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Les mensonges de Reporters sans frontières

Les mensonges de Reporters sans frontières

L’ONG française Reporters sans frontières, dédiée à la défense de la liberté de la presse, est aujourd’hui au centre d’une polémique. Pour les uns, elle serait un vecteur efficace de liberté dans le monde, pour d’autres — et nous nous rangeons parmi ceux-là — elle s’est muée en courroie de transmission du département d’État et instrumentalise une cause pour servir la stratégie états-unienne. Salim Lamrani, chercheur à l’université de La Sorbonne, examine en détail accusations et réponses, puis dévoile l’ampleur de la supercherie.

Réseau Voltaire | Paris (France)
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Bombardement de l’hôtel Palestine le 8 avril 2003. En médaillon, Robert Ménard, directeur de Reporters sans frontières.

Dans une déclaration datant du 6 juillet 2005, Reporters sans frontières (RSF) répond aux accusations portées à son encontre concernant son acharnement obsessionnel envers Cuba, ses liens financiers occultes avec le gouvernement des États-Unis et certaines multinationales, ainsi que les rapports qu’elle entretient avec des organisations aux activités douteuses dont certaines sont gravement impliquées dans le terrorisme international [1].

Selon RSF, «  la liberté de la presse n’existe pas » à Cuba car «  l’information reste un monopole d’État » [2]. Ainsi, les journalistes cubains sont, d’après l’organisation dirigée par M. Ménard, soit des incompétents inaptes à saisir la réalité de leur pays, soit des laquais entièrement dévoués aux desideratas du gouvernement de La Havane et incapables de se démarquer de la ligne officielle. Par conséquent, la production intellectuelle de ces journalistes n’est point digne d’intérêt et ne mérite pas une once de crédit, seulement de l’indifférence et du mépris. Ce jugement illustre une profonde méconnaissance de la presse cubaine, plus ouverte et plus libre à bien des égards, que les médias occidentaux, propriétés des grands groupes économiques et financiers [3].

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Luis Posada Carriles

Par exemple, la presse internationale prétendument libre n’a pas daigné aborder la question du terrorisme contre Cuba et le cas de Luis Posada Carriles, ce criminel notoire qui jouit de la protection des États-Unis [4]. De la même manière, la scandaleuse affaire des cinq Cubains emprisonnés dans les geôles états-uniennes pour avoir combattu le terrorisme a complètement été supprimée de l’espace médiatique dominant [5]. La violence terroriste contre Cuba est tacitement acceptée par le biais d’une censure pernicieuse.

RSF prétend justifier ses attaques contre Cuba par le fait que « 21 journalistes sont toujours détenus dans des conditions extrêmement difficiles » [6]. Là encore, l’organisation française manipule la réalité en reprenant la grossière campagne de propagande orchestrée par Washington, tendant à faire passer des agents stipendiés par les États-Unis pour des «  journalistes ».

Cependant, le raisonnement émis par l’organisation parisienne souffre de nombreuses failles et ne résiste point à l’analyse.

À Cuba, 156 correspondants étrangers de 126 organes de presse en provenance de 37 pays disposent d’une accréditation qui leur permet d’effectuer leur travail [7]. Ces professionnels jouissent de toutes les commodités matérielles et relationnelles pour développer leurs activités dans de bonnes conditions. À partir de ce constat, il est curieux d’entendre RSF et divers médias internationaux parler de journalistes «  indépendants ». Si Cuba nécessite des journalistes «  indépendants », cela revient à taxer implicitement non seulement les professionnels cubains d’incompétence, mais également les 156 journalistes internationaux puisqu’ils sont incapables d’effectuer leur travail de manière correcte. Ce serait la raison pour laquelle des journalistes cubains «  indépendants » seraient obligés d’entrer en scène afin de pallier les carences professionnelles des reporters internationaux, peu sagaces pour saisir les enjeux de la réalité cubaine.

De la même manière, RSF n’explique pas pourquoi MM. Elizardo Sánchez et Oswaldo Payá, les deux «  dissidents » les plus actifs, virulents et médiatisés, également qualifiés de «  journalistes indépendants », n’ont jamais été inquiétés par la justice cubaine, ni n’ont passé une seule nuit derrière les barreaux. Il suffit simplement de comparer les écrits et déclarations de ces deux individus avec ceux des «  21 journalistes » détenus pour se rendre compte que ces derniers sont, en comparaison à MM. Sánchez et Payá, des opposants extrêmement modérés, voire des enfants de chœur [8].

