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« Tendances de l’Orient »

Gaza conforte la dissuasion et confirme la justesse du choix de la Résistance

| Beyrouth (Liban)
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Gaza conforte la dissuasion et confirme la justesse du choix de la Résistance

Par Ghaleb Kandil

La confrontation actuelle dans la bande de Gaza entre la Résistance palestinienne et l’armée d’occupation israélienne a mis en relief une série de données qui pèseront lourd dans le cours de la guerre et dans la redéfinition des équations et des nouveaux rapports de forces dans la région.
Il ne fait plus aucun doute que la confrontation entre les peuples arabes et l’entité sioniste est conditionnée par l’équilibre de la dissuasion, établi ces dernières années par la Résistance, l’Iran et la Syrie. C’est à partir de l’an 2000 que cette stratégie a commencé à être mise en place, grâce à l’expérience accumulée lors des agressions israéliennes de 1993 et 1996. L’illusion s’effondre une fois de plus en 2012, à Gaza, comme elle s’était envolée en 2006, lors de la tentative de briser le dispositif de la Résistance et de la dissuasion, par l’alliance composée des États-Unis, de l’Occident, d’Israël et des pétromonarchies du Golfe. Cette même illusion s’était évaporée deux ans plus tard, en 2008, lorsqu’Israël a pensé pouvoir laver l’affront de 2006 au Liban, en attaquant Gaza. Mais ces deux guerres se sont terminées par des victoires libanaise et palestinienne, grâce au soutien multiforme syrien et iranien et aux immenses sacrifices consentis par les peuples libanais et palestinien. Près de 3 000 morts et 18 000 blessés lors des guerres de 2006 et 2008.
Les développements des six derniers jours montrent à quel point la structure de l’entité sioniste est fragile. De l’avis de la plupart des observateurs, Gaza, qui est sous blocus des côtés israélien et égyptien, développe une bonne capacité de dissuasion, et donne une idée de l’effondrement qui frapperait Israël si la guerre avait lieu, séparément, avec la Résistance libanaise, la Syrie et l’Iran. La situation serait une véritable catastrophe si la confrontation avait lieu simultanément avec tous les acteurs de l’axe de la Résistance. Cette illustration réaliste de l’équilibre des forces, constitue le plafond des équations de ce que l’Occident appelle le Moyen-Orient.
La guerre de Gaza fait la lumière sur les véritables objectifs escomptés du climat consécutif au « printemps arabe ». À travers l’organisation mondiale des Frères musulmans et des pétromonarchies du Golfe, l’Occident cherche à réaliser deux buts : affaiblir la relation entre le Hamas et les différentes composantes de l’axe de la Résistance, et lancer un guerre générale pour détruire l’État syrien. En faisant face à ces offensives malgré les pertes et les blessures subies, l’axe de la Résistance prouve que le choix de la Résistance est un changement historique irréversible, qu’il est difficile de briser quelle que soit l’importance des effectifs et des moyens mobilisés par les ennemis.
La sagesse dont ont fait preuve la Syrie, l’Iran et le commandement du Hezbollah vis-à-vis de l’ambiguïté affichée par le Hamas au sujet de la crise syrienne a montré sa justesse, en dépit du prix moral et matériel payé. Ces trois parties ont refusé de se laisser entrainer dans une polémique avec les compagnons d’armes, estimant que la contradiction principale reste avec Israël et que les liens structurels entre l’entité sioniste et l’Occident permettront de réajuster la boussole de certains milieux du Hamas et de colmater la brèche par laquelle les Occidentaux et leurs séides arabes et régionaux ont tenté de s’engouffrer, à la faveur dudit « printemps arabe ».

