La multitude des réactions diplomatiques, et notamment de la part des alliés d’Israël tels que les États-Unis, indique bien que la décision israélienne de chasser le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, ne peut pas permettre un nouveau départ des négocations, et que ce n’est donc pas en tant qu’ « obstacle à la paix » qu’Arafat est visé.
Ainsi, d’après le chef des négociateurs palestinien et proche de Yasser Arafat, Saeb Erekat, la suppression d’Arafat des débats mènerait à une « anarchie totale ». « Si Arafat est tué, c’est l’Autorité palestinienne qu’on assassine », a-t-il déclaré, dimanche 14 septembre 2003. La conséquence directe d’une telle action serait la prise de contrôle de la rue par les milices locales qui s’empresseraient d’éliminer les leaders palestiniens modérés, « dont moi ». Selon Erekat, Israël tente délibérément de plonger la société palestinienne dans l’anarchie et le chaos.
Une trentaine de membres de la gauche israélienne se sont rendus au cours du week-end à Ramallah, là où Yasser Arafat est virtuellement en résidence surveillée. L’un d’entre eux, Uri Avneri, s’est dit prêt à se mettre en danger et à servir de bouclier humain pour « déjouer le projet du Premier ministre Sharon d’assassiner le chef du peuple palestinien »

Source
Jerusalem Post (Israël)

« Powell : Arafat removal will set off worldwide Muslim rage », par Tovah Lazaroff, Jerusalem Post, 14 septembre 2003.