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Pillage des ressources du Congo

Les bailleurs de fonds du conflit congolais

Un rapport de l’ONU sur l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo décrypte les mécanismes de pillage à l’œuvre dans le pays. Le groupe d’experts nommé par le Conseil de sécurité observe que les États voisins maintiennent une instabilité artificielle dans le pays afin de justifier la présence de leurs troupes et continuer à piller les sous-sols. Les experts observent aussi que l’exploitation de ces ressources n’est pas destinée à un marché régional, mais aux pays industrialisés. Qui, au Nord, finance le pillage d’un des pays les plus pauvres du Sud ?

| Paris (France)
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La République démocratique du Congo (RDC), ex-Zaïre, est certainement un symbole de l’exploitation du continent africain. Son caractère exemplaire réside dans le décalage qui existe entre les richesses minières incroyables du pays et sa 152e place au classement de l’Indice de développement humain (qui donne une idée de l’état sanitaire de la population du pays), le niveau d’instruction mesuré par la durée moyenne de scolarisation et le taux d’alphabétisation, et le PIB.

Un pays pillé successivement par les puissances coloniales et par ses voisins

Lors de son indépendance, en 1960, cette ancienne colonie belge aux sous-sols richissimes attire toutes les convoitises. C’est le début de l’ère Mobutu, le maréchal qui dirigea le pays d’une main de fer durant trente ans grâce au soutien de la CIA états-unienne et des présidents de la Ve République française. En 1997, au terme d’une guerre civile de deux ans, Laurent Désiré Kabila ravit le pouvoir, avec l’aide des soldats des présidents rwandais, Paul Kagamé, et ougandais, Yoweri Musevini. Il leur accorde, en échange, une liberté d’action dans la zone située à l’est du pays. Sous couvert d’épuration (les génocidaires rwandais se sont en effet réfugiés dans l’ex-Zaïre après l’arrivée au pouvoir de Paul Kagamé) ou d’intérêts sécuritaires, le pillage des ressources du pays commence. À cette époque, les exportations ougandaises d’or et de diamant explosent, alors que le pays ne produit ni l’un ni l’autre. Idem pour le Rwanda et le Burundi. Une situation qui ne peut que s’envenimer, et débouche effectivement sur une guerre ouverte, dans laquelle Laurent Désiré Kabila ne doit son salut qu’à l’intervention à ses côtés du Zimbabwe de Robert Mugabe, de l’Angola d’Eduardo Dos Santos et de la Namibie de Sam Nujoma.
Le résultat de ce conflit généralisé dans la région des Grands lacs est l’installation durable de troupes étrangères sur le sol de l’ex-Zaïre, rebaptisé République démocratique du Congo (RDC) par Laurent Désiré Kabila. Ce dernier est assassiné en janvier 2001 et remplacé par son fils aîné, le général-major Joseph Kabila. Paradoxalement, au lieu d’ajouter à l’instabilité, cet événement entraîne une application progressive des accords de Lusaka, signés en juillet 1999 par l’ensemble des gouvernements africains impliqués dans le conflit. Ces accords prévoient un cessez-le-feu contrôlé par l’ONU et le désarmement de tous les groupes armés, préalable au retrait des forces étrangères déployées au Congo.

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Joseph Kabila

Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir et spécialiste de la région des Grands lacs, revient sur cet épisode dans son dernier ouvrage, Les Nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale [1] Selon elle, l’instabilité régionale suscitée par le génocide rwandais - qui, en plus des huit cent mille victimes tutsis et hutus d’opposition, a occasionné la fuite de centaines de milliers de Hutus dans l’ex-Zaïre - a réveillé les volontés de conquête des « voisins du Congo » : le Rwanda, l’Angola, le Zimbabwe, l’Ouganda, et même la Namibie ou l’Afrique du sud. Avec, derrière ces protagonistes de premier plan, la stratégie à long terme des États-Unis et de leurs « fondés de pouvoir » : le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Et, pour objectif géostratégique et économique, les réserves pétrolières de la région.
Dans cette conjoncture, Laurent-Désiré Kabila, qui a servi de pion en 1997 pour renverser le maréchal Mobutu et ouvrir les ressources naturelles du pays au pillage par ses voisins, devient un obstacle, puisqu’il cherche à s’émanciper de ceux qui l’ont porté au pouvoir. Selon Colette Braeckman, son assassinat, en janvier 2001, est organisé par plusieurs puissances régionales, « avec la bienveillance des États-Unis et la complicité d’une myriade de groupes mafieux : Libanais auxquels Kabila avait retiré le monopole du diamant, ex-mobutistes nostalgiques, Angolais, Katangais, etc. » [2]
Joseph Kabila, son fils, accède alors au pouvoir avec la bénédiction de Washington, tandis que s’organise la poursuite et la généralisation du pillage des ressources du pays. L’affaiblissement du pouvoir central congolais permet aux pays voisins qui disposent d’hommes au Congo d’exploiter désormais en toute impunité les différentes richesses du pays, au premier rang desquelles l’or, le diamant et le coltan. [3]

