La réduction de la dette irakienne fait l’objet d’importantes négociations entre les États-Unis et les pays créanciers du Proche-Orient.
Le Qatar a ainsi annoncé, mardi 20 janvier 2004, qu’il allait renoncer à la plus grande partie des 4 milliards de dollars que lui doit l’Irak, et passer le reste par profits et pertes. Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères du Qatar, « l’État du Qatar va faire grâce de la plupart des dettes que lui doit l’Irak et envisage de remettre le remboursement de la somme restante à une date ultérieure et plus appropriée ». Il a fait ces déclarations au terme d’une rencontre avec le prince héritier du Qatar, Tamin Bin Hamad Al-Thani, et l’émissaire états-unien dans la région, James Baker.
James Baker s’est également rendu dans les Émirats arabes unis, à Abu Dhabi, afin de s’assurer de promesses de réduction de dettes. Il y a rencontré le prince héritier, le cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, qui a assuré que son pays souhaitait également aider l’Irak. Les informations divergent ensuite sur la question de la dette : selon Arab News, le prince héritier n’aurait pas mentionné explicitement ce sujet, tandis que d’après Gulf News, qui reprend des informations de l’agence de presse états-unienne Reuters, il aurait au contraire donné des garanties à James Baker quant à la volonté des Émirats à ouvrir des négociations sur la dette irakienne, « dès qu’un gouvernement sera élu [en Irak], à condition que le nouveau régime accepte de négocier »
Les dettes de l’Irak sont estimées à 45 milliards de dollars au profit des pays du Golfe, des sommes en général prêtées à Bagdad pendant la guerre avec l’Iran, de 1980-1988. L’Irak assure que l’argent leur a été accordé à titre de subvention.