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Gouvernance globale
Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI

 Par Thierry Meyssan | 5 octobre 2007 | Voltaire, édition internationale | Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.

Coup de théâtre dans le Golfe arabo-persique
Face aux États-Unis, l’Iran s’allie avec la Chine

  | Paris (France) | 17 novembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Alors que le piège états-unien devait se refermer sur le gouvernement des mollahs au prochain sommet de l’Agence internationale de l’énergie, Téhéran s’est sorti de l’impasse et a renversé la donne. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se sont portés garants du caractère civil des installations nucléaires iraniennes, tandis que l’Iran a confié l’exploitation de son gaz à un nouveau venu dans la région : la Chine. Désormais, Téhéran ne craint plus les menaces de sanctions économiques et peut jouer un rôle en Irak, au Liban et en Palestine occupée.

Complexe militaro-industriel états-unien
Le Carlyle Group, une affaire d’initiés

 Par Réseau Voltaire | Paris (France) | 9 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Premier gestionnaire mondial de portefeuilles, le Carlyle Group rassemble le gratin de la politique mondiale. Piloté par l’ancien secrétaire à la Défense Frank Carlucci, il comprend aussi bien George Bush père que les Ben Laden, George Soros, Mikhail Khodorkovsky ou John Major. Il s’est spécialisé dans la prise de contrôle de sociétés d’armement et de médias. Profitant de la présidence d’un de ses anciens cadres, Bush fils, il influe selon ses intérêts sur la politique étrangère des États-Unis. Usant et abusant de ses relations, le groupe réalise 30% de retour sur investissement au risque de se voir régulièrement mis en cause dans des affaires d’initiés et de corruption.

À qui profite la fin du secret bancaire ?
Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers

 Par Jean-Claude Paye | Bruxelles (Belgique) | 9 avril 2009 | Voltaire, édition internationale | Première opération internationale d’envergure de l’administration Obama, le sommet du G20 à Londres consacre la domination globale de la finance anglo-saxonne. Deux décisions importantes ont été prises : l’augmentation des moyens du FMI et de la banque mondiale, et la « suppression du secret bancaire ». Jean-Claude Paye observe que cette nouvelle règlementation —qui vise en réalité à rabattre l’argent vers les États-Unis— profite aux structures légales anglo-saxonnes de blanchiment : les trusts et les LLC.

Globalisation
Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français

  | Paris (France) | 22 juin 2005 | Voltaire, édition internationale | Inconnue des Français, l’avocate Christine Lagarde a été nommée ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Il y a quelques jours encore, elle défendait les intérêts des multinationales états-uniennes contre ceux des entreprises françaises et européennes. Ses positions politiques s’accordent parfaitement avec son engagement militant au sein du CSIS, le think-tank du lobby pétrolier aux États-Unis.

La saga d’une multinationale
Shell, un pétrolier apatride

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 18 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | En un siècle, la petite compagnie anglaise de transport pétrolier a fusionné avec l’exploitant Royal Dutch et est devenue l’un des principaux acteurs du secteur. Répondant à une logique purement privée, ses dirigeants n’ont pas hésité à s’allier au IIIème Reich, à Abasha au Nigéria, ou au SLORC birman ; les dictatures étant toujours moins regardantes sur les questions sociales et environnementales. Aujourd’hui, la compagnie jure qu’elle respecte de hautes normes éthiques, mais ses promesses seront d’autant plus difficiles à tenir que les tensions s’accroissent sur le marché pétrolier.

« Démocratie de marché »
Friedrich von Hayek, pape de l’ultra-libéralisme

 Par Denis Boneau | Paris (France) | 4 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | L’économiste autrichien Friedrich von Hayek s’est appliqué à discréditer toute forme de régulation de l’économie au motif que celle-ci est trop complexe pour que l’on prétende l’organiser. Sa théorie de « l’État minimal » est devenue la religion du Parti républicain états-unien en opposition aussi bien au « New Deal » des démocrates qu’au marxisme des soviétiques. Son école, financée par les fondations des grandes multinationales, s’est structurée autour de la Société du Mont-Pèlerin, et a obtenu sept fois le prix Nobel d’économie. Elle a inspiré les gouvernements de Pinochet, Reagan et Thatcher.

Capitalisme d’États
BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 10 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | BP-Amoco n’est pas seulement une compagnie pétrolière, la troisième au monde, c’est aussi le fournisseur d’énergie du Royaume-Uni et des Etats-Unis et le pilier de leur intégration économique. Directement articulée aux intérêts de ces États, la firme s’est appuyée sur les actions secrètes du MI6 et de la CIA pour s’emparer de gisements en Asie Centrale, en Afrique et en Amérique latine. Son nom reste associé au renversement des gouvernements démocratiques de Mossadegh en Iran et d’Elchibey en Azerbaïdjan.

Stratégie
Dick Cheney, le pic pétrolier et le compte à rebours final

 Par Kjell Aleklett | 9 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans un discours prononcé en qualité de PDG de l’équipementier pétrolier Halliburton, deux ans avant d’accéder à la vice-présidence des Etats-Unis, Dick Cheney révélait le fond de sa pensée en matière de politique énergétique. Selon lui, malgré la découverte de nouveaux gisements et de nouvelles techniques d’exploitation, la production mondiale de pétrole est sur le point de devenir inférieure à la demande. Dès lors, la conquête des régions pétrolifères du Golfe arabo-persique devient un objectif stratégique des États-Unis. Analysant ces propos, le professeur Kjell Aleklett, de l’université d’Uppsala, précise l’ampleur de la crise énergétique.

Colonisation
L’Irak occupée cédera-t-elle son pétrole aux « majors » ?

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 20 juin 2007 | Voltaire, édition internationale | Après avoir renversé le seul gouvernement au monde qui prétendait ne plus libeller ses contrats pétroliers en dollars, la Coalition anglo-saxonne tente de contraindre l’Irak occupée à céder ses revenus pétroliers aux compagnies occidentales. Une grève générale du secteur pétrolier irakien a retardé la signature des contrats les plus déséquilibrés du siècle.