RSF n’aborde pas non plus une question qui relève du pur bon sens : pourquoi les autorités cubaines prendraient-elles le risque de déclencher une réprobation médiatique mondiale et des conflits diplomatiques avec l’Union européenne en mettant en prison des « journalistes », parfaitement inconnus des Cubains et de la presse internationale avant leur arrestation, si ceux-ci n’avaient commis aucun délit [9] ?

Une autre explication, évidente mais soigneusement éludée par l’organisation parisienne, est plus plausible : les «  journalistes indépendants » évoqués par RSF ne sont point journalistes, d’une part, puisque qu’ils n’ont jamais reçu de formation journalistique. D’autre part, ils n’ont rien d’«  indépendants » puisque qu’avant leur arrestation, ils se réunissaient régulièrement à la Section des intérêts nord-américains (SINA) de La Havane, entité diplomatique états-unienne, où ils recevaient les directives et encaissaient leurs émoluments. C’est ce financement perçu en provenance d’une puissance étrangère qui a été sanctionné par la loi cubaine, et non pas la production intellectuelle «  indépendante ». Les faits sont avérés et ont été amplement prouvés lors des procès de mars et avril 2003 [10].

Les accusations émises par les autorités cubaines sont confirmées par les témoignages des 12 agents des services de renseignements infiltrés au sein des groupes de la « dissidence » et de «  journalistes indépendants ». Elles sont également authentifiées par d’innombrables documents réunis par ces mêmes agents [11]. Mais, au cas où certains, comme M. Ménard, les autorités états-uniennes et l’extrême droite cubaine de Floride, pousseraient la malveillance jusqu’à affirmer que tout cela n’est que pure invention du « régime castriste », les propres documents officiels du département d’État nord-américain corroborent ces accusations. En effet, selon le rapport de M. Colin Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, un budget de près de 50 millions de dollars est alloué au «  soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante » à Cuba [12].

Dès le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les États-Unis ont mis en place une politique destinée à la fabrication d’une opposition à Cuba. Par exemple, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale tenue le 14 janvier 1960, le sous-secrétaire Livingston Merchant déclara : « Notre objectif est d’ajuster toutes nos actions de manière à accélérer le développement d’une opposition à Cuba […] ». De son côté, le secrétaire adjoint pour les Affaires interaméricaines, Roy Rubottom, affirma que «  le programme approuvé [destiné à renverser le gouvernement cubain] nous a autorisé à apporter notre aide à des éléments qui s’opposaient au gouvernement de Castro à Cuba, pour faire croire que sa chute était le résultat de ses propres erreurs » [13].

De la même manière, le 19 juin 1963, Kennedy a approuvé le Plan intégré d’action couverte qui prétendait « maintenir toutes les pressions possibles sur Cuba, et créer et exploiter des situations à Cuba, calculées pour stimuler des éléments dissidents du régime […] afin de réaliser un coup d’État » [14]. Cette politique est actuellement toujours en vigueur.

RSF prétend aussi justifier son obsession envers Cuba en affirmant que «  la presse étrangère est également surveillée à Cuba », et cite en guise d’exemple l’expulsion de deux journalistes polonais et italien munis de visas touristiques [15]. Ces derniers avaient violé la loi cubaine en essayant de couvrir le congrès de la « dissidence » cubaine de mai 2005, sans visa de presse. RSF légitime cette violation en déclarant que les journalistes n’auraient jamais obtenu de visas de presse [16]. Mais, là encore, RSF n’explique pas pourquoi des dizaines de correspondants étrangers et plusieurs diplomates, dont M. James Cason, chef de la SINA, ont pu assister au congrès sans aucun problème [17].

L’entité française de « défense de la liberté de la presse » prétend également ne réserver aucun traitement spécial à Cuba. Cependant, RSF n’explique pas pourquoi l’unique page spéciale présente depuis au moins deux ans sur son site trilingue, relative à un pays en particulier, concerne Cuba [18]. L’organisation parisienne n’indique pas non plus pourquoi les seules campagnes médiatiques lancées au niveau national et international sont destinées, entre autres, à dissuader les touristes de se rendre sur l’île [19], comme le stipule le rapport de M. Powell [20], stigmatisent uniquement l’Archipel des Caraïbes, alors que selon ses propres critères, plus idéologiques qu’objectifs, la plus grande prison du monde pour journalistes est la Chine [21]. M. Ménard n’a jamais demandé à l’Union européenne d’émettre des sanctions contre la Chine pour violations des droits des journalistes comme il l’a fait dans le cas de Cuba [22]. Le secrétaire général de RSF n’explique pas non plus pourquoi il se réunit avec des organisations à caractère fascisant de Floride, ennemies acharnées de la Révolution cubaine, impliquées dans le terrorisme international [23].

