Réseau Voltaire
Enquêtes, analyses de fond, synthèses originales.
 
 
 
Suprématie du dollar
Le talon d’Achille des USA
par L.C. Trudeau
Le talon d'Achille des USA 4 avril 2003
L’instauration du monde unipolaire se joue actuellement à travers la conflit irakien et la destruction de l’ONU. Mais la guerre en Irak cache une autre guerre : celle du contrôle de la monnaie. Dans cette guerre financière, les États-Unis tentent de maintenir le dollar comme monnaie unique de référence, tandis qu’une partie du monde essaie d’utiliser l’euro comme alternative à l’hégémonie états-unienne.
Le basculement commence fin 2000, lorsque l’Irak décide de libeller en euros et non plus en dollars ses transactions pétrolières et commerciales. L’initiative est suivie par la Corée du Nord et l’Iran. En mars 2001, l’un des moteurs de l’OPEP, le Venezuela, fait une intervention remarquée sur l’usage de l’euro pour la fixation du prix du pétrole. En 2002, la Chine et la Russie commencent à convertir leurs avoirs financiers du dollar vers l’euro.
Si l’administration Bush a ses propres raisons pour attaquer l’Irak, elle est soutenue par les institutions financières états-uniennes pour défendre l’hégémonie du (...)
 
 
 
Nouvelle campagne de l’Empire états-unien
Le remodelage du Proche-Orient a commencé
Le remodelage du Proche-Orient a commencé 20 mars 2003
Les États-Unis ont déclenché leur guerre contre l’Irak.
Avec ce conflit, ils entendent contrôler l’accès aux ressources énergétiques de manière à disposer, à terme, d’armes économiques décisives pour exercer leur domination (doctrine Kissinger). L’Empire états-unien entend aussi démontrer sa capacité militaire de manière à dissuader tout autre État d’entrer en compétition avec lui et à imposer définitivement son statut d’unique super-puissance (doctrine Wolfowitz). Enfin, Washington veut « remodeler le Proche-Orient » en érigeant Israël en tête de pont des intérêts occidentaux dans le monde arabe, au besoin en appliquant la déclaration de Biltmore, c’est-à-dire en créant un État palestinien en Irak et en y déportant les populations de Cisjordanie et de Gaza (doctrine (...)
 
 
« Une vérité est un mensonge répété mille fois »
Huit légendes médiatiques sur l’Irak
par Jean-Sébastien Farez
 
Pressions politiques à huis-clos
L’AGCS, arme économique de l’Empire
L'AGCS, arme économique de l'Empire Paris (France) | 11 mars 2003
Les États-Unis, aidés de plusieurs entreprises multinationales, tentent d’imposer discrètement la modification d’un important accord commercial. L’Accord général sur le commerce des services (AGCS) a pour objet la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont la santé (3 500 milliards de dollars à l’échelle mondiale) et l’éducation (2 000 milliards de dollars).
L’un des enjeux des discussions en cours est l’intégration de la filière énergétique dans l’AGCS. Les négociations sont conduites par Robert Zoellick pour les États-Unis et par Pascal Lamy pour l’Union européenne. Le premier est par ailleurs professeur de Sécurité nationale à l’École navale des États-Unis. Le second a collaboré avec la Rand Corporation, le think tank du lobby militaro-industriel états-unien, et avec l’East-West Institute, dont le président d’honneur est George Bush père.
La finalité de l’AGCS est de rendre cet accord économique supérieur aux législations et réglementations nationales. Des responsables politiques commencent à (...)
 
L'attaque de l'Irak sera-t-elle jugée hors-la-loi par la Cour fédérale canadienne ? Ottawa (Canada) | 6 mars 2003
La Cour fédérale du Canada est appelée à se prononcer sur la validité d’une participation canadienne à l’attaque de l’Irak, au regard du droit constitutionnel canadien et des conventions internationales. Le 5 mars, une requête a été déposée en ce sens par Daniel Turp, professeur de droit, avec ses élèves de l’Université de Montréal. Il est notamment demandé à la Cour fédérale de déclarer illégale une attaque par le Canada qui n’aurait pas été préalablement approuvée par le Parlement canadien et autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies. L’irrecevabilité du concept de « légitime défense préventive » qu’invoquent les États-Unis est soulignée par les auteurs. Cette procédure vise à ramener le débat dans le cadre du Droit au moment où les arguments des États-Unis et du Royaume Uni sont de plus en plus imprécis et leurs buts de guerre de moins en moins rationnels.
Nous reproduisons ici l’intégralité de la (...)
 
