Réseau Voltaire

Silvia Cattori

Journaliste suisse. Après avoir écrit sur la diplomatie en Asie du Sud-Est et dans l’Océan Indien, elle a été témoin de l’opération « Bouclier défensif » lancée par Tsahal contre les Palestiniens. Elle se consacre depuis à attirer l’attention du monde sur le sort subi par le peuple palestinien sous occupation israélienne.

Entretien avec Thierry Meyssan dimanche 21 août 2011
« C’est l’OTAN qui fait tout le travail militaire, pas les rebelles »
par Silvia Cattori
« C'est l'OTAN qui fait tout le travail militaire, pas les rebelles » 23 août 2011
En pleine attaque de l’OTAN sur Tripoli, Silvia Cattori a pu s’entretenir avec Thierry Meyssan, dimanche 21 août 2011 à 23 heures. Le président du Réseau Voltaire a aussi pu s’exprimer par vidéo à 2 heures du matin. Les communications sont depuis lors extrêmement difficiles. Alors, que l’OTAN, le CNT et les médias qui les soutiennent parlaient déjà de la chute de Tipoli, la situation semble avoir radicalement changé. Le dernier message de Thierry Meyssan, daté de 4h30 ce mardi 23 août, parle de grande « victoire » des loyalistes. Selon lui, les assaillants ont été écrasés, « des missiles sol-air ont été apportés en ville », tandis que « l’OTAN a du stopper les bombardements ». « Saïf al-Islam que l’on assurait arrêté a surgit du Rixos et a été acclamé par la foule à Bab Al Azizia. » La réalité paraît une nouvelle fois très éloignée de sa représentation (...)
 
Interdiction d’embarquement vers la Palestine
Les compagnies d’aviation et les États européens sont-ils aux ordres d’Israël ?
par Silvia Cattori
 
Entretien avec le journaliste italien Giorgio S. Frankel
L’État colonial d’Israël ne cèdera jamais les territoires occupés
par Silvia Cattori
 
Entretien avec le professeur Christophe Oberlin
Gaza assiégée : Un chirurgien témoigne
par Silvia Cattori
 
 
 
 
La guerre du Viêt Nam continue
L’Agent orange tue encore
par Silvia Cattori
L'Agent orange tue encore 22 juin 2010
Au cours des guerres au Viêt Nam et en Irak, les Etats-Unis ont privé les mouvements de résistance de cachettes naturelles en détruisant les jungles et les palmeraies. Ils ont également utilisé cette technique en Amérique latine pour détruire les cultures dans les zones où les habitants soutiennent des guérillas. Pour conduire cette guerre chimique et environnementale, ils ont utilisé des défoliants industriels, principalement l’Agent Orange, fabriqué par Monsanto.
Ce produit toxique continue à tuer au Viêt Nam, où il était utilisé il y a plus de quarante ans, en Irak où il était pulvérisé il y a six ans, et en Colombie où un ses dérivés sont toujours utilisé. André Bouny a consacré sa vie à étudier cette forme de guerre au Viêt Nam et ses conséquences actuelles. Il vient d’y consacrer un ouvrage détaillé et répond aux questions de Silvia (...)
 
 
 
Le combat de Miguel d’Escoto Brockmann à l’ONU
La « responsabilité de protéger » : une façade légale pour légitimer l’ingérence ?
par Silvia Cattori
La « responsabilité de protéger » : une façade légale pour légitimer l'ingérence ? Bruxelles (Belgique) | 24 septembre 2009
La « communauté internationale » - c’est-à-dire, en pratique, les États occidentaux – ne se sont jamais montrés capables de protéger les populations menacées par des carnages de masse. Avant la fin de son mandat, le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Miguel d’Escoto Brockmann, très préoccupé par la nouvelle doctrine appelée « responsabilité de protéger » —et présentée par les grandes puissances comme un moyen d’éviter que des crimes de masse ne se reproduisent— a invité à en débattre à l’ONU des intellectuels de renoms comme Jean Bricmont et Noam Chomnsky. En effet, au lieu de protéger les peuples, cette doctrine acceptée avec « enthousiasme » par les pays occidentaux en 2005, risque de contribuer à les exposer à de nouveaux massacres. Car les idéologues qui l’ont préconisée semblent vouloir s’en servir pour légitimer des interventions militaires. En clair : faire inscrire le « droit d’ingérence humanitaire » dans le droit international. M. Bricmont a eu la gentillesse de répondre à nos questions sur (...)
 