Pillage des ressources du Congo
Les bailleurs de fonds du conflit congolais

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 28 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Un rapport de l’ONU sur l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo décrypte les mécanismes de pillage à l’œuvre dans le pays. Le groupe d’experts nommé par le Conseil de sécurité observe que les États voisins maintiennent une instabilité artificielle dans le pays afin de justifier la présence de leurs troupes et continuer à piller les sous-sols. Les experts observent aussi que l’exploitation de ces ressources n’est pas destinée à un marché régional, mais aux pays industrialisés. Qui, au Nord, finance le pillage d’un des pays les plus pauvres du Sud ?

Vide juridique
Qui gouverne l’Irak ?

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 13 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Contrairement à ce que son intitulé pourrait faire croire, l’Autorité provisoire de la Coalition en Irak n’est pas un organe de la Coalition, ni même une agence des États-Unis. Les litiges survenus à propos des appel d’offre pour la reconstruction montrent que l’Autorité n’est pas une institution de droit public, mais une entreprise privée. George W. Bush a privatisé l’Irak, comme Léopold II de Belgique le fit du Congo, révèle Thierry Meyssan dans une intervention devant la Conférence de soutien à la résistance irakienne (Paris, 15 mai 2004).

Scandale
Thomas Schelling et Robert Aumann, les Nobel pour qui la guerre est un jeu

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 20 octobre 2005 | Voltaire, édition internationale | Les deux lauréats 2005 du prix Nobel d’économie, Thomas C. Schelling et Robert J. Aumann, ont été primés pour leur contribution à la « théorie des jeux ». Le premier fut en fait le théoricien de l’escalade militaire lors de la guerre du Vietnam et justifie aujourd’hui la non-ratification du protocole de Kyoto et l’abandon des objectifs de l’ONU pour le millénaire. Le second est un ésotériste talmudique qui a théorisé l’usage de la punition collective pour opprimer les Palestiniens.

Une mise en garde du FMI aux États-Unis
La guerre, seule alternative à la crise économique

  | Paris (France) | 8 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Les déclarations d’autosatisfaction de l’administration Bush annonçant une croissance économique record sont démenties par les faits. En réalité, le chômage progresse, la production intérieure s’effondre et l’économie se tourne toute entière vers la guerre. La dette extérieure atteint un niveau critique, sans précédent pour un pays industrialisé et, selon le Fonds monétaire international, menace l’économie mondiale. La spécialisation des industries d’armement rend impossible un retour à une économie de paix. Les États-Unis sont entrés dans un cycle infernal où leur survie économique dépend de la poursuite de la guerre.

Pillage économique de la Russie
Bush, Khodorkovsky & Associates

  | Paris (France) | 13 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis et de nombreux médias se sont indignés de l’arrestation, le 25 octobre, de l’homme le plus riche de Russie, Mikhail Khodorkovsky. Les uns et les autres ont omis de préciser ses liens financiers avec la famille Bush et ses investissements dans la presse. L’oligarque est en particulier membre du Carlyle Group. Cette puissante société de gestion de portefeuilles est aussi celle de la famille Ben Laden.

La « main tendue » aux Africains
Les trois fautes de Barack Obama en Afrique

 Par Luc Mukendi, Damien Millet, Jean Victor Lemvo, Emilie Tamadaho Atchaca, Solange Koné, Victor Nzuzi, Aminata Barry Touré, Ibrahim Yacouba, Eric Toussaint, Sophie Perchellet | 17 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Barack Obama poursuit le relookage des États-Unis. Dans un discours prononcé à Accra devant le parlement ghanéen, il a tendu la main aux Africains et s’est engagé à les aider à vaincre le sous-développement. Comme les messages précédents au Caire ou à Moscou, cette rhétorique a séduit les médias atlantistes —enfin soulagés de faire la promotion d’un empereur sympathique—, mais a fortement déplu aux intéressés. Des responsables du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM) analysent ce discours paternaliste.

Crise financière
Ajustement, mutation ou effondrement de l’Empire ?

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 2 novembre 2008 | Voltaire, édition internationale | Depuis l’été 2006, Thierry Meyssan pronostique l’effondrement des États-Unis à moyen terme suivi de leur dislocation. Ce point de vue —qui a fait beaucoup sourire— trouve aujourd’hui un début de confirmation : rien ne parvient à stopper la crise financière US qui se transforme en crise économique. Selon cet analyste, qui est politologue et non pas économiste, les sommets internationaux qui se succèdent aujourd’hui n’ont pas pour but de résoudre la crise, mais représentent une révolte des États vassaux pour réorganiser un système qui, bien qu’agonisant, continue à profiter aux États-Unis.

Multipolarité
Le redressement de l’économie russe

 Par Nina Koulikova | Moscou (Russie) | 22 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans une contribution adressée à la conférence Axis for Peace 2005, l’académicienne Nina Koulikova assure que le redressement économique de la Russie, bien que loin d’offrir à sa population un standard de vie comparable à celui de l’Europe occidentale, est suffisant pour lui permettre de jouer à nouveau un rôle d’équilibre sur la scène internationale. En outre, l’intégration économique de la Russie dans des regroupements étatiques serait le gage du caractère pacifique de ses ambitions.

Colonisation et apartheid
L’eau, enjeu central de l’occupation de la Palestine

 Par André Rousseau. | 10 mai 2007 | Voltaire, édition internationale | Comme dans toutes les régions arides, la question de l’eau est fondementalement politique au Proche-Orient. Présente dès les premières implantations de colonies, elle est devenue un problème central en Palestine occupée et dans le Golan annexé, et témoigne de la politique discriminatoire de Tel-Aviv. Vitale, elle est au cœur de toute la stratégie militaire et colonisatrice israélienne.

Tueur en série
Robert McNamara, artisan de la mise au pas des peuples

 Par Damien Millet, Eric Toussaint | Liège (Belgique) | 8 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que l’administration Obama rend un hommage appuyé à Robert McNamara, décédé le 6 juillet 2009, Damien Millet et Éric Toussaint reviennent sur son bilan. L’homme ne fut pas seulement le secrétaire à la Défense qui théorisa la riposte nucléaire graduée et organisa la destruction du Vietnam en espérant l’empêcher de devenir communiste. Il fut aussi le directeur de la Banque mondiale qui utilisa les prêts bancaires pour étendre la zone d’influence états-unienne. À ce titre, il fut l’architecte de l’actuelle dette des pays du Sud.