Déclarations et prises de positions

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah
« Nous dénonçons ceux qui veulent qu’on oublie notre passé et qu’on oublie le passé des autres. Ceux qui ont résisté contre Israël font aujourd’hui l’objet d’accusations, ils sont accusés d’être des traîtres et leur patriotisme est mis en doute, alors que ceux qui ont collaboré et combattu avec Israël, qui ont investi des villes et des camps palestiniens avec les Israéliens, s’emploient aujourd’hui à distribuer des certificats de patriotisme et veulent que les Arabes oublient leur passé de collaboration. Le Hezbollah a enregistré d’importants progrès qualitatifs face à Israël. Après la guerre de juillet 2006, les Israéliens reconnaissent aujourd’hui qu’il s’est formé un équilibre dissuasif avec le Liban. La Résistance a réussi a créer une situation fondée sur la dissuasion face Israël. Cette dissuasion se traduit par la formule résistance-armée-peuple. L’envoi du drone Ayoub au-dessus d’Israël a constitué un pas qualitatif important. L’objectif était d’obtenir des renseignements sur l’ennemi car, la collecte d’information est indispensable pour la dissuasion et sans les renseignements, les armes ne servent pas à grand-chose. Si Israël n’a pas réagi à l’affaire d’Ayoub, c’est parce qu’il s’est créé un équilibre dissuasif dont la conséquence est que les Israéliens ne peuvent plus agir comme par le passé. Au lieu d’être fiers de ce que nous avons fait, tout en soulignant qu’il aurait fallu en discuter dans le cadre de la stratégie de défense, ils ont multiplié les critiques et les attaques, alors qu’Israël lui-même n’a pas réagi. La passivité de la Ligue arabe, des pays islamiques, de la Conférence de la coopération islamique et de la communauté internationale, devant les agressions israéliennes est inacceptable. Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza est un défi pour les pays du printemps arabe. Que font la Ligue arabe et les pays islamiques au sujet de la situation à Gaza ? L’aviation israélienne a bombardé Khartoum, au Soudan. Quelle a été la réaction de la Ligue arabe ? Je soulève ces questions pour mettre en évidence le fait que ce qui préserve le Liban, ce sont les Libanais eux-mêmes, c’est l’équation Résistance-armée-peuple. L’attachement à la Résistance, aux armes de la Résistance, est une attitude morale et sage, tandis que brader la Résistance et les armes de la Résistance serait un coup de folie. Est-il concevable que certains des participants à la conférence de dialogue aient un passé de coopération avec Israël et qu’ils discutent du sort de la Résistance et de la stratégie de défense ? La Résistance fait preuve de grandeur d’âme en acceptant de dialoguer avec ce genre de personnes qui boycottent le dialogue. Quand ils voudront reprendre le dialogue, ils seront les bienvenus, sinon, tant pis pour eux. Est-il juste en outre que ceux qui ont combattu Israël soient exclus du dialogue portant sur la stratégie de défense, à l’instar du Parti communiste, de la Jamaa islamiya, du Mouvement de l’unification islamique et de l’Organisation populaire nassérienne ? À l’ombre de la tension dans la région et des combats en Syrie, si nous n’agissons pas de manière responsable, le pays risque d’imploser. La faction qui a tenté d’exploiter l’assassinat de Wissam el-Hassan à des fins politiques est irresponsable, de même que les accusations lancées contre le Hezbollah. Ceux qui ont accusé les chiites d’avoir assassiné le plus haut responsable sécuritaire sunnite, où veulent-ils en venir ? Ont-ils des preuves ? Les accusations sont basées sur des analyses, mais il peut y avoir plusieurs analyses. Dès les premières heures, ils ont accusé le Hezbollah alors qu’il y a l’hypothèse d’Israël, d’Al-Qaëda, d’une guerre des renseignements. Le blocage des routes, le déploiement d’éléments armés dans les rues et les provocations qui se sont étalées sur trois jours à la suite de l’assassinat de Wissam el-Hassan sont inacceptables. Et malgré cela, notre camp a fait preuve d’un sens aigu des responsabilités. Certaines parties au sein du 14-Mars œuvrent avec les forces étrangères pour provoquer une discorde entre sunnites et chiites au Liban. Certaines factions chrétiennes au sein du 14-Mars et au Courant du Futur cherchent à provoquer une conflagration entre sunnites et chiites. Saïda restera la capitale de la Résistance. Nous devons accentuer les concertations à tous les niveaux, au niveau des villages et des dignitaires, plus particulièrement entre sunnites et chiites. L’État doit assumer ses responsabilités lorsque les routes sont coupées ou lorsque des agressions se produisent. Nous rejetons les appels à la formation d’un gouvernement neutre ou de technocrates. La neutralité n’existe pas au Liban et n’a aucun sens. Au Liban, tout est politisé. Au 14-Mars je dis : « Vous voulez un nouveau gouvernement, retournez alors à la conférence de dialogue pour qu’on en discute. » Depuis 2005, il existe deux lignes de conduite dans le pays. Une faction déterminée prône le plus large partenariat possible, et une autre faction œuvre à la marginalisation et à l’élimination des autres. C’est sous la contrainte qu’ils ont accepté de former un gouvernement d’union nationale, car cela ne fait pas partie de leurs convictions. À Doha, nous avons réclamé un gouvernement d’union, et après la désignation de Najib Mikati, nous avons prôné un gouvernement d’union. Mais l’autre camp refuse le partenariat. »

