Réseau Voltaire

Massacre à Beyrouth

La journée de « l’initiative arabe » pour le Liban, au Caire, ne s’est pas passée dans le calme. Des émeutes sanglantes ont éclaté dans la banlieue sud de Beyrouth, ou des manifestants désarmés, qui protestaient contre les coupures d’électricité, ont été réprimées dans le sang. Bilan : neuf morts et une cinquantaine de blessés. L’apparition de snipers inconnus a rappelé aux Libanais les pires moments de la guerre civile.

| Beyrouth (Liban)
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Tendances et événements au Liban

Crainte et angoisse après le massacre de Beyrouth et la réunion du Caire

La sanglante répression d’une manifestation pacifique dans la banlieue sud de Beyrouth et la réunion, au Caire, des ministres arabes des Affaires étrangères, consacrée au Liban, ont tenu les Libanais scotchés devant leur écran de télévision toute la journée de dimanche. Les analyses relèvent les observations suivantes :
- 1. Le bilan élevé de la répression (9 morts et une cinquantaine de blessés, atteints pour la plupart par balles) a provoqué un véritable choc politique dans l’opinion publique. Pourtant, les manifestants protestaient spontanément contre les coupures répétées du courant électrique, comme cela s’est produit à plusieurs reprises ces deux dernières semaines. Les régions connues pour soutenir l’opposition sont punies en étant soumises à un rationnement sauvage de l’électricité.
- 2. Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, s’est engagé à mener une enquête rapide et sérieuse pour déterminer les responsabilités, comme l’ont exigé le Hezbollah et le mouvement Amal. Les conclusions de l’enquête auront des conséquences politiques déterminantes, surtout que des informations sûres font état du déploiement de miliciens des Forces libanaises (de Samir Geagea) derrière les soldats de l’armée. Par ailleurs, de nombreux points d’interrogation ont été suscités par le comportement violent des militaires, notamment d’une unité de l’armée qui a traversé de bout en bout une des principales artères de la banlieue sud, loin du lieu de la manifestation, en tirant dans toutes les directions. Ce comportement surprenant a été filmé par les télévisions.
- 3. Sur le plan politique, la coalition pro-US du 14-mars a fait assumer à l’opposition la responsabilité des événements, alors que les principales formations de l’opposition (le parti du général Michel Aoun, le Hezbollah et le mouvement Amal) ont réclamé une enquête sérieuse pour déterminer les circonstances de ce qui s’est réellement passé. Des journaux ont indiqué que certaines parties tentent d’impliquer l’armée dans une confrontation sanglante avec l’opposition. Des médias ont fait état d’exactions perpétrés par les militaires qui ont fait preuve d’une violence disproportionnée face à de jeunes manifestants sans armes. Certains des morts étaient membres des comités de coordination d’Amal et du Hezbollah, chargés de contenir la manifestation.
- 4. La réunion du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères a abouti aux résultats suivants : Relance de l’initiative arabe de règlement de la crise libanaise ; retrait de l’interprétation avancée par Amr Moussa sur la composition du prochain gouvernement libanais, et qui rejoint celle du 14-mars ; prochain retour du secrétaire général de la Ligue arabe à Beyrouth pour tenter de relancer le dialogue entre le 14-mars et l’opposition dans l’espoir de trouver une plate-forme commune. Mais les chances de succès de Amr Moussa sont minces, surtout que les États-Unis veulent empêcher toute solution qui pourrait être considérée comme un succès pour l’opposition, après leur échec à Gaza.