Les États de la régions maintiennent le conflit afin de piller le pays

L’ONU finit par s’inquiéter du pillage d’un pays par ses voisins, qui s’accompagne d’exactions et de violations des Droits de l’homme en tout genre, et crée un « Groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses de la République démocratique du Congo », en 2001. Ce panel rend un premier rapport en octobre 2002. Le constat qu’il y dresse est stupéfiant.

Contrairement aux éditoriaux optimistes sur la mise en place progressive des accords de Lusaka dans le pays, les auteurs y expliquent en effet que les « pays pillards » maintiennent délibérément une instabilité de façade sur place, afin de justifier leur présence militaire et de continuer l’exploitation illégale des sous-sols. Pour résumer : si le pillage apparaissait au départ comme un moyen de financer la guerre, la guerre sert désormais à justifier le pillage. C’est ainsi que les Forces de défense populaire de l’Ouganda continuent, selon les experts onusiens, à provoquer des conflits ethniques en Ituri, afin de pouvoir conserver des troupes armées dans la région. Quant au Rwanda, il a expulsé de force des Tutsis congolais qui vivaient jusqu’ici dans des camps de réfugiés installés sur son territoire. Cette présence de Tutsis au Congo, tout près de la frontière avec le Rwanda, permet à Kigali de s’assurer du maintien de sa sphère d’influence dans la région.

Mais, conscients qu’il leur faudra forcément se retirer dans un futur proche, les trois puissances étrangères encore présentes au Congo (le Rwanda, le Zimbabwe et l’Ouganda) organisent déjà les modalités d’une poursuite de l’exploitation des sous-sols en temps de « paix ».
L’Ouganda a choisi, pour maintenir sa domination sur le pays sans ses forces armées, de former des milices armées, chargées d’effectuer très prochainement les missions jusqu’ici réalisées par l’armée régulière, à savoir la défense des gisements et des voies de communication. Le Rwanda, pour sa part, a lui aussi commencé à retirer ses hommes. Mais il a déjà remplacé la plupart des Congolais dirigeant des sociétés d’exploitation par des hommes d’affaires rwandais, qui assureront la poursuite du pillage au bénéfice du régime de Paul Kagamé. Un grand nombre de soldats rwandais ont par ailleurs été intégrés au sein de l’armée nationale congolaise. Quant au Zimbabwe, qui est le pays le plus proche du gouvernement de Joseph Kabila, il a signé, au cours des dix-huit derniers mois, un grand nombre d’accords avec des entreprises congolaises pour former des consortiums. Ces accords lui donnent la mainmise sur une part importante des ressources du pays, malgré un retrait complet de ses troupes du centre diamantifère de Mbuji Layi, en août 2002. En trois ans, le Congo a ainsi cédé pour 5 milliards de dollars de titres du secteur minier étatique à des entreprises privées sous contrôle zimbabwéen, sans que l’on puisse constater la moindre compensation ou le moindre bénéfice dans les finances congolaises. La domination change donc de nature : alors que le pillage était auparavant réalisé par les armées, il est désormais remplacé par des systèmes de fraude organisée, de fraude fiscale, et d’extorsion, dans des montages complexes qui ressemblent à ceux réalisés par les organisations criminelles.

Les vrais bailleurs de fonds de la guerre

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Laurent-Désiré Kabila

Mais ce qui nous intéresse ici n’est pas de montrer le fonctionnement de ce pillage organisé, ni ses finesses. Savoir que des puissances autrefois exploitées peuvent aujourd’hui exploiter jusqu’à l’épuisement un État voisin n’a rien d’exceptionnel. En revanche, la pièce manquante de ce puzzle est à chercher dans les pays du Nord. L’exploitation du diamant ou du cobalt n’est pas destinée à un marché local, ni même régional, mais bien aux pays industrialisés d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Asie du Sud-Est ou du Proche-Orient. Ce sont ces pays qui, en violation des principes directeurs de l’OCDE, achètent les matières premières en provenance du Congo. Ce sont eux les bailleurs directs de la guerre qui ravage la région depuis six ans. Quelles puissances y sont donc à l’œuvre ?

