Une contre-enquête menée par la quotidien de gauche britannique The Guardian à propos de l’explosion ayant causé la mort des sept membres de la famille Ghalia sur une plage de Gaza, soulève de nombreuses nouvelles questions sans réponse. Il pointe des lacunes et omissions dans le rapport militaire israélien publié la semaine dernière et qui exonère l’armée israélienne de toute responsabilité.

L’analyse des dossiers médicaux réalisés à l’hopital, les témoignages des médecins et les récits des autres personnes présentes sur la plage mettent en doute l’argument central avancé par l’armée israélienne dans sa défense : le bombardement avait cessé au moment où la famille Ghalia est morte dans une explosion.

Par ailleurs, des informations publiées par le groupe états-unien de défense des Droits humains Human Rights Watch, contredisent une autre affirmation de l’armée israélienne qui prétend que les éclats d’obus retirés des blessures des victimes ne correspondent pas au type de munition d’artillerie qui a été employé pour bombarder la bande de Gaza.

« Special Report : Who really killed Huda Ghalia’s family ? Guardian investigation undermines military claim that Israeli shells could not have been responsible for death of girl’s family », par Chris McGreal à Beit Lahia, The Guardian, Royaume-Uni, 16 juin 2006.