Voltairenet.org
 Réseau de presse non-alignée

Tribunes et décryptages - 24 novembre 2003
Les étranges alliances du gouvernement Sharon

Décryptage

Israël et l’Inde ont signé en octobre un accord militaire comprenant la construction commune d’un avion de combat et la possible utilisation de bases aériennes indiennes par l’aviation israélienne, concrétisant ainsi un rapprochement entre les deux pays. Le vice-président du Congrès juif mondial, Isi Leibler se réjouit dans le Jerusalem Post de la nouvelle orientation que l’Inde donne à ses relations avec Israël depuis que les nationalistes hindous sont au pouvoir. Il regrette que New Delhi continue de soutenir des résolution à l’ONU condamnant Israël et que Tel-Aviv ne s’implique pas davantage dans cette relation, mais voit d’un œil favorable les rapprochements, soutenus par des groupes sionistes américains, entre l’Inde et la diaspora juive. Cette alliance des gouvernements nationalistes indiens et israéliens semble clairement destinée à combattre le Pakistan et l’Iran et trouve un sinistre écho dans les propos islamophobe tenu par Ariel Sharon dans une interview accordée au site EUpolitix.com, que nous reproduisons dans ces colonnes. Il y déclare : « La présence musulmane qui ne cesse d’augmenter en Europe met clairement la vie des Juifs en danger ».
Ces propos rejoignent la rhétorique traditionnelle d’une partie de l’extrême droite européenne qui, malgré son antisémitisme historique, noue des liens avec l’extrême droite israélienne. Ainsi, on se souvient qu’entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2002, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), avait affirmé dans Ha’aretz que « les Juifs de France et Le Pen partagent un intérêt commun ». Le président du Front national avait accordé une interview au même quotidien dans lequelle il comparait la politique d’Ariel Sharon à sa propre action en Algérie. Le député d’opposition israélien Yossi Sarid s’inquiète de ces rapprochements et annonce qu’il boycottera la venue du dirigeant néo-fasciste Gianfranco Fini à la Knesset. Dans Ha’aretz, le président du Meretz voit dans cette invitation la preuve de la politique anti-antisémite de Sharon. Faisant fi de leur haine réciproque passée, les extrêmes droites israéliennes et européennes s’allient aujourd’hui dans le cadre du « Choc des civilisations ».

Pour Kemal Dervis, ce « Choc des civilisations », prophétisé par Huntington, n’est pas inévitable. L’ancien ministre de l’Économie turc voit dans les attentats d’Ankara une attaque contre la Turquie qui serait pour les islamistes un pont qu’il convient de détruire entre l’Orient et l’Occident. Dans Le Figaro, il demande aux dirigeants de l’Union européenne de ne pas tomber eux-mêmes dans cette logique et de soutenir l’adhésion de son pays à l’Union en 2005 contre les projets de Washington de constituer une union des pays du Proche-Orient dans laquelle la Turquie serait reléguée.

Richard N. Haass, président du Council on Foreign Relations et ancien directeur du planning du département d’État, reconnaît dans le Washington Post le caractère impérialiste de la guerre en Irak et note que ce type de guerre est plus difficile à faire accepter à l’opinion publique que les guerre d’autodéfense. L’opinion n’étant pas prête à ce que l’armée s’implique longtemps dans un pays étranger dans le carde de telles guerres, il est essentiel de bien préparer la population auparavant.
Ce conditionnement de l’opinion publique passe par les médias états-uniens où les conservateurs ont de plus en plus d’influence. Le Los Angeles Times ouvre, aux États-Unis, le débat sur la « révolution conservatrice » dans les médias et les milieux culturels. Brian C. Anderson, ancien membre de l’American Entreprise Institute, note que suite au succès de Fox News, de sites internet conservateurs et de la multiplication des livres défendant les thèses conservatrices, le monopole de la gauche sur cette branche est en train de s’effondrer et que les États-Unis vont devenir un pays de plus en plus conservateur. Neal Gabler balaye cette affirmation et note que bien qu’on assiste effectivement à une progression des discours conservateurs dans les médias, cela ne se traduit pas par une modification des opinions des citoyens états-uniens qui continuent de se placer sur l’échelle droite gauche dans des proportions similaires à celle qu’on pouvait observer avant le 11 septembre.

