2 février 2012
Les Occidentaux et les monarques du Golfe sont choqués par la rebuffade que leur ont infligée la Russie et la Chine au Conseil de sécurité. Cette amertume prend deux formes : d’une part, les médias déplorent que les grandes puissances se divisent alors que « les massacrent continuent » ; d’autre part, ils accusent Moscou de privilégier ses intérêts stratégiques et commerciaux par rapport aux droits humains. Tous font l’impasse sur la position de Pékin, pourtant tout aussi claire que celle de Moscou, mais qu’ils ne parviennent pas à relier à des intérêts directs.
Certains commentateurs développent des arguments pour convaincre la Russie et la Chine de changer de position. Cependant, ces éditoriaux semblent plus destinés à montrer aux lecteurs occidentaux que l’on a tout tenté en vain. En effet, les arguments choisis ne peuvent qu’être mal ressentis par leurs destinataires : ces commentateurs leur reprochent de manquer de principes, alors que c’est précisément au nom de leurs principes que Russes et Chinois (...)
Les Occidentaux et les monarques du Golfe sont choqués par la rebuffade que leur ont infligée la Russie et la Chine au Conseil de sécurité. Cette amertume prend deux formes : d’une part, les médias déplorent que les grandes puissances se divisent alors que « les massacrent continuent » ; d’autre part, ils accusent Moscou de privilégier ses intérêts stratégiques et commerciaux par rapport aux droits humains. Tous font l’impasse sur la position de Pékin, pourtant tout aussi claire que celle de Moscou, mais qu’ils ne parviennent pas à relier à des intérêts directs.
Certains commentateurs développent des arguments pour convaincre la Russie et la Chine de changer de position. Cependant, ces éditoriaux semblent plus destinés à montrer aux lecteurs occidentaux que l’on a tout tenté en vain. En effet, les arguments choisis ne peuvent qu’être mal ressentis par leurs destinataires : ces commentateurs leur reprochent de manquer de principes, alors que c’est précisément au nom de leurs principes que Russes et Chinois (...)
31 janvier 2012
La presse occidentale et du Golfe rend compte de durs combats dans les faubourgs de Damas. Cartes à l’appui, elle affirme que les révolutionnaires seraient sur le point de prendre la capitale. L’épouse et les enfants du président el-Assad n’auraient pas réussi à atteindre l’aéroport pour fuir et auraient été contraints de rebrousser chemin. Le sort de la famille du tyran ne tardera pas à ressembler à celui des Kadhafi a commenté Haitham Maleh, un des dirigeants de l’opposition pro-occidentale.
En réalité, les combats ont eu lieu dans des localités éloignées de la capitale, aucun groupe armé important n’étant entré dans les banlieues de Damas. La route de l’aéroport n’a jamais été fermée et les el-Assad n’ont jamais cherché à l’emprunter. Cette fable est juste destinée à ouvrir une campagne visant à utiliser contre son pays l’estime dont jouit Asma el-Assad en Europe, notamment en Italie et en France. Ainsi Haitham Maleh a assuré sur BaradaTV (télévision basée à Londres et financée par la CIA) que la belle jeune (...)
La presse occidentale et du Golfe rend compte de durs combats dans les faubourgs de Damas. Cartes à l’appui, elle affirme que les révolutionnaires seraient sur le point de prendre la capitale. L’épouse et les enfants du président el-Assad n’auraient pas réussi à atteindre l’aéroport pour fuir et auraient été contraints de rebrousser chemin. Le sort de la famille du tyran ne tardera pas à ressembler à celui des Kadhafi a commenté Haitham Maleh, un des dirigeants de l’opposition pro-occidentale.
En réalité, les combats ont eu lieu dans des localités éloignées de la capitale, aucun groupe armé important n’étant entré dans les banlieues de Damas. La route de l’aéroport n’a jamais été fermée et les el-Assad n’ont jamais cherché à l’emprunter. Cette fable est juste destinée à ouvrir une campagne visant à utiliser contre son pays l’estime dont jouit Asma el-Assad en Europe, notamment en Italie et en France. Ainsi Haitham Maleh a assuré sur BaradaTV (télévision basée à Londres et financée par la CIA) que la belle jeune (...)
30 janvier 2012
La presse occidentale et du Golfe, qui déplorait jusqu’ici la faiblesse de l’Armée syrienne libre, affirme soudainement qu’elle est sur le point de prendre Damas. Le président el-Assad aurait été contraint de déployer des troupes dans la capitale pour sauver son régime, tandis que de durs combats se dérouleraient dans la banlieue.
Cette fable vise à la fois à créditer l’idée que les groupes armés seraient composés de nombreux déserteurs (et non pas principalement de mercenaires wahhabites), et que les troubles gagneraient enfin la capitale. Surtout, elle sert à divertir un peu plus longtemps l’attention du public du contenu du rapport de la Ligue arabe. En effet, ce document dément la théorie occidentale du soulèvement populaire réprimé dans le sang.
Ces efforts de communication préparent l’opinion publique à la prochaine réunion du Conseil de sécurité à laquelle doivent participer les ministres des Affaires étrangères français et britanniques qui avaient réussi à faire légaliser l’intervention de l’OTAN en (...)
La presse occidentale et du Golfe, qui déplorait jusqu’ici la faiblesse de l’Armée syrienne libre, affirme soudainement qu’elle est sur le point de prendre Damas. Le président el-Assad aurait été contraint de déployer des troupes dans la capitale pour sauver son régime, tandis que de durs combats se dérouleraient dans la banlieue.
Cette fable vise à la fois à créditer l’idée que les groupes armés seraient composés de nombreux déserteurs (et non pas principalement de mercenaires wahhabites), et que les troubles gagneraient enfin la capitale. Surtout, elle sert à divertir un peu plus longtemps l’attention du public du contenu du rapport de la Ligue arabe. En effet, ce document dément la théorie occidentale du soulèvement populaire réprimé dans le sang.
Ces efforts de communication préparent l’opinion publique à la prochaine réunion du Conseil de sécurité à laquelle doivent participer les ministres des Affaires étrangères français et britanniques qui avaient réussi à faire légaliser l’intervention de l’OTAN en (...)

















