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Guerre globale au « terrorisme »

Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.

 
 
 
 
Qui sont les pirates du Golfe d'Aden ? 2 juin 2009
Les pirates faits prisonniers dans le Golfe d’Aden sont de pauvres exécutants sans formation, parfois sous l’emprise de drogues. Mais, selon un rapport de l’UEO, dont nous publions un extrait, ils sont intégrés dans neuf organisations criminelles internationales disposant de renseignements et de matériels sophistiqués.
Ces données impliquent que la piraterie est un problème criminel qui devrait être traité au niveau policier, et non un problème de défense nécessitant des interventions militaires.
A moins que ces organisations criminelles, parfaitement identifiées, aient le champ libre pour justifier d’une relance de la « guerre globale au terrorisme » et du maintien de l’OTAN sur zone, déjà déployée au large de la Somalie depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux (...)
 
 
Les services secrets après le 11-Septembre
Les méthodes spéciales antiterroristes sont inefficaces et illégales
par Martin Scheinin
Les méthodes spéciales antiterroristes sont inefficaces et illégales Genève (Suisse) | 29 mars 2009
Dans son rapport au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Martin Scheinin examine la coordination antiterroriste mise en place aussi bien par l’OTAN que par l’Organisation de coopération de Shanghai. Il observe les multiples violations des droits de l’homme commises par les agences de renseignement et relève que les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine ne peuvent feindre de les ignorer alors qu’elles sont perpétrées à leur demande par des États sous-traitants. Il s’ensuit que ces grandes puissances et leurs responsables antiterroristes sont susceptibles de poursuites devant la Justice internationale. Il note également qu’en collectant des informations obtenues par des collègues en pratiquant la torture, ces agences ont en réalité accumulé des données souvent erronées et toujours sans valeur juridique, donc (...)
 
 
 
26 octobre 2008
Il y a cinq mois, nous rendions compte de la situation kafkaïenne de Youssef Nada. Cet homme d’affaire égyptien a d’abord été accusé par des journalistes peu scrupuleux d’être un financier du terrorisme international, avant d’être directement mis en cause par le président Bush. Sur la seule base de ces "on-dit", il a été inscrit sur la liste noire de l’ONU et, depuis 7 ans, assigné à résidence par la Suisse dans l’enclave italienne de Campione. Après avoir vérifié que toutes les accusations portées contre Youssef Nada ont été invalidées par les tribunaux et que son innocence a été établie, Silvia Cattori a interrogé les autorités suisses pour leur demander de préciser le fondement juridique des sanctions actuelles. La cheffe de la diplomatie helvète, Micheline Calmy-Rey, lui a opposé une réponse dilatoire. Dans ce second entretien, notre collaboratrice fait le point de cette (...)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Répression politique au pays basque espagnol
Les rafles du juge Baltasar Garzón
par John Brown
Les rafles du juge Baltasar Garzón Madrid (Espagne) | 8 octobre 2007
En 2003, le gouvernement espagnol a interdit le parti politique Batasuna, en raison du soutien qu’il aurait apporté implicitement aux actions militaires de l’ETA. Cette décision se fondait sur la loi relative aux partis politiques et sur la jurisprudence établie par le juge Baltasar Garzón. L’acharnement de José-Maria Aznar à rendre les Basques unilatéralement responsables de toutes les violences le conduisit à dénoncer leurs liens imaginaires avec le « terrorisme islamique » et à leur attribuer aussi les attentats de Madrid (11 mars 2004). Profitant de l’enlisement et de l’échec de la solution amorcée par José-Luis Zapatero, le juge Garzón a relancé la répression politique en criminalisant par amalgame l’ensemble du mouvement basque.
 
 
Les projets d’attentats déjoués en Allemagne : menace réelle ou imaginaire ?
« Fritz le terroriste », un conte à dormir debout
par Jürgen Elsässer