Israël, qui menaçait de changer sa position traditionnelle à l’égard de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), a évité une tentative conduite par les pays Arabes, lors de la conférence annuelle de l’Agence, pour faire passer une résolution contre Israël. Finalement, la résolution est restée la même que celle passée chaque année, c’est-à-dire qu’elle indique que l’AIEA note les demandes des États arabes concernant la tenue de débats sur la question des armes nucléaires au Proche-Orient.
La nouveaut réside dans le fait que la résolution de cette année réclame que cette question soit débattue lors de la conférence de 2004. Les États-Unis sont parvenus à faire pression et ainsi à faire retirer la référence à « la menace du programme nucléaire israélien »
Dans les coulisses, Israël avait clairement indiqué que, si la résolution était votée, cela mettrait un terme à son accord pour discuter dans certains forums de la propostion de dénucléarisation du Proche-Orient. Israël a pu compter sur le soutien des États-Unis, mais aussi de l’Europe centrale et occidentale, ainsi que certains pays d’Europe de l’Est
Le chef de la délégation israélienne, le Directeur général de la Commission à l’énergie atomique, Gideon Frank, a prononcé un discours jeudi 18 septembre dans lequel il exprimait la position traditionnelle d’Israël, à savoir que le désarmement nucléaire du Proche-Orient ne doit survenir qu’après la signature d’accords de paix.

Source
Ha&8217;aretz (Israel)
Quotidien de référence de la gauche intellectuelle israélienne. Propriété de la famille Schocken. Diffusé à 75 000 exemplaires.

« Anti-Israel resolution avoided at int’l atomic energy conference », par Yossi Melman, Ha’aretz, 22 septembre 2003.