Réseau Voltaire
Enquêtes, analyses de fond, synthèses originales.
 
 
 
Incarcération d’un journaliste d’Al-Jazeera
La presse arabe dans la ligne de tir
 
 
 
 
 
La communication israélienne pour 2003 selon la Fondation Wexner 4 juillet 2003
En 2002, des spécialistes états-uniens des relations publiques réalisèrent deux études sur le discours à tenir pour défendre au mieux les intérêts d’Israël dans le débat politique aux États-Unis. La première était destinée au gouvernement Sharon, la seconde aux leaders juifs états-uniens. Ces travaux n’ont pas été rendus publics, mais on sait qu’ils conseillaient aux Israéliens de se faire discrets à l’approche de l’attaque de l’Irak. Il s’agissait d’éviter que l’opinion publique états-unienne accorde du crédit à l’imputation selon laquelle les GI’s allaient verser leur sang à Bagdad pour défendre les intérêts d’Israël plus que ceux des États-Unis. Ces prescriptions furent suivies à la lettre par leurs destinataires.
En avril 2003, les mêmes spécialistes ont réalisé une nouvelle étude confidentielle sur le discours à tenir après l’invasion de l’Irak et pendant les négociations de la « feuille de route ».
Elle a été réalisée par Luntz Research Companies, qui avait imaginé la campagne électorale de Benjamin Netanyahu, et (...)
 
 
 
 
Un appel à résistance d’Edward W. Saïd
La condition arabe
par Edward W. Saïd
La condition arabe 30 mai 2003
Les États-Unis mènent une politique moyen-orientale fondée sur deux principes, et deux principes seulement : la défense d’Israël et le libre écoulement du pétrole arabe. Chacun de ces deux principes impliquant une confrontation directe avec le nationalisme arabe. Aujourd’hui, aucun pays arabe n’est libre de disposer à sa guise de ses ressources nationales, ni d’adopter des positions qui correspondent à ses intérêts. Il est par conséquent de la plus extrême importance que nous rappelions qu’en dépit de leurs multiples divisions et disputes, les Arabes sont bien un peuple. L’absence de démocratie dans le monde arabe est en partie le résultat d’alliances conclues entre des puissances occidentales et des régimes et/ou des partis de gouvernement minoritaires. Non pas parce que les Arabes ne s’intéressent pas à la démocratie, mais bien parce que la démocratie est considérée depuis fort longtemps comme une menace par plusieurs des acteurs de ce drame humain. Nous devons impérativement obtenir des sociétés arabes (...)
 
 
 
Les 52 plus dangereux dignitaires américains
Le jeu de cartes
du régime Bush

par Thierry Meyssan
Le jeu de cartesdu régime Bush 1er mai 2003
Le dessous des cartes de l’administration Bush révèle une équipe qui conduit une « révolution néo-conservatrice » en rupture avec l’histoire et les valeurs de son pays.
George W. Bush s’est emparé du pouvoir avec la complicité de la Cour suprême et malgré les suffrages des électeurs ; un système de surveillance de chaque citoyen a été mis en place avec l’USA Patriot Act ; les militaires ont été autorisés à intervenir dans la vie politique intérieure ; un appareil de propagande a été constitué ; le pays a renoncé au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et s’est engagé dans des campagnes coloniales en Afghanistan et en Irak.
Ce n’est plus d’un simple changement de politique dont il s’agit, mais d’un nouveau régime qui menace les libertés sur le sol américain et la paix internationale.
Reprenant les théories philosophiques de Léo Strauss, Alan Bloom et Samuel Huntigton, qui servent de références à cette administration, nous avons classé ces personnalités en quatre catégories correspondantes aux couleurs des cartes. (...)
 
 
Qui a planifié le pillage des musées nationaux irakiens ? 17 avril 2003
En une semaine, les sept plus grands musées nationaux irakiens ont été pillés et la Bibliothèque nationale a été incendiée. Le plus vieil État du monde a été dépossédé de l’essentiel de ses trésors archéologiques et artistiques sous le regard impassible des forces de la Coalition. Cependant, alors que ces événements ont été présentés par les agences de presse états-uniennes comme une conséquence du chaos dans lequel le pays est plongé, des personnalités internationales n’ont pas tardé à dénoncer une vaste opération de spoliation organisée par un groupe de marchands d’art occidentaux. L’UNESCO a appelé à l’interdiction de commercialisation des œuvres volées. Le président Chirac a qualifié ces cambriolages de « crimes contre l’humanité » insinuant qu’ils auraient pu être ordonnés par un gouvernement. Pour éviter que le scandale ne rejaillisse sur la Maison-Blanche, le conseiller aux Affaires culturelles du président Bush a présenté sa (...)
 
