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Tribunes et décryptages - 31 mars 2004
La CIA européenne, un faux nez de l’OTAN

Décryptage

Le bilan de Washington est globalement positif : Zalmay Khalilzad, ambassadeur spécial des États-Unis pour l’Afghanistan et l’Irak, se félicite dans l’International Herald Tribune des progrès accomplis en Afghanistan. Et appelle les participants à la prochaine Conférence de Berlin à se montrer généreux pour financer la poursuite de cette entreprise. On souhaiterait pour partager son optimisme s’assurer que le mouvement actuel de suicide de femmes en Afghanistan n’a pas l’ampleur qu’on lui prête et que la vie quotidienne s’est vraiment améliorée.
Tous les problèmes ne sont cependant pas réglés : Milton Bearden, ancien chef de poste de la CIA au Soudan, puis responsable des opérations secrètes en Afghanistan jusqu’à sa retraite en 1994, évalue l’intervention de l’armée pakistanaise dans la zone tribale. Dans l’International Herald Tribune, il rappelle qu’aucun envahisseur n’a jamais réussi à contrôler cette région, ce qui a profité à la CIA contre les Soviétiques, et que l’armée pakistanaise n’y parviendra pas non plus, ce qui profitera à Al Qaïda.
En Irak aussi, il faut être persévérant : Deux anciens ministres républicain et démocrate, James R. Schlessinger et Thomas R. Pickering, soulignent dans le Los Angeles Times la nécessaire continuité dans la guerre et la reconstruction de l’Irak. Ils appellent donc les deux candidats à la Maison-Blanche, George W. Bush et John Kerry, à prendre l’engagement de poursuivre les efforts accomplis pour qu’aucune incertitude ne vienne affaiblir la mission actuelle des GI’s. Ainsi se comporte la classe dirigeante états-unienne : elle conçoit le débat électoral comme un moyen de réaffirmer des convergences et non d’opposer des alternatives.
Et d’une manière générale, il faut faire plus contre le terrorisme : Pour lutter contre le terrorisme, Élisabeth Guigou propose dans Le Monde d’unifier les principaux services de renseignement français : Renseignements généraux (renseignement civil à caractère politique), Direction de la sécurité du territoire (contre-espionnage civil) et Direction générale de la sécurité extérieure (service de renseignement et d’action militaire). Le nouvel organisme travaillerait avec Europol qui deviendrait une véritable agence de coopération du renseignement européen, elle-même articulée à ses homologues états-uniens. Observons que cette proposition n’est rien d’autre qu’une méthode pour parvenir à l’objectif requis par Washington d’un Conseil européen de renseignement de Justice intégré à l’OTAN que Madame Guigou et quelques autres présentent à tort comme une CIA européenne. Observons également que Madame Guigou propose de repérer dans les pays musulmans les groupes jihadistes en formation et de les « neutraliser », non pas la voie militaire, mais par la coopération. En clair, les Européens, à la différence des États-uniens, ne s’ingéreraient pas dans ces pays, mais confieraient le sale boulot aux régimes locaux. Pour faire passer cette pilule amère, l’ancienne ministre socialiste ne manque pas de préconiser aussi un travail sur le long terme d’aide à la démocratisation et au développement.

Avec un art rafraîchissant de la logique, José Vidal-Beneyto s’appuie sur les thèses du moment pour battre en brèche les conclusions qu’on en tire habituellement. On admet communément qu’il convient de renforcer les mesures anti-terroristes en Europe après les attentats de Madrid ? Pas du tout, rétorque le philosophe dans Le Monde : l’Espagne est l’État qui s’est doté de la législation la plus dure en la matière. Les attentats de Madrid n’ont donc pas démontré que la défense européenne était insuffisante, mais que les législations d’exception ne fonctionnent pas. On les savait liberticides, on les découvre inutiles. De même, on admet communément que, pour en finir, il faut intensifier la guerre contre le terrorisme. Faux, poursuit le philosophe : l’ennemi n’a jamais été aussi fort depuis les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Ce qu’il aurait fallu faire, ce n’est pas unifier les partisans de Ben Laden et de Saddam Hussein dans un même combat, mais au contraire les dresser les uns contre les autres.

