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Il y a tellement, tellement de personnes, ici, ce soir, qui sont mes amis. Je ne vous vois pas tous, mais il y a quand même un très cher ami que je peux voir et reconnaître : et cet ami très cher, c’est Shimon Pérès. Je suis très heureux de partager cette tribune, ce soir, avec mon nouveau collègue israélien, le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom. Ce ministre est une incarnation de la vraie ’success story’ à l’israélienne. Il s’est illustré de tellement de manières - en tant que journaliste, en tant que directeur général de la Compagnie d’électricité d’Israël, en tant que parlementaire membre de la Knesset, et en tant que ministre des finances.

Et voilà qu’aujourd’hui il apporte ses multiples talents et sa riche expérience au ministère des Affaires étrangères, dans une période cruciale dans l’existence de l’État d’Israël. Aussi, Monsieur le Ministre, je vous félicite à nouveau pour votre nomination, et je ne puis vous dire à quel point je suis impatient de travailler avec vous, Monsieur. Félicitations !

Chers amis, nous sommes tous réunis ici ce soir par un profond engagement en faveur de la sécurité, de la prospérité et de la liberté d’Israël, ainsi que des relations les plus fortes possible entre Israël et les États-Unis.

L’AIPAC a été créée il y a un demi-siècle, afin d’aider le jeune État d’Israël a faire face aux défis de l’indépendance. Depuis lors, l’AIPAC et ses membres ont travaillé infatigablement et efficacement dans l’intérêt d’Israël. Vous bénéficiez d’une réputation mondiale en tant qu’organisation de ce type parmi les plus efficaces dans le monde.

En même temps, il y a une autre chose qui remonte à loin dans le temps et qui ne faiblit pas, et cette chose, c’est l’engagement des États-Unis vis-à-vis d’Israël. Cet engagement remonte à la fondation d’Israël. Dès le moment même où Harry Truman a pris cette décision historique, en temps de guerre comme en temps de paix, les États-Unis se sont tenus fièrement aux côtés d’Israël. Nos deux nations et nos deux peuples sont liés ensemble par nos valeurs et nos traditions démocratiques communes. Ainsi, cela dure depuis plus de cinquante ans. Ainsi en sera-t-il pour l’éternité.

Alors que nous nous rencontrons ici, ce soir, nos pensées ne peuvent faire à moins qu’aller vers les courageux jeunes hommes et femmes des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Australie et d’autres pays partenaires de la coalition, qui risquent leur vie sur le front afin de libérer l’Irak de la tyrannie de Saddam Hussein. Ils servent leurs nations et ils servent l’humanité, afin de libérer le Moyen-Orient et le monde de la menace posée par les armes de destruction massive de Saddam Hussein. [Le sucre en poudre brandi à l’Onu ? Ndt]

La guerre, l’épreuve de force, n’était pas notre premier choix. Nous avons laissé à la diplomatie jusqu’à sa dernière chance. Nous avons travaillé durement afin de soumettre au vote la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui donnait à Saddam Hussein une dernière chance afin de désarmer pacifiquement, mais il était très clair, également, dans cette résolution, adoptée par un vote à 15 contre zéro, que s’il ne saisissait pas cette dernière chance, cette fois-ci, s’il n’obtempérait pas, des conséquences sérieuses s’ensuivraient. C’est ce qu’elles sont en train de faire, aujourd’hui.

Ainsi, nous l’avons averti que nous mettions sur pied une force militaire massive, à ses frontières, afin de bien montrer que cette fois-ci, la communauté internationale ne jouait plus. Mais Husseïn méprisa cette dernière chance, et - après douze années de défis et de tromperies de la part de l’Irak - nous ne pouvions attendre davantage. Il n’a pas obtempéré. Il n’a pas coopéré. Et le problème, c’était bien qu’il obtempérât, et non je ne sais quel trop quel supplémentaire accordé aux inspections ou un nombre supplémentaire d’inspecteurs.

