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Fil diplomatique
Documents diplomatiques, discours et communiqués officiels
 
14 octobre 2003
A la demande du Groupe arabe que préside la Syrie, le Conseil de sécurité a tenu aujourd’hui une réunion d’urgence sur la situation au Moyen-Orient, et plus particulièrement sur la poursuite par Israël de la construction, dans les territoires occupés, d’un mur de séparation. Alors que les Etats arabes ont qualifié ce dernier de « mur de la conquête expansionniste », la grande majorité des intervenants a demandé à Israël de mettre un terme à sa construction. Signifiant pour beaucoup d’orateurs une annexion de facto de la terre palestinienne, l’édification du mur a été perçue comme étant de nature à réduire à néant tout espoir de paix au Moyen-Orient.
Pour l’Ambassadeur d’Israël en revanche, la construction d’une « clôture », selon ses propres termes, représente une méthode non violente destinée à empêcher le passage de terroristes du centre des villes palestiniennes au cœur des zones civiles israéliennes. Réfutant les affirmations du représentant de la Syrie qui s’exprimait en sa qualité de Président du Groupe arabe, (...)
 
Rejet de la proposition de résolution condamnant le mur israélien en Palestine
Compte-rendu du vote au Conseil de sécurité, 14 octobre 2003
14 octobre 2003
Le vote négatif d’un membre permanent du Conseil de sécurité, à savoir les Etats-Unis, a abouti au rejet d’un projet de résolution qui qualifiait la construction par Israël, puissance occupante, d’un mur dans les territoires occupés qui s’écarte de la ligne d’armistice de 1949 d’illégale au regard des dispositions pertinentes du droit international. Le projet de résolution stipulait également que la construction de ce mur devait être interrompue et que le processus devait être inversé. Dix Etats Membres ont voté en faveur de la résolution et quatre se sont abstenus : le Royaume-Uni, la Bulgarie, le Cameroun et l’Allemagne.
Expliquant le vote de sa délégation, le représentant des Etats-Unis a indiqué que le projet de résolution n’était pas équilibré parce qu’il ne condamnait pas le terrorisme dans des termes explicites. Il a estimé qu’une résolution non équilibrée qui ne dénonce pas les attentats dont les Israéliens font l’objet depuis trois ans ne pourrait contribuer à la paix dans la région et précisé que (...)
 
 
 
 
 
 
 
9 octobre 2003
Présentant ce matin le rapport de la Conférence internationale de la société civile à l’appui du peuple palestinien, M. Papa Louis Fall (Sénégal), Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a noté que la tenue de cette conférence, qui a eu lieu les 4 et 5 septembre 2003 à New York, avait coïncidé avec une nouvelle escalade de la violence sur le territoire palestinien occupé. Aussi le processus politique relancé par la Feuille de route du Quatuor a-t-il été interrompu. M. Fall a par ailleurs souligné que sur le terrain le Gouvernement israélien avait poursuivi sa politique des faits accomplis, notamment en construisant une barrière de séparation dont de grands segments s’enfoncent profondément en territoire palestinien. Le Plan d’action adopté par les participants à la clôture de la conférence s’est donc concentré sur la mobilisation contre ce mur de séparation, a indiqué M. Fall.
Pour ce qui est de la situation au Moyen-Orient, M. Fall a rappelé que le Conseil de (...)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
5 octobre 2003
Le Conseil de sécurité a tenu cet après-midi un débat d’urgence auquel se sont associés, outre ses 15 membres, des représentants de nombreux pays arabes. Cette réunion a suivi l’escalade de la violence qui a marqué le Moyen-Orient ce week-end. Le Conseil était saisi d’une lettre du Représentant permanent de la République arabe syrienne, suite aux violations des espaces aériens syrien et libanais par l’aviation israélienne et l’attaque par missile que cette dernière a lancée en territoire syrien aujourd’hui. A cette occasion, la République arabe syrienne a soumis au Conseil un projet de résolution condamnant l’agression militaire menée par Israël le 5 octobre 2003. Les attaques israéliennes sont intervenues au lendemain de l’attentat terroriste ayant coûté la vie à Haïfa, de 19 civils israéliens, dont trois Arabes israéliens. La majorité des intervenants ont condamné l’attaque israélienne qu’ils ont définie comme une atteinte à la souveraineté territoriale syrienne et une grave violation du droit international, (...)