Presse et agences à propos du Liban

AFP (AGENCE FRANCE PRESSE)
Des manifestations à Beyrouth et dans le sud du Liban pour protester contre les coupures d’électricité ont dégénéré dimanche en violences, faisant au moins sept morts et plusieurs blessés dans un pays plongé dans une grave crise politique.
Ces violences sont intervenues au moment où les craintes de dérapage augmentent dans un pays divisé sur le partage du pouvoir entre la majorité et l’opposition.
« Sept personnes ont été tuées dans les manifestations, quatre membres du Hezbollah, un d’Amal (deux partis d’opposition), un secouriste et un civil », a déclaré un responsable d’Amal sous couvert de l’anonymat.
Les violences ont éclaté lorsque des manifestants ont coupé en plusieurs endroits des routes dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah et d’Amal, et la principale route menant à l’aéroport international. Elles ont pris une plus grande ampleur après la mort du partisan d’Amal.
Des hommes armés ont ouvert le feu sur les soldats déployés en force qui avaient effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants, ont affirmé des témoins et des sources au sein des services de sécurité.
Il était cependant impossible de déterminer l’origine des tirs qui ont atteint les victimes. Certaines télévisions ont parlé de francs-tireurs cachés dans les immeubles environnants. Des sources au sein des services de sécurité ont fait état de 19 blessés dans les violences.
Selon les images de télévision, des petits groupes de manifestants ont occupé les voies de circulation, bloquant les voitures. Des bennes à ordures ont aussi été incendiées.
Certains manifestants étaient munis de bâtons et de barres métalliques et d’autres étaient armés. Plusieurs dizaines manifestaient entre les quartiers de Chiyah et Mar-Michael, dans le sud-ouest de la capitale. D’autres s’étaient rassemblés plus au sud avant de bouger dans différents secteurs.
L’armée a indiqué dans un communiqué avoir ouvert une enquête pour connaître les circonstances des incidents et identifier les responsables des tirs.
Dans le sud du pays, des dizaines de manifestants ont coupé brièvement les routes principale et secondaire entre les villes de Saïda et Tyr.
Ces violences sont les plus sanglantes depuis les affrontements de janvier 2007 entre partisans des deux camps rivaux qui avaient fait sept morts.
Le Premier ministre, Fouad Siniora, a décrété lundi jour de deuil national et ordonné la fermeture des écoles et des universités.
La majorité accuse l’opposition d’utiliser les manifestations à des fins politiques. Mais celle-ci dément. « Les partis de l’axe syro-iranien ont sciemment voulu faire exploser la situation et répandre le chaos, a affirmé la majorité dans un communiqué. L’opposition qui répond aux ordres syro-iraniens, porte entièrement la responsabilité du sang versé », ajoute le texte.
Le député Ali Hassan Khalil, du mouvement Amal, a démenti tout lien de son parti avec les rassemblements. « La situation doit être maîtrisée, nous appelons tous les gens à rentrer chez eux », a-t-il dit à la télévision.
Un responsable des services de sécurité a estimé que les manifestations pourraient s’étendre dans les jours à venir. « Seuls les hommes politiques peuvent décider de retenir leurs partisans ou de leur donner le feu vert pour semer le chaos, a-t-il dit sous le couvert d’anonymat. Tout porte à croire qu’il y aura une escalade et que ces manifestations seront notre pain quotidien ».

• Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et les chefs de diplomatie égyptien, saoudien, qatari, omanais et syrien ont mené à huis clos des concertations intensives au cours des dernières heures, pour essayer de régler le différend portant sur la répartition des portefeuilles ministériels au sein du futur cabinet libanais. Il semble que des divergences aiguës soient apparues dès samedi soir entre les ministres saoudien, Saoud Fayçal, et égyptien, Ahmad Aboul Gheit, d’un côté, et le chef de la diplomatie syrienne Walid Moallem de l’autre. La journée d’hier a alors connu une valse diplomatique menée par les 5 ministres arabes directement concernés et par le patron de la Ligue.
Mais les 22 ministres de la Ligue se sont enfin réunis avec plus de deux heures de retard, alors que les émeutes avaient déjà éclaté dans les rues de Beyrouth, avant de gagner la Békaa et le sud du pays. Le représentant de l’Arabie saoudite, le prince Saoud Fayçal, visiblement agacé, a quitté la séance avant sa fin, refusant de répondre aux questions de la presse. Il s’agit probablement d’un signe reflétant les tensions entre Riyad et Damas. D’autant que, selon certaines sources, la menace de l’Égypte et de l’Arabie saoudite de déplacer le prochain sommet arabe, qui doit se tenir à Damas en mars prochain, devenait plus précise.
Le conseil ministériel de la Ligue a fini par publier un communiqué commun en sept points. En premier, les ministres arabes ont réitéré « leur soutien unanime à l’initiative de la Ligue », et affirmé qu’« ils continueront de déployer des efforts pour permettre l’application des tous les points de ce plan ». Ils ont également salué les efforts déployés par Amr Moussa et exhorté les parties libanaises à « poursuivre les rencontres entre l’opposition et la majorité, qui ont été amorcées par le secrétaire général de la Ligue, et à élire le candidat consensuel le général Michel Sleimane dès la prochaine séance parlementaire, prévue pour le 11 février ». Ils ont également appelé la majorité et l’opposition à mener « des consultations pour parvenir à un accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et commencer à travailler pour l’élaboration d’une nouvelle loi électorale dès la formation du (nouveau) gouvernement ».
Les ministres arabes ont en outre mandaté le secrétaire général de la Ligue pour « aider les parties libanaises à régler leurs différends portant sur la composition du prochain gouvernement et à élaborer une entente entre elles ».

L’ORIENT-LE JOUR (QUOTIDIEN FRANCOPHONE PROCHE DU 14-MARS)
Les démons de la discorde tentent de rallumer les feux de la guerre civile.

AD-DIYAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Les affrontements de lundi nous ont ramenés aux pires heures de la guerre civile.

Déclarations des leaders libanais

SLEIMANE FRANGIE, UN DES LEADERS CHRETIENS DE L’OPPOSITION
Le recours à la rue est une probabilité, mais pas à la manière des manifestations qui ont eu lieu le 23 janvier de l’année précédente. Cette fois-ci, elles seront plus utiles et efficaces. Elles ne se limiteront pas à une seule manifestation que seront ciblées et connaîtront la participation de toutes les parties de l’opposition.
Le patriarche maronite doit faire en sorte de ne plus offrir la tribune du siège patriarcal à ceux qui veulent faire des déclarations et se faire photographier car cela « ternit l’image du patriarcat.
Le tribunal international relève désormais d’une décision internationale. Mais pourquoi le Liban financerait un procès international pour le compte de Rafic Hariri uniquement en excluant des victimes telles que l’ancien Premier ministre, Omar Karamé, et le leader chrétien Dany Chamoun. Je ne suis certainement pas opposé au tribunal, mais je suis surtout en faveur de l’équité et de l’entente.
L’opposition n’acceptera pas d’être éliminée de l’échiquier politique. La majorité affirme que la situation chrétienne est en danger si l’élection du chef d’État n’a pas lieu. Quant à nous, nous assurons que le danger qui menace les chrétiens provient de la politique des chrétiens eux-mêmes. Ces derniers peuvent s’affirmer ou s’auto-éliminer du fait de la politique qu’ils pratiquent.
La majorité ne veut pas nous accorder le tiers de garantie pour la simple raison qu’elle cherche à faire passer le dossier de la privatisation du téléphone mobile qui apporte des bénéfices s’élevant à plus d’un milliard de dollars par an et veut également faire adopter la loi exemptant la société Solidere des taxes.

AHMAD FATFAT, MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS (14-MARS)
Le Liban vit une véritable situation de guerre. On tente de liquider les institutions de l’État. Ce qui fait assumer une lourde responsabilité aux États de la Ligue arabe ainsi d’ailleurs qu’à la communauté internationale. C’est avec cette clarté de vue qu’il faut analyser la situation.
Désormais, quiconque s’en prend aux FSI ou à l’armée doit être considéré comme coupable de haute trahison.