Nous devrions être extrêmement fiers qu’il y ait eu des dirigeants courageux et audacieux, tels George Bush et Tony Blair, ainsi que le président Aznar et le premier ministre Berlusconi, le premier ministre Howard (Australie, ndt), et de nombreux autres. Quarante-neuf nations sont ouvertement associées à cette coalition volontaire, toutes sont dirigées par des leaders qui doivent ramer à contre sens de leur opinion publique, parce que, naturellement, personne ne veut la guerre. Tout le monde aimerait bien éviter la guerre. Nous avons tout, absolument tout fait, afin d’éviter la guerre. Mais ces quarante neuf nations et leurs dirigeants se sont réunies et ont décidé que le monde devait être débarrassé de ces armes de destruction massive.

Qu’il n’y ait aucun doute quant à l’issue. Nous allons écarter Saddam et son régime du pouvoir. Nous allons libérer l’Irak. Nous allons enlever l’ombre que font peser les terribles armes de Saddam sur Israël et le Moyen-Orient, et nous allons les arracher des mains des terroristes qui pourraient en menacer l’ensemble du monde civilisé.

Je sais que tous, ici, vous êtes aussi fiers que je le suis moi-même de ces hommes et de ces femmes sous l’uniforme qui rendent possible notre succès. Vous les voyez tous les soirs à la télévision. Tous sont volontaires. Tous sont déterminés à servir.

Nous pensons aussi aux hommes et aux femmes qui passent cette soirée en étant prisonniers de guerre. Nous tenons le régime irakien responsable de la façon dont ils sont traités et de leur sécurité, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de les ramener chez eux. Et c’est une certitude : nous les ramènerons à la maison !

Nos pensées et nos prières s’adressent aussi ce soir aux familles de ces héros américains et britanniques qui ont fait le sacrifice de leur vie. Ils ne seront pas oubliés. Et la meilleure façon dont nous puissions rendre hommage à leur sacrifice et à leur loyauté, c’est de poursuivre le combat jusqu’à la victoire. Et nous vaincrons !

Vous voyez beaucoup de choses, à la télévision, vous lisez beaucoup de choses, dans les journaux, sur le déroulement de cette guerre. Des commentaires provenant de toutes les directions. Permettez-moi simplement de vous dire ceci : cette guerre a commencé il y a tout juste dix ou onze jours. Bagdad est en train d’être encerclée progressivement. Des poches de résistance sont en train d’être isolées. Les champs pétrolifères sont sécurisés, l’aide humanitaire commence à couler à flots. J’ai une confiance absolue dans le plan stratégique et dans le général Franks ainsi que dans les autres responsables qui mènent ce plan à bien.

Mais vaincre signifie autre chose que simplement écarter Saddam Hussein du pouvoir. Cela signifie aussi redonner espoir et un futur meilleur à vingt quatre millions d’Irakiens, après des décennies d’oppression et de gabegie.

Nous commençons déjà à aider les Irakiens qui en ont besoin. Nous apportons de l’eau aux populations assoiffées. Nous éliminons les mines posées par Saddam dans les ports afin de pouvoir y envoyer des bateaux chargés de médicaments et de nourriture afin de les distribuer aux malades et à ceux qui ont faim.

Les ayant libérés, nous travaillerons avec les Irakiens, nous les aiderons à créer un pays pacifique, démocratique et unifié, vivant en paix avec ses voisins. Nous les aiderons à édifier une nation qui utilise ses vastes ressources pétrolières afin d’améliorer la vie des mères et des enfants, et non pas pour développer des armes terrifiantes ou pour parsemer la campagne de palais somptueux.

Tandis que nous nous occupons de Saddam Hussein, nous ne devons pas oublier le fardeau que le conflit avec l’Irak a fait peser sur les épaules de nos amis israéliens. Je suis très heureux que le président Bush ait inclus dans son budget additionnel la demande qui vient d’être soumise au Congrès d’accorder un milliard de dollars d’aide à l’étranger, sous forme de financements en équipement militaire, afin d’aider Israël à renforcer ses défenses militaires et civiles.

Et cela, ce n’est que le hors-d’œuvre. Le président demande également au Congrès 9 milliards de prêts garantis pour Israël. Ces garanties de prêts aideront Israël à faire face aux charges économiques découlant du conflit, et elles aideront Israël à mener à bien les réformes économiques et budgétaires drastiques dont il a besoin afin de remettre son économie sur les rails. J’espère que le Congrès, avec votre encouragement [ ! ndt] validera très rapidement cette requête présidentielle.

