?
Partner, 10. Februar 2012
 
U.S. Prepares Georgia for New Wars in Caucasus and Iran
"NATO’s favorite despot"
U.S. Prepares Georgia for New Wars in Caucasus and Iran
by Rick Rozoff, Voltaire Network, 10 February 2012
 
La Grande-Bretagne « reconditionne » Al-Qaïda La Grande-Bretagne « reconditionne » Al-Qaïda
Réseau Voltaire, 10 février 2012
 
Faced with competition from the SCO, will NATO choose diplomacy or arms?
« SYRIA PRESS REVIEW » #49
Faced with competition from the SCO, will NATO choose diplomacy or arms?
Partners, 10 February 2012
 
Señal de Alerta
Risas inexplicables en la radio
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 10 de febrero de 2012
 
Vladimir Putin emerges as protector of Eastern Christians Vladimir Putin emerges as protector of Eastern Christians
Voltaire Network, 9 February 2012
 
Censura británica: cómo seguir viendo Press TV Censura británica: cómo seguir viendo Press TV
Red Voltaire, 9 de febrero de 2012
 
El CCG y la OTAN pierden su liderazgo
El doble veto prohíbe la guerra imperial contra Siria
El CCG y la OTAN pierden su liderazgo
por Thierry Meyssan, Red Voltaire, 9 de febrero de 2012
 
Westerners looking for a "Plan B"
« SYRIA PRESS REVIEW » #48
Westerners looking for a "Plan B"
Partners, 9 February 2012
 
 Der Westen sucht den « B » Plan
« Presseschau Syrien » #48
Der Westen sucht den « B » Plan
Partner, 9. Februar 2012
 
Páginas Libres
¡Yo voto por el agua, el oro ni me va ni me viene!
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 9 de febrero de 2012
 
Les Occidentaux à la recherche d'un “Plan B”
« Revue de presse Syrie » #48
Les Occidentaux à la recherche d’un “Plan B”
Partenaires, 9 février 2012
 
Los occidentales buscan un “Plan B”
« Revista de prensa sobre Siria » #48
Los occidentales buscan un “Plan B”
Socios, 9 de febrero de 2012
 
Sergey Lavrov accueilli en héros à Damas Sergey Lavrov accueilli en héros à Damas
Réseau Voltaire, 8 février 2012
 
Russia's popularity in Syria confounds the West
« SYRIA PRESS REVIEW » #47
Russia’s popularity in Syria confounds the West
Partners, 8 February 2012
 
China becomes German's first trading partner China becomes German’s first trading partner
Voltaire Network, 8 February 2012
 
China wird erster Wirtschaftspartner von Deutschland China wird erster Wirtschaftspartner von Deutschland
Voltaire Netzwerk, 8. Februar 2012
 
Señal de Alerta
Etica bananera
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 8 de febrero de 2012
 
Un avion cargo suspect saisi par la sécurité libanaise Un avion cargo suspect saisi par la sécurité libanaise
Réseau Voltaire, 8 février 2012
 
فرنسوا هولند يفاوض أمير قطر فرنسوا هولند يفاوض أمير قطر
Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
 الدبلوماسيات الغاضبة وسيناريوهات الحلول الدبلوماسيات الغاضبة وسيناريوهات الحلول
بقلم عيسى الأيوبي, Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
أبعد من انتصار نيويورك..اللعبة انتهت أبعد من انتصار نيويورك..اللعبة انتهت
بقلم عيسى الأيوبي, Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
جلسة الكذب المفتوح جلسة الكذب المفتوح
بقلم عيسى الأيوبي, Shabakat Voltaire, 8 شباط (فبراير) 2012
 
Egypt and Syria
Orient Tendencies
Egypt and Syria
by Wassim Raad, Partners, 8 February 2012
 
Les Occidentaux choqués par la popularité russe en Syrie
« Revue de presse Syrie » #47
Les Occidentaux choqués par la popularité russe en Syrie
Partenaires, 8 février 2012
 
كسر إرادات
عروبة ((الشاطئ)) الآخر
بقلم نضال الخضري, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
كسر إرادات
زيارة لافروف ... ودول الخليج تضغط
بقلم سورية الغد, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
كسر إرادات
مواقف في لحظات الترقب
بقلم سورية الغد, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
كسر إرادات
التكتيك الخليجي
بقلم مازن بلال, Partners, 8 شباط (فبراير) 2012
 
 Der Westen über die russische Beliebtheit in Syrien schockiert
« Presseschau Syrien » #47
Der Westen über die russische Beliebtheit in Syrien schockiert
Partner, 8. Februar 2012
 
Disgusto de los occidentales ante la popularidad rusa en Siria
« Revista de prensa sobre Siria » #47
Disgusto de los occidentales ante la popularidad rusa en Siria
Socios, 8 de febrero de 2012
 
Moscou et Pékin ont surtout voulu protéger Téhéran
« Revue de presse Syrie » #46
Moscou et Pékin ont surtout voulu protéger Téhéran
Partenaires, 7 février 2012
 
Páginas Libres
MOVADEF y SL: reflexiones estudiantiles
por Luis Alberto Pacheco Mandujano, Socios, 7 de febrero de 2012
 
Páginas Libres
Gran Marcha por el Agua: viernes 10, 2 pm
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 7 de febrero de 2012
 
Moscow and Beijing acted primarily to shield Tehran
« SYRIA PRESS REVIEW » #46
Moscow and Beijing acted primarily to shield Tehran
Partners, 7 February 2012
 
 Der GCC und die NATO verlieren ihre Vorherrschaft
Doppeltes Veto um den imperialen Krieg gegen Syrien zu verbieten
Der GCC und die NATO verlieren ihre Vorherrschaft
von Thierry Meyssan, Voltaire Netzwerk, 7. Februar 2012
 
Páginas Libres
¡Luz roja al solmáforo!
por Héctor Guillén Tamayo, Socios, 7 de febrero de 2012
 
Más que todo, Moscú y Pekín quisieron proteger a Teherán
« Revista de prensa sobre Siria » #46
Más que todo, Moscú y Pekín quisieron proteger a Teherán
Socios, 7 de febrero de 2012
 
 Moskau und Beijing wollten hauptsächlich Teheran schützen
« Presseschau Syrien » #46
Moskau und Beijing wollten hauptsächlich Teheran schützen
Partner, 7. Februar 2012