Saad Hariri, ancien Premier ministre libanais, chef de l’opposition
« Je demande au gouvernement actuel : Où est la stabilité, l’économie, l’extension de la souveraineté de l’État ? Où se trouve le Liban d’abord ? Où est la confiance des pays arabes et du monde dans le Liban ? Le gouvernement a brandi le slogan de la dissociation avec les événements en Syrie, mais il ne l’applique pas dans la Ligue arabe. Le Hezbollah, qui est la partie essentielle de ce gouvernement, a reconnu publiquement envoyer des combattants en Syrie pour soutenir le régime, et le gouvernement n’a pas émis de commentaire sur le sujet. Je demande : Quel est le message que nous envoyons au peuple syrien lorsque nous soutenons le régime qui les tue ? Est-ce notre réponse à la façon dont le peuple syrien a soutenu les Libanais de 1982 jusqu’en 2006 ? Ce soutien n’était pas pour un parti ou un groupe. Il était pour tout le peuple libanais. Le régime syrien a persécuté les Libanais, mais nous avons des liens historiques avec le peuple syrien. Est-ce qu’un parti au Liban a le droit de décider que le régime d’Assad doit rester au pouvoir indépendamment de l’opinion du peuple syrien ? Certains disent que la stabilité dépend du maintien de ce gouvernement. Est-ce que cela signifie que la décision de la stabilité est dans les mains du Hezbollah et que le parti ferait exploser la stabilité si le gouvernement qu’il contrôle chute ? Dans ce cas, qui s’accroche au pouvoir et cherche à le conserver par tous les moyens possibles ? La communauté internationale n’a pas une position claire et détaillée. Ils prennent des positions générales et parlent de la nécessité de maintenir la stabilité. Il y a une sorte de confusion ou un manque de clarté. En fait, nous partageons avec la communauté internationale des principes communs, mais l’expérience nous a appris à agir suivant nos constantes puis que la communauté internationale découvre le bon sens de notre attitude et sympathise avec elle (...) C’est le Hezbollah qui a choisi la rupture. Nous étions en partenariat au sein du gouvernement, et le parti a décidé de tuer ce partenariat. Le Hezb a décidé et a choisi, et ses positions ont commencé à approfondir cette rupture qu’il a lancée. J’ai entendu des propos étranges, notamment un appel à tout le monde à la table de dialogue. Le dialogue est très beau, mais sur quelle base ? Franchement, je dis que la méthode adoptée par le Hezbollah nuit à la coexistence, et ne permet pas l’établissement de relations réelles, même entre les partis. Vous ne pouvez pas appeler les autres à dialoguer quand cela vous convient et critiquer les résultats du dialogue quand cela vous convient. De plus, l’élimination de l’autre est impossible au Liban. C’est pourquoi cela ne va pas. Je dis au Hezbollah que sa politique ne peut pas édifier un pays. N’avons-nous pas appris de l’aventure du 7 mai 2008 à Beyrouth ? Le Hezbollah doit être conscient de la gravité de ce que le régime fait, et de la gravité de son appui à un régime voué à tomber en raison de ce qu’il fait à son peuple. Je souhaite que le Hezbollah reconsidère sa politique intérieure et extérieure. Au Liban, on entend dire qu’un groupe chrétien du 14-Mars incite à la discorde sunnite-chiite, et que certains du Courant du Futur l’appuient. Ces propos sont absurdes, et sont une incitation à la discorde. En fait ce qui se passe, c’est que le gouvernement libanais, et depuis son arrivée, facilite et couvre le placement du Liban sur la ligne de tension. »

Samir Geagea, chef des Forces libanaises (14-Mars)
« Sayyed Hassan Nasrallah, notre projet est différent du vôtre. Nous sommes pour l’État auquel vous vous opposez. Les accusations que vous m’avez lancées s’appliquent surtout à vous-mêmes. Nous n’avons jamais été des Collaborateurs. Je ne nie pas que durant la guerre, Israël nous a vendus des armes. Toutefois, nul ne remet en cause la lutte des résistants du Hezbollah. Nous les respectons. Toute partie s’opposant à votre politique serait-elle collaboratrice ? Vous menez le pays au désastre. Vous obéissez aux ordres régionaux. Concernant le drone Ayoub, je me demande si l’objectif de la Résistance est de protéger le Liban ou l’Iran. Vous exacerbez les tensions entre sunnites et chiites et les chrétiens par de tels propos. Je ne suis nullement convaincu par un partenariat avec vous au sein du même gouvernement. La vie politique au Liban ne saurait être assainie que par l’arrêt de la machine à tuer. »

Cheikh Mohammad Rachid Kabbani, mufti sunnite de la République libanaise
« L’histoire du Liban est là pour l’attester à ceux qui ont la mémoire courte. Interrogez-la, elle vous parlera des guerres passées et révolues, auxquelles succèdent des guerres étrangement semblables, invitant les Libanais à s’entre-tuer à nouveau, pour que de nouveau chacun perde dans ces violences qui un frère, qui un proche parent, qui un voisin ou un être cher, lors de brefs combats la vie humaine devient bon marché face aux balles. Par le passé, nous nous sommes livrés à la discorde et nous nous sommes entre-tués follement sur la base de nos cartes d’identité. Il faut nous en souvenir aujourd’hui et refuser de nous laisser entraîner dans de nouvelles tueries réciproques. Cette fois, elles ne pardonneront pas. Se trompe lourdement qui cherche aujourd’hui à régler son différend dans la rue. Restons attachés à l’État libanais, à notre Constitution, à nos institutions. »