Le «  troisième classement mondial de la liberté de la presse » d’octobre 2004 de RSF soulève également de nombreuses interrogations [24]. Pourquoi la Chine, où «  26 journalistes » sont emprisonnés, dispose d’un meilleur classement que Cuba (162ème contre 166ème rang) ? Pourquoi l’Irak (148ème), où 44 journalistes ont été assassinés depuis le début du conflit jusqu’à octobre 2004, dispose-t-elle d’un meilleur rang que Cuba, où pas un seul journaliste n’a été assassiné depuis 1959 ? Pourquoi le Brésil (66ème), Haïti (125ème), le Mexique (96ème), le Pérou (124ème) où plusieurs journalistes ont été assassinés, disposent-ils d’un meilleur classement que Cuba [25] ? Pourquoi la situation des professionnels de la presse en Colombie où, toujours selon RSF, cinq journalistes ont perdu la vie en 2004, où une soixantaine ont été enlevés, où près d’une vingtaine ont été obligés de quitter la région, est seulement qualifiée de «  difficile », alors que la situation à Cuba est qualifiée de «  très grave » [26] ? Pourquoi le texte qui accompagne le classement de 2003 est-il entièrement focalisé sur Cuba avec le titre « Cuba, avant-dernier, avant la Corée du Nord » [27], au lieu d’un titre plus adéquat comme par exemple : « Corée du Nord, dernière » ou « Finlande, première » ? RSF peut-elle oser nier réserver un traitement spécial à Cuba ?

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Frank Calzón

M. Ménard nie recevoir de l’argent de Washington, mais admet avoir perçu des subventions du Center for a Free Cuba [28]. Il omet de signaler, toutefois, que cette organisation est financée par les États-Unis par le biais de l’Agence internationale pour le développement (USAID) et la Fondation nationale pour la démocratie (NED) [29]. Il ne souligne pas le fait qu’elle est dirigée par M. Frank Calzón, un membre de l’extrême droite fasciste cubaine, ancien agent de la CIA, ancien dirigeant de l’organisation terroriste Abdala, et ancien directeur de la Fondation nationale cubano-américaine qui a, entre autres, financé les attentats terroristes contre l’industrie touristique cubaine qui ont coûté la vie à un jeune vacancier d’origine italienne [30].

Le secrétaire général de RSF ne précise pas non plus que le Center for a Free Cuba a pour objectif, selon ses propres statuts, de renverser le gouvernement cubain [31]. De la même façon, M. Ménard confesse être financé par la Fondation nationale pour la démocratie (NED), elle-même financée par le département d’Etat états-unien, dont le rôle est de promouvoir l’agenda de la Maison-Blanche [32]. Donc, M. Ménard est directement financé par l’extrême droite cubaine et indirectement financé par les États-Unis.

RSF clame haut et fort que le fait d’être financée par des fondations états-uniennes, elles-mêmes créées et subventionnées par le gouvernement des États-Unis, ne l’empêche pas «  de dénoncer les exactions de l’armée américaine contre des journalistes en Irak. L’organisation a également publié un rapport détaillé sur le tir d’un char américain contre l’hôtel Palestine qui avait coûté la vie à deux journalistes, en avril 2003 » [33]. Ici, l’organisation de M. Ménard fait allusion à l’assassinat prémédité du caméraman espagnol José Couso et de son collègue ukrainien Taras Protsyuk par les soldats états-uniens. Ce qu’omet de mentionner RSF est que ledit rapport, publié le 15 janvier 2004, exonère de toute responsabilité les militaires états-uniens responsables du crime. La lettre ouverte envoyée par la famille de José Couso à RSF est édifiante :

La famille Couso, au vu du rapport publié par Reporters sans frontières, «  Deux assassinats pour un mensonge », souhaite manifester ce qui suit :

Les conclusions de ce rapport exonèrent les auteurs matériels et reconnus du tir sur l’Hôtel Palestine en se basant sur la douteuse impartialité des personnes impliquées, et sur le propre témoignage des auteurs et responsables du tir, rejetant cette responsabilité sur des personnes non identifiées.

