Le sommet annuel UE-États-unis, qui regroupe le président américain George W. Bush, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et le chancelier autrichien Wolfgang Schussel, dont le pays assume la présidence tournante de l’UE jusqu’à la fin du mois, s’est clôturé mercredi à Vienne.

Les dirigeants des deux continents ont passé en revue, en quelques heures, une myriade de dossiers et ont tiré une conclusion suivante : « ce qui nous rapproche est beaucoup plus important que ce qui nous divise ».

« Les relations entre l’Union européenne et les États-Unis se sont considérablement renforcées l’année dernière et, aujourd’hui, nous travaillons systématiquement de concert pour relever les défis économiques, politique et environnementaux », a ainsi estimé José Manuel Barroso dans un communiqué publié lundi dernier.

Sur le plan économique, la lutte contre le piratage serait l’un des rares sujets sur lequel Américains et Européens sont d’accord.

L’UE et Washington se sont entendus sur un texte destiné à lutter contre la contrefaçon des médicaments et articles de luxe, ainsi que contre le piratage des oeuvres musicales.

Le président Bush a annoncé son intention de fermer la prison de Guantanamo, objet de polémiques depuis son ouverture en octobre 2001. mais Il a rappelé que certains prisonniers devaient être jugés. Jusqu’ici les Européens se sont gardés d’interférer mais les récents suicides de trois détenus les ont poussés la présidence autrichienne de l’Union à réclamer la fermeture du camp.

Le président américain a insisté sur l’unité qui existe entre les États-Unis et l’Union européenne sur la question du nucléaire iranien. Il a demandé à l’Iran de suspendre ses activités d’enrichissement et a réaffirmé la volonté états-unienne de prendre part à des discussions multilatérales avec l’Iran.

Le chancelier autichien Wolfgang Schussel, dont le pays préside l’Union européenne, a pour sa part déclaré que l’Iran devait faire le « bon choix » face à l’offre que lui ont soumise les grandes puissances pour qu’il renonce à enrichir l’uranium. Les deux parties devaient aussi fournir de nouveaux efforts pour sortir de l’ornière les négociations sur la libéralisation du commerce mondial.

Le gouvernement américain a réclamé aux Européens mardi des concessions concernant les droits de douane sur les importations agricoles. Le président de la Commission européenne a répondu mercredi dans l’International Herald Tribune qu’il n’y aurait pas d’accord si les États-Unis eux-mêmes ne faisaient pas d’efforts.

Source
Xinhua (Chine)
#Xinhua (Chine)