La perche du Nil, un pur symbole de la mondialisation

 Par Damien Millet | Liège (Belgique) | 3 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | La sortie du film Le Cauchemar de Darwin est l’occasion idéale pour revenir sur un pays, la Tanzanie, dont un produit d’exportation très prisé, la perche du Nil, représente un véritable symbole de la mondialisation néolibérale actuelle.

Le changement dans la continuité
Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama

 Par Michel Chossudovsky | Ottawa (Canada) | 8 décembre 2008 | Horizons et débats | Alors que Barack Obama, entouré de ses mentors de Wall Street et de la City, est en train de choisir les membres de sa future équipe gouvernementale, le professeur Michel Chossudovsky rappelle que les personnalités sélectionnées forment une bande de coquins responsables de la financiarisation de l’économie mondiale. En fait de « changement », on prend les mêmes et on continue.

Affaires
Halliburton ou le pillage de l’État

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 16 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Halliburton, numéro 1 mondial des équipementiers pétroliers, est devenue sous l’administration Bush fils l’un des symboles des guerres de prédation. La multinationale, anciennement dirigée par Dick Cheney, a bénéficié de contrats mirifiques à l’occasion de la guerre contre l’Irak et de la reconstruction. Mais ce scandale n’est pas nouveau : depuis près d’un siècle, cette société se développe en mêlant business et politique sur le dos de citoyens états-uniens bien crédules. C’est le premier volet de notre enquête sur une multinationale trop méconnue.

In God We Trust
Rocco Buttiglione, le théologien du libre-marché

  | Paris (France) | 11 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Le ministre italien des Affaires européennes, Rocco Buttiglione, a été désigné commissaire européen chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité. Ses déclarations sur les femmes et les gays ont provoqué un tollé au Parlement européen qui doit confirmer sa nomination. Mais plus qu’un philosophe réactionnaire, le candidat est surtout le théoricien des fondements divins du libre-marché et de la globalisation, le conseiller de Jean-Paul II, l’architecte de l’alliance entre le Vatican et les libertariens états-uniens sur les ruines de l’URSS.

La nouvelle politique énergétique états-unienne
Fidel Castro : « Convertir les aliments en carburant, c’est créer la famine »

 Par Fidel Castro Ruz, Agence Cubaine de Nouvelles | La Havane (Cuba) | 31 mars 2007 | Voltaire, édition internationale | Convalescent, Fidel Castro n’en demeure pas moins un observateur attentif de la globalisation. Il dénonce ici la nouvelle politique énergétique étatsunienne : après avoir multiplié les guerres pour piller les champs pétroliers, Washington s’empare des terres fertiles du tiers-monde pour y faire produire des biocarburants. À moyen terme, trois milliards de personnes sont menacées de famine.

Pressions politiques à huis-clos
L’AGCS, arme économique de l’Empire

  | Paris (France) | 11 mars 2003 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis, aidés de plusieurs entreprises multinationales, tentent d’imposer discrètement la modification d’un important accord commercial. L’Accord général sur le commerce des services (AGCS) a pour objet la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont la santé (3 500 milliards de dollars à l’échelle mondiale) et l’éducation (2 000 milliards de dollars). L’un des enjeux des discussions en cours est l’intégration de la filière énergétique dans l’AGCS. Les négociations sont conduites par Robert Zoellick pour les États-Unis et par Pascal Lamy pour l’Union européenne. Le premier est par ailleurs professeur de Sécurité nationale à l’École navale des États-Unis. Le second a collaboré avec la Rand Corporation, le think tank du lobby militaro-industriel états-unien, et avec l’East-West Institute, dont le président d’honneur est George Bush père. La finalité de l’AGCS est de rendre cet accord économique supérieur aux législations et réglementations nationales. Des responsables politiques commencent à (...)

Parrain de guerre
Exxon-Mobil, fournisseur officiel de l’Empire

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 26 août 2004 | Voltaire, édition internationale | John D. Rockfeller constitua le premier trust pétrolier vertical, la Standard Oil. Utilisant des méthodes peu orthodoxes, il ruina ses concurrents états-uniens et organisa l’évasion fiscale de ses revenus. Puis, s’alliant avec ses rivaux BP et Shell, il constitua un cartel pour dominer le marché mondial. Il finança comme nul autre l’aventure militaire nazie en espérant s’emparer des ressources de l’URSS. Devenue Exxon-Mobil, sa société est désormais n°1 mondial et peut subventionner les think tanks néo-libéraux et les campagnes électorales des Bush.

Un parrain contre le Kremlin
Boris Berezovski, le receleur

  | Paris (France) | 26 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Boris Berezovski s’est forgé dans les médias occidentaux une image d’un homme d’affaires libéral persécuté par l’autoritaire Vladimir Poutine. Cependant, il ne doit pas sa fortune à ses capacités de manager. Avec douze autres oligarques et l’aide des États-Unis, il s’est approprié les ressources de l’URSS. Il n’a pas créé de richesses dans son pays, mais il en a extrait des capitaux qu’il a déplacés à l’Ouest. Pour se tailler la part du lion, il n’a pas hésité à faire alliance avec la Fraternité de Solntsevo, une organisation mafieuse russe, et avec des gangs tchétchènes. Ce qui l’a conduit à saboter le règlement de la paix en Tchétchénie.

Démocratie de marché
Ces intérêts privés qui gouvernent les États-Unis

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 28 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Si le Congrès fédéral des États-Unis est un haut lieu de trafic d’influence, sa médiatisation permanente oblige les parlementaires à la retenue. Au contraire, l’indifférence qui entoure les Congrès des États fédérés y a facilité une généralisation de la corruption. Non seulement celle-ci n’y est pas réellement réprimée, mais elle a été légalisée au travers de « règles éthiques » qui obligent les élus locaux à se vendre de manière transparente au plus offrant en établissant entre eux une libre-concurrence. Une enquête du CPI montre que chaque parlementaire local reçoit légalement en moyenne 150 000 $ par an de pots-de-vins.

