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Guerre globale au « terrorisme »

Dans les années 80, les États-Unis et Israël ont créé le concept de « terrorisme international » pour discréditer tous les mouvements de libération nationale en les accusant de n’être que des paravents de l’hydre soviétique. Après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont fait glisser la répression du terrorisme du domaine policier au champ militaire. Pour la classe dirigeante anglo-saxonne la « guerre au terrorisme » devait êre un moyen pour affirmer son contrôle sur les voies commerciales (libre-circulation maritime et aérienne), mais l’administration Bush et le mouvement sioniste s’en servirent pour habiller des aventures coloniales anachroniques (Palestine, Afghanistan, Irak).
Le concept est également utilisé par les Occidentaux pour justifier la mise en place d’une société orwellienne de surveillance et par l’Organisation de coopération de Shanghai (Russie, Chine) pour lutter contre l’ingérence et stabiliser de force les populations nomades d’Asie centrale.

 
La torture comme source de renseignement
Abou Zoubeida, la « balance d’Al-Qaida »
par Kevin Ryan
Abou Zoubeida, la « balance d'Al-Qaida » Washington D. C. (États-Unis) | 17 janvier 2013
Toujours emprisonné à Guantánamo Bay, Abou Zoubeida est la principale source de renseignement occidental sur Al-Qaida. Il a donné sous la torture le nom d’autres responsables de l’organisation terroriste qui ont été arrêtés à leur tour et ont fourni les autres informations dont disposent les autorités états-uniennes. Bref, ce que les autorités US disent savoir sur Al-Qaida, elles le doivent d’abord à cette source. Problème : il est aujourd’hui admis qu’Abou Zoubeida n’a jamais été membre d’Al-Qaida et que ses aveux obtenus sous la torture n’étaient qu’un moyen pour lui d’abréger ses souffrances. L’essentiel de ce que le contre-espionnage US déclare savoir d’Al-Qaida est sorti de son imagination fertile. Et tout est faux.
 
 
 
Suspension des Droits fondamentaux
Bush, Obama : le changement dans la continuité
par Jean-Claude Paye
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Qui sont les pirates du Golfe d'Aden ? 2 juin 2009
Les pirates faits prisonniers dans le Golfe d’Aden sont de pauvres exécutants sans formation, parfois sous l’emprise de drogues. Mais, selon un rapport de l’UEO, dont nous publions un extrait, ils sont intégrés dans neuf organisations criminelles internationales disposant de renseignements et de matériels sophistiqués.
Ces données impliquent que la piraterie est un problème criminel qui devrait être traité au niveau policier, et non un problème de défense nécessitant des interventions militaires.
A moins que ces organisations criminelles, parfaitement identifiées, aient le champ libre pour justifier d’une relance de la « guerre globale au terrorisme » et du maintien de l’OTAN sur zone, déjà déployée au large de la Somalie depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux (...)
 
 
Les services secrets après le 11-Septembre
Les méthodes spéciales antiterroristes sont inefficaces et illégales
par Martin Scheinin
Les méthodes spéciales antiterroristes sont inefficaces et illégales Genève (Suisse) | 29 mars 2009
Dans son rapport au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Martin Scheinin examine la coordination antiterroriste mise en place aussi bien par l’OTAN que par l’Organisation de coopération de Shanghai. Il observe les multiples violations des droits de l’homme commises par les agences de renseignement et relève que les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine ne peuvent feindre de les ignorer alors qu’elles sont perpétrées à leur demande par des États sous-traitants. Il s’ensuit que ces grandes puissances et leurs responsables antiterroristes sont susceptibles de poursuites devant la Justice internationale. Il note également qu’en collectant des informations obtenues par des collègues en pratiquant la torture, ces agences ont en réalité accumulé des données souvent erronées et toujours sans valeur juridique, donc (...)
 
 
 
26 octobre 2008
Il y a cinq mois, nous rendions compte de la situation kafkaïenne de Youssef Nada. Cet homme d’affaire égyptien a d’abord été accusé par des journalistes peu scrupuleux d’être un financier du terrorisme international, avant d’être directement mis en cause par le président Bush. Sur la seule base de ces "on-dit", il a été inscrit sur la liste noire de l’ONU et, depuis 7 ans, assigné à résidence par la Suisse dans l’enclave italienne de Campione. Après avoir vérifié que toutes les accusations portées contre Youssef Nada ont été invalidées par les tribunaux et que son innocence a été établie, Silvia Cattori a interrogé les autorités suisses pour leur demander de préciser le fondement juridique des sanctions actuelles. La cheffe de la diplomatie helvète, Micheline Calmy-Rey, lui a opposé une réponse dilatoire. Dans ce second entretien, notre collaboratrice fait le point de cette (...)