La liste des personnes qui se déclarent surprises est en train de s’allonger. C’est maintenant le tour de Ben Bernanke, le président de la Réserve Fédérale des États-Unis.
Lors d’une interview, il a déclaré au New York Times que « d’autres personnes et moi-même, nous nous sommes trompés quand nous avons dit que la crise des hypothèques pouvait être contrôlée ».
L’effondrement du marché spéculatif de l’immobilier a débordé sur d’autres terrains, il a envahi toute l’économie nord-américaine et il a même sauté par-dessus les frontières de ce pays.
C’est ce qu’affirme ce personnage, un peu comme une répétition de l’« étonnement » d’Allan Greenspan, l’ex-président de la banque de la Réserve Fédérale, dont les révélations avaient, sur le moment, commotionné les nord-américains car il était considéré comme le grand stratège de l’économie locale.
Maintenant, tous les yeux se tournent vers la relève présidentielle, porteuse de toutes les espérances, et l’attention se reporte sur les nouvelles nominations effectuées par le président élu Barack Obama pour faire face à la récession.
En fait, le prochain chef de la Maison Blanche semble désireux de former une équipe très proche de celle qui, durant l’ère de William Clinton, a eu beaucoup à voir avec le superavit avec lequel le gouvernement démocrate avait laissé le pays avant la néfaste élection de George W. Bush.
Obama a même formé un conseil économique suprême pour conseiller la présidence. Il semble qu’il soit convaincu que le plus grand défi de son administration sera, sans aucun doute, de chercher remède à l’effondrement financier et productif et de rendre à la population au moins un peu de tranquillité.
Pour le moment il se presse d’avertir qu’il n’existe pas de solution magique. On parle déjà d’une nouvelle dépense de 700 milliards de dollars de fonds de l’état pour relancer les négoces, aujourd’hui en chute libre, pour créer de nouveaux emplois et pour réchauffer un peu le moteur de l’économie.
C’est pourquoi on calcule qu’en quelques mois, les États-Unis auront dépensé environ 1,4 billions de billets verts des contribuables avec la prétention de conjurer le coup porté à l’économie.
De toutes façons, les nouvelles ne sont pas bonnes. On a su qu’en plein milieu de la crise, quinze directeurs de grandes entreprises dont certaines s’étaient déclarées en faillite, avaient empoché plus de cent millions de dollars chacun en profitant de sombres manœuvres boursières. Pendant ce temps, le nombre de nord-américains obligés pour la première fois d’avoir recours à une aide de l’état pour survivre, avait atteint des chiffres record sur les seize dernières années.
Pour être plus exact, on peut affirmer que 1,2 millions d’emplois se sont volatilisés au cours des onze mois derniers et que la semaine dernière, il y avait déjà 542 000 personnes qui avaient fait la demande d’une aide officielle pour arriver à survivre.
Voila un gros problème généré par le président sortant, et dû à sa foi totale en les mécanismes du libre marché, à ses guerres de conquête et à sa préoccupation de maintenir bien remplis les coffres des plus riches.
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Source : « Un panorama économique bien sombre pour Washington », par Agence Cubaine de Nouvelles, Réseau Voltaire, 3 décembre 2008, www.voltairenet.org/a158661
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