Réseau Voltaire
Controverses
Articles polémiques, points de vue, prises de position personnelles n’engageant pas la rédaction du Réseau Voltaire
Assassinat programmé de Yasser Arafat
La stratégie du désastre
par Uri Avnery
La stratégie du désastre 16 septembre 2003
Le journaliste israélien Uri Avnery, dirigeant de Gush Shalom (Bloc de la Paix), appelle son peuple à briser le silence face à la décision du gouvernement Sharon d’assassiner Yasser Arafat. « Depuis la guerre de 1973, explique-t-il, les deux peuples ont fini par accepter l’idée d’un compromis entre les deux grands mouvements nationaux. » « L’assassinat d’Arafat, prévient l’ancien parlementaire, mettra fin à cela, peut-être à jamais. Nous en reviendrons au stade du "tout ou rien". » L’objectif du général Sharon est de créer « une situation qui obligera les Palestiniens à partir. […] Et une période d’anarchie et d’effusion de sang serait une bonne chose pour parvenir à cette fin. »
Après avoir rédigé cette tribune, Uri Avnery s’est rendu à la Muqata, la résidence du président de l’Autorité palestinienne, où il séjourne actuellement. Il a adressé un message à son compatriote, le général Sharon : « Si vous voulez tuer Arafat, vous devrez d’abord verser du sang juif. (...)
 
 
Déclaration des Patriarches et Chefs d’Églises de Jérusalem concernant le mur de séparation
par Mgr Abba Cuostos, Mgr Butros Malki, Mgr Mtanious Haddad, Mgr Riah Abu El-Assal, Mgr Swerios Malki Mourad, S. Ém. Mgr Anba Abraham, S. B. Torkom II Manougian, S. P. Giovanni Battistelli, Sa Béatitude Mgr Michel Sabbah, Sa Grâce Mgr Munib Younan
 
Extraits des questions parlementaires au Premier ministre britannique
Tony Blair violemment pris à partie à la Chambre des communes
 
Le doyen du Sénat contre l’administration Bush
La Vérité se révèlera
par Robert Byrd
30 mai 2003
Le 21 mai 2003, le doyen du Sénat des États-Unis, Robert Byrd, a prononcé un violent réquisitoire contre l’administration Bush, dont nous reproduisons le texte intégral. Devant la haute assemblée, il a dénoncé les mensonges qui ont permis à la Maison-Blanche de justifier l’attaque de l’Irak et a appelé à un réveil de l’opposition. « Nous sommes recroquevillés dans la pénombre alors que les fausses informations prolifèrent. Nous acceptons les réponses molles et les explications vacillantes car demander la vérité est soit difficile, soit impopulaire, ou peut s’avérer politiquement coûteux. [...] L’intimidation calculée à laquelle nous assistons souvent ces temps-ci, exercée par "le pouvoir en place", ne fera taire l’opposition loyale qu’un certain temps. »
 
Un discours de Tim Robbins
« Un vent d’effroi souffle sur cette nation »
par Tim Robbins
21 mai 2003
Lors d’une conférence au Club national de la presse, à Washington le 15 avril 2003, l’acteur Tim Robbins a dénoncé le climat de peur que fait régner l’administration Bush et les représailles auxquelles s’exposent les personnes qui osent s’y opposer : « Chaque jour, les ondes grouillent de messages en forme d’avertissement, de menaces implicites ou explicites, d’invectives rageuses et de haine dirigés contre les voix dissidentes. Et le public reste muré dans son opposition silencieuse et sa peur. [...] Qu’en est il de l’opposition politique dans l’antre de ceffe folie ? Où sont donc passés tous les démocrates ? [...] Je dois avouer qu’il est plutôt embarassant de vivre dans un pays ou un comédien d’un mètre cinquante cinq a plus de tripes que la plupart des politiciens. Nous avons besoin de leaders, pas de pragmatistes qui tremblent face aux zones d’influence d’anciens journalistes du divertissement. Nous avons besoins de leaders qui comprennent la Constitution, de députés qui n’abandonnent pas dans un (...)
 
 
Nouvelle démission d’un diplomate états-unien
« Le président a échoué »
par John H. Brown
 
« Voilà ce qu’il faut faire »
L’interrogatoire de KSM
par Jack Wheeler
 
Edward Kennedy versus George W. Bush
« Le président Bush n’a pas su donner les réponses »
par Edward M. Kennedy
Washington D. C. (États-Unis) | 4 mars 2003
Le sénateur Edward M. Kennedy a plaidé contre le recours à la force en Irak, lors d’un discours de politique étrangère prononcé le 4 mars 2003 à la conférence annuelle de l’Église méthodiste unie. « On demande à nos citoyens de se protéger en rendant hermétique leurs fenêtres avec du scotch, pendant que l’administration se prépare à envoyer nos forces armées faire la guerre en Irak », s’inquiète le frère de l’ancien président John F. Kennedy. « L’administration Bush a transformé furtivement un demi-siècle de politique étrangère américaine, d’une politique qui utilisait l’arsenal nucléaire pour la défense à une politique dans laquelle les armes nucléaires peuvent être utilisées de manière préventive. » Le sénateur Démocrate dénonce l’administration Bush qui « a peut-être même essayé de dissimuler des informations sur la Corée du Nord » et qui « a eu tort de permettre à ses éléments les plus zélés d’instrumentaliser la tragédie du 11 septembre (...)
 
Lettre de démission d’un diplomate états-unien
L’administration Bush utilise Al Qaïda comme « allié administratif »
par John Brady Kiesling
27 février 2003
Le 27 février 2003, John Brady Kiesling, conseiller politique à l’Ambassade des États-Unis à Athènes, a présenté sa démission au secrétaire d’État Colin Powell. « Les politiques que l’on nous demande maintenant de promouvoir sont incompatibles, non seulement avec les valeurs américaines, mais avec les intérêts américains », explique John Brady Kiesling, après plus de vingt ans de carrière dans la diplomatie états-unienne, notamment à Tel-Aviv, Casablanca et Yerevan. Contestant « le sacrifice de ces intérêts globaux à la politique intérieure » et la « manipulation systématique de l’opinion publique américaine », le diplomate affirme : « ce gouvernement a choisi d’utiliser le terrorisme comme un argument de politique intérieure, enrôlant un Al Qaïda dispersé et largement affaibli comme allié administratif ». Cette lettre a été initialement publiée par le New York (...)
 
 
 
 
 
 
Washington D. C. (États-Unis) | 29 janvier 2003
Le sénateur Edward Kennedy dénonce frontalement la politique de l’administration Bush. « Que le gouvernement puisse songer à utiliser notre arsenal nucléaire contre l’Irak est une considération qui fait elle-même peser un grave danger sur nos intérêts nationaux, notre nation et les valeurs que représente l’Amérique. » Le frère de l’ancien président John F. Kennedy explique, dans une tribune publiée le 29 janvier 2003 dans le Los Angeles Times, que « se servir de l’arsenal nucléaire de la nation d’une telle façon, une façon pour laquelle il n’existe aucun précédent, serait la décision la plus fatidique depuis l’attaque nucléaire d’Hiroshima ». Pour le sénateur Démocrate, Bush représente une véritable menace : « Notre monde, déjà dangereux, vient de le devenir encore bien plus. (...)