Événements

• Le quotidien Al-Akhbar rapporte, dans son édition de jeudi, que 3 000 cartouches de Kalachnikov ont disparu d’un dépôt appartenant aux Forces de sécurité intérieure (FSI) dans la région de Beddaoui, au Liban-Nord. Un sergent et trois agents des FSI ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête qui a révélé que les balles avaient été vendues à l’opposition syrienne armée. Le dossier n’a pas été déféré devant le tribunal militaire. Seules des sanctions disciplinaires ont été prises contre les agents impliqués.

• Les partis du 8-Mars et leurs alliés aounistes ont remporté les élections à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), raflant 56 sièges au Comité représentatif des étudiants (SRC), contre 35 sièges pour le 14-Mars, 16 sièges pour les indépendants et 2 sièges ex-æquo. L’année dernière, le 8-Mars n’avait remporté que 33 sièges face au 14-Mars qui en avait gagné 44. Le 8-Mars a remporté la totalité des sièges dans 3 des 7 facultés de l’AUB, et a aussi remporté la majorité des votes dans la faculté des arts et des sciences, toujours plus ou moins partagée avec le 14-Mars, et qui comporte un des plus grands effectifs d’étudiants.

• Dans un entretien au journal koweitien An-Nahar, le chef du parti Kataëb, Amine Gemayel, a affirmé soutenir le dialogue avec le 8-Mars, se positionnant ainsi contre la ligne officielle du 14-Mars dont il est l’un des piliers. « Nous sommes en faveur du dialogue et contre le divorce, a déclaré M. Gemayel. Tout politicien au Liban commettrait une grave erreur en rejetant le dialogue ». « Il est difficile de penser à une alternative au gouvernement avant sa démission », a indiqué M. Gemayel, soulignant que la meilleure solution serait « un cabinet de salut national ».

Revue de presse

As Safir (Quotidien libanais proche de la majorité, 15 novembre 2012)
Nabil Haïtham
Depuis le début du mandat patriarcal actuel, le 14-Mars subit des chocs successifs. Le premier a été la fin du rôle de levier pour ce mouvement que jouait l’Église à l’époque du patriarche Sfeir. Puis sont venus l’appel de Mgr Béchara Raï à établir un nouveau pacte social, ses positions à l’égard du printemps arabe et de la crise syrienne, ses mises en garde contre le danger qui entoure les chrétiens d’Orient, son attitude à l’égard des armes du Hezbollah, l’interdit de l’Église contre la loi de 1960, son appui au dialogue national initié par le président Sleiman pour dépasser les divisions actuelles. Le dernier choc a été provoqué par la rencontre exceptionnelle entre le patriarche maronite et une délégation du commandement du Hezbollah.
Cette rencontre a en fait constitué un double choc pour le 14-Mars. D’abord, en raison de l’accueil chaleureux réservé au parti à Bkerké. Ensuite, à cause de l’invitation adressée par le patriarche à assister à la cérémonie de sa consécration au rang de cardinal, au Vatican, le 24 novembre. Cette invitation est d’autant plus significative qu’elle intervient alors que les attaques du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, contre le Hezbollah, ont atteint leur paroxysme. Certains chrétiens du 14-Mars ressentent comme une provocation l’invitation adressée par le patriarche, surtout ceux qui se sont plaints, par écrit, au Siège-siège, des orientations de Mgr Raï. Ces milieux qualifient de décision erronée et précipitée le fait d’avoir invité le Hezbollah au Vatican. Car elle assure une couverture aux armes de la Résistance et à l’alliance entre Michel Aoun et le Hezbollah.
La réponse à ces interrogations et à ces critiques est venue des propos adressés par Mgr Raï à la délégation du parti, qui lui a transmis les félicitations du secrétaire général Hassan Nasrallah : « Nous serions heureux de vous avoir près de nous à Rome lors de la cérémonie, a dit le prélat. Lorsqu’il a visité le Liban, le pape Benoit XVI a été touché par le paysage libanais. Que vous soyez avec nous à Rome sera important pour nous et pour Sa Sainteté ».
En invitant le Hezbollah à Rome, Mgr Raï s’appuie donc sur une volonté vaticane et sur la traduction des orientations de l’Exhortation apostolique, notamment celles concernant le partenariat islamo-chrétien.
Le patriarcat maronite rejoint le Hezbollah dans ses craintes existentielles à l’ombre des changements accélérés au Machreq arabe, dans son refus de tout ce qui pourrait porter atteinte à la formule libanaise et à la présence des chrétiens en Orient.
Des sources proches de Bkerké assurent que le Hezbollah se sent concerné par la protection de la présence chrétienne, non pas en tant que communauté résidente mais en sa qualité de composante essentielle des sociétés dans tout l’Orient.