 
Entretien avec Jean-Claude Willem
Le boycott des produits israéliens est-il légal ?
par Silvia Cattori
Le boycott des produits israéliens est-il légal ? 27 juillet 2009
Jean-Claude Willem, 75 ans, raconte dans cet entretien comment, alors qu’il était maire (PCF) de Seclin, une bourgade française de 12 000 habitants, il a été emporté par une tornade judiciaire de sept ans et condamné à 1 000 euros d’amende pour avoir déclaré son intention d’écarter des cantines de l’école communale les jus de fruit provenant des colonies illégales israéliennes. En définitive, son recours vient d’être rejeté par la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH).
Tout en reconnaissant l’intention légitime de Jean-Claude Willem de lutter contre l’apartheid, la Justice française a considéré qu’en l’espèce, un boycott des produits de l’apartheid israélien revenait à une discrimination économique contre les producteurs de nationalité israélienne. De ce fait, elle l’a condamné à la fois comme un citoyen appelant à la discrimination sur une base nationale et comme un élu manquant à la neutralité de sa charge.
Franchissant un pas supplémentaire, la Cour européenne lui a reproché de faire (...)
 
 
 
 
Le sionisme, comme pathologie
Les racines profondes de la terreur exercée par l’État juif
par Silvia Cattori
Les racines profondes de la terreur exercée par l'État juif Genève (Suisse) | 19 janvier 2009
La création de l’État d’Israël en 1948 s’est accompagnée du nettoyage ethnique de plus de 750 000 Palestiniens —soit plus de la moitié de la population indigène— chassés de leurs villes et villages, soit par la force, soit par la peur engendrée par des massacres délibérés de civils, comme celui du village Deir Yassin.
Depuis lors, au cours de ses soixante années d’existence, des massacres de Sabra et Chatila en 1982, aux carnages qui se déroulent aujourd’hui à Gaza —en passant par la destruction du camp de réfugiés de Jénine et la destruction des infrastructures palestiniennes de Cisjordanie en 2002, les massacres dans le camp de réfugiés de Jabaliah en 2005 et 2006, les bombardements massifs sur le Liban en 2006— Israël n’a cessé, sous prétexte de « se défendre », d’apporter mort et dévastation chez ses voisins, avec toute la puissance de feu de son aviation, de sa marine de guerre et de ses (...)
 
 
Genève (Suisse) | 6 janvier 2009
Israël mène depuis onze jours une guerre atroce contre une population civile avec, il faut le dire haut et fort, la complicité explicite ou tacite de nos États. Israël déverse sans discontinuer depuis onze jours des bombes au phosphore et des missiles à l’uranium appauvri, au mépris du droit international, et sans aucune considération pour la vie des habitants de Gaza, hommes, femmes et enfants. Ainsi, par la lâcheté de nos gouvernements qui se sont jusqu’ici bornés à quelques gesticulations diplomatiques, question de laisser à Israël le temps « d’écraser le Hamas » - autrement dit, la Résistance palestinienne contre l’occupation militaire israélienne - les victimes de cette guerre monstrueuse, dont nous ne pouvons plus supporter de voir les images horribles, meurent faute de (...)
 
 
26 octobre 2008
Il y a cinq mois, nous rendions compte de la situation kafkaïenne de Youssef Nada. Cet homme d’affaire égyptien a d’abord été accusé par des journalistes peu scrupuleux d’être un financier du terrorisme international, avant d’être directement mis en cause par le président Bush. Sur la seule base de ces "on-dit", il a été inscrit sur la liste noire de l’ONU et, depuis 7 ans, assigné à résidence par la Suisse dans l’enclave italienne de Campione. Après avoir vérifié que toutes les accusations portées contre Youssef Nada ont été invalidées par les tribunaux et que son innocence a été établie, Silvia Cattori a interrogé les autorités suisses pour leur demander de préciser le fondement juridique des sanctions actuelles. La cheffe de la diplomatie helvète, Micheline Calmy-Rey, lui a opposé une réponse dilatoire. Dans ce second entretien, notre collaboratrice fait le point de cette (...)
 