La réalisation du rapport a été signée par un journaliste, Jean-Paul Mari, qui entretient des relations notoires avec le colonel Philip de Camp, militaire qui a reconnu son implication dans l’attaque et les morts des journalistes de l’Hôtel Palestine, et de plus, son rapport s’appuie sur les témoignages de trois journalistes très proches des forces nord-américaines, tous états-uniens, dont l’un d’eux – Chris Tomlinson – a été membre des services de renseignements de l’armée des États-Unis durant plus de sept ans. Aucun des journalistes espagnols qui se trouvaient dans l’hôtel n’a été consulté pour l’élaboration de ce document.

Le rapport contient de nombreuses erreurs, contradictions et irrégularités en ce qui concerne des données importantes comme la situation des chambres de l’hôtel, le lieu de l’impact du tir, le lieu de présence des témoins etc.

Il nous semble, de plus, que la biographie si « humaine » faite d’un des assassins de José Couso Permuy et de Taras Protsyuk constitue un manque absolu de délicatesse, poussant l’offense jusqu’à remercier ces militaires nord-américains pour leur collaboration au rapport.

Reporters sans frontières – Section espagnole – a souhaité se porter partie civile dans la plainte déposée par la famille le 27 mai 2003 contre les responsables de la mort de José Couso. Au vu de la publication de ce rapport qui, selon votre version, les exonère de toute responsabilité dans l’assassinat des journalistes de l’Hôtel Palestine, la présence de votre organisation […] au procès est absolument incohérente et contradictoire.

Pour cette raison, nous vous exprimons le désir de la famille que vous retiriez votre demande de présence au procès […] [34].

Contrairement à ce qu’elle affirme, RSF n’a jamais vraiment dénoncé les exactions commises par les troupes militaires états-uniennes en Irak. Elle a même implicitement soutenu l’invasion illégale et meurtrière de l’Irak en affirmant que «  le renversement de la dictature de Saddam Hussein a mis un terme à trente années de propagande officielle et ouvert une ère de liberté nouvelle, pleine d’espoirs et d’incertitudes, pour les journalistes irakiens ». L’organisation française ajoute que «  pour les médias irakiens, des dizaines d’années de privation totale de liberté de la presse ont pris fin avec le bombardement du ministère de l’Information, le 9 avril à Bagdad » [35]. Ces propos ne sont pas tirés des communiqués du Pentagone ou des déclarations du ministre de la Défense étasunien, M. Donald Rumsfeld, mais bel et bien du rapport sur l’Irak de RSF en 2004.

Mais pour M. Ménard, ceux qui sortent du cadre idéologique qui régit les médias, qui osent aborder les questions fondamentales et remettre en question la pensée unique en ce qui concerne Cuba ne sont rien de moins que des faquins, des «  zélés castristes » dont la «  mauvaise foi » n’a d’égale que la «  désinformation » qu’ils propagent. Ces « croisés de la révolution castriste », ainsi sont-ils qualifiés par l’organisation parisienne, ne méritent aucune attention et représentent même une menace pour la mission de RSF. Ici, les invectives et les insultes envers les personnes qui commettent l’impardonnable pêché de mettre à nu les véritables activités de l’association « de défense de la liberté de la presse » remplacent la démonstration argumentative [36].

Selon l’idéologie dominante, la norme consiste à cautionner, au moyen d’un silence criminel, les impitoyables agressions états-uniennes contre la population cubaine. Pour RSF, toute personne qui ose pointer du doigt l’insoutenable, c’est-à-dire près d’un demi-siècle de terrorisme, de sanctions économiques, de guerre politique et diplomatique, de subversion incessante et de propagande dont est victime Cuba, n’est rien de moins qu’un fanatique castriste totalement déconnecté de la réalité.

Suite aux odieux attentats de Londres du 7 juillet 2005, commis contre des civils innocents, le monde entier a respecté, à juste titre, deux minutes de silence, en hommage à la mémoire des victimes britanniques. Les 3 478 Cubains assassinés par des actes tout aussi atroces, organisés par les États-Unis depuis plus de 45 ans [37], n’ont malheureusement pas eu ce privilège.

Dans la librairie du Réseau Voltaire
Pour en savoir plus, lire Le Dossier Robert Ménard. Pourquoi Reporters sans frontières s’acharne sur Cuba par Jean-Guy Allard et Marie-Dominique Bertuccioli, Lanctôt éditeur (Québec), 12 euros.