Texas
Chevron-Texaco, premier mécène de la vie politique états-unienne

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 24 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Après avoir fait fortune en soutenant le général Franco pendant la guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale, puis en se taillant la part du lion des gisements saoudiens, ChevronTexaco est devenue l’un des quatre plus grandes compagnies pétrolières mondiales. C’est aussi le premier contributeur des partis politiques aux États-Unis. La firme veille à ce que la pensée stratégique de la Maison-Blanche corresponde toujours à ses intérêts, ainsi a-t-elle sponsorisé des études appelant à l’invasion de l’Irak, avant de prendre le contrôle de ses champs pétroliers.

USA : la crise des subprimes menace la moitié des États fédérés de faillite

  | Washington DC (États-Unis) | 30 janvier 2008 | Voltaire, édition internationale |


Pays en développement
Vers une nouvelle crise de la dette

 Par Eric Toussaint | Liège (Belgique) | 1er août 2009 | Voltaire, édition internationale | La crise financière nord-américaine produit une onde de choc dans l’économie globale. Les ressources des pays en développement s’assèchent tandis que le loyer de l’argent s’élève. Une nouvelle crise de la dette est imminente. Des économies émergentes peuvent être englouties par cette vague. Ici l’enjeu n’est pas de savoir si les banquiers des pays riches toucheront leurs bonus, mais comment les populations des pays pauvres pourront survivre.

Rébellion en Amérique latine
Quels points communs entre piqueteros argentins et zapatistes mexicains ?

 Par Raúl Zibechi | Montevideo (Uruguay) | 31 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale | Répondant à la crise économique et politique qui a ravagé l’Argentine, le mouvement des « piqueteros » s’est constitué en communautés quasi-autarciques au sein mêmes des grandes villes. Ainsi, le modèle des « communautés de base », que les théologiens de la libération ont développé en zone rurale, s’est reproduit en milieu urbain. Le journaliste uruguayen Raúl Zibechi, qui est allé interroger ces militants d’un nouveau genre, établit un parallèle entre leur idéal politique et celui des zapatistes mexicains.

Le pétrole n’a pas d’odeur
L’ascension et la chute de Mikhail Khodorkovski

 Par S. Djamal | Paris (France) | 6 juin 2005 | Voltaire, édition internationale | Le traitement médiatique occidental de l’affaire Khodorkovski illustre le « deux poids, deux mesures » que la presse atlantiste applique systématiquement à la Russie. Des hommes d’affaires ayant eu recours aux mêmes pratiques ont été lourdement condamnés en Europe et aux États-Unis, mais vu de Londres et de Washington, Mikhail Khodorkovski était un partenaire si utile qu’il doit être défendu à tout prix.

Suprématie du dollar
Le talon d’Achille des USA

 Par L.C. Trudeau | 4 avril 2003 | Voltaire, édition internationale | L’instauration du monde unipolaire se joue actuellement à travers la conflit irakien et la destruction de l’ONU. Mais la guerre en Irak cache une autre guerre : celle du contrôle de la monnaie. Dans cette guerre financière, les États-Unis tentent de maintenir le dollar comme monnaie unique de référence, tandis qu’une partie du monde essaie d’utiliser l’euro comme alternative à l’hégémonie états-unienne. Le basculement commence fin 2000, lorsque l’Irak décide de libeller en euros et non plus en dollars ses transactions pétrolières et commerciales. L’initiative est suivie par la Corée du Nord et l’Iran. En mars 2001, l’un des moteurs de l’OPEP, le Venezuela, fait une intervention remarquée sur l’usage de l’euro pour la fixation du prix du pétrole. En 2002, la Chine et la Russie commencent à convertir leurs avoirs financiers du dollar vers l’euro. Si l’administration Bush a ses propres raisons pour attaquer l’Irak, elle est soutenue par les institutions financières états-uniennes pour défendre l’hégémonie du (...)

Le programme énergétique des néo-conservateurs
L’IAGS prépare l’économie états-unienne à la guerre

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 30 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Les principaux leaders néo-conservateurs se sont rassemblés au sein de l’IAGS pour rédiger un programme de réduction de la consommation de pétrole des États-Unis. Ce plan ne vise pas à réduire les besoins, mais à diversifier les carburants pendant une courte période. Sa mise en œuvre permettrait aux néo-conservateurs d’engager de nouvelles aventures militaires contre des États pétroliers sans risquer de perturber gravement l’économie états-unienne. Il manifeste le choix sans retour d’une politique internationale tournée vers la prédation des ressources énergétiques mondiales.

« Chiens de guerre »
Qui volera le pétrole de Guinée Équatoriale ?

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 6 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Eldorado du pétrole, la Guinée Équatoriale a accru son PIB de 60% en un an pour le seul bénéfice du dictateur local qui accumule résidences et comptes bancaires aux États-Unis. Mais cette soudaine richesse aiguise bien des appétits. Alors que le président Obiang a confié sa sécurité à des mercenaires commandés par l’ancien chef d’état-major de l’US Army, son rival réfugié en Espagne, Severo Moto, a recruté d’autres mercenaires, soldats perdus de l’apartheid sud-africain cette fois, pour le renverser. Mais Severo Moto, qui avait déjà échoué en 1997, a été trahi. Ses « chiens de guerre », rémunérés via un intermédiaire libanais déjà impliqué dans les affaires d’Elf au Nigéria, ont été interceptés lors d’une escale au Zimbabwe.

2008 marquera la fin de 94 ans de suprématie économique US

  | Londres (Royaume-Uni) | 14 janvier 2008 | Voltaire, édition internationale |


Le sommet de l’ONU sur la crise économique

 Par Sophie Perchellet | Liège (Belgique) | 26 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | La tenue du sommet de l’ONU du 24 au 26 juin 2009 est un évènement à saluer. C’est le signe d’une prise de conscience : la crise doit être débattue avec la participation de tous les chefs d’Etat au lieu d’être circonscrite au club étroit du G8 déguisé pour l’apparence en G20 en avril 2009. Cependant, cette révolution a un impact limité. Les intimidations des pays industrialisés ont permis de repousser le Sommet de début juin à fin juin, et de nombreux gouvernements se sont fait représentés par des troisièmes couteaux afin de réduire le niveau de représentation de cette assemblée générale des Nations Unies. Si c’est par peur d’une remise en cause fondamentale du capitalisme, qu’ils soient tranquilles. Seul le néolibéralisme, le mal le plus voyant est remis en cause dans le rapport Stiglitz. Le débat porte ainsi sur un diagnostic souvent juste mais qui ne va pas assez à la racine des problèmes. Surtout les propositions sont tout à fait (...)

