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Communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères sur la libération des prisonniers détenus au Sahara

La libération des détenus marocains dans les camps de Tindouf ne clôt, en aucune manière, le dossier humanitaire du différend sur la question du Sahara, "puisque les cas de plus de 210 disparus marocains communiqués au CICR attendent d’être élucidés", a indiqué, samedi, un communiqué du ministère des affaires étrangères et de la coopération. Voici le texte intégral de ce communiqué :

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Rabat - "Au lendemain de la libération des derniers prisonniers identifiés, détenus depuis plus de 25 ans en territoire algérien, le royaume du Maroc voudrait réitérer ses vifs remerciements à tous les États, organisations régionales et internationales et personnalités qui se sont investis pour mettre fin à leur longue captivité et exploitation éhontée. En particulier, le Maroc tient à rendre un vibrant hommage au Comité international de la croix rouge (CICR) pour son action déterminée et son précieux concours. Il rappelle que la dernière libération conclut une série de quatorze autres opérations partielles, étalées sur plus de 18 ans et organisées par l’Algérie et le Polisario, au mépris de toutes les règles fondamentales du droit international humanitaire. En effet, et alors que les conventions de Genève de 1949 commandent la libération inconditionnelle et sans délais des prisonniers, immédiatement après la fin des hostilités actives, l’Algérie et le Polisario ont persisté à effectuer des libérations partielles, au gré de calendriers internationaux spécifiques et d’intérêts ciblés. Pour sa part, le royaume du Maroc s’est acquitté pleinement, en son temps, de cette obligation, comme en ont attesté les nations unies et le CICR, y compris la relaxe des prisonniers algériens. L’implication de l’Algérie, à différents stades et divers titres dans ce dossier est avérée et sa responsabilité, en tant qu’autorité exclusive sur le territoire algérien demeure entière et imprescriptible. Aussi, la communauté internationale ne se laisse-t-elle pas tromper par les commentaires émanant des véritables responsables de cette dramatique situation, sur lesquels se sont exercées des pressions croissantes et légitimes. De même, cette libération ne clôt, en aucune manière, le dossier humanitaire de ce différend, puisque les cas de plus de 210 disparus marocains communiqués au CICR attendent d’être élucidés, alors que le Maroc a, quant à lui, fourni des réponses précises et des explications détaillées sur la quasi-totalité des cas qui lui ont été soumis. Le gouvernement de sa majesté le roi appelle la communauté internationale à poursuivre ses efforts pour élucider, dans les meilleurs délais, le sort de tous les disparus marocains et à se pencher sur la situation et les conditions qui prévalent réellement dans les camps de Tindouf en Algérie, et pour répondre aux profondes aspirations au retour au royaume des populations qui y sont retenues. Enfin, le royaume du Maroc se félicite des multiples appels lancés, ces derniers jours, par les partenaires de la région du Maghreb en faveur de la recherche, sous l’égide de l’ONU, d’une solution politique définitive et acceptable par toutes les parties, et de la relance, à cette fin, du dialogue entre l’Algérie et le Maroc".

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