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[1] Le Dossier Robert Ménard. Pourquoi Reporters sans frontières s’acharne sur Cuba par Jean-Guy Allard et Marie-Dominique Bertuccioli, Lanctôt éditeur (Québec) ; « Reporteros Sin Fronteras recibe financiamiento de EEUU » par Ernesto Carmona, Red Voltaire, 22 mars 2005 ; et Diana Barahona et « Quand Reporters sans frontières couvre la CIA » par Thierry Meyssan, Voltaire, 25 avril 2005. Reporters sans frontières, « Pourquoi s’intéresser autant à Cuba ? La réponse de Reporters sans frontières aux accusations des défenseurs du gouvernement cubain », 6 juillet 2005. (site consulté le 15 juillet 2005).

[2] Ibid.

[3] Il existe plus d’une trentaine de journaux, revues et magazines différents à Cuba qui abordent diverses questions avec une liberté et pertinence très étonnantes. Il convient de citer, entre autres, La Jiribilla et Juventud Rebelde.

[4] Michael A. Fletcher, « U.S. Asylum Sought by Cuban Tied to Terror Cases », The Washington Post, 13 avril 2005, p. A02. Pour en savoir plus sur l’affaire Carriles : « Les confessions de Luis Posada Carriles »,Voltaire, 14 juin 2005, et la lettre ouverte de Prix Nobel et de l’auteur de cet article, Voltairenet.org, 29 août 2005.

[5] Salim Lamrani (sous la direction de), Superpower Principles : U.S. Terrorism against Cuba (Monroe, Maine : Common Courage Press, 2005).

[6] Reporters sans frontières, « Pourquoi s’intéresser autant à Cuba ? La réponse de Reporters sans frontières aux accusations des défenseurs du gouvernement cubain », op.cit.

[7] Chiffre officiel au 1er décembre 2004, courrier électronique du service international de Radio Havane Cuba à Salim Lamrani, 20 juillet 2005.

[8] El Nuevo Herald, « Mensaje de Payá destaca que en la isla hay desaparecidos », 18 mars 2005, p. 23A.

[9] El Nuevo Herald, « Europa mantendrá la presión diplomática », 11 juin 2004.

[10] Rosa Miriam Elizalde & Luis Baez, Los Disidentes (La Havane : Editora Política, 2003).

[11] Ibid.

[12] Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004), téléchargement (site consulté le 7 mai 2004), p. 16 ; Roger F. Noriega, « Assistant Secretary Noriega’s Statement Before the House of Representatives Committee on International Relations », Department of State, 3 mars 2005. (site consulté le 9 avril 2005). Pour l’analyse du rapport, cf. « Le plan Powell pour l’après-Castro » par Arthur Lepic, Voltaire, 16 juin 2004.

[13] Foreign Relations of the United States 1958-1960, Réunion du Conseil de Sécurité nationale, 14 janvier 1960, 6 : 742-743.

[14] Piero Gleijeses, Conflicting Missions, Havana, Washington and Africa, 1959-1976, University of North Carolina Press, 2002. Version espagonle Misiones en Conflicto. La Habana, Washington y África 1959-1976 (La Havane : Editorial Ciencias Sociales, 2004), p. 37.

[15] Le Monde, « La répression s’intensifie à Cuba à l’occasion d’un congrès d’opposants », 20 mai 2005 ; Le Monde, « L’UE hausse le ton contre Cuba », 21 mai 2005 ; El Nuevo Herald, « Fustigan la expulsión de diputados y periodistas », 23 mai 2005.

[16] Reporters sans frontières, « Pourquoi s’intéresser autant à Cuba ? La réponse de Reporters sans frontières aux accusations des défenseurs du gouvernement cubain », op.cit.

[17] Rui Ferreira, « Grito de ‘libertad’ de disidentes en Cuba », El Nuevo Herald, 21 mai 2005.

[18] Reporters sans frontières, « Cuba : les informations actualisées sur les 21 journalistes emprisonnés », 2005. (site consulté le 18 juillet 2005).

[19] Reporters sans frontières, « Deux ans après le « printemps noir » : urgence humanitaire pour 21 journalistes emprisonnés », 16 mars 2005. (site consulté le 27 avril 2005).

[20] Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, op.cit., p. 20.

[21] Reporters sans frontières, « Une mobilisation impérative », Rapport annuel 2005. (site consulté le 18 juillet 2005). Selon RSF, « La Chine reste la plus grande prison du monde pour les journalistes avec 26 détenus ». Voir Reporters sans frontières, « Chine, rapport annuel 2004 », 2004. (site consulté le 24 février 2005).

