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En 1991, le triomphe de l’armée des États-Unis lors de l’opération Tempête du désert n’est pas seulement une victoire facile sur l’Irak, il marque aussi le début d’une époque. Le Pentagone n’a plus d’adversaire à sa mesure. Ce qui reste de l’Armée rouge semble avoir accepté son leadership pour l’installation d’un Nouvel ordre mondial. Cette nouvelle donne offre des perspectives sans limites. De sorte que certains officiers envisagent de se mêler de politique.

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Charles Dunlap

C’est dans ce contexte que Parameters, la revue des cadres de l’École de guerre décide, avec l’évidente approbation du Chef d’état-major interarmes Colin L. Powell, d’ouvrir un débat sur le rôle de l’armée dans la société. La revue, jusque-là exclusivement réservée à des articles d’étude, édite à l’hiver 92 une fiction d’un officier de l’US Air Force, Charles J. Dunlap, Jr. Il y décrit le régime états-unien de 2012, dirigé par le général Brutus au terme d’un coup d’État militaire. L’auteur n’est pas un écrivain de science-fiction, et il n’est nullement question, dans son texte, de voitures volantes, de voyages interstellaires, ni de contrôle des individus à la manière de George Orwell dans 1984. Le document se présente comme une lettre d’un officier supérieur, diplômé du War College, et emprisonné sous le régime dictatorial de Brutus. S’interrogeant sur « les origines du [vrai-faux] coup d’État militaire états-unien de 2012 », ce gradé affirme que la dérive fasciste des États-Unis était déjà en germe au début des années 1990, et que des avertissements clairs existaient : « c’est incroyable ; en regardant mes vieilles [coupures de presse et mes notes du War College] j’ai réalisé que nous aurions dû voir cela arriver ». Caché derrière son personnage venu du futur, Charles J. Dunlap, Jr. dresse un réquisitoire de la dérive militariste des États-Unis à la fin du mandat de George H. W. Bush qui, selon lui, pourrait mener à l’instauration d’une dictature. Le tout précédé d’une introduction visant à ménager les susceptibilités au Pentagone : « il va sans dire (j’espère) que le scénario de coup d’État décrit plus bas est un pur procédé littéraire visant à exacerber mon inquiétude au sujet de certains développements actuels affectant les forces armées, et n’est clairement pas une prédiction ».

Cette fiction, qui eut un grand retentissement lors de sa publication, est redevenue, au cours des derniers mois, le sujet de toutes les conversations dans les mess d’officiers. Non sans raisons.

2012 : le général Brutus prend le pouvoir

Comme dans la plupart des coups d’État, tout se déclenche à la mort prématurée du Président des États-Unis en exercice, en 2012. Profitant de la confusion, le général Thomas E.T. Brutus « persuade » le vice-président de ne pas prêter serment, ce qui empêche légalement celui-ci d’assurer l’intérim. Dans cet « imbroglio constitutionnel », Brutus parvient à convaincre tout le monde de sa légitimité à devenir « Commandant en chef des forces armées unifiées » afin de combler la « vacance du pouvoir ». Ceci étant accompli, le général proclame la loi martiale, « retarde » les élections, parvient à obtenir le « retrait » du vice-président et établit ses quartiers à la Maison-Blanche. Le Congrès avalise le processus, et les opposants, dont le rédacteur du texte, sont arrêtés. Le « vrai-faux » auteur de ces lignes, emprisonné, consigne son analyse de cet épisode afin « de coucher par écrit la vérité avant qu’ils ne réécrivent l’Histoire ». « Les gens doivent comprendre que les forces armées existent pour soutenir et défendre le gouvernement, et non pas pour être le gouvernement ».

Dans sa lettre adressée à un ancien frère d’armes, l’auteur fait remonter les origines du mal à 1992 (c’est-à-dire à la date de publication de la fiction). À cette époque, écrit-il, la situation du pays empêchait l’opinion publique de s’intéresser à la militarisation progressive du régime de Washington. En effet, « l’économie était au plus mal, la criminalité augmentait, les écoles se détérioraient, la consommation de drogues était en hausse (...) et les scandales politiques survenaient presque quotidiennement ». Pourtant, il existait des bonnes nouvelles : « la fin de la Guerre froide ainsi que la récente victoire des États-Unis contre l’Irak ».