As Safir (14 novembre 2012)
Imad Marmal
Dans une interview accordée à As-Safir, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, déplore que l’assassinat politique soit devenu une partie des règles du jeu du 8-Mars dans sa confrontation avec le 14-Mars. Il a souligné que si le Hezbollah est pointé du doigt dans l’assassinat du général Wissam el-Hassan, ce n’est pas en raison d’un incident particulier isolé dans le lieu et le temps, mais parce qu’une série d’attentats et de tentatives d’assassinat ont eu lieu permettant de corroborer une telle accusation.
Geagea a d’emblée écarté l’implication d’Israël ou d’Al-Qaïda dans l’attentat d’Achrafié. Le premier ne fut même pas en mesure d’empêcher l’arrestation de ses collaborateurs, a-t-il dit, se demandant : comment pourrait-il alors être derrière l’assassinat d’el-Hassan ? En ce qui concerne l’organisation Al-Qaïda, Geagea a considéré qu’il ne pense pas qu’Al-Qaïda ait les moyens d’exécuter au Liban une opération d’une grande complexité comme celle qui a coûté la vie au chef de la SR de la FSI. Il a exprimé son scepticisme quant à la tentative d’attentat contre le général Michel Aoun et a minimisé l’importance des menaces proférées contre Nabih Berry. À la question de savoir si le 14-Mars refuse toujours l’élection de Berry à la présidence du Parlement dans l’hypothèse de la victoire de l’opposition aux élections, il a affirmé sur un ton ironique : le retour de Berry est envisageable au cas où il adhère au 14-Mars, ajoutant « si nous remportons les élections, nous choisirons les trois présidents ». Geagea a exprimé, en outre, son refus de rencontrer Michel Aoun et Sleiman Frangié, affirmant qu’une telle rencontre n’a aucun sens dans les circonstances actuelles. Interrogé sur la question syrienne, il a reconnu que son pari de voir le régime Assad chuter avant la fin de l’année courante s’est avéré perdant en raison du changement survenu au niveau des positions internationales.

An Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
Sarkis Naoum (15 novembre 2012)
Le Liban s’est engagé dans une phase de déliquescence bien avancée qui pourrait venir à bout de l’État et de l’ensemble des institutions, laissant ainsi le champ libre à la loi de la jungle qui fera la part belle aux considérations confessionnelles, sectaires et tribales. Ce verdict sans appel se base sur les conclusions de spécialistes en la matière, qui précisent que le gouvernement de Najib Mikati n’est pas responsable de ce pourrissement car tout a commencé dès 2005. Des pans entiers sont au bord du gouffre : les secteurs commercial, touristique, immobilier, industriel et agricole. Le secteur bancaire n’est pas non plus totalement épargné, quoiqu’il soit affecté dans une moindre mesure. C’est un dernier cri d’alarme aussi bien aux alliés qu’aux ennemis du Premier ministre Najib Mikati, car l’effondrement de l’État et de ses institutions portera préjudice aux uns et aux autres.

An Nahar (15 novembre 2012)
Ibrahim Bayram
Le discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, démontre que les forces du 8-Mars ont durci le ton à l’encontre du camp adverse. Ce discours constitue une escalade sans précédent de la part de Sayyed Nasrallah, surtout que l’on n’y retrouve aucune trace de diplomatie, ni aucune référence à la possibilité de rejoindre les autres à mi-chemin. Les propos de Sayyed Nasrallah au sujet du dialogue national comportent plusieurs messages, dont le plus important est celui adressé au président de la République Michel Sleiman, qui est disposé à aller bien loin pour ménager le camp du 14-Mars : Nasrallah a implicitement exprimé son rejet du laxisme et de la tolérance excessive à l’égard du 14-Mars, qui a pris le pli de boycotter le dialogue national à chaque fois qu’il décide de faire monter les enchères. Pour ce qui est des mises en garde du Hezbollah contre la discorde sectaire, dans le sillage des derniers incidents qui ont secoué la ville de Saïda, elles recèlent des accusations directes contre trois parties soupçonnées d’attiser cette discorde : certains chrétiens du 14-Mars, certains dirigeants du Courant du Futur, et certaines parties arabes. Sayyed Nasrallah a donc délibérément choisi de mettre les points sur les i et d’assurer que le jeu de l’autre camp, qui consiste à l’entraîner dans le piège de la discorde, est sans aucun effet.

