Le Hezbollah, groupe chiite libanais, a démenti jeudi les allégations d’un haut responsable américain prétendant que le groupe aurait été impliqué dans la rébellion en Irak.

« Nous ne sommes pas responsables pour les crimes commis en Irak, et nous n’avons aucune activité dans aucun autre pays hormis au Liban », a déclaré le porte-parole du Hezbollah, Husayn Nabulsi, cité par la presse locale.

Dans un entretien publié par le journal en langue arabe Al- Hayat, David Satterfield, le conseiller supérieur pour l’Irak de la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, a indiqué : « Le Hezbollah a pris une part active à la violence en Irak, causant la mort de nombreux soldats irakiens, américains, britanniques et autres de la coalition multinationale ».

« Les revendications américaines ne sont pas une surprise pour nous », a déclaré M. Nabulsi, et d’ajouter : « Les États-Unis ne savent pas comment faire face au chaos en Irak et tentent de nous accuser pour les crimes qu’ils ont eux-mêmes commis ».

Dans son entretien, M. Satterfield a aussi accusé l’Iran, qui soutient le Hezbollah, d’être impliqué dans la violence en Irak, notamment dans la fourniture de matériels explosifs sophistiqués.

Il a par ailleurs indiqué que la Syrie, qui soutient également le Hezbollah, a fourni le principal corridor par lequel les auteurs des attentats-suicides entrent en Irak.

Source
Xinhua (Chine)
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