Discours sur l’état de l’Union 2018, par Donald Trump
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Discours sur l’état de l’Union 2018

| Washington D. C. (États-Unis)
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[Les extraits ci-après ont trait à la politique étrangère des États-Unis.]

Monsieur le président de la Chambre, Monsieur le vice-président, Membres du Congrès, première dame des États-Unis, mes chers compatriotes :

L’Amérique a aussi enfin tourné la page sur des décennies d’accords commerciaux injustes qui ont sacrifié notre prospérité et délocalisé nos entreprises, nos emplois et notre richesse. Notre pays a perdu sa richesse, et nous la récupérons.

L’ère de la capitulation économique est entièrement révolue.

À partir de maintenant, nous comptons sur des relations commerciales équitables et réciproques.

Nous nous emploierons à corriger les mauvais accords commerciaux et à en négocier de nouveaux. Ce seront de bons accords, et ils seront équitables.

Nous protégerons les travailleurs américains et la propriété intellectuelle américaine, par le biais de l’application rigoureuse de nos règles commerciales.

Ces derniers mois, mon gouvernement s’est longuement entretenu avec des démocrates et des républicains pour forger une approche bipartite en matière de réforme de l’immigration.

Voici les quatre piliers de notre plan :

Le premier pilier de notre cadre offre généreusement une voie d’accès à la citoyenneté à 1,8 million d’immigrants illégaux qui ont été amenés ici à un jeune âge par leurs parents, ce qui couvre près de trois fois plus de personnes que le gouvernement précédent. En vertu de notre plan, ceux qui rempliront les critères en matière d’éducation et d’emploi, et qui seront de bonne moralité, pourront devenir des citoyens américains à part entière en l’espace d’une période de 12 ans.

Le deuxième pilier sécurise entièrement la frontière. Cela signifie construire un grand mur à la frontière sud et embaucher plus de héros […] — pour assurer la sécurité de nos collectivités. Point crucial, notre plan élimine les terribles failles exploitées par les criminels et les terroristes pour entrer dans notre pays, et il met enfin un terme à l’horrible et dangereuse pratique de la capture, suivie de la relâche.

Le troisième pilier met fin à la loterie des visas — un programme qui distribue des cartes vertes au hasard sans se soucier des compétences, du mérite ou de la sécurité des Américains. Il est temps de s’orienter vers un régime d’immigration fondé sur le mérite — un système qui admet des personnes compétentes, désireuses de travailler, prêtes à contribuer à notre société et qui aimeront et respecteront notre pays.

Le quatrième et dernier pilier protège la famille nucléaire en mettant fin à la migration en chaîne. En vertu du système actuel, un seul immigrant peut faire venir un nombre pratiquement illimité de parents éloignés. Dans notre plan, nous mettons l’accent sur la famille immédiate en limitant les parrainages aux conjoints et aux enfants mineurs. Cette réforme vitale est nécessaire, non seulement pour notre économie, mais aussi pour notre sécurité et pour l’avenir de l’Amérique.

Tout en redonnant à l’Amérique sa force et sa confiance sur notre territoire, nous rétablissons également notre force et notre position à l’étranger.

À travers le monde, nous faisons face à des régimes voyous, à des groupes terroristes et à des rivaux, telles la Chine et la Russie, qui défient nos intérêts, notre économie et nos valeurs. En affrontant ces horribles dangers, nous savons que la faiblesse est la voie la plus sûre qui mène au conflit, et que la puissance inégalée est le meilleur moyen de garantir notre grande et véritable défense.

C’est pour cette raison que je demande au Congrès de mettre fin à la pratique dangereuse de limitations automatiques des allocations budgétaires et de financer entièrement nos forces armées remarquables.

Dans le cadre de notre défense, nous devons moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire — en espérant néanmoins n’avoir jamais à l’utiliser — et le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera tout pays ou qui que ce soit d’autre de commettre des actes d’agression. Peut-être que dans l’avenir un moment magique surviendra où tous les pays du monde conviendront ensemble d’éliminer leurs armes nucléaires. Malheureusement, hélas, nous n’en sommes pas encore là.

L’année dernière, j’ai aussi promis que nous travaillerions avec nos alliés pour éradiquer Daech de la face de la Terre. Un an plus tard, je suis fier de pouvoir dire que la coalition pour vaincre Daech a libéré la quasi-totalité du territoire qui était détenu par ces tueurs en Irak et en Syrie, et aussi ailleurs. Mais il reste encore beaucoup à faire. Nous poursuivrons notre combat jusqu’à ce que Daech soit vaincu.

Les terroristes qui placent des bombes dans des hôpitaux civils ou qui commettent d’autres actes de ce genre sont diaboliques. Lorsque c’est possible, nous n’avons d’autre choix que de les annihiler. Lorsque c’est nécessaire, nous devons pouvoir les détenir et les interroger. Mais nous devons être clairs : les terroristes ne sont pas de simples criminels. Ce sont des combattants ennemis illicites. Et quand ils sont capturés à l’étranger, ils devraient être traités comme les terroristes qu’ils sont.

Dans le passé, nous avons sottement remis en liberté des centaines et des centaines de terroristes dangereux, qu’on a ensuite retrouvés sur le champ de bataille, y compris le leader de Daech, Al-Baghdadi. Que nous avions capturé ; que nous avions en main ; et que nous avons remis en liberté.

Alors aujourd’hui, je tiens une autre promesse. Je viens de signer un ordre enjoignant le secrétaire Mattis — qui fait un travail extraordinaire. Merci — de réexaminer notre politique de détention militaire et de garder ouvertes les installations de détention à Guantanamo Bay.

