Gabonaises,
Gabonais,

Le 27 août 2016, vous vous êtes rendus aux urnes pour élire votre nouveau président.

Votre choix s’est porté majoritairement sur moi avec un taux de 58%. Or, votre choix démocratique n’a pas été respecté, l’ancien président usant de tous les moyens pour conserver le pouvoir, y compris les plus violents.

Les manifestations de ces derniers jours ont été un carnage : des dizaines de nos compatriotes ont été tués par ce régime sanguinaire, des centaines, voire des milliers blessés dans tout le pays.

Gabonaises, Gabonais, nous ne pouvons accepter que notre peuple se fasse ainsi assassiner comme des bêtes sans réagir. Nous devons résister par tous les moyens pour faire tomber ce tyran et croyez moi, il est sur le point de tomber.

Les coupures internet et la destruction de nos moyens de communication satellitaire ne permettent pas pour l’instant de montrer au monde l’ampleur des atrocités commises par ce régime. Néanmoins, nous informons heure par heure, minute par minute, de la situation du Gabon et l’opinion internationale n’est pas dupe sur la nature violente de ce régime.

A l’heure où je vous parle, aucune chancellerie n’a reconnu les résultats falsifiés de la cenap. Plusieurs personnalités politiques et organisations civiles extérieures ont d’ores et déjà reconnu notre victoire.

Afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d’aujourd’hui de ne pas user de violence mais de résister par le blocage économique du pays. Je vous propose de cesser toute activité et de commencer une grande grève générale.

Puisqu’Ali Bongo veut tuer les Gabonais, je déclare le Gabon « Pays Mort ». Nous ne participerons pas à l’économie au profit de ce tyran.

Gabonaises, Gabonais, du Gabon ou de la diaspora, je vous demande de rester mobilisés. Le combat n’est pas fini, faites moi confiance, nous travaillons avec nos partenaires pour mettre un terme à ce régime qui nous a fait trop souffrir. Tenez bon, nous y parviendrons !