Systématiquement spoliées de leurs terres, subissant les ravages commis par le bétail des colons qui divaguent dans leurs cultures, exaspérées par les corvées incessantes... certaines tribus kanak de Nouvelle-Calédonie entrent en révolte, le 25 juin 1878, et attaquent des fermes de colons faisant une trentaine de morts. Le gouverneur Olry note : « L’exaspération des colons est portée au paroxysme. Ils ne réclament rien moins que l’extermination en masse par tous les moyens de la race indigène. »
L’armée intervient, aidée par des membres de « tribus alliées », mais aussi par des bagnards communards, désireux de « défendre la civilisation contre les sauvages »...
Jean-Baptiste Olry donne l’ordre de ne faire aucun prisonnier. « À chaque rencontre, on en a tué quelques-uns, on n’en a jamais pris vivants [...] On a brûlé tous leurs villages, détruit toutes leurs cultures [...] Les femmes ont été données aux tribus alliées. » Au bout d’un an, la révolte est écrasée et les Kanak survivants seront déportés pour libérer des terres pour la colonisation.