La Belgique, en tant qu’ancienne puissance coloniale et avec la plaque tournante du diamant qu’est Anvers, est le pays le plus représenté dans la liste des sociétés occidentales travaillant au Congo, avec 21 sociétés belges sur 85 recensées. Un personnage incarne à la perfection cette ingérence : il s’agit de George Forrest, qui dirige la multinationale George Forrest International. Celui-ci, aux dires du Groupe d’experts, est à l’origine des premières joint-ventures entre des sociétés privés et la Gécamines, la société minière d’État. Il fût même nommé président de cette dernière de novembre 1999 à août 2001, alors même que certaines de ses sociétés étaient en négociation avec l’entreprise congolaise. Il faut dire que George Forrest est également dans le marché de l’armement, puisqu’il possède 100 % de la société New Lachaussée, en Belgique, principal fabricant de douilles, de grenades, d’armes légères et de lanceurs d’engins. Une spécificité qui a dû convaincre le gouvernement congolais de ne pas se montrer trop regardant. D’autant que, selon le rapport, il bénéficie du ferme soutien de milieux politiques en Belgique.

Le rapport met également en lumière un grand nombre de connexions politico-diplomatiques, voire mafieuses. Par exemple, les liens entre une société minière zimbabwéenne, exploitant des gisements congolais, et le trafiquant d’armes et de diamant ukrainien, Leonid Minim. Au cœur des négociations entre des sociétés du Zimbabwe et les sociétés minières étatiques congolaises, on trouve surtout la société Oryx National Resources, de Thamer Bin Said Ahmed Al-Shanfari, un Libanais proche d’importants entrepreneurs du Golfe tels que Issa al-Kawari, qui gère la fortune de l’émir déposé du Qatar. La société Oryx travaille de manière très proche avec Avient Air, une entreprise militaire qui fournir ses services et de l’équipement aux forces armées du Zimbabwe et à l’armée régulière du Congo. En avril 2002, Avient Air a ainsi vendu six hélicoptères au gouvernement de Kinshasa. Par l’intermédiaire d’Andrew Smith [4], ancien capitaine de l’armée britannique, cette compagnie avait été choisie pour organiser des bombardements sur l’est du pays, en 1999-2000. John Bredenkamp, qui possède la société Tremalt Ltd. [5], a proposé de servir d’intermédiaire entre le gouvernement congolais et l’Aviation Consultancy Services Company (ACS), afin que celle-ci fournisse du matériel militaire à Kinshasa. Après enquête, il apparaît pourtant que l’ACS ne représente rien de moins que… British Aerospace, Dornier (société française) et Agusta (société italienne).

Du côté rwandais, le réseau des élites au cœur du pillage des ressources congolaises entretient des liens étroits avec d’importants responsables du crime organisé. Sont notamment cités dans le rapport Victor Bout, ancien membre du KGB et grand trafiquant d’armes, qui fournit ses avions aux forces rwandaises, Sanjivan Ruprah, un trafiquant d’armes kenyan d’origine indienne, et Richard Muamba Nozi, un négociant de diamants congolais.

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Joseph Kabila devant un portrait de son père, Laurent Désiré

   

L’épouvantail « Al Qaïda » utilisé pour remplacer certains acteurs

Plus étonnant, l’ombre d’« Al Qaïda » surgit à plusieurs moments afin de discréditer certains des acteurs sévissant au Congo et de les remplacer par d’autres. La société Oryx est ainsi accusée par la BBC, en octobre 2001, d’avoir au sein de ses actionnaires un membre d’Al Qaïda. L’information est démentie par la suite, mais entre-temps, la société de Thamer Bin Said Ahmed Al-Shanfari a attiré l’attention et se retrouve au centre de plusieurs commissions d’enquête, en Belgique et aux États-Unis. Ce qui contribue à affaiblir sa position et sa crédibilité dans le panier de crabes congolais. Le trafiquant d’armes Sanjivan Ruprah subit peu après le même sort : début 2002, il est arrêté en Belgique. Au cours de l’interrogatoire, il fait état de ses contacts avec des agents de la CIA et évoque les relations russo-israéliennes sur fond de trafic de diamants, en impliquant Victor Bout. Il est relâché. En août de la même année, il est arrêté à nouveau en Italie pour présentation de faux passeport. L’inculp !tion se transforme vite, dans les médias, en une supposée participation au réseau d’Oussama Ben Laden. Victor Bout est lui même accusé par l’International Consortium of Investigative Journalists de Washington d’avoir vendu des armes au régime des talibans, en Afghanistan. Le responsable rwandais du bureau Congo, chargé de négocier avec les entreprises congolaises, était Aziz Nassour, marchand de diamant d’origine libanaise. Il est soudainement remplacé, en 2000, par un diamantaire israélien, Philippe Surowicz. Deux ans plus tard, il apparaît dans une enquête du Washington Post qui le lie à un trafic de diamants qui aurait servi à financer Al Qaïda.

