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Guerre globale au « terrorisme »

Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.

La « guerre contre le terrorisme » est une guerre contre les peuples Beyrouth (Liban) | 16 mars 2006
Quelles sont les sources et les inspirations de la « guerre au terrorisme » mise en place par Washington ? A-t-elle commencé en 2001 après les attentats du 11 septembre ou bien était-elle en germe auparavant ? Pour le politologue libanais Youssef Aschkar, la politique menée actuellement par les États-Unis au Proche-Orient n’est que l’application à plus grande échelle de ce qu’Israël pratique en Palestine depuis les années 90 : une guerre menée contre les peuples, déstructurant les sociétés pour mieux dominer ou éliminer des populations. Répondant aux questions de Silvia Cattori, M. Aschkar nous livre son point de vue sur le développement de cette stratégie, sur la menace immédiate qu’elle fait peser sur le Liban, la Syrie et l’Iran.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Paris | 25 janvier 2006
Comme nous l’avons exposé dans nos colonnes, les frappes états-uniennes au Pakistan censées tuer le « numéro deux d’Al Qaïda », Ayman Al Zawahiri, ont surtout permis de s’attaquer aux mouvements rebelles du Balouchistan. Toutefois, les médias mainstream ne voient pas du tout dans cette offensive un coup de pouce de Washington à leur allié Pervez Musharraf et une tentative de « pacification » brutale d’une zone stratégique essentielle dans l’acheminement du pétrole de la mer Caspienne. Accroché au mythe de la « guerre globale au terrorisme », les analystes délaissent les subtilités de la politique pakistanaise pour se concentrer sur la justification, ou la condamnation, du principe « d’assassinat ciblé » et sur les interrogations sur le régime de Pervez Musharraf.
 
 
 
 
 
 
 
 
Général Ivashov : « Le terrorisme international n'existe pas » Bruxelles (Belgique) | 9 janvier 2006
Le général Leonid Ivashov était le chef d’état-major des armées russes au moment des attentats du 11 septembre 2001. Ayant vécu les événements de l’intérieur, il nous en donne une analyse très différente de celle de ses homologues états-uniens. Comme lors de son intervention devant la conférence Axis for Peace 2005, il explique ici que le terrorisme international n’existe pas et que les attentats du 11 septembre sont une mise en scène. Ce que nous voyons n’est qu’un terrorisme instrumentalisé par les grandes puissances et qui n’existerait pas sans elles. Plutôt que de feindre une « guerre mondiale au terrorisme », il avance que la meilleure manière de réduire les attentats se situe dans le rétablissement du droit international et la coopération pacifique entre les États aussi bien qu’entre leurs (...)