S’il met en cause un contexte particulièrement déliquescent, l’auteur n’oublie pas que la menace d’un coup d’État militaire n’est pas née à la fin du XXe siècle. Aussi rappelle-t-il que, dans sa lettre d’adieu du 19 septembre 1796, le président George Washington affirmait déjà que « des centres militaires surdéveloppés (...) quelle que soit la nature du gouvernement, sont de mauvais augure et (...) doivent être considérés comme particulièrement hostiles à la liberté républicaine ». Mais la menace était minime tant que le pouvoir politique avait la confiance des gouvernés. Celui-ci pouvait en effet légitimement s’ériger en contre-pouvoir face à l’armée. Le déclin de cette confiance à partir des années 1970, accompagné de la montée du sentiment que le pays n’était pas « sur les bons rails » a fragilisé le système de pouvoir/contre-pouvoirs (checks and balances). Et facilité la montée en puissance des militaires.

L’armée à la rescousse de la « sécurité nationale »

C’est dans ce contexte de « crise de la démocratie », caractérisée par une abstention toujours croissante des électeurs, que l’armée a peu à peu incarné une alternative crédible au gouvernement dont la cote de confiance s’effondrait chaque jour un peu plus. À partir des années 1980, l’armée s’est vue confier une variété de nouvelles tâches qui incombaient traditionnellement au pouvoir civil, au point d’intégrer le pouvoir militaire dans le processus politique de décision.

La séparation du pouvoir militaire et du pouvoir civil était pourtant jusqu’ici garantie par les institutions états-uniennes. Le Posse Comitatus Act de 1878, qui prévoyait la mise à l’écart des troupes fédérales dans les opérations de maintien de l’ordre dans les États sudistes, à la fin de la guerre de Sécession, était l’un des textes essentiels de cette séparation. Le texte prévoyait même des sanctions pénales en cas d’usage impropre de l’armée dans les affaires domestiques de maintien de l’ordre. Une doctrine confirmée par l’arrêt de la Cour Suprême de 1972, dans l’affaire Laird vs. Tatum : la plus haute institution du pays y réaffirmait que les États-uniens ont « une résistance traditionnelle et forte à toute intrusion des militaires dans les affaires civiles ».

Dès les années 1980, le Congrès accepta cependant d’utiliser le recours à la notion de « défense nationale » pour augmenter la participation des militaires dans un domaine exclusivement dévolu au pouvoir civil : l’application de la loi. Il s’agissait d’associer l’US Army à la lutte contre la drogue, l’usage de stupéfiants étant défini par le Congrès comme « une grave menace sur tous les Américains ». En conséquence, l’assemblée élue élabora le Military Cooperation with Civilian Law Enforcement Agencies Act, qui prévoit la participation de l’armée à des opérations de police. L’US Navy réalisa des opérations de surveillance des eaux territoriales dans les Caraïbes, tandis que les Gardes nationaux cherchaient les caches de marijuana le long des frontières [1].

Le début des années 1990 marqua le réel avènement de cette doctrine, qui devint populaire dans certains médias conservateurs. L’éditorialiste James Fallows fut l’un des premiers à en faire état. Dans un article du magazine Atlantic Monthly d’août 1991, il écrit : « Je commence à penser que la seule façon qu’un gouvernement national puisse faire quelque chose de valable est d’inventer une menace sur la sécurité [nationale] et de transférer le pouvoir aux militaires » [2].

Son raisonnement, qui rejoint celui de beaucoup de néo-conservateurs, s’appuie sur l’idée que la plupart des agences gouvernementales n’ont pas une vision suffisamment large de l’intérêt général, puisque chacune est limitée par ses attributions et par des conflits avec des groupes d’intérêts. Au contraire, « les militaires, de façon étonnante, sont la seule institution gouvernementale qui s’est vue accorder la légitimité d’agir sur sa propre conception de l’intérêt général ». Ainsi, au nom de la défense nationale, peut-elle effectuer des tâches (telles que la formation d’ingénieurs ou la construction d’autoroutes) que l’intérêt national à long terme ou le bon sens ne permettent pas de réaliser.