Enfin, Robert Parsons revient dans le Guardian sur la chute d’Edouard Chevardnarze qu’il déplore. Reconnaissant que l’ancien président géorgien n’a pas assez fait pour combattre la corruption, il passe toutefois sous silence la fraude électorale qui a poussé l’opposition a manifester. Il conclut en demandant à Misha Saakashvili, qu’il considère comme le prochain président géorgien, de garder une politique équilibrée entre Moscou et Washington et de ne pas remettre en cause l’implantation de bases russes dans le pays.

Réseau Voltaire




24 novembre 2003

Outils

 Imprimer
 Envoyer

Pays
 Palestine/Israël

Thèmes
 « Choc des civilisations », racisme

Auteurs et sources des Tribunes et décryptages

« Un nouvel accord à New Delhi »

Auteur Isi Leibler

Ancien président du conseil des gouverneurs du Congrès juif mondial, Isi Leibler est président du Jerusalem Center for Public Affairs et du Diaspora-Israel Relations Committee. Il a reçu le prix Mahatma Gandhi pour sa contribution au renforcement des liens israélo-indien.

Source Jerusalem Post (Israël)
Référence

« New deal from New Delhi », par Isi Leibler, Jerusalem Post, le 24 novembre 2003.

Résumé

Pendant longtemps, l’Inde a été opposée à Israël et soutenait la cause des pays arabes en raison des 140 millions de musulmans vivant sur son territoire, de son statut dans le mouvement des non-alignés et de sa dépendance vis-à-vis du pétrole du Golfe. Toutefois, on a pu observer un changement positif de politique suite de la visite d’Ariel Sharon en septembre dans le sous-continent et désormais les dirigeants hindous estiment qu’Israéliens et Indiens doivent se battre ensemble contre le fondamentalisme islamique et le terrorisme global.
Les liens en matière de défense et de lutte anti-terroristes se développent et il ne fait nulle doute que cette tendance a été renforcée par l’émergence du nationalisme hindou et son arrivée au pouvoir en 1998. Certes, l’hindouïsme n’a pas de base biblique ce qui complique la compréhension du judaïsme en Inde mais, contrairement aux chrétiens et aux musulmans, ils ne pensent pas que leur religion a rendu le judaïsme obsolète et nous suivons deux religions qui ne sont pas prosélytes. Toutefois, l’Inde subit encore des influences arabes et elle a voté la résolution anti-israélienne de l’ONU.
Les responsables indiens expliquent que cela ne se reproduira plus mais qu’il leur faut du temps pour s’adapter aux nouvelles circonstances. Les liens touristiques et les 60 000 juifs d’origines indiennes vivant en Israël renforcent les liens entre les deux pays. Il est incompréhensible que le gouvernement ferment le consulat de Bombay pour des raisons économiques. Les juifs du monde ont un rôle à jouer dans ces liens et c’est ce que font l’AIPAC, le Centre Simon Wiesenthal et l’American Jewish Comittee.
En raison de sa population et de sa croissance économique, le rapprochement avec l’inde devrait être un des objectif prioritaire de notre politique étrangère.


« Refuser de blanchir »

Auteur Yossi Sarid

Ancien député israélien, Yossi Sarid est ancien président du Meretz et ancien ministre de l’Éducation dans le gouvernement d’Ehud Barak.

Source Ha’aretz (Israel)
Référence

« Refusing to sanitize », par Yossi Sarid, Ha’aretz, 24 novembre 2003.

