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Les États-unis, État terroriste

Les confessions de Luis Posada Carriles

Les confessions de Luis Posada Carriles

L’Amérique latine se mobilise pour soutenir la demande d’extradition de Luis Posada Carriles, aujourd’hui réfugié à Miami et protégé par l’administration Bush. Le terroriste cubain est devenu le symbole des méthodes de domination états-uniennes dans l’hémisphère et du double langage de Washington : d’un côté déclarant la guerre globale au terrorisme et de l’autre commanditant le terrorisme. D’autant qu’il y a sept ans, Posada Carriles, persuadé de son impunité, révélait toute la vérité au New York Times.

Réseau Voltaire | Caracas (Venezuela)
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Le New York Times a publié les 12 et 13 juillet 1998 de longs articles reposant sur des entretiens avec le terroriste d’origine cubaine Luis Posada Carriles, qui ont suscité une vive émotion aux États-unis et dans de nombreux pays.

Dans ses déclarations au journal états-unien, Posada Carriles reconnaît explicitement, avec un cynisme absolu, sa participation à des actions terroristes et le financement qu’il a reçu de la Fondation Nationale Cubano-Américaine. Il s’agit de sabotages, de projets d’attentats et d’autres actions similaires de guerre sale contre Cuba, avec notamment l’organisation du sabotage de l’avion de la Cubana à Barbade en 1976 qui a coûté la vie à 73 personnes innocentes, dont des adolescents de l’équipe d’escrime cubaine. Ces révèlations expliquent l’actuelle apathie des autorités états-uniennes devant les demandes d’extradition.

Dans le premier de ces articles, le journal précise :

Un exilé cubain, qui a mené à bien une campagne d’attentats et de tentatives de meurtre dirigées contre Fidel Castro, déclare que ses efforts ont été soutenus financièrement pendant plus d’une décennie par les leaders cubano-américains d’un des groupes de lobbying les plus influents des États-Unis.

Cet exilé, Luis Posada Carriles, a déclaré avoir organisé une vague d’attentats à la bombe dans des hôtels, restaurants et discothèques de Cuba qui ont provoqué le décès d’un touriste italien et la mise en alerte du gouvernement cubain. Monsieur Posada a été formé par la CIA aux techniques de la guerre de contre-insurrection dans les années 1960.

« Dans une série d’entretiens réalisés dans un complexe hautement protégé des Caraïbes, Posada a déclaré que la mise en place de bombes dans les hôtels ainsi que d’autres opérations avaient été approuvées par des responsables de la Fondation Nationale Cubano-Américaine. Son fondateur et leader, Jorge Mas Canosa, décédé récemment, a été reçu à la Maison Blanche par les Présidents Reagan, Bush et Clinton. »

La suite de l’article du New York Times :

« Bien que la Fondation, qui n’est pas soumise à l’impôt, aie déclaré tenter de renverser le gouvernement communiste de Cuba uniquement par des moyens pacifiques, Posada a indiqué que les chefs de la Fondation finançaient discrètement leurs opérations. Mas Canosa supervisait personnellement le flux d’argent et l’appui logistique », a t-il déclaré.

« Jorge contrôlait tout », a poursuivi Posada. « Quand j’avais besoin d’argent, je disais : donne moi 5 000 dollars, donne moi 10 000, 15 000, et ils me les envoyaient.  »

« Au cours de toutes ces années, Posada a calculé que Mas Canosa lui avait envoyé plus de 200 000 dollars. Ce dernier ne lui a jamais dit : Ceci provient de la Fondation », a rappelé Posada. Au contraire, il a rappelé avec un rictus sarcastique, que l’argent lui parvenait avec le message suivant : « Ceci est pour l’Église. »

Selon les auteurs des articles, « pour la première fois, Posada a aussi décrit le rôle qu’il avait joué dans certains des plus importants épisodes de la Guerre Froide au cours desquels les exilés cubains ont été les protagonistes principaux. Il a été formé pour le débarquement de la baie des Cochons dans un camp au Guatemala, mais n’est pas parvenu à débarquer sur les plages cubaines (...). Ce sont des exilés cubains comme Posada qu’a recrutée la CIA pour les actions ultérieures visant à attenter contre la vie de Fidel Castro ».

« Emprisonné pour une des attaques anti-cubaines les plus honteuses - la mise en place d’une bombe dans un avion civil de la Cubana de aviación en 1976-, il s’échappa d’une prison vénézuélienne pour ensuite faire partie du premier cercle de la croisade anti-communiste de la Maison-Blanche dans « l’hémisphère occidental » entamée par Reagan : les activités clandestines du lieutenant colonel Oliver North pour fournir des armes aux contras nicaraguayens. »

Le New York Times poursuit :

« Une partie de ses déclarations sur son passé, peuvent être aisément vérifiées grâce à des documents du gouvernement récemment déclassifiés, ainsi que par divers entretiens avec d’ex-membres de la Fondation et fonctionnaires des États-Unis. »

Le journal met en avant une des affirmations de Posada Carriles relative au fait que « les autorités américaines chargées de faire appliquer la loi ont fermé les yeux sur ses agissements pendant la plus grande partie de sa carrière, permettant ainsi qu’il demeure libre et en activité ».