An Nahar (15 novembre 2012)
Rosanna Bou Mouncef
Le président de la République, Michel Sleiman, est convaincu, selon ses visiteurs, de la possibilité de former un gouvernement qui recevrait l’aval de toutes les parties, et qui superviserait les élections législatives qui auront lieu à la date prévue. Mais malgré cela, des sources politiques craignent que le Liban ne soit conditionné, dans la période à venir, par une série de considérations qui sont les suivantes : une stabilité relative et précaire, qui n’empêchera pas le Liban de se balancer au dessus du gouffre, comme cela s’est produit à Saïda et avant cela à Tripoli ou avec l’assassinat du général Wissam al-Hassan ; un statu quo politique qui maintiendrait en place le gouvernement actuel, nonobstant ses réalisations ou son inactivité. Ce gouvernement reste meilleur que le vide prévisible et il est difficile de faire mieux dans la période actuelle. Le changement souhaité dépasse désormais le cadre local. Il est lié aux développements régionaux, surtout avec la poursuite des tensions entre l’Iran et le Golfe ; une situation économique qui se détériore. Les craintes d’une crise économique s’amplifient, surtout que les divisions politiques s’aggravent.

An Nahar (13 novembre 2012)
Radwan Akil
Les assassinats et les évènements survenus ces dernières années ont exacerbé les tensions sectaires entre sunnites et chiites. Les responsables du Hezbollah et du Mouvement Amal en sont conscients. Aussi, ne manquent-ils pas, à chaque occasion ou apparition politique ou médiatique, de mettre l’accent sur la nécessité de préserver l’unité islamique et de parer aux menaces de dissensions, dont personne ne sera épargnée.
Dans le sillage des incidents de Saïda, des responsables du 8-Mars ont affirmé que le commandement du Hezbollah ainsi que sa base populaire refusent de se laisser entraîner dans le piège de la fitna. Le Hezbollah tout comme le Mouvement Amal ont évité de répondre aux propos virulents tenus par cheikh Ahmad Al-Assir à l’encontre des dirigeants chiites, dont le président du Parlement et le secrétaire général du Hezbollah. Face à l’appel du 14-Mars à rompre avec le Hezbollah, le parti reste attaché au gouvernement de Mikati et déploie de sérieux efforts pour éviter tout dérapage vers une discorde.
Quelle est la position de Nabih Berry à l’égard des développements à Saïda et leurs répercussions sur le Sud ? Le président du Parlement réitère son appel au retour à la table du dialogue, affirmant qu’il fera de son mieux afin de parvenir à cet objectif. Il considère qu’en acceptant le dialogue, l’opposition sera en mesure de mettre la majorité dans l’embarras, soulignant que le dialogue favorisera le retour au calme et rétablira la stabilité politique et économique.

Al Akhbar (Quotidien libanais proche de la majorité, 15 novembre 2012)
Ibrahim al-Amine
Un coup dur a été asséné par Israël à la Résistance en Palestine. La liquidation de l’éminent jihadiste, Ahmad Jaabari, laissera des séquelles sur plusieurs plans, en particulier au niveau de la gestion du dispositif militaire du Hamas. Force est de constater que la question palestinienne aujourd’hui n’est plus palestinienne, mais égyptienne par excellence. Les tentatives d’occulter ce constat ne seront pas à même de juguler les questions qui se succèdent concernant la stratégie de l’organisation internationale des Frères musulmans, et de ses deux branches égyptienne et palestinienne, sachant que la 1ère détient les rênes du pouvoir en Égypte et la 2ème à Gaza. Certes, le gouvernement de l’ennemi ainsi que les deux institutions militaire et sécuritaire israéliennes ont assez de motifs pour lancer une offensive contre Gaza. Mais la question qui se pose est la suivante : comment Israël a-t-il eu l’audace de prendre une telle décision et de choisir comme cible le martyr Jaabari ? Sur le terrain, il s’avère que l’ennemi mise sur des capacités de renseignement et opérationnelles face à la croissance des capacités militaires de la Résistance en Palestine. Le fait que l’ennemi ait réussi à atteindre le martyr Jaabari et d’autres chefs militaires signifie qu’il est doté d’une supériorité au niveau des renseignements. Dans ce cadre, la question suivante s’impose : est-ce qu’Israël détient des données et des informations susceptibles de le rassurer que l’Égypte et le commandement des Frères musulmans n’ont aucune motivation ou détermination afin de prendre des positions qui peuvent être traduites sur le terrain, dans l’optique de changer la donne en Palestine et dans la région ? Des réponses franches sont attendues aux questions existentielles adressées aux Frères musulmans, d’autant plus que des informations liées aux concertations au sein du commandement des Frères ont filtré, selon lesquelles la priorité consiste à consolider le pouvoir des islamistes dans certains États et leur permettre d’accéder au pouvoir dans les pays où ils ne tiennent pas encore les commandes. L’Égypte, les Frères musulmans et le Hamas se trouvent aujourd’hui face à un choix difficile. Soit le Printemps arabe relèguera la Palestine aux oubliettes et lâchera la bride à Israël, soit il débouchera sur un changement positif qui sera bénéfique pour la rue arabe en général et la rue palestinienne en particulier. Tout simplement, la question adressée à ce camp est la suivante : êtes-vous ou non au cœur de la confrontation face à Israël ?