L’administration Bush II
Robert B. Zoellick, maître d’œuvre de la globalisation

  | Paris (France) | 10 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Robert B. Zoellick, nouveau n°2 du secrétariat d’État, a été présenté à tort comme un partisan du multilatéralisme. Il est en réalité le théoricien et le stratège de l’usage des accords économiques multilatéraux partiels de manière à briser les consensus au sein des organisations internationales. Pour lui, le libre-échange n’est pas un idéal, mais une arme permettant de détruire les économies dirigées et de privatiser les services publics. Rien ne doit faire obstacle à l’édification d’un monde unipolaire, à l’expantionnisme économique états-unien, à la globalisation.

Objectifs militaires, intérêts financiers
Halliburton, profiteur de guerre

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 23 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | En absorbant, en 1962, une société aux multiples relations politiques, l’équipementier Halliburton est entré dans la cour des grands. Parrainée par le futur président Lyndon Johnson, la firme réalisa alors de gigantesques profits sur des marchés publics truqués. Une fois Johnson élu président des États-Unis, Halliburton devint le premier fournisseur de l’armée US au Vietnam. Le même processus se reproduisit dans les années 90, lorsque la firme fut dirigée par Dick Cheney. Et, celui-ci entré à la Maison-Blanche, Halliburton devint le principal fournisseur de la Coalition en Irak.

Indépendance stratégique
Nationalisations au Venezuela

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 6 mars 2007 | Voltaire, édition internationale | Largement réélu pour un troisième mandat, le président du Venezuela, Hugo Chávez, a commencé à mettre en œuvre une nouvelle phase de la révolution bolivarienne : la réappropriation nationale des secteurs économiques stratégiques. Ainsi, après avoir repris le contrôle du pétrole, il a nationalisé les télécommunications et l’électricité. Réagissant sans tarder à cette atteinte à la mondialisation, Washington a augmenté son aide financière aux syndicats d’opposition.

Double jeu
Les bonnes affaires du patronat US avec le Reich

 Par Vladimir Simonov | Moscou (Russie) | 3 mai 2005 | Voltaire, édition internationale | Alors que la polémique se poursuit entre anciens alliés sur leurs rôles respectifs dans la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Simonov oppose la duplicité des Anglo-saxons à l’engagement sans faille des Soviétiques. Il évoque le double jeu des États-Unis jusqu’à la fin du conflit : d’un côté l’action héroïque de ses soldats contre la Wehrmacht, de l’autre le commerce secret de son grand patronat avec le Reich. Un point de vue qui reste courtois, puisqu’il évite de mentionner le rôle de Prescott Bush, mais qui traduit l’exaspération des Russes devant la réécriture de l’Histoire à laquelle se livre la nouvelle puissance dominante.

Think tank
CSIS, les croisés du pétrole

  | Paris (France) | 6 juillet 2004 | Voltaire, édition internationale | Créé en 1962 à l’initiative du directeur de la recherche de la CIA, le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington n’a pas tardé à devenir l’institut de prédilection des analystes de la Guerre froide autour d’Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski. Dans les années 80, Ronald Reagan y a recruté ses principaux conseillers de Défense. Au début des années 90, Bush père y a trouvé son ministre de la défense, Dick Cheney. Multipliant les analyses de la crise énergétique à venir, le CSIS a évolué au cours des dernières années sous la présidence du sénateur Sam Nunn pour se focaliser sur la lutte contre l’émergence de pouvoirs nucléaires, les stratégies pétrolières et la guerre des civilisations.

Économie de guerre
Le partage des marchés afghan et irakien

  | Paris (France) | 14 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Bien que l’administration Bush tente de maintenir le plus grand secret sur les contrats de reconstruction alloués aux entreprises états-uniennes en Afghanistan et en Irak, les plus importants ont été identifiés. Huit compagnies, dont les dirigeants sont liés au clan Bush ou se sont politiquement impliqués dans le déclenchement de ces guerres, ont chacune bénéficié de contrats publics de plus de 500 millions de dollars. La part du lion revient à Halliburton/KRB, la société du vice-président Dick Cheney.

Globalisation économique ou indépendance politique ?
Les Sud-Américains choisissent entre deux projets d’intégration

 Par Edgardo Lander | Caracas (Venezuela) | 1er juillet 2005 | Voltaire, édition internationale | Les Sud-Américains ont fait échouer le traité de Zone de libre-échange des Amériques voulu par Washington. Ils lui opposent un projet d’intégration politique régionale : la Communauté sud-américaine des nations. Le professeur Edgardo Lander analyse ces deux visions antagonistes et les intérêts distincts qu’elles sous-tendent. Sa présentation éclaire, comme en miroir, le rejet par les Européens d’un traité travesti en constitution, mais transformant l’Union européenne en une zone élargie de libre-échange.

« Sécurité juridique » contre « Droits de l’homme »
L’escroquerie du siècle : Bechtel contre les Boliviens

 Par Elizabeth Peredo | La Paz (Bolivie) | 10 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale | Le géant états-unien Bechtel parviendra-t-il à réaliser l’escroquerie du siècle ? Après avoir acquis la concession de distribution des eaux dans une région bolivienne, il a conduit l’administration locale à remettre en cause son contrat en augmentant brusquement ses tarifs de 300 %. Puis, il a porté plainte devant la Banque mondiale pour rupture unilatérale et réclame 25 millions de dollars d’indemnités correspondant aux profits qu’il escomptait engranger en 40 ans. Elisabeth Peredo de la Fundación Solón s’insurge contre ce racket du peuple bolivien organisé avec la complicité du gouvernement et de la Banque mondiale.

Nouvelle lecture au Parlement européen
La Directive Bolkestein refait surface

 Par Raoul Marc Jennar | 22 septembre 2006 | Voltaire, édition internationale | En 2004, le projet de Directive Bolkestein de déréglementation des sevices à l’intérieur de l’Union européenne avait provoqué un séisme politique. Après l’avoir approuvée, les gouvernements membres s’étaient rétractés sous la pression de leurs opinions publiques. Le texte remettait en cause l’ensemble du droit social dans l’Union, alors même que l’exigence sociale se veut au cœur du modèle européen. Le projet de directive modifié sera prochainement soumis au Parlement européen. Raoul-Marc Jennar le décrypte pour nous.