Vous savez, même au moment où nous débarrassons le monde de la menace irakienne et où nous faisons face à cette crise, nous continuons à œuvrer afin de relever les autres défis auxquels nous sommes confrontés à l’aube de ce nouveau siècle.

Il y a un peu plus d’un an et demi, les lâches attentats du 11 septembre se produisaient, et un an et demi après, nous sommes encore en guerre contre le terrorisme. En Afghanistan, la lutte continue afin de détruire les derniers vestiges d’Al-Qaida et des Taliban. C’est un pays encore dangereux. Hier encore, nous y avons perdu deux hommes.

Cette guerre n’est pas oubliée. Nous resterons engagés en Afghanistan. Nos deux soldats n’ont pas été tués alors qu’ils recherchaient l’engagement, ils ont été tués dans une embuscade alors qu’ils étaient en train d’inspecter une école et un hôpital, construits tous deux grâce à des financements américains. Nous pleurons leur mort et nos pensées accompagnent leurs familles.

Mais nous avons accompli tellement de choses en Afghanistan, depuis un an et demi. Nous avons mis sur pied un nouveau gouvernement, un gouvernement qui est engagé à faire respecter les droits de toutes ses populations, un gouvernement qui remet les femmes au travail et qui en nomme à des postes de responsabilité en son sein.

Ainsi, beaucoup de choses excellentes se poursuivent, en Afghanistan, ainsi que dans d’autres parties du monde, et nous travaillons d’arrache-pied à cette campagne d’éradication du terrorisme. Conjointement aux Kurdes du nord de l’Irak, nous faisons sortir les amis d’Al-Qaida, les terroristes d’Ansar al-Islam, de leurs repaires.

Qu’aucun doute ne subsiste. Nous allons pourchasser Al-Qaida partout dans le monde, nous travaillons avec les membres de la coalition afin de débusquer les terroristes, de briser leurs réseaux et de trouver leurs sources de financement.

Chaque jour, un nouveau terroriste et arrêté et confronté à la justice. Il n’y aura pas de répit, d’entracte, jusqu’à ce que les terroristes soient vaincus. Nous n’oublierons jamais ce qu’on nous a fait, le 11 septembre 2001, et nous ferons tout le nécessaire afin de vaincre les responsables.

Dans le cadre de notre stratégie globale dans le combat contre le terrorisme et la manière de traiter des pays qui ne suivent pas des modes de comportement acceptables, nous demandons à ces Etats des comportements plus responsables, en particulier dans la région (du Moyen-Orient).

Le temps est venu, pour la communauté internationale toute entière, de se lever et d’exiger que l’Iran mette un terme à son soutien aux terroristes, dont des groupes violemment opposés à Israël et au processus de paix au Moyen-Orient. Téhéran doit cesser de chercher à se procurer des armes de destruction massive et les moyens balistiques permettant de les utiliser. De plus, nous continuerons à soutenir les aspirations du peuple iranien à l’amélioration de son niveau de vie et à vivre en paix et en sécurité avec ses voisins.

La Syrie, elle aussi, est confrontée à un choix crucial. Elle peut continuer à soutenir directement les groupes terroristes et le régime agonisant de Saddam Hussein, ou bien elle peut s’engager dans une voie différente et beaucoup plus prometteuse. Quelle que soit son option, la Syrie devra assumer la responsabilité de ses choix, et leurs conséquences.

Bien sûr, il y a des problèmes et des réalités parfois décourageantes. Nous vivons des temps difficiles, éprouvants. Mais je suis un éternel optimiste. Et en pensant aux défis que nous devons relever, à ces crises, j’essaie aussi de prendre chaque jour le temps de penser aux opportunités croissantes que nous constatons partout dans le monde d’apporter la liberté et de nouveaux espoirs aux hommes, aux femmes et aux enfants, sur tous les continents.

L’expansion des libertés démocratiques et économiques, combinée à des avances technologiques à vous couper le souffle, ouvre des opportunités sans précédent d’extraire des millions de personne de la misère - d’aider des gens à construire un toit pour se protéger, à obtenir une nourriture saine à mettre sur leur table, et d’offrir de l’eau propre à leurs lèvres desséchées par la soif.

