Réseau Voltaire

Jean-Claude Paye

Sociologue. Dernier ouvrage publié en français : De Guantanamo à Tarnac . L’emprise de l’image (Éd. Yves Michel, 2011). Dernier ouvrage publié en anglais : Global War on Liberty (Telos Press, 2007).

 
 
 
 
Suspension des Droits fondamentaux
Bush, Obama : le changement dans la continuité
par Jean-Claude Paye
 
 
L’affaire Merah (3/4)
Donner du sens au non sens : le discours des « petits maîtres »
par Jean-Claude Paye, Tülay Umay
Donner du sens au non sens : le discours des « petits maîtres » Bruxelles (Belgique) | 4 septembre 2012
Les différents commentateurs, que se soit pour appuyer directement le discours officiel ou pour communiquer leur malaise à propos de ce qui était signifié, n’ont pas parlé de l’affaire elle-même, mais seulement de la personne de Merah, de son intentionnalité supposée. A aucun moment, il n’a été question d’analyser ou de questionner le non-sens de ce qui était exhibé. Au contraire, la responsabilité de l’accusé s’est imposée comme une évidence. Ils ont exposé l’intentionnalité de l’accusé, le sens déjà donné, sans expliquer les faits.
Nous sommes ainsi placés dans un discours de re-sacralisation qui n’intègre aucune négativité. Cette procédure langagière, propre à la post-modernité, annule toute parole en lui substituant un fétiche. Elle supprime toute opposition au profit d’une simple concurrence entre les différents protagonistes, d’une rivalité dans (...)
 
L’affaire Merah (2/4)
Un effet de sidération : de la donation de sens au non sens
par Jean-Claude Paye, Tülay Umay
 
L’affaire Merah (1/4)
De Ben Laden à Merah : de l’icône à l’image
par Jean-Claude Paye, Tülay Umay
De Ben Laden à Merah : de l'icône à l'image Bruxelles (Belgique) | 18 juin 2012
Les sociologues Tülay Umay et Jean-Claude Paye se penchent ici sur deux affaires symptomatiques du mode de contrôle des opinions en système post-démocratique. Du 11 septembre à l’affaire Merah, en passant par le traitement médiatique de la guerre contre la Syrie, les populations des pays occidentaux sont sommées d’adhérer sans réserve à la version des événements voulue par la classe dominante. Les images se bousculent, les experts se succèdent, les articles s’accumulent, alors il faut croire et consentir. Parce que le pouvoir réside dans la capacité à imposer les mensonges qui nous arrangent, les morts médiatiques de Ben Laden et de Mohamed Merah ne sont pas tant des opérations d’influence que de brutales démonstrations de puissance, des injonctions à se soumettre.
 
La « psychose » de Breivik, phénomène de la « guerre des civilisations » Bruxelles (Belgique) | 21 mars 2012
Anders Behring Breivik, l’auteur des attentats d’Oslo, ne présente pas les symptômes d’une soudaine folie ou d’une pathologie extraordinaire. Probablement comme Mohamed Merah, l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse, il n’a pas succombé à un trouble mental, mais a simplement pris au sérieux le discours politico-médiatique du « clash des civilisations ». Tous deux ont cru ce qu’on leur disait, se sont positionnés dans ce conflit imaginaire, et ont voulu avec courage y prendre leur place. Pour Jean-Claude Paye, ce n’est pas tant le tueur de masse post-moderne qui est malade, c’est la société qui a validé la rhétorique néoconservatrice à travers les guerres impériales et les lois sécuritaires qui doit d’abord retrouver la raison.
 
Le lynchage de Kadhafi
L’image du sacrifice humain et le retour à la barbarie
par Jean-Claude Paye, Tülay Umay
 
 
 
 
 
Après la Grèce, l’Irlande…
La crise de l’euro bégaie
par Jean-Claude Paye