Réseau Voltaire
Enquêtes, analyses de fond, synthèses originales.
 
Contrôle social et ingérence politique
Sectes, une autre approche
Sectes, une autre approche 17 octobre 2002
Les États sont aujourd’hui particulièrement préoccupés par le phénomène sectaire et mettent en place des structures pour l’étudier et le combattre. Pourtant, cette préoccupation ne peut être comprise par l’habituelle approche des sectes en terme de manipulation psychique. Les commissions qui se sont penchées sur la question ne proposent pas de définition précise des sectes et n’évitent pas les contradictions : elles observent bien souvent que la législation actuelle est suffisante, tout en demandant la mise en place de nouvelles lois.
Une autre approche peut être proposée à partir de l’observation des activités de certaines sectes dans la vie publique. L’ingérence de différents groupes dans la vie politique de plusieurs pays permet, en effet, de mieux comprendre les préoccupations de ces États. La spécialisation de certaines organisations dans la formation professionnelle à destination d’entreprises sensibles de hautes technologies est, elle aussi, particulièrement préoccupante. Enfin, les liens qui (...)
 
 
 
 
 
 
Analyse des résultats du premier tour de l’élection présidentielle française
Le 21 avril 2002 n’a pas été marqué par une poussée du FN, mais par un effondrement des partis de gouvernement
Le 21 avril 2002 n'a pas été marqué par une poussée du FN, mais par un effondrement des partis de gouvernement Paris (France) | 4 mai 2002
Les institutions gaullistes ont perdu, le 21 avril 2002, la légitimité qu’elles tiraient du lien direct entre le président de la République et le Peuple. Malgré la multiplication des candidatures permettant de toucher le public le plus large possible, les partis de gouvernement n’ont recueilli péniblement le soutien que du tiers de la population âgée de plus de 18 ans. Ils ont perdu six millions de voix par rapport à l’élection précédente, dont moins d’un million s’est reporté sur l’extrême droite. Occupés à sauver leurs meubles, les partis politiques traditionnels se sont abstenus de traiter des problèmes majeurs, particulièrement de l’égalité politique des six millions de Français de culture arabo-musulmanne. La violence et l’insécurité, sur lesquels ils ont fait campagne, sont en fait celles générées par le système. Issues de la crise coloniale, les institutions de 1958 ont reproduit l’exclusion sociale, politique, culturelle, religieuse, médiatique d’une partie de la population. Le choix offert au second tour (...)