Je demande au Congrès de veiller à ce que, dans la lutte contre Deach et Al-Qaïda, nous continuions d’avoir tous les pouvoirs nécessaires pour détenir les terroristes, où que nous les poursuivions et où que nous les trouvions. Et dans bien des cas pour eux, ce sera Guantanamo Bay.

Nos combattants en Afghanistan ont aussi de nouvelles règles d’engagement. Tout comme leurs héroïques partenaires afghans, nos forces armées ne sont plus minées par des échéances artificielles, et nous ne dévoilons plus nos plans à nos ennemis.

Le mois dernier, j’ai également pris une mesure soutenue à l’unanimité par le Sénat quelques mois auparavant : j’ai reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

Peu de temps après, des douzaines de pays ont voté à l’Assemblée générale des Nations unies contre le droit souverain de l’Amérique de prendre une telle décision. En 2016, les contribuables américains ont généreusement envoyé à ces mêmes pays plus de 20 millions de dollars d’aide.

C’est pourquoi je demande, ce soir, au Congrès de passer une loi visant à faire en sorte que l’aide extérieure des États-Unis serve toujours les intérêts américains et qu’elle aille toujours aux amis de l’Amérique, et non à ses ennemis.

En renforçant nos liens d’amitié à travers le monde, nous restaurons de la clarté vis-à-vis de nos adversaires.

Quand le peuple d’Iran s’est élevé contre les crimes commis par sa dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux. L’Amérique soutient le peuple d’Iran dans son combat courageux pour la liberté.

Je demande au Congrès de se pencher sur les failles fondamentales du désastreux accord sur le nucléaire iranien.

Mon gouvernement a également imposé des sanctions sévères contre les dictatures communistes et socialistes de Cuba et du Venezuela.

Mais aucun régime n’a autant, et aussi brutalement, opprimé ses propres citoyens que la cruelle dictature de Corée du Nord.

La course irresponsable aux missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait menacer très bientôt notre territoire.

Nous menons une campagne de pression maximale afin d’éviter que cela n’arrive.

L’expérience nous a appris que la complaisance et les concessions ne font qu’inciter l’agression et la provocation. Je ne répèterai pas les erreurs des gouvernements précédents qui nous ont mis dans cette situation très dangereuse.

Il suffit de regarder le caractère dépravé du régime nord-coréen pour comprendre la nature de la menace nucléaire qu’il pourrait faire peser sur l’Amérique et nos alliés.

Otto Warmbier était un étudiant studieux à l’université de Virginie, et c’était un très bon étudiant. En route pour l’Asie où il allait faire des études, Otto a participé à un voyage organisé en Corée du Nord. À la fin du séjour, ce merveilleux jeune homme a été arrêté et accusé de crimes contre l’État. Après un procès honteux, la dictature a condamné Otto à 15 ans de travaux forcés, puis elle l’a renvoyé en Amérique en juin dernier, dans un piètre état et au bord de la mort. Il est décédé quelques jours seulement après son retour.

Les merveilleux parents d’Otto, Fred et Cindy Warmbier, sont avec nous ce soir, ainsi que le frère et la sœur d’Otto, Austin et Great. S’il vous plait. Vous êtes des témoins puissants d’une menace qui représente un danger pour le monde, et votre force est une source d’inspiration pour nous tous. Merci beaucoup. Merci. Ce soir, nous nous engageons à honorer la mémoire d’Otto avec la détermination des Américains.

Enfin, nous avons parmi nous un autre témoin de la nature inquiétante de ce régime. Il s’appelle M. Ji Seong-ho.

En 1996, Seong-ho était un garçon affamé en Corée du Nord. Un jour, il a essayé de voler du charbon dans un wagon de chemin de fer pour le troquer contre un peu de nourriture, qu’il était très difficile de se procurer. Mais il s’est évanoui sur les voies ferrées, épuisé par la faim. Il s’est réveillé quand un train est passé sur ses membres. Il a ensuite subi plusieurs amputations, sans rien pour atténuer la douleur. Son frère et sa sœur lui ont donné le peu de nourriture qu’ils avaient pour l’aider à guérir et ont mangé de la terre, ce qui a retardé définitivement leur propre croissance. Plus tard, il a été torturé par les autorités nord-coréennes après une brève visite en Chine. Ses bourreaux voulaient savoir s’il avait rencontré des chrétiens. Il en avait rencontré, et il avait décidé après cette rencontre d’être libre.

Seong-ho a parcouru des milliers de kilomètres en béquilles à travers la Chine et l’Asie du Sud-Est. Presque tout le reste de sa famille l’a suivi. Son père a été attrapé en essayant de s’enfuir et a été torturé à mort.

Il vit aujourd’hui à Séoul, où il vient au secours d’autres transfuges et diffuse en Corée du Nord ce que le régime craint le plus : la vérité.

Aujourd’hui, il a une nouvelle jambe, mais Seong-ho, je crois savoir que vous gardez ces vieilles béquilles en souvenir de tout ce que vous avez enduré pour arriver ici. Votre grand sacrifice est une source d’inspiration pour nous tous. Merci.

L’histoire de Seong-ho témoigne du désir ardent de liberté à laquelle chaque être humain aspire.

C’est cette même quête de liberté, il y a près de 250 ans, qui a donné naissance à un endroit spécial qu’on appelle l’Amérique. C’était un petit groupe de colonies coincées entre un grand océan et une immensité sauvage. C’était le foyer de gens incroyables avec des idéaux révolutionnaires : qu’ils pouvaient se gouverner eux-mêmes. Qu’ils pouvaient tracer leur propre destin. Et qu’ensemble, ils pourraient éclairer le monde entier.

C’est comme cela que notre pays a toujours été. C’est cela que les Américains ont toujours défendu, toujours visé et toujours réalisé…

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