L’évolution intérieure et extérieure d’Israël rappelle de plus en plus celle de l’Afrique du Sud afrikaaner. Tel Aviv conjugue une politique d’apartheid et un développement militaire régional qui en font le bras armé local du colonialisme.

Malgré les démentis officiels, il existe de nombreux témoignages de journalistes d’une présence de Tsahal aux côtés des forces de la Coalition en Irak. Ce contingent ne se limite pas à des officiers-conseils, et dispose de quelques véhicules blindés. Son rôle principal est de fournir un savoir-faire permettant de contrôler les populations arabes. C’est dans ce contexte que des manuels israéliens sont en cours de traduction et de distribution pour les forces d’occupation en Irak. Cette expertise ne devrait pas se limiter au seul exemple reconnu par le Jerusalem Post qui prend soin de ne citer qu’un document politiquement correct.

De même la présence militaire israélienne est attestée, au sein de bases états-uniennes, aussi bien en Turquie qu’à Djibouti.

Simultanément, Israël, qui est vraisemblablement aujourd’hui la cinquième puissance nucléaire du monde, tente de palier à sa carence en satellites d’observation. La coopération spatiale avec l’Inde du BJP est aujourd’hui suffisamment avancée pour que New Delhi puisse envisager le lancement prochain d’un satellite israélien. Cette nouvelle ne peut qu’encourager les États arabes à chercher à se doter d’armes équivalentes ou à se résigner à une asymétrie qui scellerait pour longtemps la domination israélienne sur le Proche-Orient.