Enfin, le fondamentaliste juif Dmitry Radyshevsky énonce dans le Jerusalem Post quelques conseils pour la communication israélienne. L’effet stigmatisant du terme occupation ne peut être contré qu’en utilisant un mot plus terrifiant encore, celui de génocide. Ainsi, lorsque l’État juif est mis en cause pour son occupation des territoires palestiniens, il faut répondre que c’est une mesure indispensable pour prévenir le génocide de ses citoyens. Il faut donc entretenir la confusion entre remise en cause du caractère exclusivement juif de l’État d’Israël et volonté d’extermination des juifs.

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31 mars 2004

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Auteurs et sources des Tribunes et décryptages

« Afghanistan : un futur dans lequel le monde devrait investir »

Auteur Zalmay Khalilzad

 Ancien élève d’Albert Wohlstetter, puis assistant de Paul Wolfowitz dont il rédigea la doctrine des États-unis unique super-puissance, Zalmay Khalilzad est expert des mouvements islamistes au département d’État pendant la première guerre d’Afghanistan et la Guerre du Golfe, puis chercheur à la Rand Corporation et conseiller d’Unocal en Asie centrale. Il fut l’un des fondateur du Project for a New American Century et dirigea l’équipe de transition du président Bush au Pentagone. Il est aujourd’hui ambassadeur spécial en Irak après l’avoir été en Afghanistan.

Source International Herald Tribune (France)
Référence « Afghanistan : A future the world should invest in », par Zalmay Khalilzad, International Herald Tribune, 31 mars 2004.

Résumé Alors que les donateurs internationaux se rassemblent à Berlin pour une conférence sur l’Afghanistan, ils devront tenir compte des progrès réalisés et investir encore davantage.
D’ores et déjà, une constitution a été adoptée et les élections auront lieu en septembre. Les Afghans deviennent des partenaires plus forts dans la guerre contre Al Qaïda, les extrémistes talibans et d’autres terroristes. La création de la nouvelle armée afghane se poursuit et 16 000 hommes seront entraînés en 2004. Dans le même temps, 30 000 policiers seront formés. Le ministère de la défense s’est engagé à transférer les armes lourdes à la seule armée afghane et à désarmer 40 % des milices d’ici juin.
Bien que les indicateurs économiques et sociaux pour l’Afghanistan restent faibles, le taux d’alphabétisation stagne à 20 % et l’accès aux soins de base est de 15 %, des centaines d’écoles et de cliniques seront ouvertes dans le pays cette année. En 2004 et 2005, 815 miles [1] de routes seront construites et des milliers de villes et villages seront raccordés au réseau routier. Aujourd’hui, l’économie afghane légitime a une croissance de 20 % par an et les Afghans ont confiance en l’avenir. Tous ces éléments bénéfiques sont le fruit de la coopération multilatérale. Nous devons encore nous attaquer à la production d’opium et revenir à des chiffres acceptables sur les questions sociales.
Cela nécessite un engagement de 5 à 10 ans et de surtout ne pas refaire l’erreur qui avait été commise après la fin de l’occupation soviétique quand le monde a tourné le dos à ce pays.

« Alexandre le grand a aussi eu des problèmes ici »

Auteur Milt Bearden
Milt Bearden est ancien responsable de haut rang à la CIA ayant participé aux opérations de l’agence en Afghanistan et au Soudan. Il a été numéro deux de la division Europe de l’Est/ Union soviétique au siège de Langley dans les années 80. il est coauteur avec James Risen, journaliste spécialisé sur les questions de renseignement au New York Times, de The Main Enemy : The Inside Story of the CIA’s Final Showdown With the KGB.

Source International Herald Tribune (France)
Référence « Alexander the Great also got in trouble here », par Milt Bearden, International Herald Tribune, 31 mars 2004.