Réformes
Le modèle bushien d’assurance sociale

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 23 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Le système de sécurité sociale états-unien classique prévoyait la souscription d’assurances privées par les travailleurs et le recours à l’aide sociale pour les autres. Le système devait être favorable aux consommateurs, mais George W. Bush l’a fait exploser. En trois ans, les primes d’assurance maladie ont augmenté de 48%. Incapables de faire face, 15% des États-uniens ont renoncé à s’assurer. Déjà 20 millions de salariés à plein temps sont privés de toute couverture sociale. Grassement financée par les grands laboratoires pharmaceutiques, l’équipe Bush œuvre à l’extension de son modèle au reste du monde.

Pré carré de BP-Amoco
L’Azerbaïdjan, un poste colonial avancé

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 10 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Pour tenir la Russie à l’écart des enjeux de la Caspienne, oligarques et majors du pétrole ont favorisé l’enlisement tchétchène et simultanément installé un régime fantoche en Azerbaïdjan, point de départ du plus gros projet d’oléoduc de la région, avant de rééditer l’opération en Géorgie. La première dynastie depuis la fin de l’empire soviétique, celle des Aliyev, y règne aux côtés de BP-Amoco. En repoussant les points de tension vers l’intérieur de la Russie, les conflits caucasiens font le jeu des majors du pétrole qui sont engagées dans une course à l’évacuation des ressources de la Caspienne vers les marchés de l’Ouest.

Économie
Le Pakistan exploite le pavot afghan

  | Paris (France) | 19 avril 2005 | Voltaire, édition internationale | Depuis qu’il est placé sous contrôle des forces de stabilisation de l’OTAN, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot à opium. Cette marchandise est raffinée dans les laboratoires des services secrets pakistanais et fournit l’essentiel du Produit national brut de l’Afghanistan et du Pakistan, devenus tous deux des narco-États. Loin de profiter aux populations, cette manne est utilisée à l’achat d’armement états-unien en prévision de l’attaque de l’Iran.

La Russie rompt avec l’ultra-libéralisme
Evgueni Primakov : la seconde phase du redressement russe a commencé

 Par Evgueni Primakov | Moscou (Russie) | 9 février 2007 | Voltaire, édition internationale | Au cours de l’année 2006, la Russie est entrée dans la seconde phase de son redressement, indique l’ancien Premier ministre Evgueni Primakov. Après s’être attaché à reprendre le contrôle des richesses naturelles et à restaurer la puissance militaire, Vladimir V. Poutine a rompu avec les théories ultra-libérales. Désormais, l’État s’ingére à nouveau dans l’économie pour organiser le développement du territoire, y compris de la partie asiatique de la Fédération. Les recettes provenant de l’exportation des hydrocarbures sont injectées dans l’économie intérieure pour lutter contre la pauvreté, sans crainte de relancer l’inflation. Cependant, cette politique doit faire face à de nouveaux dangers : la montée du chauvinisme à l’intérieur et l’aventurisme militaire états-unien à (...)

Dernier avertissement du Pentagone aux alliés
L’allégeance ou l’exclusion économique

  | 10 décembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Paul Wolfowitz, le secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, a rendu publique, le 10 décembre, une liste des pays autorisés à participer à la reconstruction de l’Irak. Excluant notamment la France, l’Allemagne et la Russie, elle a été interprétée comme une rétorsion tardive à l’encontre des États qui se sont opposés à l’attaque de l’Irak. Mais cette position doit d’abord être analysée comme un avertissement à l’ensemble des États qui remettent en cause la domination des États-Unis et cherchent à constituer un pôle diplomatique et militaire indépendant de l’OTAN.

PetroAmerica, une véritable alternative à la Zone de libre-échange des Amériques

 Par Marcelo Colussi | 10 mai 2005 | Voltaire, édition internationale | Les problèmes de l’Amérique latine et des Caraïbes sont anciens : leur division face à l’impérialisme espagnol d’abord, à l’hégémonie états-unienne ensuite. La solution est connue depuis longtemps : le rêve d’intégration de Simon Bolivar. À l’initiative du Venezuela, ce processus est relancé autour de la création de PetroAmerica, l’alternative énergétique au projet de Zone de libre-échange voulu par Washington.

Corruption de la Coalition en Irak
Bush et Bremer détournent 5,7 milliards de dollars

  | 18 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Les pires craintes de la communauté internationale sont aujourd’hui vérifiées en Irak. Malgré la résolution 1483 du Conseil de sécurité de l’ONU et l’installation d’une surveillance de la gestion du Trésor irakien par l’Autorité provisoire de la Coalition, l’administration Bush a illégalement confisqué 1,7 milliards de dollars, tandis que le clan Bush a carrément détourné à son seul profit 4 milliards de dollars. Le pillage de l’économie irakienne ne se poursuit donc pas seulement au profit des États-Unis, mais surtout dans l’intérêt privé du clan Bush.

Jhannett Madriz Sotillo, présidente de la Confédération parlementaire des Amériques
La trahison de « Lula »

 Par Jhannett Madriz Sotillo | Caracas (Venezuela) | 26 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | À l’issue du sommet de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), qui s’est tenu à Miami les 20 et 21 novembre 2003, Jhannett Madriz, présidente de la Confédération parlementaire des Amériques, dénonce dans nos colonnes la trahison du président brésilien, Luiz da Silva, responsable, selon elle, d’avoir brisé l’unité politique latino-américaine. « Lula », regrette-elle, a transformé une négociation multilatérale, où il était possible d’être plus forts, en une série de négociations bilatérales où chaque État doit affronter, seul, la plus grande puissance économique du monde.

Contre-modèle
L’idéologie libertarienne en action en Pologne

 Par Tomasz Ciborowski | Varsovie (Pologne) | 9 mai 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans le débat sur le projet de Constitution européenne, on évoque souvent une forme de libéralisme qui conduirait à une harmonisation par le bas des conditions de vie dans l’Union et l’on cite souvent la situation économique et sociale de la Pologne comme un repoussoir. Citations et exemples à l’appui, le journaliste polonais, Tomasz Ciborowski, montre que derrière le terme vague de « libéralisme » se cache une idéologie libertarienne de mépris des pauvres et que cette doctrine s’est déjà concrétisée par le retour de formes d’exploitation que l’on croyait révolues.