Résumé

Demain, je boycotterai la réception de Gianfranco Fini, vice-Premier ministre italien, par la Commission constitution, loi et justice de la Knesset, car je ne veux pas participer au blanchissement de fasciste, néo-fasciste et antisémite de tout ordre. En effet, Fini est le président de l’Alliance nationale, héritier des partis fascistes italiens. Le rêve de M. Fini est de devenir Premier ministre italien après la chute de Silvio Berlusconi en raison de ses ennuis judiciaires. Mais pour cela il doit se donner une image respectable, même si ces partisans continuent d’honorer la mémoire du Duce et qu’il avait affirmé, il y a quelques années, que « Mussolini état le plus grand homme d’État du XXe siècle ».
Si Israël, le pays du peuple juif veut blanchir Fini, c’est parce qu’il soutient la politique d’Ariel Sharon. Cela illustre bien l’hypocrisie de la guerre à l’antisémitisme du Premier ministre. Quand ce dernier s’est rendu en Italie la semaine dernière, j’avais voulu lui donner les œuvres de Primo Levi pour qu’il les donne à Berlusconi, lui qui a affirmé que « Mussolini n’a jamais tué personne. Mussolini envoyait les gens en vacances ». Étrangement, personne ne s’est indigné de cette phrase en Israël, mais on imagine les réactions suscitées si elle avait été prononcée par le président français ou un dirigent arabe et pas par un « ami d’Israël ». Dans le même temps, Israël a repris discrètement ses liens diplomatique avec l’Autriche bien que le parti de Jörg Haïder est encore dans le gouvernement. Cela n’est peut-être pas étranger aux intérêts financiers d’Ariel Sharon dans des banques autrichiennes.
La bataille contre l’antisémitisme doit être menée sur des bases solides ou nous perdrons notre légitimité. Pour moi, Fini reste persona non grata.


« La Turquie et la fracture de civilisations »

Auteur Kemal Dervis

Ancien expert de la Banque mondiale, Kemal Dervis est devenu ministre de l’Économie en Turquie, puis parlementaire (centriste atlantiste).

Source Le Figaro (France)
Référence

« La Turquie et la fracture de civilisations », par Kemal Dervis, Le Figaro, 24 novembre 2003.

Résumé

Samuel Huntington, dans le « Choc des civilisations », a cité la Turquie comme un exemple de « pays déchiré » entre Orient et Occident. Les récents bombardements qui ont ravagé Istanbul montre l’importance, pour la Turquie de surmonter la ligne de faille d’Huntington afin d’apparaître comme une démocratie prospère, laïque et stable et démontrer ainsi qu’il n’y a rien d’inévitable dans le « Choc des civilisations ». En frappant la Turquie, les terroristes démontrent qu’ils comprennent la nature mondiale de la lutte pour l’âme de la Turquie.
L’avenir du pays sera déterminé par les choix politiques des dirigeants nationaux mais aussi par des facteurs externes, au premier rang desquels on compte l’éventuel début des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne en 2005. Cette décision devra être prise en décembre 2004 en fonction des progrès réalisés par le pays pour remplir les critères d’adhésion.
Économiquement, politiquement et institutionnellement, la Turquie a besoin de l’intégration européenne et l’Europe doit ainsi prouver que le « Choc des civilisations » n’est pas inévitable, que les croyants de toutes religions et les athées peuvent construire ensemble le « projet européen », qu’une société majoritairement musulmane peut-être démocratique et laïque et que Grecs et Turcs peuvent surmonter leurs divergences comme l’ont fait Français et Allemands.
L’Europe a aidé les pays d’Europe centrale et orientale à sortir du communisme et va les intégrer dans l’Union européenne mais alors que son économie de marché et ses institutions démocratiques étaient bien plus développés que dans ces pays en 1990, la Turquie n’a pas bénéficié des mêmes encouragements. Si l’année prochaine, la Turquie remplissait les conditions d’adhésion, l’Union européenne doit accepter d’entamer les négociation sous peine de remettre en cause la transition démocratique du pays. Les États-Unis doivent également aider la Turquie dans ce sens et abandonner l’idée erronée de faire participer la Turquie à un nouveau « Moyen-Orient plus vaste ».


« Des guerres de choix »

Auteur Richard N. Haass

Richard N. Haass était directeur du planning du département d’État et coordinateur spécial pour l’Afghanistan jusqu’en juin dernier. Il est aujourd’hui président du Council on Foreign Relations.

Source Washington Post (États-Unis)
Référence

« Wars of Choice », par Richard N. Haass, Washington Post, 23 novembre 2003.

