Guerre globale au « terrorisme »
Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.
Muskoka (Canada) | 26 juin 2010Nous, les dirigeants du G-8, réaffirmons notre condamnation absolue du terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations et notre détermination à œuvrer ensemble afin d’éradiquer cette menace. Des incidents récents, tels que la tentative d’attentat du 25 décembre 2009 à bord d’un avion à destination de Detroit et les attentats brutaux perpétrées le 29 mars 2010 dans le métro de Moscou, montrent que la menace terroriste persiste. Nous tenons à exprimer notre sympathie la plus profonde à la suite des (...)
Bruxelles (Belgique) | 3 juin 2010Cecilia Malmström (UE) et Alfredo Pérez Rubalcaba (Espagne) Créer un cadre durable pour lutter contre le terrorisme dans le respect de l’État de droit
L’Union européenne, ses États membres et les États-Unis d’Amérique, Rappelant et réaffirmant qu’ils demeurent déterminés à coopérer pour lutter contre le terrorisme, comme en témoignent la déclaration faite en 2004 par l’UE et les États-Unis sur la lutte contre le terrorisme, la déclaration UE-États-Unis faite en 2009 à Washington, ainsi que la déclaration (...)
16 janvier 2010Environ trois enfants meurent chaque jour en Afghanistan, victimes des attentats, des bombardements et des affrontements armés entre l’insurrection et les forces d’occupation des États-Unis et de l’OTAN, a dénoncé l’ONG Afghanistan Rights Monitor (ARM).
Selon les informations fournies à la presse par le directeur de cette organisation non gouvernementale, Ajmal Samadi, en 2009 au moins 3 enfants sont morts chaque jour dans des incidents liés à la guerre, la plus meurtrière depuis octobre 2001.
L’an (...)
16 janvier 2010Au moins dix personnes ont été tuées jeudi matin dans un district du nord-ouest du Pakistan, suite à une attaque menée par des drones états-uniens, ont déclaré les autorités locales citées par la chaîne nationale Aaj TV.
L’attaque a visé un bâtiment susceptible d’héberger un centre d’entraînement de « terroristes » dans le district tribal du Waziristan du Nord, frontalier avec l’Afghanistan.
Dix personnes ont été tuées, cinq autres ont été blessées.
Des journalistes locaux soulignent que c’est la septième (...)
6 novembre 2009Après les attentats de Madrid (2004) comme après ceux de Londres (2005), la Justice a écarté la thèse Al-Qaida et soutenu que les crimes avaient été perpétrés par des terroristes islamistes autonomes. Une moitié de la presse espagnole a contesté ce verdict et exploré diverses pistes intérieures. Mathieu Miquel, qui avait retracé les événements, l’enquête judiciaire et le procès dans un précédent article, étudie ici l’hypothèse d’une opération des réseaux stay-behind de l’OTAN.
11 octobre 2009Il y a cinq ans, une série d’attentats endeuillait Madrid. Après avoir été successivement attribuée à ETA, puis à Al-Qaïda, cette opération a été considérée par la Justice espagnole comme d’inspiration islamiste, mais sans lien avec des réseaux internationaux.
Cette conclusion, qui répondait à une nécessité politique, est contestée par une partie de la presse, El Mundo en tête. Nous revenons sur cette affaire, comme nous l’avions fait pour les attentats du 11-Septembre aux États-Unis, ou encore ceux de Bali, Casablanca et Londres.
2 juin 2009Les pirates faits prisonniers dans le Golfe d’Aden sont de pauvres exécutants sans formation, parfois sous l’emprise de drogues. Mais, selon un rapport de l’UEO, dont nous publions un extrait, ils sont intégrés dans neuf organisations criminelles internationales disposant de renseignements et de matériels sophistiqués.
Ces données impliquent que la piraterie est un problème criminel qui devrait être traité au niveau policier, et non un problème de défense nécessitant des interventions militaires.
A moins que ces organisations criminelles, parfaitement identifiées, aient le champ libre pour justifier d’une relance de la « guerre globale au terrorisme » et du maintien de l’OTAN sur zone, déjà déployée au large de la Somalie depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux (...)
Beyrouth (Liban) | 7 mai 2009Dans un entretien à la télévision Russia Today, le journaliste états-unien Wayne Madsen a confirmé les informations de son collègue Seymour Hersh sur l’existence d’escadrons de la mort US placés sous la direction exclusive du vice-président Cheney, de 2001 à 2008, et lié à une structure israélienne équivalente.
Prolongeant ces révélations, Wayne Madsen a déclaré avoir recoupé diverses sources et être en mesure d’affirmer que Dick Cheney avait ordonné l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic (...)