« Pic général »
Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ?

 Par Richard Heinberg | 15 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que la croyance dominante attribue la crise économique actuelle aux seuls désordres du système financier, Richard Heinberg affirme qu’elle est une conséquence systémique du pic pétrolier. Dans cet article de fond, le « pape de la décroissance » expose ses arguments. Nous le publions dans nos colonnes parce qu’il présente des éléments de réflexion indispensables à la compréhension des enjeux actuels, même si nous ne partageons pas la philosophie malthusienne qui sous-tend son exposé. Au demeurant, au delà de la question de savoir s’il a entièrement tort ou raison, il est nécessaire de connaître et de comprendre une pensée qui exerce désormais une influence considérable dans le monde anglo-saxon en général, et sur les administrations Obama et Brown en particulier.

Un an après le pic pétrolier
Richard Heinberg : « La croissance mondiale a atteint ses limites »

 14 août 2009 | Voltaire, édition internationale | Il y un an, le baril de pétrole atteignait le prix record de 147 dollars. Le monde entier se tourna alors vers l’Arabie Saoudite —traditionnel producteur d’appoint— pour lui demander d’augmenter sa production afin de répondre à la demande en stabilisant les prix. Mais le Royaume en fut incapable car ses puits s’assèchent. Cet événement marque la fin d’une période. Dans un enchaînement dramatique, la prise de conscience que la croissance économique serait désormais limitée par la raréfaction de l’énergie fossile, fit s’effondrer les investissements, la demande en pétrole et son prix. Richard Heinberg, auteur reconnu pour ses travaux sur la déplétion des ressources, examine cet événement historique, ses conséquences pour l’activité humaine et les perspectives d’avenir dans une interview exclusive accordée au Réseau (...)

La Russie et la Chine proposent une monnaie commune globale

 Moscou (Russie) | 11 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale |


Classement 2009 des 49 hommes d’affaire arabes les plus riches
19 juin 2009 | Bibliothèque |


Le monde a besoin d’une nouvelle perestroïka

 Par Mikhail Gorbatchev | Moscou (Russie) | 13 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | L’ancien dirigeant de l’Union soviétique Mikhail Gorbatchev rappelle qu’il n’a jamais prôné avec sa perestroïka l’adoption intégrale par son pays du modèle ultra-libéral ayant conduit à la crise économique globale actuelle, modèle qu’il a toujours considéré comme voué à l’échec et ne profitant qu’à l’élite financière mondiale. Il défendait au contraire une série de réformes des institutions héritées du stalinisme sans pour autant rejeter en bloc les aspects positifs de l’économie socialiste basés sur la limitation des disparités sociales. Il appelle les dirigeants actuels du monde à initier à leur tour une restructuration en profondeur de l’économie accompagnée de plus de transparence, avant que celle-ci ne s’effondre pour de bon.

Lord Mandelson se prononce pour l’entrée du Royaume-Uni dans la zone euro

 12 juin 2009 | Voltaire, édition internationale |


Le leadership économique mondial a déjà changé de mains

 Londres (Royaume-Uni) | 3 juin 2009 | Voltaire, édition internationale |


La Chine commence à s’écarter du dollar

 22 mai 2009 | Voltaire, édition internationale |


Globalisation
Pourquoi une faim galopante au XXIe siècle et comment l’éradiquer ?

 Par Eric Toussaint, Damien Millet | Liège (Belgique) | 1er mai 2009 | Voltaire, édition internationale | Pendant que les pays riches s’inquiètent des conséquences de la crise financière, la faim continue de tuer dans les pays pauvres. Le programme du millénaire, mis en place par l’ONU devait la vaincre, mais en réalité, la famine progresse. Les causes de ce drame sont à rechercher dans les politiques publiques inspirées par le FMI et la Banque mondiale, dans la spéculation, et bien sur dans le phénomène de la dette, observent Damien Millet et Éric Toussaint du CADTM.

Un G20 pour rien

 Par Damien Millet, Eric Toussaint | Liège (Belgique) | 9 avril 2009 | Voltaire, édition internationale | Ceux qui attendaient du G20 des mesures concrètes pour résoudre la crise économique mondiale en sont pour leurs frais. Il ne s’agissait ici que de parler finance et de donner des moyens accrus au FMI et à la Banque mondiale pour poursuivre leur politique d’exploitation du tiers-monde. En brisant les résistances, la crise offre une « opportunité » inespérée aux tenants du capitalisme pour accélérer a globalisation du système. Damien Millet et Éric Toussaint dressent leur bilan de ce sommet.

Sommet du G20 (Londres, 2 avril 2009)
Déclaration du G20 sur la fourniture des ressources par l’intermédiaire des institutions financières internationales
Londres (Royaume-Uni) | 2 avril 2009 | Voltaire, édition internationale |


Sommet du G20 (Londres, 2 avril 2009)
Déclaration du G20 sur le renforcement du système financier
Londres (Royaume-Uni) | 2 avril 2009 | Voltaire, édition internationale |


Sommet du G20 (Londres, 2 avril 2009)
Déclaration des chefs d’État et de gouvernement du G20
Londres (Royaume-Uni) | 2 avril 2009 | Voltaire, édition internationale |


Crise économique : le FMI persiste et signe
Par Damien Millet, Eric Toussaint | Liège (Belgique) | 14 mars 2009 | Voltaire, édition internationale | Pourquoi changer une politique qui conduit à la faillite, lorsque les victimes sont les autres ? Telle est la question qui se pose au Fonds monétaire international et à laquelle il ne répondra pas. Au contraire, sous la houlette de Dominique Strauss-Kahn, le FMI entend utiliser la crise pour réduire. un peu la marge de manœuvre des États pauvres. Pour Damien Millet et Eric Toussaint, responsables du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde), il faut dissoudre sans attendre une institution internationale qui a conçu ses prêts comme un moyen de domination.

