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SouthCom : Contrôle de l’Amérique latine

Depuis le XIXe siècle, les États-Unis considèrent l’Amérique latine comme leur zone d’influence (Doctrine Monroe), toutefois ce n’est qu’en 1903 qu’ils créèrent le SouthCom. Il s’agissait alors de s’approprier la zone du chemin de fer reliant l’Atlantique au Pacifique pour y creuser un canal. Washington suscita en Colombie une improbable sécession du Panama et envoya des troupes pour « garantir la sécurité du nouvel État ».
Durant la Guerre froide, le SouthCom appuya d’abord ouvertement les dictatures militaires de droite, puis encadra plus discrètement la répression des guérillas marxistes sous couvert de lutte contre le narcotrafic. Cette évolution a conduit à une réforme structurelle progressive. Désormais le SouthCom travaille en étroite collaboration avec de nombreuses agences US et non plus simplement sous les ordres du département de la Défense.
Dans les années à venir, le SouthCom devrait se développer au fur et à mesure du retrait US du Grand Moyen-Orient et concentrer ses efforts sur le contrôle des champs pétroliers de la zone Caraïbes. Dans la perspective d’une épreuve de force contre le Venezuela et Cuba, Washington a réactivé la IVe flotte (2008), renversé le gouvernement du Honduras qui voulait fermer la base d’écoutes de Soto Cano (2009) et loué sept bases militaires à la Colombie (2009).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Honduras (juin 2009) - Paraguay (juin 2012)
D’un coup d’État à l’autre
par Éric Toussaint
D'un coup d'État à l'autre 1er juillet 2012
Trois ans après le coup d’État institutionnel contre le président démocratiquement élu du Honduras Manuel Zelaya, une opération similaire vient de déposer le président du Paraguay Fernando Lugo, également élu suivant les normes sacrosaintes du suffrage universel mais devenu – comme Manuel Zelaya – un caillou dans le soulier de l’oligarchie paraguayenne et de ses maîtres de Washington, qui s’étaient bien accommodés par contre des 35 ans de pouvoir répressif du général Alfredo Stroessner. Le professeur Eric Toussaint explique comment la bénédiction de Washington au coup institutionnel hondurien de 2009 a ouvert la porte au putschisme institutionnel, en fait des coups d’État déguisés en processus légaux et avalisés par les parlements et les élites oligarchiques.
 
 
 
 
 
 
 
 
La population se radicalise dans l’opposition au coup d’État pro-US
Plus que la démocratie, les Honduriens veulent une nouvelle république
par Arnold August
Plus que la démocratie, les Honduriens veulent une nouvelle république Montréal (Canada) | 17 novembre 2009
Plus de trois mois après le coup d’État militaire, le président du Honduras, manuel Zelaya, n’a toujours pas été rétabli dans ses fonctions. Ayant organisé le putsch en sous-main, l’administration Obama poursuit en façade un discours lénifiant. Surtout, elle s’applique à ne pas qualifier le coup de « militaire » pour ne pas avoir à rompre avec le régime ainsi que l’exigerait alors la loi états-unienne. Washington tente d’organiser de nouvelles élections pour donner une apparence démocratique au nouveau régime, mais la population et les principaux leaders politiques rejettent un scrutin factice encadré par les putschistes. Rapidement, les Honduriens se radicalisent. Ils ne souhaitent plus simplement le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Contre l’oligarchie locale, ils réclament une nouvelle république affranchie de la tutelle de (...)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



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