Al Akhbar (14 novembre 2012)
Selon des sources de sécurité, le chanteur Fadl Chaker (d’origine palestinienne, ndlr) a intensifié ses contacts avec des cadres du camp d’Aïn el-Héloué pour examiner avec eux la possibilité de recruter des combattants palestiniens pour l’organisation militaire que cheikh Ahmad Al-Assir projette de créer. Cette démarche intervient après que la vidéo sur les derniers accrochages de Saïda eut montré que les hommes d’Al-Assir souffrent d’un manque d’expérience militaire, bien qu’ils aient reçu un entrainement et des armes. Le chanteur, qui a mis un terme à sa carrière, tente de mettre à profit son argent, ses amitiés et l’influence de son frère Abou el-Abed Chmandour, responsable de Jund el-Cham, pour attirer d’anciens membres de ce groupuscule, de Fateh al-Islam et des habitants du camp.
Mais des sources palestiniennes assurent que les organisations palestiniennes présentes dans le camp s’emploient à dissuader les jeunes à s’impliquer dans le mouvement d’Al-Assir et d’éviter que le cheikh ne les utilise comme boucliers humains.
En attendant qu’Al-Assir reçoive le feu vert pour fonder son organisation militaire, la mosquée Bilal Ben Rabah, à Saïda, s’est transformée en chambre d’opération, sous prétexte de recevoir les condoléances. De mystérieux convois aux vitres teintées arrivent et partent, sans que l’on sache qui ils transportent. Al-Assir a également reçu la visite du député Khaled Daher, accompagné du prédicateur salafiste Daï el-Islam al-Chahal, et d’une délégation des Forces libanaises.