L’implication de l’armée dans la vie quotidienne du pays ne cesse de s’accroître. En 1992, la lutte contre le trafic de drogue est officiellement déclarée « mission de sécurité nationale prioritaire » et les militaires y prennent des responsabilités supplémentaires. La même année, l’armée est utilisée pour restaurer l’ordre à Los Angeles, lors d’émeutes particulièrement violentes. Un rôle qu’elle avait déjà joué dans les années 1960 [3]. C’est la raison pour laquelle, selon le dissident né de l’imagination de Charles J. Dunlap Jr, l’opinion publique états-unienne s’est progressivement habituée à voir des militaires patrouiller dans ses villes. Bien implantée dans de nombreux domaines d’activité, l’armée a ainsi pu assurer un soutien « de proximité » au coup d’État. D’autant que cette implantation s’est appuyée sur un sentiment d’insécurité croissant chez les personnes âgées, toujours plus nombreuses et prêtes à sacrifier certaines de leurs libertés fondamentales pour leur protection.

Les militaires se substituent à l’État providence

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Mais le général Brutus n’a pas été seulement soutenu par les retraités. Il a également pu compter sur l’attachement des classes défavorisées à l’armée, parce que celle-ci leur assurait l’accès aux soins. Un phénomène qui trouve son origine en 1992, lorsque le secrétaire d’État aux anciens combattants, Edward J. Derwinski, propose de recourir aux hôpitaux de vétérans pour soigner les pauvres des quartiers défavorisés. Le tollé suscité entraîne l’abandon du projet [4]. Mais l’idée ne disparaît pas pour autant : elle revient sous la forme d’appels au déploiement du matériel médical de l’armée pour soulager les hôpitaux submergés des grandes villes. Peu après, Andy Tobias, du Time, propose à son tour de recourir aux hôpitaux de l’armée comme centres de désintoxication pour drogués. L’armée est également sollicitée pour s’occuper des grandes catastrophes écologiques. La même année, les Gardes nationaux du district de Columbia (c’est-à-dire de la capitale fédérale) passent un accord avec les institutions scolaires locales afin que des soldats puissent enseigner les disciplines scientifiques, l’anglais et les mathématiques dans les écoles [5]. Ainsi, selon l’opposant au général Brutus, « une génération entière de jeunes gens a grandi en trouvant tout à fait normal que des membres de l’armée patrouillent dans leurs rues et enseignent dans leurs salles de classe ».

Avec le démantèlement de l’État social, les militaires se sont ainsi vus attribuer à la fois des missions de maintien de l’ordre et des missions de l’État providence, devenant des acteurs de la politique gouvernementale à part entière. Un phénomène renforcé par l’extension continuelle de la notion de « sécurité nationale » : sous George W. Bush, l’armée est ainsi appelée à assurer le transport aérien pour les régions affectées par la banqueroute de nombreuses compagnies aériennes, puis à acheminer des marchandises à bord des vaisseaux de l’US Navy au profit des exportateurs états-uniens. C’est ensuite la déliquescence des infrastructures du pays tout entier qui est qualifiée de « menace sur la sécurité nationale » : l’armée est appelée à réhabiliter les logements publics, à reconstruire les ponts et les routes, et à construire de nouveaux bâtiments fédéraux [6]. Cette omniprésence des militaires dans des secteurs traditionnellement dévolus aux institutions civiles a transformé les officiers en véritables acteurs de la vie de la Cité, donc de l’action politique.