Retour sur un ouvrage de Michel Chossudovsky
« Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial »

 Par Emmanuel Broillet | Genève (Suisse) | 8 décembre 2008 | Horizons et débats | Publié il y a une dizaine d’années déjà, un ouvrage du professeur Chossudovsky analyse des mécanismes politico-économiques qui restent d’actualité. Il jette un éclairage troublant sur les « plans de stabilisation » que l’on évoque à nouveau aujourd’hui.

La nouvelle administration US
Économie : Obama choisit ceux qui ont échoué

 Par Eric Toussaint, Damien Millet | Liège (Belgique) | 1er décembre 2008 | Voltaire, édition internationale | Barack Obama, le chou-chou de Wall Street et de la City étiqueté par de bons publicitaires « candidat des pauvres » vient de nommer son équipe économique. L’ex-sénateur de l’Illinois, qui a conduit la campagne électorale la plus dispendieuse de l’Histoire grâce aux subsides de JP Morgan Chase et Goldman Sachs, a rappelé à la Maison-Blanche ceux qui y ont organisé la vague de dérégulation des années 90, observent Damien Millet et Éric Toussaint. Washington entend utiliser les désordres de la crise financière pour accélérer la globalisation.

Le G20, empétré dans ses contradictions
Chronique d’une crise financière
Par Francis Gut  | Zurich (Suisse) | 1er décembre 2008 | Horizons et débats | La déclaration du G20 sur l’économie mondiale énonce des contradictions au lieu de poser des choix. Elle illustre une volonté de traiter les problèmes au cas par cas plutôt que de réformer le système et laisse le temps à une plus grande concentration du capitalisme

Sommet du G20 (Washington, 15 novembre 2008)
Déclaration du G20 sur les marchés financiers et l’économie mondiale
Washington DC (États-Unis) | 15 novembre 2008 | Voltaire, édition internationale |


Avant de partir, l’administration Bush offre un cadeau de 150 milliards de dollars à ses amis

 Washington DC (États-Unis) | 10 novembre 2008 | Voltaire, édition internationale |


Faut-il sauver le modèle capitaliste impérial ?
Interconnexion des crises

 Par Eric Toussaint | Liège (Belgique) | 26 octobre 2008 | Voltaire, édition internationale | Les malheurs qui frappent les grands spéculateurs globaux ont provisoirement éclipsé dans les médias ceux, autrement plus graves, dont souffrent les populations du Sud. Alors que les gouvernements occidentaux mobilisent tous les moyens disponibles pour sauver les avoirs des super-privilégiés, Éric Toussaint rappelle la nécessité de concevoir des réponses systémiques qui permettent de résoudre à la fois les crises financière et alimentaire, auxquelles s’ajoutent les conséquences de la crise climatique.

L’Ike financier

 Par Agence Cubaine de Nouvelles, Fidel Castro Ruz | La Havane (Cuba) | 19 septembre 2008 | Agencia Cubana de Noticias | Une tempête balaye la finance mondiale avec autant de force que l’ouragan Ike a détruit une partie de Cuba. Ce mal ne vient pas de la nature, mais du système capitaliste. Face à la crise, observe Fidel Castro, le moment est venu pour les loups de s’entre-dévorer.

Le Honduras, 6e membre de l’ALBA

 Caracas (Venezuela) | 26 août 2008 | Voltaire, édition internationale |


La baisse du tourisme se poursuit aux États-Unis

 29 juillet 2008 | Voltaire, édition internationale |


La Communauté andine et l’Union européenne
Lettre de Rafael Correa, président de l’Équateur, à l’Union européenne

 Par Rafael Correa | Quito (Équateur) | 19 juillet 2008 | Voltaire, édition internationale | Suite au sommet ACL-UE de Lima, le président équatorien Rafael Correa entend accélérer le rapprochement entre la Communauté andine et l’Union européenne. Mais pas à n’importe quel prix. Il rappelle que pour son gouvernement, le respect des droits des migrants n’est pas négociable, pas plus que ne sauraient être imposés des accords léonins de libre-échange.

L’UBS, vache à lait du mouvement sioniste ?

 Berne (Suisse) | 16 mai 2008 | Voltaire, édition internationale |


Dialogue imaginaire entre un grand-père et sa petite-fille
« Grand-père, pourquoi les paysans s’opposent-ils au libre-échange ? »
Par Werner Wüthrich | Zurich (Suisse) | 13 mai 2008 | Horizons et débats | La mode est au libre-échangisme, y compris en matière agricole. Cependant, le début de famine mondial auquel nous assistons aujourd’hui conduit l’opinion publique à s’interroger sur les conséquences réelles du dogme néo-libéral. Un rappel historique est le bienvenu.

Les joies du capitalisme
L’État, garant des spéculateurs
Par Eberhard Hamer | Hanovre (Allemagne) | 13 mai 2008 | Horizons et débats | L’emprise des grandes banques privées sur la Réserve fédérale états-unienne leur a permis d’imposer une idéologie non-interventionniste de l’État à géométrie variable : quand tout va bien, nous empochons les bénéfices, quand ça va mal, l’État éponge les déficits.

Un cartel des pays exportateurs de riz ?

 New Delhi (Inde) | 2 mai 2008 | Voltaire, édition internationale |


Le Carlyle Group engage M. Sarkozy

 Genève (Suisse) | 21 mars 2008 | Voltaire, édition internationale |


Crise à la Banque mondiale et au FMI

 Par Eric Toussaint | Liège (Belgique) | 2 février 2008 | Voltaire, édition internationale | Les soubresauts à la tête des grandes institutions financières internationales ne doivent pas être interprétés comme des affaires de personnes, mais comme les révélateurs d’une profonde crise du système. Or, les réformes proposés par les nouveaux patrons de la Banque mondiale et du FMI, Robert Zoellick et Dominique Strauss-Kahn, ne sont que des replâtrages visant à prolonger le plus longtemps possible le contrôle états-unien. Le moment est venu d’auditer ces institutions et de les repenser dans l’intérêt des pays en développement.

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Pays
FMI
FMI


ONG
AFL-CIO
AFL-CIO


« Le nouveau Pearl Harbor » par David Ray Griffin


« Le dossier Robert Ménard », par Jean-Guy Allard


« La terreur fabriquée Made in USA », par Webster G. Tarpley


 

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