L’Orient-Le Jour (Quotidien libanais francophone proche du 14-Mars)
Scarlett Haddad (14 novembre 2012)
La discorde interne était attendue à Tripoli, c’est finalement à Saïda que le Liban en a eu un avant-goût. Une fois de plus, cheikh Ahmad al-Assir a créé l’événement, revenant à la une des médias comme l’homme qui met le Hezbollah au pied du mur et qui pose ses conditions. C’est ainsi, en tout cas, que le cheikh « rebelle » souhaite se présenter à l’opinion publique. C’est ainsi lui qui décide dans quels quartiers de Saïda et de ses environs le Hezbollah peut installer ses affiches et comment il doit célébrer « sa journée du martyr ». Plus même, cheikh al-Assir a décidé d’enterrer ses partisans tués au cours des incidents de dimanche dans un lieu public près de la mosquée Hariri à Saïda, sans même demander une permission des autorités. Sondée par les partisans du Courant du Futur, Mme Bahia Hariri avait d’ailleurs demandé à la municipalité de la ville de réagir mais celle-ci n’a pas bronché, jugeant le moment inopportun pour cela. Et si au cours des obsèques des deux hommes cheikh al-Assir a appelé au calme, ses partisans annoncent qu’il compte créer son propre mouvement de résistance, à la fois contre Israël et contre l’Iran et ses alliés libanais, estimant que l’État qui autorise la résistance du Hezbollah ne peut que « bénir » la sienne. Il deviendra ainsi réellement le chef de file de l’opposition au Hezbollah, cherchant à le battre sur son propre terrain, tout en menant un mouvement sunnite de protestation qui se veut plus efficace que ne l’ont été jusqu’à présent le courant du Futur et ses alliés. Parmi les proches de cheikh al-Assir, certains annoncent pour bientôt une déclaration tonitruante qui lui permettra de reprendre le flambeau de la lutte, à travers l’adoption de nouvelles mesures dont l’organisation éventuelle d’un nouveau sit-in et la fermeture de l’une des routes menant vers le Sud. Ce qui ne peut que déranger les mouvements du Hezbollah et de ses sympathisants.
Ses partisans affirment encore que cheikh al-Assir ne se comporte pas de façon impulsive, mais il aurait établi un plan bien étudié qui devrait lui permettre d’agir efficacement contre ceux qu’il considère comme « les ennemis des sunnites ». Il disposerait ainsi désormais de 200 à 300 éléments, armés et bien entraînés, sans parler du soutien populaire dont il croit bénéficier. Selon ses proches, dans son évaluation des incidents de dimanche, cheikh al-Assir estimerait ainsi avoir marqué des points en réussissant à entraîner le Hezbollah dans une confrontation même réduite, et en fixant des limites à son action. Il a aussi imposé sa décision sur le lieu de l’inhumation des deux victimes et il a bravé les décisions de l’État libanais – dont le ministre de l’Intérieur avait déclaré la veille que toute apparence armée serait interdite – en s’exhibant aux obsèques entouré de gardes du corps armés jusqu’aux dents. Enfin, il a poussé le chef du Hezbollah à lui répondre même indirectement, dans son dernier discours, lorsqu’il a réaffirmé que Saïda restera le fief de la résistance.
Toutefois, cette approche devrait être nuancée. D’abord à Saïda même, puisqu’une grande partie des habitants a été dérangée par l’action de cheikh al-Assir et de ses hommes. Les films amateurs diffusés par les chaînes de télévision sur les incidents de dimanche ont d’ailleurs montré aux téléspectateurs des voitures qui arrivent en trombe et déversent des hommes en armes qui se mettent à tirer et à essuyer des tirs. Autrement dit, il s’agit plus d’un comportement milicien que de celui d’une résistance organisée et disciplinée. De plus, tout comme les habitants de Tripoli, ceux de Saïda aspirent à la tranquillité et à la prospérité. Or les premiers à pâtir des agissements du cheikh, notamment la fermeture des routes et les incidents armés, sont les habitants de la ville, et en particulier les commerçants qui déplorent la stagnation du marché. C’est d’ailleurs à cause de l’impopularité du sit-in de cheikh al-Assir qu’Ahmad Hariri s’était hâté de le convaincre d’ouvrir la route, à la veille d’une grève générale décidée par les notables de Saïda en guise de protestation contre son action. Il avait d’ailleurs pris cette initiative après une série de visites inattendues de Bahia Hariri à Oussama Saad et Abdel Rahman Bizri, les principaux opposants au courant du Futur à Saïda.
Du côté du 8-Mars, on considère donc que l’action de cheikh al-Assir nuit d’abord à sa ville et ensuite au Courant du Futur qu’il refuse d’ailleurs d’intégrer. Même si sa cible principale est le Hezbollah, pour l’atteindre, il devra d’abord en découdre avec ses rivaux sur la scène sunnite, à moins de réussir à les entraîner dans son sillage... Par contre, ce qui intrigue le 8-Mars, c’est l’attitude (relativement) conciliante du gouvernement à l’égard de cheikh al-Assir, qui commet ouvertement des infractions à la loi. À cette remarque, des sources proches du gouvernement répondent que deux unités des commandos de l’armée ont été envoyées à Saïda pour y maintenir le calme et interdire toute apparence armée. Mais en même temps, le gouvernement ne souhaite pas entrer en conflit avec cheikh al-Assir, ni d’ailleurs avec toute autre formation, surtout sunnite, dans une étape aussi sensible sur le plan confessionnel. Des sources moins officielles laissent de leur côté entendre que tout comme à Tripoli, le Premier ministre préfère laisser faire pour finir par rafler la mise. Comme l’a déclaré sayyed Nasrallah dans son dernier discours, Najib Mikati a une patience proportionnelle à sa taille.

Ach Chark Al-Awsat (Quotidien saoudien, 16 novembre 2012)
Michel ABou Najem, Paris
La formation de la coalition de l’opposition syrienne à Doha a donné l’impulsion à une nouvelle dynamique politico-diplomatique dont l’objectif est de sortir la Syrie de l’impasse actuelle, selon des sources officielles françaises de haut rang. Pour leur part, des sources diplomatiques françaises ont indiqué que 15 pays représentant le noyau dur des amis du peuple syrien se réuniront à Londres à l’invitation du gouvernement britannique, pour débattre des moyens permettant de venir en aide à l’opposition syrienne. Les sources précitées ont souligné la nécessité d’accompagner la formation de la coalition nationale syrienne. Les États-Unis ont joué un rôle-clé dans la constitution de cette instance. Et si Washington a tardé à la reconnaître comme représentant légitime du peuple syrien, cela ne veut pas dire que les Américains ne la soutiennent pas. Mais le fait est que Washington lui demande certains signaux et initiatives pour passer à la vitesse supérieure. Selon les mêmes sources, la reconnaissance rapide de cette coalition est l’un des moyens de faire face à la montée du mouvement jihadiste en Syrie. Quoi qu’il en soit, Paris voue un grand respect au président de la coalition, dont ces sources parlent comme d’un « sunnite modéré » convaincu de la nécessité de rassurer les minorités. Il n’en reste pas moins que Paris souhaite que soit élargie la base de cette coalition afin, par exemple, que l’opposant syrien Michel Kilo la rejoigne.

Source
New Orient News

Pierre Khalaf

Chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales de Beyrouth.

 
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