IBRAHIM KANAAN, DEPUTE DU BLOC DU GENERAL MICHEL AOUN
La preuve de notre bonne foi, c’est que nous ne sommes pas intervenus politiquement dans l’affaire des revendications ouvrières, en dépit de l’exploitation médiatique qu’en a fait le pouvoir et son équipe politique et médiatique. Il est clair qu’on veut nous y pousser, mais nous n’y aurons pas recours suivant leur timing.
Le risque d’une guerre régionale reste improbable, mais le Liban a de nouveau été transformé par les axes régionaux et internationaux en une scène de conflits.
Pourquoi le dossier de l’implantation des réfugiés palestiniens est-il actuellement relégué au second plan, surtout après les déclarations du président états-unien George Bush sur d’éventuelles indemnités aux réfugiés ?

WIAM WAHHAB, RESPONSABLE DRUZE DE L’OPPOSITION
Des entretiens ont commencé entre les leaders de l’opposition, notamment entre le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, et les autres leaders. Ces rencontres visent à mettre au point un plan d’action qui entrera en vigueur dès que s’arrêteront les initiatives arabes et internationales. Ce plan sera bien étudié, global et ouvert, et ne sera donc pas limité à deux ou trois jours.
Les États-uniens minent toutes les initiatives de l’intérieur. L’opposition n’acceptera pas la proposition de Amr Moussa sur une répartition de dix, douze et huit sièges dans le prochain gouvernement.
Nous ne procéderons pas à l’élection d’un président de la République si l’opposition n’obtient pas ce qu’elle veut. Nous n’avons aucune confiance dans leurs garanties. Même le général Michel Sleimane ne constitue pas une garantie tant qu’il n’est pas à la tête d’un bloc parlementaire.

Tendances et événements au Proche-Orient

Israël attend le rapport Winograd et sous-traite Gaza et la Cisjordanie

La question palestinienne, qui reste au cœur de l’actualité régionale, a enregistré ces dernières 48 heures les développements suivants :
- 1. Les pressions israélo-US s’intensifient sur l’Égypte pour la contraindre à refermer sa frontière avec Gaza après les brèches ouvertes par les habitants de la bande, asphyxiée par six mois de blocus.
- 2. La rencontre entre le Premier ministre israélien et le président de l’Autorité palestinienne n’a rien donné. Mahmoud Abbas n’a pas pu obtenir le soutien d’Ehud Olmert à sa proposition de remettre le contrôle des points de passage avec Gaza à l’Autorité.
- 3. Le discours israélien proposant de placer Gaza sous tutelle égyptienne et la Cisjordanie sous tutelle jordanienne prend de l’ampleur. Les voix qui qualifient cette option de « réaliste » se multiplient en Israël. Il s’agit d’une manière de surmonter l’échec israélien dans les territoires palestiniens et de tenter de liquider les mouvements de résistance avec la complicité et la participation directe des arabes dits « modérés ».
- 4. Chacun retient son souffle en Israël en attendant la publication du rapport Winograd relatif aux dysfonctionnements de l’armée lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Ehud Olmert et ses ministres commencent à réfléchir chacun de son côté sur les moyens de sortir du pétrin. Selon certains milieux, le ministre de la Défense, Ehud Barak, envisage la formation d’un cabinet de transition.
- 5. Le mouvement Hamas et le comité de suivi formé après la conférence palestinienne de Damas ont commencé une vaste campagne placée sous le thème de l’unité nationale. Vendredi prochain a été décrété journée de solidarité avec le peuple palestinien avant la tenue du conseil des ministres des Affaires étrangères de la conférence islamique.

Presse et agences internationales

TECHRINE (QUOTIDIEN SYRIEN)
- Ahmad Ezzeddine
En dépit des brèches ouvertes dans le mur séparant Gaza et l’Égypte, permettant aux Palestiniens de s’approvisionner après huit mois de blocus total, l’image reste sombre en raison de la décision israélo-US de priver les Palestiniens de tous leurs droits. Les Arabes seront ainsi transformés en simple témoin de l’enterrement d’une cause demeurée centrale pour eux pendant plusieurs décennies.
Les Arabes, déchirés par les pressions US, n’osent même plus prononcer le mot « solidarité ». Aussi, ont-ils abandonné toute action commune et laissé aux autres le soin de gérer leur destinée et leurs affaires, même les plus vitales.

