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La menace fantôme

Le Canada a enquêté, sans le savoir, sur une cellule d’Al Qaïda

L’ambassade américaine d’Ottawa a échappé à un attentat d’Al Qaïda. C’est du moins ce que révélait, fin juillet, une mystérieuse source états-unienne à la presse canadienne. Les autorités canadiennes ont poliment réfuté.

| Paris (France)
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Le quotidien canadien National Post, propriété du groupe Hollinger de Lord Black, Richard Perle et Henry Kissinger, révélait le 25 juillet 2003 qu’un attentat programmé par Al Qaïda contre l’ambassade états-unienne d’Ottawa avait été déjoué. Le journal affirmait tenir ses information d’une « source aux États-Unis ». Celle-ci indiquait que la CIA avait été avisée du complot grâce aux services de renseignement syriens et que l’agence d’espionnage états-unienne en avait informé la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). L’ancien analyste de la CIA et membre du National Security Council, Flynt Leverett, confirmait la menace sans vouloir apporter de détails supplémentaires.

Pourtant, interrogé le jour même par l’agence La Presse Canadienne, l’inspecteur André Guertin de la GRC a démenti avoir reçu ces renseignements. Il a ajouté que la GRC n’avait jamais enquêté sur un projet d’attentat d’Al-Qaïda visant une cible états-unienne au Canada. L’ambassadeur syrien au Canada et le ministre des Affaire étrangères canadien, Bill Graham, ont déclaré ne pas avoir connaissance du complot.

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