 
 
 
Suprématie du dollar
Le talon d’Achille des USA
par L.C. Trudeau
Le talon d'Achille des USA 4 avril 2003
L’instauration du monde unipolaire se joue actuellement à travers la conflit irakien et la destruction de l’ONU. Mais la guerre en Irak cache une autre guerre : celle du contrôle de la monnaie. Dans cette guerre financière, les États-Unis tentent de maintenir le dollar comme monnaie unique de référence, tandis qu’une partie du monde essaie d’utiliser l’euro comme alternative à l’hégémonie états-unienne.
Le basculement commence fin 2000, lorsque l’Irak décide de libeller en euros et non plus en dollars ses transactions pétrolières et commerciales. L’initiative est suivie par la Corée du Nord et l’Iran. En mars 2001, l’un des moteurs de l’OPEP, le Venezuela, fait une intervention remarquée sur l’usage de l’euro pour la fixation du prix du pétrole. En 2002, la Chine et la Russie commencent à convertir leurs avoirs financiers du dollar vers l’euro.
Si l’administration Bush a ses propres raisons pour attaquer l’Irak, elle est soutenue par les institutions financières états-uniennes pour défendre l’hégémonie du (...)
 
 
 
Nouvelle campagne de l’Empire états-unien
Le remodelage du Proche-Orient a commencé
Le remodelage du Proche-Orient a commencé 20 mars 2003
Les États-Unis ont déclenché leur guerre contre l’Irak.
Avec ce conflit, ils entendent contrôler l’accès aux ressources énergétiques de manière à disposer, à terme, d’armes économiques décisives pour exercer leur domination (doctrine Kissinger). L’Empire états-unien entend aussi démontrer sa capacité militaire de manière à dissuader tout autre État d’entrer en compétition avec lui et à imposer définitivement son statut d’unique super-puissance (doctrine Wolfowitz). Enfin, Washington veut « remodeler le Proche-Orient » en érigeant Israël en tête de pont des intérêts occidentaux dans le monde arabe, au besoin en appliquant la déclaration de Biltmore, c’est-à-dire en créant un État palestinien en Irak et en y déportant les populations de Cisjordanie et de Gaza (doctrine (...)
 
 
« Une vérité est un mensonge répété mille fois »
Huit légendes médiatiques sur l’Irak
par Jean-Sébastien Farez
 
Pressions politiques à huis-clos
L’AGCS, arme économique de l’Empire
L'AGCS, arme économique de l'Empire Paris (France) | 11 mars 2003
Les États-Unis, aidés de plusieurs entreprises multinationales, tentent d’imposer discrètement la modification d’un important accord commercial. L’Accord général sur le commerce des services (AGCS) a pour objet la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont la santé (3 500 milliards de dollars à l’échelle mondiale) et l’éducation (2 000 milliards de dollars).
L’un des enjeux des discussions en cours est l’intégration de la filière énergétique dans l’AGCS. Les négociations sont conduites par Robert Zoellick pour les États-Unis et par Pascal Lamy pour l’Union européenne. Le premier est par ailleurs professeur de Sécurité nationale à l’École navale des États-Unis. Le second a collaboré avec la Rand Corporation, le think tank du lobby militaro-industriel états-unien, et avec l’East-West Institute, dont le président d’honneur est George Bush père.
La finalité de l’AGCS est de rendre cet accord économique supérieur aux législations et réglementations nationales. Des responsables politiques commencent à (...)
 
L'attaque de l'Irak sera-t-elle jugée hors-la-loi par la Cour fédérale canadienne ? Ottawa (Canada) | 6 mars 2003
La Cour fédérale du Canada est appelée à se prononcer sur la validité d’une participation canadienne à l’attaque de l’Irak, au regard du droit constitutionnel canadien et des conventions internationales. Le 5 mars, une requête a été déposée en ce sens par Daniel Turp, professeur de droit, avec ses élèves de l’Université de Montréal. Il est notamment demandé à la Cour fédérale de déclarer illégale une attaque par le Canada qui n’aurait pas été préalablement approuvée par le Parlement canadien et autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies. L’irrecevabilité du concept de « légitime défense préventive » qu’invoquent les États-Unis est soulignée par les auteurs. Cette procédure vise à ramener le débat dans le cadre du Droit au moment où les arguments des États-Unis et du Royaume Uni sont de plus en plus imprécis et leurs buts de guerre de moins en moins rationnels.
Nous reproduisons ici l’intégralité de la (...)
 
Des moyens de surveillance militaire dirigés contre des pays alliés, membres de l’OTAN
Washington et Londres placent l’ONU sur écoutes