ABC (QUOTIDIEN ESPAGNOL, MONARCHISTE)
De crainte d’une attaque talibane, le Pakistan a déployé 10 000 hommes pour sécuriser ses installations nucléaires. Une enquête générale a été lancée sur tous les employés du système nucléaire pour s’assurer qu’ils n’ont pas de liens avec les insurgés.

THE DAILY TELEGRAPH (QUOTIDIEN BRITANNIQUE)
Le président Ahmid Karzai a retiré son soutien à Lord Ashdown qui ne pourra pas être confirmé comme représentant spécial de l’Onu en Afghanistan. Cette volte-face illustre la dégradation des relations entre Kaboul et Londres. Toutefois, selon Lord Ashdown, cette décision serait plutôt liée à des problèmes politiques internes. La presse afghane a lancé une violente campagne contre cette nomination, comparant Lord Ashdown à Sir William Macnaghten, qui essuya une terrible défaite militaire en Afghanistan en 1841. Londres pourrait proposer en second choix le général John McColl.

THE TIMES (QUOTIDIEN BRITANNIQUE, GROUPE MURDOCH)
Dans un rapport qui sera rendu public aujourd’hui [Voir document joint], la Commission de la Défense de la Chambre des Communes, dénonce la mauvaise gestion du personnel au sein des forces armées britanniques. Le choix d’affecter les ressources budgétaires à la construction d’armes particulièrement coûteuses a conduit à négliger depuis environ 7 ans l’augmentation des soldes. Il en résulte une grave crise de recrutement et des périodes trop longues de service en Irak et en Afghanistan.

THE GUARDIAN (QUOTIDIEN ESPAGNOL, MAJORITE PARLEMENTAIRE)
Le président Pervez Musharraf, de passage à Londres, a assuré que le Britannique Rashid Rauf, de Birmingham, détenu au Pakistan en attente de son extradition vers le Royaume-Uni, s’était évadé après avoir soudoyé ses gardiens. Rauf est soupçonné d’être le cerveau d’une opération manquée visant à détourner simultanément 10 avions de ligne au départ de Londres en août 2006. Cependant, son avocate doute de son évasion et affirme que le jeune homme est détenu par les services secrets pakistanais.

THE WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Sur plainte d’associations des droits de l’homme, la Cour suprême d’Israël a tenu dimanche une audience consacrée à la légalité de l’interruption de livraison de fuel à Gaza et des coupures d’électricité. Pour les plaignants, il s’agit d’une punition collective infligée à tous les habitants en violation des Conventions internationales. Au contraire, pour le gouvernement, il s’agit de mesures utiles à la lutte contre les groupes terroristes basés à Gaza.

THE NEW YORK TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Le gouvernement yéménite a relâché Jamal al-Badawi, un jihadiste d’Al-Qaïda impliqué dans l’attentat contre le destroyer USS Cole en 2000. Comme d’autres ex-terroristes, M. Badawi aurait juré allégeance au président du Yémen et serait devenu un informateur de la police. Cette libération a suscité l’irritation de Washington : les Etats-Unis estiment que la politique anti-terroriste du Yémen lui garantit l’absence de troubles sur son territoire, mais le transforme en base arrière pour des opérations dans d’autres pays.

THE LOS ANGELES TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Le secrétaire à la Défense Robert Gates a appelé à une gestion bipartisane de la guerre en Irak. Sa démarche, qui se situe dans la prolongation du rapport Baker-Hamilton, de la nomination du démocrate John J. Hamre à la présidence du Conseil consultatif de la politique de Défense, et de nombreuses consultations de parlementaires d’opposition, a peu de chances d’être entendue. En effet, la prochaine administration ne saurait être liée par les décisions de l’actuelle.

Documents joints

 

« UK Ministry of Defense Annual Report and Accounts 2006-2007 », House of Commons, 28 janvier 2008.


(PDF - 1.3 Mo)
 

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