(20 juin) - Le ministre cubain des Affaires étrangères Felipe Perez Roque est intervenu aujourd’hui au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, où il a signalé le symbolisme du fait que Cuba ait été élue par 135 voix, tandis que les États-Unis n’ont même pas posé leur candidature par crainte d’être sanctionnés par la communauté internationale.
Le ministre cubain a bien établi la différence entre le gouvernement des États-Unis et le peuple étasunien, lequel sera également représenté par la délégation cubaine auprès du Conseil, « notamment ses composantes victimes d’exclusion », a-t-il signalé.
« Le gouvernement des États-Unis n’a pas agi seul pour empêcher l’élection de Cuba au Conseil. Le gouvernement cubain connaît les moindres détails de l’accord secret passé à Bruxelles à travers lequel l’Union européenne s’engageait à ne pas voter pour Cuba et à travailler contre sa candidature », a dit Perez Roque dans son allocution.
A ceux qui demandent maintenant un « renouvellement nécessaire », et qui pourtant sont les mêmes qui ont fait échouer la Commission, le ministre cubain a rappelé ce dont on a besoin : de faits et non pas de mots.
« Nous espérons un changement d’attitude de l’Union européenne, qui a empêché l’année dernière une enquête sur les violations des Droits de l’homme à Guantanamo, qui a fait silence sur les vols secrets de la CIA à travers l’Europe, qui n’a pas sanctionné comme il le fallait les manifestations irrespectueuses contre d’autres religions », a-t-il dit.
Perez Roque a bien fait comprendre dans son allocution qu’on pouvait compter sur Cuba pour lutter pour la vérité et la transparence, pour le droit à l’indépendance et à la justice sociale, mais nullement pour condamner uniquement les pays du Sud et garantir l’impunité du Nord, ni pour punir ceux qui ne se soumettent pas.