[22] Reporters sans frontières, « Reporters sans frontières interpelle le commissaire européen au Développement Louis Michel avant sa visite à Cuba », 22 mars 2005. (site consulté le 18 juillet 2005).

[23] Salim Lamrani, Cuba face à l’Empire. Propagande, guerre économique et terrorisme d’État (Outremont, Québec : Lanctôt, 2005), pp. 82-89.

[24] Reporters sans frontières, « Troisième classement mondial de la liberté de la presse. L’Asie orientale et le Moyen-Orient sont les pires régions au monde », octobre 2004. (site consulté le 18 juillet 2005).

[25] Reporters sans frontières, « Recrudescence des violences contre la presse », Introduction Amériques, Rapport 2005. (site consulté le 18 juillet 2005).

[26] Reporters sans frontières, « Colombie – rapport annuel 2004 », 2004, (site consulté le 18 juillet 2005).

[27] Reporters sans frontières, « Deuxième classement mondial de la liberté de la presse. Cuba, avant-dernier, juste avant la Corée du Nord », octobre 2003. (site consulté le 18 juillet 2005).

[28] Reporters sans frontières, « Pourquoi s’intéresser autant à Cuba ? La réponse de Reporters sans frontières aux accusations des défenseurs du gouvernement cubain », op.cit.

[29] Sur la NED, « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique » par Thierry Meyssan, Voltaire, 22 janvier 2004.

[30] Cuba Socialista, « The Cuban exile, The Miami Mafia », 19 février 2004. (site consulté le 25 octobre 2004) ; University of Texas, Frank Calzón Téléchargement (site consulté le 25 octobre 2004).

[31] Center for a Free Cuba, « About us », 2005. (site consulté le 18 juillet 2005).

[32] National Endowment for Democracy, « About Us ». (site consulté le 27 avril 2005).

[33] Reporters sans frontières, « Pourquoi s’intéresser autant à Cuba ? La réponse de Reporters sans frontières aux accusations des défenseurs du gouvernement cubain », op.cit.

[34] Famille Couso, « La familia de José Couso pide a Reporteros Sin Fronteras que se retire de la querella », 17 janvier 2004. (site consulté le 18 juillet 2005).

[35] Reporters sans frontières, « Irak – rapport annuel 2004 ». (site consulté le 18 juillet 2005).

[36] Reporters sans frontières, « Pourquoi s’intéresser autant à Cuba ? La réponse de Reporters sans frontières aux accusations des défenseurs du gouvernement cubain », op.cit.

[37] Pour en savoir plus : « Les États-Unis en guerre de basse intensité contre Cuba » par Philip Agee, Voltaire, 10 septembre 2003.

Sarkozy, Israël et les juifs
Par Paul-Éric BLANRUE
À commander dans la librairie du Réseau Voltaire
 
Communication
La communication politique, qu’on l’appelle positivement « art de la persuasion » ou négativement « propagande », a changé de nature au cours des deux Guerres mondiales. Les premiers, les Britanniques (Lord Baeverbrook et Lord Northcliffe) ont créé un ministère de l’Information et ont élevé le mensonge au rang de stratégie militaire. Leur exemple a d’abord été suivi par les États-Unis, puis par l’Allemagne (Goebbels) et l’URSS (Tchakotine).
En principe, ce qui était admis en période de conflit ne l’était pas en temps de paix, mais la Guerre froide étant un état intermédiaire, les deux blocs développèrent des systèmes concurrents de propagande dans leurs zones d’influence. Au cours des années 70, le mouvement des non-alignés tenta de libérer l’information en secouant le joug des agences de presse monopolistiques. Cette révolte tourna court lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni claquèrent la porte de l’UNESCO.
À la fin des années 80, les États-Unis étendirent leur hégémonie médiatique à l’échelle du globe à la faveur de l’essoufflement de l’URSS. Ils créèrent un nouveau modèle de consommation, l’information audio-visuelle en continu, qu’ils submergèrent de leurs propres contenus. La rapidité de la transmission leur permit ainsi de court-circuiter le travail de vérification des journalistes et d’imposer leur narration de l’actualité.
Au début du XXIe siècle, les gouvernements anglo-saxons mirent en place des outils communs de « communication globale » veillant à associer la narration de l’actualité avec des émotions et des actions collectives de conditionnement. Par exemple, à l’occasion de l’an 2000, la Maison-Blanche manipula les peurs millénaristes en annonçant un gigantesque bogue informatique. Ce canular fut accompagné de toutes sortes d’historiettes sur les conséquences prévisibles du bogue et d’instructions pour sauver les installations informatiques. Cette mise en scène fut appuyée par une agence temporaire des Nations Unies, l’International Y2K Cooperation Center (IY2KCC), et permit aux USA de vendre pour plus de 200 milliards de dollars de logiciels faisant de Bill Gates l’homme le plus riche du monde.
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por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 7 de febrero de 2012
 
