Nous pouvons conclure que le scandale de la prison d’Abu Ghraib est aussi bidon que celui de la négation des relations sexuelles de Bill Clinton car il n’y a pas d’appel à la démission de l’individu le plus responsable de ces abus : la général de brigade Janis Karpinski, responsable de la prison. Pourquoi ? parce que c’est une femme et que même en temps de guerre le politiquement correct l’emporte sur la sécurité nationale.
Les démagogues démocrates sont prêts à sacrifier la sécurité nationale pour battre le président George W. Bush en novembre et utilisent ce scandale pour demander la démission de Donald Rumsfeld. Si Karpinski était un homme, on lui demanderait aussi de rendre des comptes. On aurait aussi pu attendre qu’elle se défende comme un homme, mais elle s’est défendue comme une femme en pleurnichant, en demandant pardon et en affirmant être un bouc émissaire. J’attends que les féministes dénoncent cette attitude humiliante pour les femmes qui renforce les stéréotypes.
Ce scandale est la conséquence de l’incompétence de Karpinski [1] et de la crainte de ses supérieurs de s’en prendre à elle car elle est une femme. Elle aurait déjà dû être relevée de son commandement cet été quand elle a fait libérer Mohammed Jawad Anayfar, responsable pourtant de 15 000 morts pendant l’insurrection chiite. Là aussi, elle inventa des excuses pour se justifier, tout comme le fait Lynndie England, qui a affirmé n’avoir fait que suivre les ordres. Donald Rumsfeld, pour sa part, a affronté ses responsabilités en homme. La guerre est une affaire d’hommes car eux assument leurs actes. Le vrai scandale d’Abu Ghraib est l’incapacité des femmes militaires à faire leur mea culpa.

Source
Washington Times (États-Unis)
Propriété du révérend Sun Myung Moon (Église de l’Unification).

« Take it like a man », par Jack Wheeler, Washington Times, 21 mai 2004.

[1] NDLR : Outre « l’incompétence » de Janis Karpinski, on pourrait voir dans le scandale d’Abu Ghraib les conséquences de méthodes que l’auteur a lui même préconisées et exposées dans la presse l’année dernière (voir TLI n°102).