Genève (Suisse) | 29 mars 2009Dans son rapport au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Martin Scheinin examine la coordination antiterroriste mise en place aussi bien par l’OTAN que par l’Organisation de coopération de Shanghai. Il observe les multiples violations des droits de l’homme commises par les agences de renseignement et relève que les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine ne peuvent feindre de les ignorer alors qu’elles sont perpétrées à leur demande par des États sous-traitants. Il s’ensuit que ces grandes puissances et leurs responsables antiterroristes sont susceptibles de poursuites devant la Justice internationale. Il note également qu’en collectant des informations obtenues par des collègues en pratiquant la torture, ces agences ont en réalité accumulé des données souvent erronées et toujours sans valeur juridique, donc (...)
Florence (Italie) | 14 mars 2009L’ordre atlantique règne en Europe. Tandis que les troupes françaises réintègrent l’état-major militaire de l’OTAN et passent sous le commandement d’un général états-unien, la Justice italienne est mise au pas cadencé de l’Alliance. La Cour constitutionnelle vient d’invalider l’inculpation des agents de la CIA qui avaient enlevé un imam à Milan, l’avaient séquestré et torturé. Pis, observe le professeur Danilo Zolo, ce sont les courageux magistrats instructeurs de cette affaire qui se retrouvent en position d’accusés.
Genève (Suisse) | 2 mars 2009Andrea Canetta vient de consacrer un documentaire, à la fois émouvant et instructif, sur le cas du milliardaire italo-égyptien Youssef Nada, que le Réseau Voltaire a déjà présenté à ses lecteurs : Au nom de l’homme. L’œuvre souligne la situation kafkaïenne d’une personnalité accusée arbitrairement de soutenir le terrorisme, privée par l’administration suisse de son droit de circuler et de travailler, bien qu’innocenté à la fois par la justice italienne et la justice suisse. Silvia Cattori a interrogé ce réalisateur à propos de l’effondrement de l’état de droit dans le contexte de la guerre globale au terrorisme.
Beyrouth (Liban) | 22 septembre 2008Le slogan comparant l’attentat d’Islamabad et le 11-Septembre est plus réaliste qu’il n’y paraît. Ce carnage non-revendiqué sert en effet exclusivement les intérêts de l’OTAN : l’Alliance atlantique doit prendre le contrôle de toute urgence de la passe pakistanaise de Khybar pour approvisionner ses troupes en Afghanistan. Dans le cas où l’Alliance ne parviendrait qu’à rétablir partiellement sa logistique, Washington envisage de sacrifier les troupes alliées.
Le suicide du Dr Ivins, au moment précis où le FBI allait l’arrêter, met fin à l’enquête sur les attentats à l’anthrax qui terrorisèrent les États-Unis au lendemain du 11-Septembre. Mais à réfléchir de plus prés, là encore, la version gouvernementale ne tient pas debout.
Londres (Royaume-Uni) | 21 août 2008Le Guardian a révélé le contenu d’une note de synthèse de l’unité des sciences du comportement des services de contre-espionnage britanniques (MI5) dressant le profil des « extrémistes islamiques » au Royaume-Uni.
Le document, daté du 12 juin 2008, conteste l’idée communément admise que les personnes soutenant activement des mouvements « terroristes » sont des fous et des méchants (« mad and bad »).
Il se fonde sur l’observation de groupes suspects et non pas sur le profilage rétrospectif de personnes (...)
Paris (France) | 19 juillet 2008Violette Daguerre, née au Liban en 1955, docteur en psychologie, préside la « Commission arabe des droits humains » qu’elle a contribué à fonder. Elle s’est particulièrement engagée depuis 2001 pour exiger la fermeture du camp de torture de Guantánamo Bay. Elle évoque dans cet entretien les difficultés à faire réagir les médias, les ONG, les politiciens, quand il s’agit de ces victimes arabes et musulmanes, déshumanisées par la propagande de guerre et désignées comme « terroristes ».
Bruxelles (Belgique) | 29 mars 2008Le 11 Septembre n’aura été qu’un prétexte pour suspendre temporairement, puis définitivement, de nombreuses libertés publiques et individuelles aux États-Unis. Le sociologue Jean-Claude Paye analyse le renouvellement du Patriot Act, les dispositions maintenues et celles qui ont été amendées. Il montre que les procédures dérogatoires adoptées dans la panique des attentats de New York et Washington sont devenues permanentes sans soulever d’amples contestations. Cette évolution ne prendra pas fin avec le mandat de George W. Bush, elle n’est d’ailleurs pas fondamentalement remise en cause par les candidats à sa succession.
Beyrouth (Liban) | 7 février 2008Une vaste campagne d’attentats islamistes aurait dû terroriser l’Europe entre le 20 et le 28 janvier. Elle a été déjouée in extremis par la DGSE française et son homologue espagnole, le CNI, sous la supervision de José Luis Rodríguez Zapatero. Mais ces attentats étaient attendus par l’OTAN pour pouvoir intervenir militairement au Pakistan. Thierry Meyssan révèle les dessous de cette machination avortée.
Lisbonne (Portugal) | 1er février 2008Selon l’association britannique Reprieve, le gouvernement portugais aurait autorisé de très nombreux vols secrets de la CIA et participé au transfert de plus de 700 prisonniers illégaux vers le centre de torture de Guantanamo.