Concentration du pouvoir et déroute militaire : les clés du coup d’État

Dans son scénario de la prise de pouvoir, Charles J. Dunlap Jr prend également en compte la concentration progressive de l’armée états-unienne, dont il fait une des raisons du succès de Brutus. Elle s’est opérée tout d’abord par l’adoption du Goldwater-Nichols Defense Reorganization Act de 1986, qui renforçait les pouvoirs du chef d’état-major interarmes et de son équipe. Une mesure dont, d’après son personnage, les auteurs du Military Plenipotentiary Act de 2005 s’inspireront. En effet, ces auteurs mettront en avant que « l’unité de commandement [est] décisive pour une gestion réussie de toutes les activités, désormais considérées comme des opérations "militaires" ». Dans le régime qui précède le coup d’État de Brutus, le chef d’état-major interarmes devient le Militaire plénipotentiaire, un poste où il dispose d’encore plus de pouvoirs. Toujours dans un souci d’efficacité, les différentes composantes de l’armée sont ensuite unifiées au sein des Forces armées unifiées. C’est évidemment cela qui va permettre l’arrivée au pouvoir du général Brutus. Encore une fois, explique le responsable militaire embastillé, les dirigeants politiques n’ont pas tenu compte des leçons du passé. En effet, une mesure similaire avait déjà été proposée au début des années 1990 pour des raisons d’économie, rappelle-t-il. Mais l’idée avait alors été rejetée pour éviter la concentration de tous les pouvoirs militaires entre les mains d’un seul homme.

Il manque à ce scénario un dénouement dramatique, capable de justifier la prise de pouvoir finale par l’armée. Ce sont des événements critiques qui vont précipiter la chute de la démocratie : début 2010, l’Iran déclenche une offensive militaire dans plusieurs États du Golfe. L’armée états-unienne, consacrée depuis trop longtemps à des tâches exclusivement civiles, n’a plus les qualités requises au combat pour repousser l’assaut. Les pertes humaines sont lourdes. La mort du président des États-Unis début 2012 scelle, en même temps, la mort de la démocratie des Pères fondateurs.

Prophétie ou mise en garde ?

La publication de ce texte dans Parameters manifeste la volonté d’une certaine frange de la hiérarchie militaire de mettre en garde contre une dérive de l’institution dont elle fait partie. Comme cela était sans doute prévu, l’affaire fait grand bruit. Le texte est sélectionné pour le prix des « Essais stratégiques » organisé par la National Defense University et chaleureusement salué par le général Colin L. Powell, qui remet, peu après, une médaille à son auteur. Le texte primé comprend au passage un éloge de Powell, ce grand général que l’on aurait dû écouter pour sauver la démocratie, ce qui amène à penser que le texte a été commandé par le chef d’état-major lui-même.

Powell et Dunlap ne sont évidemment pas des anti-militaristes, au contraire, ils défendent leur conception rigoureuse de l’armée. Ils mettent en cause le mélange des genres, alors même que l’on évoque une possible candidature de Powell à la présidence des États-Unis. Et ils trouvent un appui immédiat parmi les officiers lassés des opérations humanitaires.

Ils dénoncent un courant de plus en plus puissant chez les officiers, inspiré par la thèse de Samuel Huntington, L’État et le Soldat. Il y affirmait que les militaires, tous formés dans les mêmes académies, constituent une caste à part, homogène et consciente de l’intérêt général. Tandis que les civils, divisés en partis politiques, défendent des intérêts particuliers et contradictoires. Sur cette base, il préconisait une révision des rapports civilo-militaires. Les civils qui auraient fait la preuve de leurs compétences dans la gestion économique, c’est-à-dire les patrons des multinationales, assureraient le pouvoir civil. Mais ils s’en remettraient, pour les questions de défense comme pour l’ouverture par la force de nouveaux marchés, à une garde prétorienne. Conseiller des juntes de Pinochet au Chili et de Videla en Argentine, Huntington a prouvé la faisabilité de son modèle. Il exerce en 2004 une influence considérable chez les officiers néo-conservateurs.

La réalité rejoint la fiction

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Ralph E. Eberhart

Si la fiction de Dunlap est revenue à la mode [7], c’est que plusieurs des décisions qu’il anticipait en 1992 ont effectivement été prises. Le processus qu’il a décrit semble en marche et il paraît avancer beaucoup plus rapidement qu’il ne le prévoyait. S’il devait se poursuivre, il aboutirait à un coup d’État bien avant 2012.