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« SYRIA PRESS REVIEW » #46
Moscow and Beijing acted primarily to shield Tehran
Partners, 7 February 2012
 
 Der GCC und die NATO verlieren ihre Vorherrschaft
Doppeltes Veto um den imperialen Krieg gegen Syrien zu verbieten
Der GCC und die NATO verlieren ihre Vorherrschaft
von Thierry Meyssan, Voltaire Netzwerk, 7. Februar 2012
 
Páginas Libres
¡Luz roja al solmáforo!
Socios, 7 de febrero de 2012
 
Páginas Libres
Alan y Ollanta ocultaron tratos de indulto ilícito a Fujimori
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 6 de febrero de 2012
 
روسيا وتشكيل المنظومة الدولية
الثابت والمتغير في المواقف
روسيا وتشكيل المنظومة الدولية
بقلم Imad Fawzi Shueibi, Shabakat Voltaire, 6 شباط (فبراير) 2012
 
رسالة أوباما إلى طهران، الحرب على إيران على نارٍ هادئة... في الوقت الحالي؟ رسالة أوباما إلى طهران، الحرب على إيران على نارٍ هادئة... في الوقت الحالي؟
بقلم Mahdi Darius Nazemroaya, Shabakat Voltaire, 6 شباط (فبراير) 2012
 
Páginas Libres
Iglesia católica en conflicto peruano-chileno
Socios, 6 de febrero de 2012
 
 Il GCC e la NATO stanno perdendo la loro leadership
Il doppio veto che impedisce la guerra imperiale contro la Siria
Il GCC e la NATO stanno perdendo la loro leadership
di Thierry Meyssan, Rete Voltaire, 6 febbraio 2012
 
الأوروبيون... أول ضحايا العقوبات على إيران الأوروبيون... أول ضحايا العقوبات على إيران
Shabakat Voltaire, 6 شباط (فبراير) 2012
 
ثرثرة
لـ((أغلبية صامتة))!!
بقلم نضال الخضري, Partners, 6 شباط (فبراير) 2012
 
سورية
الحدث من حمص
بقلم سورية الغد, Partners, 6 شباط (فبراير) 2012
 
التحرك الروسي
وذروة الأزمة
بقلم مازن بلال, Partners, 6 شباط (فبراير) 2012
 
قبل وصول لافروف...
ما الذي ستحمله موسكو؟!
بقلم سورية الغد, Partners, 6 شباط (فبراير) 2012
 
على أوباما خيارات صعبة في وقت حرج
التقرير الأسبوعي لمراكز الأبحاث الأميركية
على أوباما خيارات صعبة في وقت حرج
Shabakat Voltaire, 6 شباط (فبراير) 2012
 
التهديد باغلاق المضيق و تداعياته
التقرير الأسبوعي لمراكز الدراسات الأميركية
التهديد باغلاق المضيق و تداعياته
Shabakat Voltaire, 6 شباط (فبراير) 2012
 
Les pressions morales sur la Russie
« Revue de presse Syrie » #44
Les pressions morales sur la Russie
Partenaires, 5 février 2012
 
The GCC and NATO lose their leadership
DOUBLE VETO BANS IMPERIAL WAR AGAINST SYRIA
The GCC and NATO lose their leadership
by Thierry Meyssan, Voltaire Network, 5 February 2012
 
Señal de Alerta
Poder Judicial: ¡otra controvertida licitación!
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 5 de febrero de 2012
 
Le CCG et l'OTAN perdent leur leadership
Le double veto pour interdire la guerre impériale contre la Syrie
Le CCG et l’OTAN perdent leur leadership
par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 février 2012
 
UN shenanigans on Syria UN shenanigans on Syria
Voltaire Network, 5 February 2012
 
بهد الفيتو
الحل الروسي..؟
بقلم مازن بلال, Partners, 5 شباط (فبراير) 2012
 
سورية..
كل الأدوات في المواجهة
بقلم سورية الغد, Partners, 5 شباط (فبراير) 2012
 
طرفة عين..
في سورية
بقلم نضال الخضري, Partners, 5 شباط (فبراير) 2012
 
بعد الفيتو..
تحركات سياسية متوازية
بقلم مازن بلال, Partners, 5 شباط (فبراير) 2012
 