Résumé

L’une des leçons de base de la guerre en Irak est que les démocraties, et particulièrement la démocratie américaine, ne se confondent pas facilement avec un empire. L’empire repose avant tout sur le contrôle du centre sur la périphérie et cela nécessite de mener des guerres non pas pour des questions d’intérêt national mais pour des questions impériales. L’Irak est une de ces guerres.
La Seconde Guerre mondiale, la Corée, la Guerre du Golfe ou la guerre contre Al Qaïda sont des guerres de nécessité pour faire face à des agressions et ces guerres nécessaires font l’objet d’un vaste consensus dans l’opinion publique qui permet de faire accepter à la population les coûts financier et humain nécessaires. L’Irak est, au contraire, comme le Vietnam ou le Kosovo, une guerre de choix ce qui signifie qu’une alternative politique à la guerre existe et qu’il n’y a pas un large consensus à son sujet. Les exemples historiques démontrent que les États-Unis sont près à accepter des guerres de choix courtes et peu chères mais pas des guerres longues et coûteuses comme l’Irak.
C’est pour cette raison que l’administration Bush veut se désengager d’Irak et confier la direction du pays aux Irakiens. Cela est certes en partie motivé par la lassitude des Irakiens vis-à-vis de l’occupation mais la raison principale est domestique et cela aboutit à une réduction des ambitions de l’administration Bush en Irak.
Il faut, pour qu’une guerre de choix réussisse, que la population et le Congrès soient préparés psychologiquement aux coûts de la guerre, s’assurer d’obtenir un soutien international, et surtout ne pas sous-estimer le coût d’une telle guerre dont on ne peut jamais prévoir la durée.


« Choc culturel »

Auteur Brian C. Anderson

Ancien membre de l’American Enterprise Institute. Brian C. Anderson est rédacteur du City Journal, l’organe de presse du Manhattan Institute.

Source Los Angeles Times (États-Unis)
Référence

« Culture Clash », par Brian C. Anderson, Los Angeles Times, 23 novembre 2003.

Résumé

Le quasi-monopole de la gauche sur la fabrication de l’opinion et de l’information subit un coup d’arrêt liés à trois changements majeurs qui ont injecté les idées conservatrices au cœur des discussions.
Le premier événement a été l’émergence des télévisions câblées et principalement Fox News de Rupert Murdoch, une chaîne dont l’audience n’a cessé de croître depuis 1996 avant de monter en flèche le 11 septembre et d’être mise sur orbite par la Guerre d’Irak. Cette station d’information au discours conservateur est la première source d’information de 22 % des Américains, dont 32 % de centristes et 18 % de libéraux. Dans le même temps, on a vu se développer des émissions satiriques, comme « South Park », dont la vulgarité heurte les conservateurs mais dont la première cible sont les libéraux. Ces séries sont regardées par des jeunes, génération où l’on compte plus de soutien à la politique de l’administration Bush que chez leurs aînés, qui détestent le politiquement correct et soutiennent la politique étrangère actuelle.
L’autre bouleversement est le développement des sites Internet d’information qui ont contribué à casser le monopole des libéraux sur l’information. Parmi ces sites, les sites conservateurs ont une large audience et touchent surtout de jeunes lecteurs. Ces sites parviennent à déclencher des mouvements d’opinions qui sont, notamment, parvenus à faire annuler la diffusion d’une mini-série sur Ronald Reagan que les conservateurs jugeaient injuste avec l’ancien président.
Le troisième bouleversement vient du monde de l’édition où les conservateurs n’ont plus les difficultés qu’ils rencontraient à se faire éditer. Beaucoup pensent q’il s’agit d’une conséquence du 11 septembre mais cela est surtout une résultante des succès en librairie des ouvrages soutenus par les télévisions et les radios conservatrices. On assiste donc à l’émergence d’une sphère d’information non-libérale et cela va rendre les États-Unis plus conservateurs.


« Choc culturel »

Auteur Neal Gabler

Neal Gabler est chercheur au Norman Lear Center de l’USC Annenberg. Il est l’auteur de Life the Movie : How Entertainment Conquered Reality.

Source Los Angeles Times (États-Unis)
Référence

« Culture Clash », par Neal Gabler, Los Angeles Times, 23 novembre 2003.