Le New York Times précise : « La Fondation des exilés, créée en 1981, a voulu apparaître comme la voix responsable de la Communauté des exilés cubains, sa consacrant à l’affaiblissement du régime de Fidel Castro par la politique en excluant l’usage de la force. Grâce à cette position et aux millions de dollars en donations pour les campagnes, la Fondation est devenue une des organisations de lobbying les plus influentes à Washington et le principal architecte de la politique américaine vis-à-vis de Cuba ».

« Toute preuve que la Fondation ou ses chefs distribuaient de l’argent aux républicains et aux démocrates tout en soutenant des sabotages et attentats à la bombe, pourrait affaiblir les affirmations de légalité que fait le groupe. »

Le journal indique ensuite : « Les commentaires de Posada suggèrent que les campagnes publiques de la Fondation, accréditant l’idée qu’elle mène à bien une opposition strictement non-violente contre Castro entretiennent une fiction soigneusement élaborée (...) » .

Dans ses entretiens et dans son autobiographie, intitulée Les Chemins du guerrier, Posada a dit qu’il avait reçu le soutien financier de Mas Canosa et de Feliciano Foyo, trésorier du groupe, ainsi que d’Alberto Hernández, successeur de Mas comme président.

Dans son autobiographie, Posada a déclaré que les chefs de la Fondation l’ont aidé à payer ses frais médicaux et sa subsistance ainsi que son transfert du Vénézuéla vers l’Amérique Centrale après son évasion de prison en 1985.

« Parfois, a dit Posada, l’argent était expédié depuis Miami par d’autres exilés, y compris Gaspar Jiménez, qui a été emprisonné au Mexique en relation avec le meurtre en 1976 d’un diplomate cubain dans ce pays. Jiménez est maintenant employé par la clinique que le docteur Hernández possède à Miami, selon des employés du bureau de cette même clinique. »

Les auteurs de l’article rappellent les points suivants :

Quand les bombes ont commencé à exploser dans les hôtels cubains, le Gouvernement de ce pays a assuré que les attaques avaient été organisées et financées par des exilés qui opéraient depuis Miami, affirmation qu’il a étayée avec l’enregistrement vidéo d’un agent qui a admis avoir effectué certaines de ces actions.

Il y a peu, des informations révélées par le Miami Herald et par la presse d’État cubaine ont pointé Posada comme étant impliqué dans l’opération. Toutefois, le New York Times affirme que les autorités états-uniennes n’avaient fait aucun effort pour l’interroger sur cette affaire. Il a en partie attribué leur inaction à sa vieille relation avec la CIA et avec les organismes chargés de faire appliquer la loi.

« Comme vous pouvez le constater, a t’il dit, le FBI et la CIA ne me tracassent pas, et je suis neutre avec eux. Quand je peux les aider, je le fais. »

Le journal indique que Posada a fait des déclarations contradictoires en ce qui concerne ses contacts avec les autorités états-uniennes. Il a d’abord parlé de ses liens solides avec les agences de renseignement des États-Unis et d’une amitié intime avec au moins deux fonctionnaires actifs du FBI, y compris un important fonctionnaire du bureau de Washington. « Je connais une personne très importante là-bas » a t’il déclaré.

Le journal indique que Posada a ensuite demandé à ce que ces commentaires soient omis de l’article et déclaré que cette relation de proximité datait de nombreuses années. « Un fonctionnaire du Gouvernement des États-Unis a déclaré que la CIA n’a pas eu de relations avec Posada depuis des décennies », et le FBI a aussi nié ses assertions. « Le FBI n’a pas, et n’a jamais eu une relation prolongée avec Posada »

Des documents déclassifiés publiés à Washington par les Archives de la Sécurité Nationale créditent les insinuations de Posada comme quoi le FBI et la CIA ont eu une connaissance détaillée de ses opérations contre Cuba depuis le début des années soixante jusqu’à à la moitié des années soixante-dix.