Moral pressure heaped on Russia
« SYRIA PRESS REVIEW » #44
Moral pressure heaped on Russia
Partners, 5 February 2012
 
Presiones morales sobre Rusia
« Revista de prensa sobre Siria » #44
Presiones morales sobre Rusia
Socios, 5 de febrero de 2012
 
François Hollande verhandelt mit dem Emir des Qatar François Hollande verhandelt mit dem Emir des Qatar
Voltaire Netzwerk, 5. Februar 2012
 
 Moralischer Druck auf Russland
« Presseschau Syrien » #44
Moralischer Druck auf Russland
Partner, 5. Februar 2012
 
El «Proyecto Juicio Final» y los eventos profundos: el asesinato de JFK, el Watergate, el Irangate y el 11 de septiembre
Historia del Estado profundo en Estado Unidos (Segunda parte)
El «Proyecto Juicio Final» y los eventos profundos: el asesinato de JFK, el Watergate, el Irangate y el 11 de septiembre
por Peter Dale Scott, Red Voltaire, 4 de febrero de 2012
 
Páginas Libres
Confunden Detención con Extradición
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 4 de febrero de 2012
 
طبول الحرب في المعسكر الغربي تارة تقرع و تارة تخفت
التقرير الأسبوعي لمراكز الأبحاث الاميركية
طبول الحرب في المعسكر الغربي تارة تقرع و تارة تخفت
Shabakat Voltaire, 4 شباط (فبراير) 2012
 
 سياسة الجزرة و العصا الأمريكية
التقرير الأسبوعي لمراكز الأبحاث الأميركية
سياسة الجزرة و العصا الأمريكية
Shabakat Voltaire, 4 شباط (فبراير) 2012
 
Il est urgent d'attendre
« Revue de presse Syrie » #43
Il est urgent d’attendre
Partenaires, 4 février 2012
 
"In Lybia now the truth is coming out"
New York Times interview with Lizzie Phelan
"In Lybia now the truth is coming out"
by Lizzie Phelan, Voltaire Network, 4 February 2012
 
Europe in the US "rotation"
The art of war
Europe in the US "rotation"
by Manlio Dinucci , Voltaire Network, 3 February 2012
 
Páginas Libres
Espionaje chileno no se amedrenta ni ante catástrofes
por Guillermo Olivera Díaz, Socios, 3 de febrero de 2012
 
Señal de Alerta
¡Big brother is watching you!
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 3 de febrero de 2012
 
It is urgent to wait
« SYRIA PRESS REVIEW » #43
It is urgent to wait
Partners, 3 February 2012
 
Draft resolution dealing with Syria (by Morrocco) Draft resolution dealing with Syria (by Morrocco)
Voltaire Network, 3 February 2012
 
Es urgente… esperar
« Revista de prensa sobre Siria » #43
Es urgente… esperar
Socios, 3 de febrero de 2012
 
Es ist dringend notwendig zu warten
« Presseschau Syrien » #43
Es ist dringend notwendig zu warten
Partner, 3. Februar 2012
 
L'OTAN se heurte à la Russie et à la Chine
« Revue de presse Syrie » #42
L’OTAN se heurte à la Russie et à la Chine
Partenaires, 2 février 2012
 
 Die NATO stößt mit Russland und China auf ein Hindernis
« Presseschau Syrien » #42
Die NATO stößt mit Russland und China auf ein Hindernis
Partner, 2. Februar 2012
 
Letra abierta para el deshonorable Ban Ki-Moon
Corrupción en la cumbre
Letra abierta para el deshonorable Ban Ki-Moon
por Hassan Hamade, Red Voltaire, 2 de febrero de 2012
 
Die Europäer, erste Opfer der Sanktionen gegen Iran Die Europäer, erste Opfer der Sanktionen gegen Iran
Voltaire Netzwerk, 2. Februar 2012
 
NATO runs up against Russia and China
« SYRIA PRESS REVIEW » #42
NATO runs up against Russia and China
Partners, 2 February 2012
 
La OTAN se estrella contra Rusia y China
« Revista de prensa sobre Siria » #42
La OTAN se estrella contra Rusia y China
Socios, 2 de febrero de 2012
 
Señal de Alerta
TC-Urviola: ¿gato de despensero?
por Herbert Mujica Rojas, Socios, 1ro de febrero de 2012