Le président Donald Trump, comme tous ses prédécesseurs, a continué la politique états-unienne de soutien militaire à Israël. Mais il a rompu avec les sionistes révisionnistes. Ainsi, il a félicité Benyamin Netanyahou de manière appuyée, mais il l’a contraint à accepter son plan de paix.
Alexandre Douguine, un philosophe caractéristique de la pensée traditionnelle russe, a décrit la définition de la multipolarité de Vladimir Poutine. Loin de la vision simpliste occidentale selon lesquelles plusieurs puissances prendraient la place de l’hyper-puissance états-unienne, il souligne que le président russe rompt avec la pensée linéaire et évoque celle de la physique quantique.
Le gouvernement de coalition de Benyamin Netanyahou a pris le contrôle de TikTok et prévoit de contrôler aussi le réseau social X. Cependant la propagande de l’État d’Israël échappe depuis longtemps à ses citoyens. Son but n’a jamais été discuté publiquement. Un petit groupe décide seul de ses messages sans tenir compte de ce qui serait utile aux Israéliens — comme par exemple lutter contre l’antisémitisme. Les moyens de l’État ont été captés par les seuls « sionistes révisionnistes », alors même qu’ils sont ultra-minoritaires.
La paix qui débute à Gaza ne sera pas celle que nous imaginons : certes, il n’y aura plus de combats, au sens militaire du terme, mais le projet d’anéantissement du peuple palestinien et de sa culture continuera sous une autre forme. Cependant, il faut se souvenir que, depuis Henry Kissinger et la « diplomatie des petits pas », des paix graduelles ont fonctionné si elles étaient accompagnées d’actes concrets. De même, il faut se rappeler que les paix coloniales, comme les protectorats accordés par la Société des Nations (SDN), ont souvent fonctionné. Le plan de paix de Trump ne sera donc mis en œuvre que si chacune des deux parties et leurs partenaires étrangers entendent toutes poursuivre le processus.
Donald Trump et Vladimir Poutine tentent, contre les réflexes de leurs administrations, de mettre fin à l’affrontement de leurs deux pays depuis le Guerre froide. Le président états-unien balance entre les menaces et les propositions de paix, tandis que son homologue russe fait preuve de patience. Les deux hommes parviendront-ils à sortir leurs pays du piège qu’ils ont construit durant quatre-vingt ans et qui se referme sur eux ?
On ne l’avait pas prévu, mais les partisans de la guerre généralisée, les straussiens, expulsés des instances dirigeantes des États-Unis, se sont regroupés dans des organisations intergouvernementales. À la surprise générale, ils sont certes présents dans l’Union européenne, mais surtout aux Nations Unies et dans le Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine. Des institutions dédiées à la paix ont été récupérées par les bellicistes.
Alors que les relations entre les Nations unies et la Fédération de Russie tournent au vinaigre, le président Valdimir Poutine a proposé la paix à son collègue Donald Trump. C’est la dernière tentative avant un possible cataclysme.
Alors que les observateurs pronostiquaient une guerre d’Israël contre un de ses voisins, l’État hébreu n’est attaqué de nulle part. Il a des adversaires, mais pas d’ennemi, sinon lui-même. Son organisation politique n’étant défini par aucune Constitution est d’autant plus facile à renverser. Les straussiens, qui sont au pouvoir au département d’État et à la Maison-Blanche, pilotent aujourd’hui le changement de son régime. Les manifestations se succèdent dans tout le pays pour empêcher ce pays de devenir, selon les mots d’un ancien directeur du Mossad : « un État raciste et violent qui ne pourra pas survivre ». Mais il est probablement déjà trop tard.
Nous reproduisons le texte de l’intervention de Thierry Meyssan à Magdebourg (Allemagne), lors de la conférence organisée par le magazine Compact, « Amitié avec la Russie » , le 4 novembre 2023. Il y explique ce qui constitue, selon lui, la différence fondamentale entre les deux conceptions de l’ordre du monde qui s’affrontent aujourd’hui du Donbass à Gaza : celle du bloc occidental et celle à laquelle se réfère le reste du monde. Il ne s’agit pas de savoir si cet ordre doit être dominé par une puissance (unipolaire) ou par un groupe de puissances (multipolaire), mais s’il doit être, ou non, respectueux de la souveraineté de chacun. L’auteur s’appuie sur l’histoire du Droit international, tel que le Tsar Nicolas II et le Prix Nobel de la Paix Léon Bourgeois l’ont conçu.
En contestant la version officielle des attentats du 11-Septembre, Thierry Meyssan a ouvert un débat mondial. Mais l’essentiel de son livre sur le sujet était une étude de sciences politiques pronostiquant l’évolution que suivraient les États-Unis après ces crimes. Le problème n’est pas de savoir comment les attentats ont été commis, mais pourquoi ce jour-là, les États-Unis ont réagi en violant leur propre Constitution, pourquoi ils ont appliqué dans les jours suivants de très profondes réformes de leurs institutions qui ont changé leur nature. Thierry Meyssan avait pronostiqué la transformation de l’Empire américain que nous constatons avec la planification de la chute de Kaboul. Tout ce qu’il avait annoncé a été confirmé au cours des vingt dernières années.