Résumé Il y a un endroit au Pakistan appelé la Federally Administrated Tribal Areas qui regroupe sept « agences » tribales le long de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan où vivent six millions de personnes sur un territoire inhospitalier de 27 000 kilomètres carré. Parmi les populations qui y vivent, on compte des pachtounes, une population qui vit là depuis 20 000 ans, qui est armée jusqu’aux dents et qui a un grand sens de la territorialité.
Alexandre le Grand , les Mongols, les Britanniques et les Soviétiques ont échoué dans leurs tentatives de dominer ces populations. Elles ont toujours vécu comme elles l’entendaient en se moquant des règles qu’on voulait leur imposer ou des frontières qu’on voulait fixer. Elles continuent d’ignorer la « ligne Durand », la frontière fixée par les Britanniques entre « l’Inde », aujourd’hui le Pakistan, et l’Afghanistan.
Cette fois, c’est l’armée pakistanaise qui pénètre dans cette zone pour en chasser ce qui est décrit comme « des terroristes étrangers » et notamment le numéro deux d’Al Qaïda, Ayman Al-Zawahiri. On affirme aujourd’hui que le dirigeant du Mouvement islamique d’Ouzbékistan, aurait également pu se trouver dans ces territoires, mais s’est échappé, probablement blessé. J’ai assisté, en tant qu’officier de la CIA, à la fin des tentatives soviétiques dans la région et je sais par expérience comment se terminera l’offensive pakistanaise : on entend déjà, de ci de là, des « mission accomplie ! » et les troupes envoyées là-bas ont déjà perdu 60 hommes. Nous sommes pourtant dans l’incapacité de mesurer les résultats de l’opération et chacun va retourner d’où il vient.

« Laisser l’Irak en dehors de la politique »

Auteurs James Schlesinger, Thomas R. Pickering

 Ancien directeur de la CIA, James R. Schlesinger a été secrétaire à l’Énergie de Jimmy Carter et secrétaire à la Défense de Richard Nixon et de Gerald Ford. Il a été membre de la U.S. Commission on National Security/21st Century. Il est conseiller dans le cabinet Lehman Brothers et président de la MITRE Corporation. Il a présidé la récente commission d’enquête "indépendante" sur les opérations de détentions du Pentagone, chargée d’enquêter sur les abus contre les prisonniers en Irak.

 Thomas R. Pickering a été sous-secrétaire d’Etat dans l’administration Clinton et ambassadeur à l’ONU. Il est aujourd’hui vice-président pour les relations internationales de Boeing

Source Los Angeles Times (États-Unis)
Référence « Keep Iraq Above Politics », par James R. Schlesinger et Thomas R. Pickering, Los Angeles Times, 30 mars 2004.

Résumé Dans les mois à venir, George W. Bush et John Kerry vont s’affronter sur de nombreuses questions de sécurité nationale critiques dont la pertinence du déclenchement de la Guerre d’Irak et l’efficacité de nos efforts depuis la fin des combats. Mais qu’importe ce qui les oppose sur les décisions passées, ils ne doivent pas perdre de vue notre intérêt national dans l’Irak de l’après-guerre. L’année électorale ne doit pas nous autoriser à détourner l’engagement états-unien en faveur de la reconstruction et de la sécurité.
Les États-Unis n’ont pas d’alternatives : ils doivent rester engagés en Irak. Notre échec risquerait de déclencher une guerre civile ou une guerre d’influence entre les voisins de l’Irak. Le désengagement représenterait un échec politique monumental pour les États-Unis et minerait notre crédibilité, notre puissance et notre influence dans la région et le monde. L’Irak est encore dans une phase de transition et a besoin du soutien états-unien. Malheureusement, de plus en plus de citoyens états-uniens veulent un désengagement rapide. Le débat sur les armes de destruction massive semble avoir persuadé de nombreux Américains que c’était une erreur d’entrer en guerre, affectant par extension leur vision de l’après-guerre.
Il faut que les Irakiens aient confiance en notre détermination sous peine d’affaiblir les forces démocratiques. Bush et Kerry doivent réaffirmer leur volonté de soutenir financièrement et militairement notre engagement en Irak.

