La Commission adopte une proposition de financement d’un troisième programme de reconstruction en faveur de l’Afghanistan d’un montant de 79,5 millions d’euros

Depuis le début, la Commission est pleinement engagée dans la reconstruction de l’Afghanistan. En 2002, la Commission a octroyé plus de 280 millions d’euros en faveur de la reconstruction de l’Afghanistan, montant qui comprend les 73 millions d’euros d’aide humanitaire fournis par ECHO1. La plupart de ces fonds ont fait l’objet de contrats, ce qui démontre que la mise en œuvre des projets avance rapidement et que la Commission, un des principaux donateurs pour l’Afghanistan, prend son engagement très au sérieux.

Tenant compte des expériences antérieures, c’est une approche plurisectorielle qui a été adoptée pour ce programme. Chacun des volets est destiné à assurer la poursuite des activités déjà financées par la Commission, et prévoit la prestation de services pour répondre aux besoins du peuple afghan et pour garantir le renforcement des capacités à tous les niveaux. Ces mesures sont vitales pour l’avenir du pays. L’enveloppe financière sera répartie comme suit entre les différents éléments du programme :
- 10 millions d’euros pour soutenir la mise en place d’un système national de soins de santé ;
- 2 millions d’euros pour contribuer à améliorer l’accès des femmes aux installations d’hygiène dans les centres urbains ;
- 47,5 millions d’euros pour aider au bon fonctionnement de l’administration publique ;
- 13 millions d’euros pour diminuer les risques liés à la présence de mines et d’engins non explosés ;
- 6 millions d’euros en faveur des réfugiés et des ressortissants afghans qui rentrent au pays ;
- 1 million d’euros pour financier le suivi, les examens et les audits.

En raison de la faiblesse persistante des institutions publiques, c’est le bureau de représentation de la Commission en Afghanistan qui sera chargé de la gestion générale du programme. Pour la réalisation des divers éléments du programme, des contrats seront conclus directement entre la Commission et les partenaires de mise en œuvre tels que les organisations des Nations unies et des organisations non gouvernementales. Les institutions publiques compétentes seront, toutefois, pleinement associées à la conception des projets. La pleine transparence de la contribution de la Commission sera ainsi assurée et le gouvernement bénéficiera d’un appui pour constituer les capacités nécessaires pour assumer plus directement la responsabilité des interventions à l’avenir.

Contexte

Depuis 2001, la Commission a été pleinement engagée dans la reconstruction de l’Afghanistan. En 2002, la Commission a octroyé une aide en faveur de la reconstruction d’un montant de 207 millions d’euros. La décision de financer un troisième programme de reconstruction fait partie du programme de la Communauté de 400 millions d’euros pour 2003-2004, signé par la CE en mars qui se concentre sur quatre domaines essentiels :
- le soutien au budget de fonctionnement et à la réforme du secteur public, notamment le renforcement des capacités des principales institutions publiques (98 millions d’euros, dont 80 pour le budget) ;
- le développement rural et la sécurité alimentaire des populations villageoises afin de lutter contre la pauvreté dans les zones rurales où vivent 80 % de la population (103 millions d’euros), ainsi que des mesures spéciales pour 2003 destinées à lutter contre la production de pavot (10 millions d’euros) ;
- les infrastructures économiques, notamment la reconstruction de la route reliant Kaboul, Jalabad et Torkham (93 millions d’euros) ;
-  l’aide au secteur de la santé afin de contribuer à réduire la mortalité infantile et maternelle en dispensant des soins de santé de base (25 millions d’euros).

La Commission européenne s’engagera aussi activement dans certaines actions transversales essentielles pour l’avenir de l’Afghanistan telles que le déminage, la promotion d’un retour durable des réfugiés, l’appui à la société civile et la promotion des droits de l’homme, notamment du rôle des femmes.

Source : Commission européenne