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Guerre globale au « terrorisme »

Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.

Alliance militaire autour des États-Unis
La « guerre au terrorisme », nouvelle mission de l’OTAN
par Cédric Housez
 
Propagande et terrorisme
Le mensonge des attentats à l’explosif liquide
par James Petras
 
 
 
Les certitudes de Nicolas Sarkozy : « Un faisceau d'éléments permet de penser que la nébuleuse Al Qaïda n'est pas très éloignée de ce qui aurait pu se passer » 17 août 2006
Le 10 août 2006, le ministre de l’Intérieur britannique, John Reid, annonçait avec beaucoup d’emphase la découverte d’un complot terroriste à Londres visant à provoquer « un massacre d’une ampleur inconcevable » faisant « un nombre encore jamais vu de victimes ». Pourtant, les faits accréditant la réalité de cette menace étaient étrangement absents. Le 16 août, c’était au tour du ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, de surrenchérir : selon lui, ce terrible complot serait lié à Al Qaïda. Petit jeu : cliquez sur les stabilos vert et jaune pour surligner les spéculations et imprécisions, et l’usage du conditionnel dans les propos du ministre rapportés par l’Agence France presse. On voit que rien ne permet de faire une telle affirmation. Mais pour une fois, la source de l’information est identifiée. Ce qui permet à l’AFP de juger que le lien entre le complot et Al Qaïda a été « confirmé » par Nicolas (...)