« Comment l’Europe peut agir »

Auteur Elisabeth Guigou

 Elisabeth Guigou est ancienne ministre française de la Justice puis des Affaires sociales du gouvernement Jospin (1997-2002). Elle est députée socialiste de Seine-Saint-Denis.

Source Le Monde (France)
Référence « Comment l’Europe peut agir », par Elisabeth Guigou, Le Monde, 31 mars 2004.

Résumé À Madrid, le souffle du 11 septembre a atteint le sol européen. L’Europe doit répondre de façon cohérente face à une menace diffuse et insaisissable. On la nomme Al Qaïda, mais c’est en réalité une nébuleuse de groupes aguerris qui n’ont plus besoin d’impulsion ou d’organisation centralisée. À cette menace, l’Europe doit opposer une force de frappe policière et judiciaire. Elle doit aussi remédier à l’inapplication des décisions prises en coopération et à l’absence de partage des informations collectées par les services de renseignement nationaux.
Il faut commencer par appliquer les décisions prises en créant des équipes pénales dans un ou plusieurs États membres, en appliquant le mandat d’arrêt européen et la convention de 2000 autorisant les écoutes téléphoniques transfrontalières et le contrôle des flux financiers. Il faut aller plus loin en créant un organisme européen garantissant l’échange des renseignements collectés par les différents services nationaux. Ce centre travaillerait en collaboration avec Europol. Un tel système obligerait la France à fusionner les RG, la DST et la DGSE en une seule et même agence de renseignement. On notera que les suspects des attentats de Madrid avaient déjà été cités dans des enquêtes, il faut donc une meilleure transmission des renseignements et le projet de Constitution devrait être plus précis sur l’obligation de faire travailler ensemble les services de renseignement. Nous devons également constituer un corps européen de gardes-frontières des 25 pays membres et nous devons, face au terrorisme, décloisonner nos renseignements avec ceux des États-Unis.
Il faut également développer Eurojust, organisme qui devrait recevoir une copie de chaque dossier ouvert sur une enquête terroriste. Cette coopération doit être particulièrement soutenue sur les enquêtes sur les réseaux financiers du terrorisme et il faut en finir avec le secret bancaire. Il faut également que l’Union européenne mette en place une coopération avec les systèmes judiciaires des pays où se développent les groupes terroristes, mais à la différence avec les États-Unis il doit s’agir d’un partenariat et pas d’opération militaire. Il faut aider financièrement ces pays. L’Union européenne doit combattre le terrorisme dans le respect de la démocratie.

« Les armes contre la terreur »

Auteur José Vidal-Beneyto

 Ancien coordinateur de la résistance antifranquiste en exil, José Vidal-Beneyto dirige le Collège des hautes études européennes Miguel-Servet à Paris. Il est chroniqueur pour El Pais et président de la Société des amis du Monde diplomatique.

Source Le Monde (France)
Référence « Les armes contre la terreur », par José Vidal-Beneyto, Le Monde, 31 mars 2004.