Nouveau scandale des fiches en Suisse
Jean-Philippe Walter : « Nous sommes entrés dans une société de surveillance »
par Silvia Cattori
Jean-Philippe Walter : « Nous sommes entrés dans une société de surveillance » Berne (Suisse) | 2 octobre 2008
À nouveau, un vif débat s’ouvre en Suisse à propos du fichage des citoyens auquel se sont livrées les autorités fédérales dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Dans les années 80, dans le contexte de la Guerre froide, la police avait mis sous surveillance de nombreux militants de gauche, suspects a priori de connivence avec l’URSS. Aujourd’hui, dans le contexte de la Guerre globale au terrorisme, la police aurait mis sous surveillance des personnes de confession musulmane en les suspectant a priori d’intentions terroristes. Jean-Philippe Walter, préposé fédéral suppléant à la protection des données, à ce propos répond aux questions de Silvia Cattori. Tout en assurant que le système actuel respecte les droits fondamentaux, il met en garde les citoyens contre des dérives de grande ampleur toujours possibles. Il souligne que la vigilance en cette matière doit être de tous les instants et que les pressions étrangères sont (...)
 
 
 
 
Guerre contre le terrorisme
L’incroyable histoire de Youssef Nada
par Silvia Cattori
L'incroyable histoire de Youssef Nada Genève (Suisse) | 15 juin 2008
Sous couvert de lutte « anti-terroriste », les États-Unis et l’Union Européenne ont accordé des pouvoirs illimités aux services de renseignement et de police. Des mesures d’exception, hors de toute prérogative judiciaire, instaurées de façon provisoire en 2001, sont devenues permanentes. Depuis septembre 2001, au moins 80 000 personnes de confession musulmane essentiellement, auraient été kidnappées, séquestrées dans des prisons secrètes et torturées par des agents de la CIA. Des centaines d’autres, ont été inscrites sur la « liste noire » de l’ONU. C’est ce qui est arrivé à l’homme d’affaire Youssef Nada, 77 ans, citoyen italien d’origine égyptienne. Accusé par G. W. Bush de financer Al-Qaïda, après deux enquêtes qui ont pourtant débouché sur un non lieu, M. Nada n’arrive pas à faire radier son nom de la « liste noire » (*). Ses avoirs demeurent gelés, tout déplacement hors des frontières nationales lui est interdit. Il ne peut pas sortir de Campione – une enclave italienne en territoire suisse - où Silvia Cattori est (...)
 
 
Entretien avec un membre du Bureau national de Batasuna
Pays Basque : Pourquoi Zapatero a échoué
par Silvia Cattori
Pays Basque : Pourquoi Zapatero a échoué 5 avril 2008
Alors que l’organisation basque ETA et le gouvernement Zapatero étaient convenus d’une procédure de négociation et d’un cessez-le-feu dès mars 2006, et qu’ils avaient ouvert des pourparlers en juin 2007, ceux-ci n’ont pas tardé à capoter. ETA a repris la lutte armée et l’Espagne la répression. Le Réseau Voltaire a voulu comprendre les raisons de ce blocage. Pour recueillir le point de vue du parti politique basque Batasuna, alors que celui-ci est interdit depuis 2003 et considéré comme organisation terroriste par l’Union européenne, nous avons interviewé Mme Haizpea Abrisketa, membre du Bureau National. Celle-ci a été arrêtée le lendemain par le juge français Laurence Le Vert, dans le cadre de la coopération juridiciaire franco-espagnole, alors même que le mandat émis contre elle par le juge espagnol Baltazar Garzón se fonde sur une loi d’exception —incompatible avec les principes démocratiques— actuellement contestée devant la Cour européenne des droits de (...)
 
 
 



Articles les plus populaires
Le terrorisme non revendiqué de l
Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN
La stratégie de la tension
 
L
L’implication de l’ONU dans des crimes de guerre
Entretien avec le comte Hans-Christof von Sponeck
 
Le boycott des produits israéliens est-il légal ?
Le boycott des produits israéliens est-il légal ?
Entretien avec Jean-Claude Willem