L’administration Bush a eu raison de réagir rapidement au rapport de l’ONU liant la Syrie à l’assassinat de Rafic Hariri. Les États-Unis et la France travailleraient aujourd’hui à la rédaction de deux résolutions demandant des comptes au gouvernement de Bachar El Assad. Washington a des tas de raisons de faire pression sur Damas, compte tenu de son soutien aux terroristes étrangers et à l’insurrection sunnite en Irak, mais le rapport Mehlis en lui même requiert une réaction urgente.
Il faut obliger la Syrie à coopérer. Il faut enfin que les crimes commandités par les États soient punis au Moyen-Orient. Depuis la chute de Saddam Hussein, aucun régime ne soutient plus le terrorisme que celui de M. Assad. Certains affirment que M. Assad est la victime des tenants de la ligne dure en Syrie, mais le rapport Mehlis affirme le contraire. Il faut appliquer contre la Syrie ce à quoi nous avons condamné la Libye en 1988.

Source
Washington Post (États-Unis)
Quotidien états-unien de référence, racheté en août 2013 par Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.

« Accountability for Syria », par la Rédaction du Washington Post, Washington Post, 22 octobre 2005.