Résumé Du fait de sa position géographique, l’Espagne est un des pays occidentaux les plus connus dans le monde arabe et les rapports se partagent avec intensité entre amour et haine et entre rivalité et coopération. La fin de la colonisation espagnole en Afrique du Nord a ouvert une période d’amitié de 70 ans que n’est même pas venue démentir la période franquiste. L’élément déterminant dans ces relations est la présence musulmane de sept siècles en Espagne qui fait du pays un intermédiaire privilégié entre l’Europe, voire l’Occident, et le monde arabe.
Dès lors l’alignement de l’Espagne sur la politique étrangère nord-américaine, malgré l’opposition presque unanime de la population, ne pouvait manquer d’être perçue par le monde arabe et musulman comme une agression inattendue et imméritée. Cela a entraîné une attaque d’Al Qaïda contre notre pays. La confusion causée par ces attentats a été accrue par la menace permanente d’ETA et la tenue d’élections législatives trois jours après les attentats. L’usage politicien qui a été fait de ces attentats par le Parti populaire et les nouveaux mensonges proférés par le gouvernement, succédant à ceux sur les armes de destruction massive irakiennes, a entraîné sa défaite.
Certains relais de l’administration Bush ont présenté la victoire du PSOE comme celle d’Al Qaïda, amalgamant la gauche et les terroristes, et les Espagnols comme des fuyards, mais la seule question qui vaille d’être posée est : comment pouvons nous combattre le terrorisme ? Les faits du 11 mars prouvent à l’évidence que si un État en lutte depuis presque 30 ans contre la terreur politique n’est pas en mesure d’éviter un massacre de cette ampleur, c’est que la tactique de défense en aval et le développement des moyens de contrôle-répression ne peuvent en finir seuls avec la violence terroriste. Il faut agir en amont et collaborer avec les gouvernements arabes et musulmans.
Si notre but était réellement d’en finir avec Al Qaïda, alors il aurait fallu se servir de Saddam Hussein contre Ben Laden comme George Bush père l’a utilisé contre l’Iran ou les communistes. Nous devons mettre un terme à notre arrogance économique et mettre en place un partenariat avec les pays du Sud. Nous devons lutter contre le financement du terrorisme en combattant les paradis fiscaux.

« Combattre un mot avec un mot »

Auteur Dmitry Radyshevsky
Dmitry Radyshevsky dirige la Michael Cherney Foundation, une organisation créée par Michael Cherney, ancien oligarque présenté parfois comme le « parrain des parrains de la mafia russe ». Il a été le directeur exécutif du Sommet de Jerusalem.

Source Jerusalem Post (Israël)
Référence « Fighting word with word », par Dmitry Radyshevsky, Jerusalem Post, 31 mars 2004.

Résumé Un de mes amis, journaliste israélien, a été récemment invité sur une radio américaine à participer à un débat avec un Arabe américain et comme dans beaucoup de ces débats, le côté juif avait perdu d’avance face à l’emploi répété du mot « occupation ». Le terrorisme est condamné, mais on condamne plus encore « l’occupation » israélienne, mot qui est opposé à tous les arguments avancés. Les propagandistes anti-israéliens ont bien retenu les leçons du KGB.
Il y a pourtant un mot que nous devrions opposer à leur mensonge, c’est le mot génocide. En 1948, alors que les armées arabes s’attaquaient à l’embryon d’État israélien, Azzam Pasha, le secrétaire général de la Ligue arabe parlait d’une « guerre d’extermination », en 1967 Nasser appelait à la destruction d’Israël et Hassad à une guerre d’annihilation. Les mêmes propos furent tenus en 1973. Seule la crainte d’une nouvelle défaite ou d’une riposte israélienne utilisant les capacités nucléaires présumées de ce pays ont empêché les États arabes de mener de nouvelles tentatives. Pourtant, l’obsession de détruire Israël continue de croître chez les fondamentalistes.
Les cartes arabes continuent de ne pas montrer Israël et 55 ans de diabolisation des juifs dans le système éducatif et de propagande arabe ont mis en place le terreau psychologique nécessaire à un nouveau génocide. Israël doit rappeler ce danger immédiat dans toutes les conférences internationales appropriées. La conservation de la Judée, de la Samarie et de Gaza est nécessaire à la protection contre ce génocide en offrant une profondeur stratégique permettant de mobiliser les défenses du pays en cas d’attaque. Elle permet également aux Palestiniens de ne pas frapper trop directement les centres de la population israélienne. La conservation de ces territoires est nécessaire à la prévention d’un nouvel holocauste. Si vous voulez appeler ça occupation, vous le pouvez, c’est aussi une occupation, celle de l’Allemagne, qui a mis fin au génocide.
L’occupation, les checkpoints, les soldats israéliens et le « mur de séparation raciste » empêchent le génocide. L’occupation est même la seule chance des Arabes d’avoir une vie normale puisqu’on constate que le taux de mortalité augmente depuis que c’est l’Autorité palestinienne qui dirige les territoires.

 



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