Pays
Chicago (États-Unis) | 2 janvier 2011Et si nous n’avions rien compris aux massacres qui ont ravagé le Rwanda ? Pour Edward S. Herman et David Peterson, il ne serait pas agi d’un génocide des tutsis par le Hutu Power, mais d’une guerre secrète des Etats-Unis ayant coûté la vie tout autant à des hutus qu’à des tutsis. Au centre de ce jeu sanglant : l’impénétrable Paul Kagamé.
20 juin 2010Ancien compagnon de route de Paul Kagame avant le génocide et la prise du pouvoir, le général Faustin Kayumba Nyamwasa fut chef d’état major du Rwanda, puis directeur des services de renseignement, avant de se brouiller avec le président et de prendre le chemin de l’exil.
Il avait rejeté l’accusation de corruption formulée contre lui et avait accusé en retour son ancien ami Paul Kagame d’éliminer tous ceux qui ne se plient pas devant lui.
Il avait trouvé refuge en Afrique du Sud, où un tueur lui a (...)
25 février 2010Monsieur le Président [Kagamé], merci de nous recevoir avec tant de simplicité et tant d’amitié. Cette visite au Rwanda me tenait très à cœur, elle a été préparée par la visite que vous a rendue Bernard Kouchner auparavant. Elle me tenait très à cœur parce que ce qui s’est passé ici, au Rwanda, dans les années 90, c’est une défaite pour l’humanité toute entière. J’ai visité le mémorial. C’est un moment bouleversant. Je dois d’ailleurs dire que le Rwanda a construit ce mémorial de façon pudique et digne. Ce qui (...)
« Pour éviter les calamités, renforcez les forces d’interventions africaines »
par
Michael E. O’Hanlon, Susan Rice
Le génocide comme stratégie de guerre totale
L’inavouable responsabilité française au Rwandapar
Paul Labarique
Paris (France) | 29 mars 2004Il y a dix ans, entre avril et juillet 1994, le Hutu Power massacrait plus de 800 000 personnes, principalement Tutsies. L’horreur ne prit fin qu’avec la défaite militaire des génocidaires devant les soldats du FPR de Paul Kagamé. Patrick de Saint-Exupéry, journaliste au Figaro, a assisté en spectateur privilégié à cette folie meurtrière. Il a vu les charniers, parlé avec des Tutsis en fuite et des Hutus en chasse. Il a côtoyé l’armée française lorsque François Mitterrand décida finalement de la déployer pour des « buts humanitaires ». Il est rentré en France, hanté par ce qu’il avait pu voir, mais décidé à comprendre pourquoi la France a soutenu jusqu’au bout le régime génocidaire. Il publie le fruit de ses réflexions dans un livre époustouflant, L’Inavouable. La France au (...)