G. Robert Blakey, conseiller principal du Comité Spécial sur les Meurtres créé en 1978 par la Chambre des Représentants, a déclaré qu’elle avait passé en revue de nombreux dossiers secrets du FBI sur les Cubains anticastristes à partir de 1978, et avait observé beaucoup d’exemples dans lesquels le Bureau avait fermé les yeux face à de possibles violations de la loi. Comme ce dernier l’a exprimé : « Quand j’ai lu certaines de ces choses, et je suis un ancien procureur fédéral, j’ai pensé : Pourquoi personne n’est mis en accusation pour tout cela ? »

« Pour ce qui est d’une question précise, Posada a été direct et n’a pas eu le moindre remords : il persiste encore à vouloir tuer Castro et pense que la violence est la meilleure méthode pour mettre fin au communisme à Cuba. »

À ce sujet le journal new-yorkais indique que « Posada a admis avec fierté avoir été l’auteur des attentats à la bombe dans les hôtels l’année dernière », qu’il a qualifié d’« actes de guerre » destinés à priver Cuba du tourisme et des investissements étrangers. Il a ajouté que les bombes étaient également destinées « à semer le doute à l’étranger sur la stabilité du régime, à faire croire à Cuba qu’il avait des agents infiltrés dans les forces armées et à stimuler l’opposition interne ».

Quant au décès du touriste italien, Posada l’a qualifiée d’« accident fortuit ». Il a dit : « Cet italien était au mauvais endroit au mauvais moment. » Et d’ajouter « qu’il avait la conscience tranquille ». Le quotidien cite ses paroles à la virgule près : « Je dors comme un bébé. »

Posada a décrit Raúl Ernesto Cruz Léon, le citoyen salvadorien arrêté par les autorités cubaines comme auteur de plusieurs de ces explosions, comme étant un « mercenaire », et a affirmé que Cruz Léon « travaillait pour lui, ainsi qu’une bonne douzaine d’hommes également et qu’ils demeuraient en liberté ».

Posada a déclaré au journal que « les attentats contre les hôtels ont été organisées depuis El Salvador et au Guatemala. Les explosifs ont été obtenus grâce à leurs contacts dans ces pays, et des hommes à lui ont recruté à leur tour des coursiers comme Cruz Léon pour qu’ils amènent les explosifs à Cuba et les fassent exploser sur des objectifs soigneusement choisis. »

Le New York Times rapporte également les faits suivants :

« Posada a dit que Mas Canosa savait très bien qu’il était derrière les sabotages et les attentats réalisés dans les hôtels l’année dernière ».

Posada a reconnu qu’il n’a pas moins de quatre passeports de plusieurs nationalités et avec différents noms. Il a aussi admis posséder un passeport états-unien, mais il n’a pas parlé de la manière par laquelle il l’avait obtenu, ni a révélé le nom figurant dans ce passeport, en disant seulement qu’il l’utilise occasionnellement pour se rendre aux États-Unis « officieusement ».

Dans un second article publié dans cette même édition du 12 juillet, le New York Times reprend les déclarations d’un homme d’affaires d’origine cubaine appelée Antonio Jorge Alvarez, résident au Guatemala, lequel a assuré avoir observé avec une préoccupation croissante comment deux de ses partenaires, agissaient en coordination avec un individu qui s’est avéré être Luis Posada Carriles, achetaient des explosifs et des détonateurs et se félicitaient chaque fois qu’une bombe explosait à Cuba. Il est même arrivé à entendre ces personnes parler du meurtre de Fidel Castro pendant la conférence du sommet latino-américain de l’île Marguerite.

Alvarez a rapporté au journal qu’alarmé, il est allé s’adresser aux fonctionnaires de sécurité guatémaltèques. En l’absence de réponse de leur part, il a écrit une lettre qui en fin de compte a atterri entre les mains de fonctionnaires du FBI des États-Unis. Entre ces mains la lettre a suscité ce qu’Alvarez a étonnamment qualifié « de réponse indifférente ».

À propos de cette affaire, indique le journal, Posada a exprimé être confiant sur le fait le FBI ne se penchait pas sur ses opérations au Guatemala, parce que « la première personne avec laquelle ils voudraient parler, ce serait avec moi ».

Dans l’article, il est fait référence au malaise d’Alvarez. « Je crois que tous sont de mèche, Posada et le FBI (...) J’ai risqué ma vie et mon affaire et ils n’ont rien fait. »

Finalement, dans un article publié le 13 juillet, le New York Times détaille la trajectoire anti-cubaine de Luis Posada Carriles : membre d’une seconde vague de débarquements pendant le débarquement de la Baie des Cochons qui n’a pas pu entrer en action, formation aux techniques de « démolition », propagande et intelligence dans une école d’instruction de la CIA à Fort Benning, participation aux plans et actions clandestines contre Cuba dans les années 60 et 70 organisées par la CIA depuis le territoire des États-Unis et d’autres pays de l’hémisphère, l’attentat contre l’avion cubain à Barbade, le travail en collaboration avec un autre agent notoire de la CIA d’origine cubaine, Félix Rodriguez, dans l’opération secrète d’approvisionnement des « contras » nicaraguayennes, l’organisation depuis le territoire d’Amérique centrale de nouvelles opérations anti-cubaines à la fin des années 80, parmi d’autres contributions à la guerre sale contre notre pays.