Des moyens de surveillance militaire dirigés contre des pays alliés, membres de l’OTAN
Washington et Londres placent l’ONU sur écoutes
 
Au secours de Colin Powell
ADM irakiennes : le témoin surprise
par S. A.
ADM irakiennes : le témoin surprise Manille (Philippines) | 25 février 2003
Un scientifique irakien, Hussain al-Shahristani, a confirmé les déclarations alarmistes de Colin Powell sur « les armes de destruction massives » que possèderait l’Irak et que les enquêteurs de l’ONU n’ont pas trouvées. Le « nouveau témoin », que la presse présente comme un ancien « haut responsable du programme nucléaire irakien », a en réalité quitté ses fonctions en 1979. Lors d’une précédente conférence de presse, il était accompagné à la tribune par des responsables anonymes des services secrets britanniques. Le 15 avril 2001, il s’était déjà illustré en affirmant que, en 1991, Saddam Hussein disposait, « à six mois près », de la bombe atomique. Une déclaration que le président Bush avait reprise en l’attribuant « par erreur » à un rapport de l’ONU.
 
 
 
 
 
 
 
Une catastrophe humanitaire programmée
L’impact présumé d’une guerre en Irak fait des vagues à l’OMS
par Robert-James Parsons
L'impact présumé d'une guerre en Irak fait des vagues à l'OMS Genève (Suisse) | 6 février 2003
Jeudi 6 février 2003, les États-Unis ont donné 12 millions de dollars au Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) afin qu’il gère la « crise humanitaire » que provoquera leur attaque de l’Irak. Au même moment, des remous ont lieu au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Un groupe d’ONG et l’Association du personnel de l’OMS souhaitent attirer l’attention sur l’ampleur de la catastrophe humanitaire programmée. Mais l’OMS refuse de prendre part à un débat qualifié de « politique » qui, apprend-on à demi-mots, touche à des enjeux supérieurs.
Un rapport de l’ONU sur les conséquences sanitaires d’une guerre contre l’Irak, auquel ont contribué l’OMS et l’UNICEF, estime que 25 000 personnes pourraient être tuées directement ou indirectement par les bombardements, que 500 000 personnes pourraient avoir besoin d’une « assistance médicale » et que « l’état nutritionnel de plus de 3 millions de personnes nécessiterait une intervention thérapeutique (...)
 
 
 
 
 
 
 
Stratégie de la tension
Intrigues américano-islamistes en Indonésie
par S. A.
Intrigues américano-islamistes en Indonésie 10 décembre 2002
L’attentat survenu à Bali le 12 octobre 2002 a été imputé par les autorités à Al Qaïda et à son relais indonésien, la Jaamah Islamiya, sans que cette accusation ait pu être étayée par des éléments publics. Mais elle satisfait tous les protagonistes : les États-Uniens et les Australiens, qui trouvent là une justification à leur interventionnisme ; les militaires indonésiens, qui se défaussent à bon compte du terrorisme qu’ils pratiquent depuis des années ; et les fondamentalistes musulmans eux-mêmes, tel le prêcheur Aboubakar Bachir, qui peuvent ainsi se prévaloir d’organisations qu’ils n’ont jamais été capables de constituer. Que la Jaamah Islamiya n’ait jamais existé importe peu, le mythe du terrorisme islamiste est aussi utile au jeu politique en Indonésie qu’ailleurs.
 
L’US Army échoue à élaborer une simulation crédible de l’attentat du Pentagone
Scientifiquement impossible
Scientifiquement impossible Paris (France) | 6 décembre 2002
L’US Army et la National Science Foundation ont financé une simulation en trois dimensions de l’attentat survenu au Pentagone le 11 septembre 2001.
Des chercheurs d’une équipe pluridisciplinaire de l’université d’État de Purdue (Indiana) ont produit une séquence 3D dont l’apparent réalisme pallie à l’absence d’images vidéos authentiques de l’événement. Ce résultat a été largement médiatisé, à l’occasion du 1er anniversaire de l’attaque, et interprété par des médias complaisants comme prouvant l’inanité de la polémique que nous avons soulevé sur les modalités de l’attentat.
Malheurement, après six mois de recherches et malgré l’importance des moyens techniques et humains mobilisés, les scientifiques de Purdue n’ont pas été en mesure d’établir un scénario à la fois conforme à la version officielle et compatible avec les éléments matériels. Incapables d’expliquer comment le prétendu avion avait pu ne frapper que le rez-de-chaussée et le premier étage, ils ont postulé qu’il volait au raz du sol bien que n’ayant pas (...)