L’intrusion de l’armée dans les activités de police et la concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul officier sont effectives. Il manque l’électrochoc, qui ne doit pas être une victoire, mais une défaite. La catastrophe du 11 septembre a accéléré le processus, mais n’a pas été suffisante. Il faut une vraie défaite face à une armée, une « divine surprise ».

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En mars 2002, pour faire face à une attaque terroriste majeure, le Congrès a été informé de la mise en place d’un gouvernement militaire fantôme capable de suppléer à la vacance du pouvoir civil. 75 à 100 officiers, reclus dans un bunker se tiennent informés des dossiers gérés par le pouvoir civil de sorte qu’ils pourraient prendre la relève instantanément, si besoin était. Ce gouvernement fantôme est probablement installé sur la base du Northcom à Colorado Springs.

En avril 2002, le Commandement du Nord (Northcom), le Commandement de défense aérienne (Norad), le Commandement spatial (Spacecom) et le commandement nucléaire (Stratcom) ont fusionné pour augmenter leur réactivité en supprimant toute procédure de concertation. Le général Ralph E. Eberhart est devenu le super-officier de la fiction.

En octobre 2002, les États-Unis et le Canada ont signé un nouvel accord de défense mutuelle. Cependant, compte tenu des divers textes en vigueur, l’accord n’a pas le même sens pour les deux signataires. Selon l’ancien ministre canadien des Affaires étrangères, Llod Axworthy, il place de facto la défense du Canada sous l’autorité du général Ralph E. Eberhart. Interprétation que récuse le gouvernement de Jean Chrétien.

En janvier 2003, le général Ralph E. Eberhart prend en charge la sécurité de la plus importante manifestation populaire, le Super Bowl. L’ouverture du match est agrémentée d’un spectacle militaire dans la tradition des Jeux olympiques de 1936. Les arrêts de jeu donnent lieu à des remises de médailles militaires aux héros d’Afghanistan.

En septembre 2003, le général Ralph E. Eberhart organise le premier Symposium de défense de la patrie où participent 600 personnalités du complexe militaro-industriel. Il établit une distinction entre la « sécurité de la patrie », qui échoit aux civils, et la « défense de la patrie », qui lui est supérieure et dépend exclusivement de lui.

En octobre 2003, le général Ralph E. Eberhart accueille un sommet informel de l’OTAN sur la base de Colorado Springs.

En novembre 2003, le général Ralph E. Eberhart lance un vaste programme de cartographie des États-Unis par satellite, de fichage des opinions politiques des habitants et d’évaluation des risques qu’ils représentent pour la défense de la patrie [8].

En mars 2004, le général Ralph E. Eberhart met en place un programme de « dissuasion, prévention et éradication du terrorisme  ». Les bons citoyens sont invités à se fournir gratuitement le logiciel JPEN (Protect America) qui permet de remplir directement une fiche de signalement de toute activité suspecte [9].

La suite suivra-t-elle les prévisions de Charles J. Dunlap Jr ?

Documents joints


« The Origins Of The American Military Coup Of 2012 »

Une fiction par Charles J. Dunlap, Jr lieutenant-colonel de l’US Air Force, Parameters, 1992.


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[1] En 1991, le département de la Défense dépensait 1,2 milliard de dollars annuels pour la lutte contre le trafic de drogue.

[2] « Military Efficiency », par James Fallows, Atlantic, août 1991.

[3] Field Manuals 100-19 FM - Domestic Support Operations, Department of Army, 1er juillet 1993.

[4] « VA partnership could result in landmark health care service », par Marilyn Werber Serafini, National Journal, 14 janvier 2002.

[5] « Arlington Schools Joint Forces with Defense Department Agency », Washington Post, 12 décembre 1991.

[6] « Bush Orders U.S. Military to Aid Florida », par Mary Jordan, The Washington Post, 28 août 1992.

[7] « America’s military coup », par Sidney Blumenthal, The Guardian, 13 mai 2004.

[8] « L’armée établit une cartographie politique des Etats-Unis », Voltaire, 24 novembre 2003.

[9] « Délation assistée par ordinateur », Voltaire, 10 mars 2004.