Résumé

On a assisté cette année à de nombreuses victoires des conservateurs dans les médias aux États-Unis et certains s’imaginent qu’après avoir contrôlé l’agenda politique pendant des décennies, les conservateurs vont enfin dominer l’agenda culturel.
Il faut cependant observer que si l’on considère parfois le 11 septembre comme un événement qui a transformé la nation, la culture populaire après le 11 septembre ressemble énormément à ce qu’elle était avant cette date fatidique. La révolution conservatrice des médias tant annoncée n’existe pas mais il suffit qu’elle soit annoncée pour que cela fasse débat dans les médias et qu’on assiste à une apparente émergence d’un phénomène.
Il est vrai que le pays est de plus en plus conservateur mais il ne s’agit pas d’un raz de marée et les sondages démontrent qu’il n’y a pas de modifications significatives du nombre de personnes se définissant comme étant de droite ou de gauche aux États-Unis. Les conservateurs ont fait ce que les vedettes du monde du spectacle font depuis des années : donner de l’écho à un petit phénomène pour le présenter comme un événement majeur. La révolution conservatrice est en réalité un pseudo événement, cela ne leur permettra pas d’obtenir plus de soutien mais de faire croire qu’ils en ont déjà obtenu plus.


« La révolution hante le pays des monstres et des poètes »

Auteur Robert Parsons

Robert Parsons est ancien correspondant de la BBC à Moscou et un spécialiste du Caucase et du nationalisme géorgien. Le mois prochain, il prendra la tête des services géorgiens de Radio Liberty.

Source The Guardian (Royaume-Uni)
Référence

« Revolution haunts the land of monsters and poets », par Robert Parsons, The Guardian, 24 novembre 2003.

Résumé

Les événements du week-end en Géorgie ressemblent beaucoup à ceux de 1992 qui avaient amené au pouvoir Edouard Chevardnarze au lendemain de l’indépendance. Le départ d’Edouard Chevardnarze n’aurait pas dû se dérouler ainsi mais les Géorgiens ont sur lui un regard beaucoup plus critique que ne l’ont les Occidentaux qui se souviennent de son rôle dans la Guerre froide. L’ancien président géorgien a très vite perdu la confiance de son peuple après son arrivée au pouvoir.
Dans ce pays, le corruption est encore plus développée que dans les autres pays de l’ex-URSS et sape les efforts de réformes. La Géorgie est l’un des dix pays les plus corrompus au monde et Edouard Chevardnarze n’ arien fait pour lutter contre cette tendance malgré les demandes du FMI et de la Banque mondiale. Aujourd’hui, 60 % de l’économie géorgienne est issue de l’économie souterraine. La Géorgie est le pays qui reçoit la plus forte aide par habitant de la part des États-Unis après Israël. Du temps de l’URSS, elle disposait de la population la mieux instruite. On peut donc penser qu’elle ne manque pas de ressources. Reste à savoir ce que fera la nouvelle génération de politiciens.
Le nouveau président sera sans doute Misha Saakashvili, ancien ministre de la Justice de Chevardnadze. Il a promis que l’armée russe quitterait le territoire et de réunifier le pays. Il s’agit là de questions épineuses qui ont servis son discours populiste dans l’opposition. Cependant, pour se reconstruire, la Géorgie a besoin de Moscou et de Washington.


 



Thèmes
11 septembre 2001
11 septembre 2001
- Le programme qu’aucune télévision occidentale ne peut se permettre de diffuser

- 115 mensonges sur les attentats du 11 septembre

- Les méthodes de France2 pour discréditer la contestation du 11-Septembre

- L’ex-chef des services secrets pakistanais apelle à ouvrir l’enquête sur le 11-Septembre

- 11-Septembre : des journalistes parisiens désemparés par les propos d’un artiste incontrôlable

- + + +


Thèmes
« Administration Obama : le changement dans la continuité »
« Administration Obama : le changement dans la continuité »
- La Cour suprême appelée à suspendre l’élection de Barack Obama

- Économie : Obama choisit ceux qui ont échoué

- La Cour suprême des États-Unis doit statuer sur l’inéligibilité de Barack Obama

- Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama

- Un bon show ne fait pas une démocratie

- + + +


« 11 septembre, la faillite des médias » par David Ray Griffin


« La terreur fabriquée Made in USA », par Webster G. Tarpley


« L'effroyable imposture » suivi de « Le pentagate », par Thierry Meyssan


 

À propos du Réseau Voltaire - Contacts - RSS

  

Top