L’association publie une liste de 48 vols, entre 2002 et 2006, utilisant l’espace aérien portugais, ainsi que la liste des détenus par vol (tout au moins pour une trentaine de vols) et 8 témoignages d’anciens détenus (voir ci-dessous document joint).
La précision de ces (...)
Washington DC (États-Unis) | 6 janvier 2008Dans un communiqué du 4 janvier 2008, la firme BAE Systems indique avoir reçu 29 millions de dollars du Département US de Sécurité de la Patrie (U.S. Department of Homeland Security) pour équiper trois avions commerciaux d’American Airlines avec son système de contre-mesures à infra-rouge.
Leader mondial en ce domaine, BAE Systems a déjà produit 14 000 unités de contre-mesures à infra-rouge. Cette arme, déjà testée par le Pentagone, vise à protéger les aéronefs de missiles sol-air portables.
Les (...)
La Havane (Cuba) | 13 novembre 2007L’AENA - l’organisme chargée du contrôle des aéroports espagnols et de la navigation aérienne sur l’Espagne - a documenté le passage de 47 vols secrets de la CIA, en provenance ou à destination de la base états-unienne de Guantanamo, dans l’espace aérien de l’Espagne, révèle ce lundi 12 novembre 2007 le quotidien espagnol El Pais.
Selon le quotidien espagnol, les documents remis par l’AENA au juge chargé de l’enquête sur les vols secrets de la CIA prouvent que les avions de l’agence US d’espionnage ont (...)
Madrid (Espagne) | 8 octobre 2007En 2003, le gouvernement espagnol a interdit le parti politique Batasuna, en raison du soutien qu’il aurait apporté implicitement aux actions militaires de l’ETA. Cette décision se fondait sur la loi relative aux partis politiques et sur la jurisprudence établie par le juge Baltasar Garzón. L’acharnement de José-Maria Aznar à rendre les Basques unilatéralement responsables de toutes les violences le conduisit à dénoncer leurs liens imaginaires avec le « terrorisme islamique » et à leur attribuer aussi les attentats de Madrid (11 mars 2004). Profitant de l’enlisement et de l’échec de la solution amorcée par José-Luis Zapatero, le juge Garzón a relancé la répression politique en criminalisant par amalgame l’ensemble du mouvement basque.
27 septembre 2007Une cour d’appel militaire spéciale états-unienne a relancé les poursuites à l’encontre d’Omar Khadr. Celles-ci avaient été interrompues parce qu’il y avait un doute sur le caractère légal ou non de son engagement comme « combattant ennemi étranger », mais la cour militaire spéciale a estimé que l’on ne pouvait présager de la réponse avant jugement.
Dans un État de droit, le justiciable cherche à échapper aux tribunaux, mais Omar Khadr n’est pas détenu dans un État de droit, c’est un ressortissant canadien (...)
Berlin (Allemagne) | 24 septembre 2007Le 5 septembre 2007, les autorités de Berlin ont annoncé l’arrestation de trois islamistes, deux Allemands et un Turc, accusés de préparer un attentat de grande ampleur contre des intérêts états-uniens en République fédérale. Cette nouvelle a suscité une hystérie médiatique et une généralisation du soupçon : de bons Allemands, peut-être des voisins, peuvent se transformer en dangereux terroristes. Cependant, observe Jürgen Elsässer, les éléments connus de cette affaire permettent de conclure que les suspects ne représentaient aucun danger réel et que leurs agissements sont un grossier montage destiné à être repéré et interrompu.
Paris (France) | 4 septembre 2007S’il est un principe voltairien clair, c’est que la torture est absolument contraire aux Droits de l’homme et à l’idéal démocratique. Pourtant, il existe en France une association de défense des Droits de l’homme, Reporters sans frontières, qui légitime l’usage de la torture prétendument pour défendre la démocratie face au terrorisme. Cela n’est malheureusement pas surprenant : comme le souligne Salim Lamrani, le discours de cette organisation n’est qu’une rhétorique de façade qui masque mal son alignement sur son bailleur de fonds, la NED-CIA.
Ci-dessous la Note d’information de la Maison-Blanche sur le discours prononcé par le président Bush devant l’American Legion
Genève (Suisse) | 17 août 2007Martin Scheinin, rapporteur spécial des Nations unies pour la protection et la promotion des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales et contre le Terrorisme affirme que celui qui commet un acte terroriste est un terroriste fusse-t-il un État. Dans un entretien accordé en juin dernier à Sandro Cruz, de l’agence péruvienne IPI et vice-président du Réseau Voltaire, il affirme que le programme CIA des prisons secrètes a été remplacé par un autre sous-traité à des États tiers. Il souligne n’y a pas de guerre contre le terrorisme et qu’Al Qaeda n’est qu’une métaphore.

La guerre du Pakistan devra attendre