Qui se sert de l’épouvantail Al Qaïda ? Qui fait et défait les réseaux de pillage au Congo-Kinshasa ? L’ampleur et la complexité des montages financiers, ainsi que des acteurs en cause dans ce dossier semblent indiquer que le Congo est la cible d’une bataille diplomatique qui dépasse ses simples enjeux internes et renvoie à une confrontation plus globale.

Documents joints

 
Rapport 2002 du Groupe d’experts de l’ONU

Rapport final du Groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République démocratique du Congo (version française).
16 octobre 2002. Référence ONU : S/2002/1146.


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Rapport 2003 du Groupe d’experts de l’ONU

Rapport final du Groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République démocratique du Congo (version française).
23 octobre 2003. Référence ONU : S/2003/1027.


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Nous reproduisons ci-dessous la pétition lancée par le Parti communiste français (PCF) pour obtenir la création d’une commission d’enquête internationale sur les implications des multinationales dans les conflits en Afrique.

L’Afrique occupe une place grandissante dans les enjeux capitalistes mondiaux avec près du tiers des réserves en matières premières de la planète.
Les pays africains subissent l’échange inégal et la forte diminution du champ d’intervention publique des anciennes puissances métropolitaines qui veulent perpétuer leurs dominations à moindre frais.
Affaiblis par les plans d’ajustement structurels du FMI et de la Banque mondiale, ils sont devenus aujourd’hui les proies faciles des sociétés multinationales. Ce n’est donc pas par hasard que l’Afrique détient le triste record du nombre de guerres et de conflits dans le monde. Ceux-ci engendrent des millions de morts, de blessés, de déplacés ainsi que des catastrophes environnementales. Le pillage des ressources par les multinationales et les marchands d’armes, qui ont pignon sur rue dans les pays occidentaux, s’effectue avec la complicité des cleptocraties locales et des pays environnants. Il apparaît comme l’une des principales raisons du déclenchement et de la perpétuation des conflits. Trois rapports de l’ONU ont mis en évidence, preuves à l’appui, ce mécanisme mortifère en œuvre au Congo-Zaïre où une véritable guerre prédatrice impliquant de nombreux pays et puissances financières a fait plus de trois millions de victimes.
Cette prédation au centre de laquelle apparaissent les multinationales se traduit par un recul sans précédent des droits humains. Elle ne pourrait s’exercer sans des complicités locales et mondiales, étatiques et privées qu’il s’agirait de mettre à jour.
Par conséquent, les signataires de cette pétition demandent au gouvernement français, qui se doit de contribuer à la mise en place d’un nouvel ordre international : d’agir auprès de l’ONU pour la mise en place d’une commission d’enquête internationale qui établira le rôle et les responsabilités éventuels de tous les acteurs, dont les multinationales, dans la déstabilisation des États et le déclenchement des conflits ces trente dernières années. Son rapport sera transmis à la Cour pénale internationale et aux juridictions des pays concernés pour qu’il y ait enfin des sanctions contre les pays, les particuliers et les entreprises participant au pillage et aux guerres se déroulant sur le continent africain.
- Cette pétition peut être signée en ligne sur le site du PCF.

[1] Colette Braeckman, Les Nouveaux prédateurs. Politique des puissances en Afrique centrale, Fayard, Paris, 2003.

[2] Claire Brisset, « L’Afrique des Grands Lacs oubliée », Le Monde diplomatique, mai 2003.

[3] Le colombo tantalite (ou coltan) est un minerai précieux indispensable aux alliages utilisés pour les avions, les téléphones portables ou encore les microprocesseurs.

[4] Celui-ci a rencontré, fin 2002, avec John Bredekamp, des diplomates britanniques, afin d’évaluer les moyens de contrer la tornade médiatique qui s’est abattue sur eux à la suite de la publication du rapport de l’ONU.

[5] La société Tremalt est propriétaire, pour une période de 25 ans, des droits d’exploitation de six concessions de Gécamines, qui contiennent plus de 2,7 millions de tonnes de cuivre et 325 000 tonnes de cobalt

 
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