Il y a un an, tout juste, le président Bush a vu qu’il fallait aller de l’avant, grâce à une initiative nouvelle et audacieuse, et capitaliser sur ces opportunités afin de rallumer l’espoir dans le cœur des hommes. Il a appelé cette initiative le Fonds du Défi du nouveau Millénaire : il s’agit du projet le plus exaltant que nous ayons jamais eu en matière d’aide à l’étranger, depuis bien des années.

Ce projet investira des fonds américains importants dans des pays qui s’engagent sérieusement sur la voie de la démocratie, de la bonne gouvernance, du pari sur les hommes et de la garantie des libertés économiques - ces pays pourront utiliser nos aides pour stimuler leur croissance économique et attirer non pas encore des aides, mais bien des investissements tellement nécessaires à ces pays engagés dans la voie de la prospérité.

Les opportunités qui nous sont offertes sont tellement nombreuses, depuis la fin de la guerre froide - les relations avec la Russie et la Chine sont telles qu’on n’aurait pas même pu les rêver, voici une douzaine ou une quinzaine d’années - nous avons l’opportunité de nous rassembler et d’éliminer ce qui est sans doute une des plus grandes plaies qui affectent notre planète, le Sida, qui tue des millions d’hommes et de femmes chaque année dans le monde.

(…) Notre monde est fait d’un mélange de défis et d’opportunités, anciennes et nouvelles. Mais aucun défi, aucune opportunité, n’est plus important, plus urgent, que la recherche d’une solution au conflit entre Israël et les Palestiniens.

Israël vit des temps difficiles. Les familles doivent vivre avec la réalité qui veut qu’un kamikaze puisse dévaster leur vie. Il y a quelques heures seulement, les terroristes ont frappé à nouveau, à Netanya. Nous condamnons ce lâche attentat et nous prions pour les victimes et leurs familles.

Le terrorisme incessant et l’instabilité ont un effet terrible sur l’économie israélienne. Le tourisme et les investissements sont au plus bas. Les travailleurs sont inquiets pour leur emploi. Les jeunes sont de plus en plus préoccupés par leur vie active à venir.

Le peuple israélien fait face. Comme toujours. C’est ce qu’il a toujours fait. Mais les Israéliens ne devraient pas simplement s’en sortir, pas seulement survivre ; ils doivent prospérer. Et avec notre aide, c’est ce qu’ils feront.

Nous tous, ici, nous sommes en train de travailler ce soir et de prier pour le jour où les Israéliens pourront sortir le soir, se distraire et profiter de leur soirée sans avoir à regarder autour d’eux dans l’anxiété. Nous sommes tous en train d’œuvrer pour le jour où les parents israéliens pourront envoyer leurs enfants à l’école sans peur, où ils pourront voyager sans trembler, où ils pourront goûter les fruits de leur labeur et d’une économie en pleine expansion.

Nous savons tous que la solution à ces difficultés, c’est la paix. C’est pourquoi nous travaillons d’arrache-pied afin de mettre un terme au conflit tragique entre Israël et les Palestiniens, qui a causé tant de souffrances aux deux peuples.

Nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que réaliser cet espoir sera difficile, en particulier après les terribles violences et souffrances de ces dernières années. La paix demandera du courage et des choix difficiles tant à Israël qu’aux Palestiniens et aux voisins d’Israël.

Il est un fait qui ne trompe pas. La vision du président requiert la fin du recours à la violence et au terrorisme comme outil politique. Il n’y a pas d’autre solution. Le terrorisme doit prendre fin.

La vision présidentielle impartit des obligations très claires aux Palestiniens. L’Etat palestinien doit être fondé sur une direction et des institutions réformées qui mettent un terme à la terreur. Le gouvernement palestinien doit être transparent et rendre des comptes au peuple. Par-dessus tout, l’Etat palestinien doit être un vrai partenaire de paix pour Israël.

Israël a, lui aussi, des obligations très claires. Il doit prendre des mesures permettant d’alléger les souffrances des Palestiniens et de diminuer les humiliations de la vie sous occupation. Israël doit également contribuer à semer l’espoir dans les cœurs des Palestiniens en les aidant à reconstruire l’économie dévastée de la Cisjordanie et de Gaza.