Le journal cite encore Posada

« La CIA nous a enseigné bien des choses, les explosifs et leur usage, les meurtres, les bombes, les sabotages. Quand les cubains travaillaient pour la CIA, on les appelait les patriotes. »

De nombreux médias aux États-Unis et dans d’autres pays se sont faits l’écho de ces articles du New York Times et ont commenté ces révélations. La Fondation Nationale Cubano-Américaine a nié les accusations, et Posada Carriles a tenté de se rétracter.

Toutefois, le New York Times soutient la véracité de ses articles. Comme l’a souligné un porte-parole du journal, les conversations enregistrées avec Posada existent et sont en leur possession.

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Guerre globale au « terrorisme »
Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.
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Action secrète
Alors que le droit international a consacré le principe de souveraineté des États, les grandes puissances n’hésitent pas à corrompre des gouvernements, à déstabiliser des sociétés, à éliminer des dirigeants, voire à renverser des régimes par l’action secrète. Cette forme d’ingérence s’avère relativement peu coûteuse par rapport aux gains que l’on peut en attendre, mais elle mine la confiance entre les États.
À ce jeu, les Anglo-Saxons sont passés maîtres. Unis au sein d’un pacte militaire secret conclu en 1948 (UK-USA + Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), ils ont développé des outils d’espionnage et d’action clandestine au service d’un projet commun, celui de la Guerre froide. Ils rivalisaient alors avec l’Union soviétique face à laquelle ils avaient atteint une supériorité indéniable en la matière. La Chine maoïste et la France post-coloniale ambitionnèrent également de tenir par ce biais des zones d’influence, principalement en Afrique.
Après la dissolution de l’URSS, ce paysage fut entièrement renouvelé. La Chine a renoncé au financement tous azimuts de groupes armés révolutionnaires et s’est focalisée sur le renseignement utile au développement de la coopération économique. La France se retire de son pré carré africain au profit de l’Union européenne. Les services russes, qui auraient dû être engloutis dans le néant eltsinien, se sont attachés à restructurer le pays et sa zone historique d’influence (États nouvellement indépendants ex-soviétiques) en luttant contre les ingérences extérieures et non en s’ingérant dans le reste du monde.
À partir de 1995, les Anglo-Saxons ont investi massivement dans leurs services secrets, dont ils ont triplé le budget en une quinzaine d’années. En outre, ils ont intégré les services israéliens dans leur dispositif, parfois comme un membre à part entière de leur communauté, parfois comme un simple sous-traitant. En 2009, les services anglo-saxons (Israël non compris) emploient au total plus de 250 000 hommes et disposent de plus de 100 milliards de dollars US (soit 15 fois plus que ceux de la Russie leur principal compétiteur virtuel). De facto, l’espionnage et l’action clandestine sont devenus les outils essentiels de la globalisation forcée.
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François Hollande verhandelt mit dem Emir des Qatar François Hollande verhandelt mit dem Emir des Qatar
Voltaire Netzwerk, 5. Februar 2012
 
 Moralischer Druck auf Russland
« Presseschau Syrien » #44
Moralischer Druck auf Russland
Partner, 5. Februar 2012
 
El «Proyecto Juicio Final» y los eventos profundos: el asesinato de JFK, el Watergate, el Irangate y el 11 de septiembre
Historia del Estado profundo en Estado Unidos (Segunda parte)
El «Proyecto Juicio Final» y los eventos profundos: el asesinato de JFK, el Watergate, el Irangate y el 11 de septiembre
por Peter Dale Scott, Red Voltaire, 4 de febrero de 2012
 
Páginas Libres
Confunden Detención con Extradición
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 4 de febrero de 2012
 
Meeting of the Security Council on Syria (double veto) Meeting of the Security Council on Syria (double veto)
Voltaire Network, 4 February 2012
 
طبول الحرب في المعسكر الغربي تارة تقرع و تارة تخفت
التقرير الأسبوعي لمراكز الأبحاث الاميركية
طبول الحرب في المعسكر الغربي تارة تقرع و تارة تخفت
Shabakat Voltaire, 4 شباط (فبراير) 2012
 
 سياسة الجزرة و العصا الأمريكية
التقرير الأسبوعي لمراكز الأبحاث الأميركية
سياسة الجزرة و العصا الأمريكية
Shabakat Voltaire, 4 شباط (فبراير) 2012
 
Il est urgent d'attendre
« Revue de presse Syrie » #43
Il est urgent d’attendre
Partenaires, 4 février 2012
 
"In Lybia now the truth is coming out"
New York Times interview with Lizzie Phelan
"In Lybia now the truth is coming out"
by Lizzie Phelan, Voltaire Network, 4 February 2012