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Guerres de basse intensité

Si la guerre oppose classiquement des États entre eux, les « conflits de basse intensité » opposent un État à des acteurs non-étatiques. L’expression, créée par le chef d’état-major privé de la reine Elizabeth II, Sir Frank Kitson, s’applique aux contre-insurrections dans les colonies, à la lutte contre la subversion durant la Guerre froide, et à certaines opérations de « maintien de la paix ».
Alors que les résistants, rebelles ou autres guérilleros cherchent à se mouvoir dans la population « comme un poisson dans l’eau », selon la formule de Mao Zedong, la guerre de basse intensité vise d’abord à séparer les combattants du reste de la population, au besoin en déplaçant de force les populations isolées dans des zones surveillés, puis à « neutraliser » les individus suspectés d’être des combattants.
Le développement récent d’opérations de « maintien de la paix » par l’ONU illustre la dérive de l’Organisation au service des grandes puissances. Ce qui devait être exceptionnel est devenu routinier : les Nations Unies déploient des forces militaires non pour surveiller l’application d’accords de paix, mais pour imposer ces accords à des parties récalcitrantes, devenant ainsi elles mêmes parties du conflit. Ce phénomène s’est accentué avec la réforme Brahimi en totale contradiction avec les principes de la Charte de San Francisco.
Depuis la disparition de l’Union soviétique, l’OTAN abandonne son caractère d’armada conventionnelle et se spécialise dans les guerres de basse intensité. En Afghanistan, elle entraîne les armées alliées à ce type de combat.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le modèle vietnamien appliqué en Irak
Opération Phénix
par Arthur Lepic
Opération Phénix Paris (France) | 16 novembre 2004
La destruction de la ville de Falloudja par les forces de la Coalition marque le point de non-retour d’une campagne de contre-insurrection au-delà duquel toute victoire militaire devient une défaite politique. Le Pentagone reproduit, au prix humain le plus fort, les erreurs qu’il avait commis au Viêt-nam. Le déploiement de la très secrète opération Phénix contre le Viêt-cong sert aujourd’hui de modèle à l’état-major états-unien face à la résistance coordonnée par le Ba’as. Pourtant, cette opération trop tardive, conduite pendant cinq ans, n’a pas permis aux États-Unis de se maintenir en Asie du Sud-Est. Identiquement, l’actuelle répression en Irak, même poursuivie plusieurs années, ne peut pas permettre à la Coalition une occupation prolongée.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le passé secret de grands intellectuels
Uriage, l’école des cadres de la Collaboration
par Denis Boneau
Uriage, l'école des cadres de la Collaboration Paris (France) | 23 avril 2004
La Collaboration et l’implication des droites dans le régime de l’État français font l’objet d’interprétations historiques controversées. Des historiens comme Raymond Aron ou René Rémond se sont efforcés de développer le concept d’une « immunité française au fascisme ». Cette thèse, qui répondait à une nécessité politique dans le contexte de la réconciliation nationale, est aujourd’hui remise en cause par les chercheurs. On découvre ainsi le rôle de l’école d’Uriage, qui fut le laboratoire idéologique de la Révolution nationale de Philippe Pétain et dont sont issus de nombreux intellectuels de l’après-guerre comme Hubert Beuve-Méry, fondateur du quotidien Le Monde, ou Jean-Marie Domenach, directeur de la revue Esprit.
 
L’opération « Liberté en Irak » est terminée
John Negroponte bientôt à Bagdad
par Arthur Lepic
 



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