La colonisation est tout simplement incompatible avec la vision à deux Etats du président Bush. Comme le président l’a dit, " au fur et à mesure que des progrès seront réalisés dans la direction de la paix, la colonisation dans les Territoires occupés devra prendre fin. "

Aujourd’hui, nous avons atteint un moment d’espoir, des progrès étant de nouveau possibles. Israël a procédé à des élections, et formé un nouveau gouvernement. Le Conseil législatif palestinien a institué la fonction de Premier ministre aux côtés de l’Autorité palestinienne. Telle qu’elle est rédigée et telle qu’elle a été adoptée, cette loi constitutionnelle donne au Premier ministre palestinien un pouvoir et une autorité réels, et garantit sa responsabilité directe devant la législature qui l’a désigné.

Il y a eu un débat vigoureux, chez les Palestiniens, autour de cette avancée, mais finalement, le Conseil législatif palestinien a répondu clairement aux appels à la liberté venus du peuple palestinien lui-même. Nous observerons très attentivement la situation afin de voir de quelle manière le nouveau Premier ministre palestinien exercera son autorité, tellement importante pour les espoirs des Palestiniens en un avenir meilleur.

Quand le nouveau Premier ministre palestinien aura été confirmé dans ses fonctions, nous présenterons aux deux parties la " feuille de route " que nous avons mise au point afin de faire redémarrer l’avancée vers la paix.

La vision présentée par le président le 24 juin a marqué le début de ce qui doit être une avancée continue et déterminée vers la paix. La " feuille de route " que nous avons mise au point en étroite coordination avec les parties au conflit, nos amis dans la région, et nos partenaires du Quartet - Russie, Union européenne et Onu - tracent la voie de cette avancée ainsi que les engagements mutuels auxquels les deux parties doivent se tenir si nous voulons atteindre un jour notre destination commune.

Cette feuille de route n’est pas un oukaze, ce n’est pas un traité. Il s’agit d’une description des mesures générales qu’Israël et les Palestiniens doivent prendre, à notre sens, afin de faire de la vision d’espoir du président Bush et de la paix à laquelle nous aspirons tous une réalité

Israël et les Palestiniens doivent avancer ensemble sur la voie de la paix, si l’un et les autres veulent arriver à la destination désirée. La feuille de route propose un cheminement aux deux parties leur permettant de reformuler l’engagement mutuel entre eux que leur cheminement commun requiert.

Tandis que nous avançons, nous ne devons pas perdre de vue la raison pour laquelle nous le faisons. Si nous travaillons si intensément à la paix, c’est parce que le conflit israélo-palestinien a déjà causé la perte de beaucoup trop de vies humaines - des Juifs, des musulmans et des chrétiens - et qu’il a ruiné la vie de beaucoup d’autres personnes encore. Nous devons trouver le moyen de faire en sorte que les enfants israéliens et les enfants palestiniens puissent grandir dans la paix et dans la dignité et vivre dans le respect mutuel. Nous devons nous engager à nouveau à créer un futur meilleur pour des hommes, des femmes, des enfants (qui y ont droit), sans oublier les générations à venir.

Au Moyen-Orient, cet espoir dépend de la sécurité. Et la sécurité d’Israël requiert, en dernière analyse, une paix réelle et durable avec ses voisins. Telle est la réalité qui a dicté cette feuille de route.

Mes amis, du premier jour jusqu’à aujourd’hui, l’Amérique a toujours été totalement engagée dans la garantie de la sécurité et du bien-être d’Israël. C’est aussi le cas de l’AIPAC. Dans les temps heureux et dans les temps d’épreuve, Israël a toujours pu compter sur ses amis. Les États-Unis et l’AIPAC ont toujours répondu présent. Et nous continuerons toujours à le faire. Je vous remercie.

Source : The Guardian du 31 mars 2003. Traduction française de Marcel Charbonnier pour le Point d’information Palestine

Colin L. Powell

Colin L. Powell Assistant aux affaires de Sécurité nationale du président Reagan (1987-1989) et chef d’état-major de l’armée états-unienne (1989-1993) sous la présidence de George Herbert Walker Bush. Secrétaire d’État des États-Unis sous la présidence de George W. Bush (2001-05).

 
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