Tendances et événements régionaux

L’Égypte attend de recevoir lundi, le sommet de Charm el-Cheikh, qui doit réunir autour du président Palestinien Mahmoud Abbas, le premier ministre israélien Ehud Olmert et le roi Abdallah de Jordanie sur l’invitation du président égyptien Hosni Moubarak. M. Olmert essaie d’imposer un ordre du jour sous le titre de la « coopération avec l’autorité palestinienne » et d’étudier en priorité les moyens de combattre le mouvement Hamas, l’isoler dans la Bande de Gaza et de finir avec les factions armées de la résistance palestinienne en Cisjordanie. M. Olmert veut la coopération totale de tous les services de l’Autorité palestinienne. En contrepartie, Israël pourrait dégeler au profit de l’Autorité palestinienne, 550 millions de dollars collectés depuis 2006 en impôts et taxes, libérer des prisonniers palestiniens ou alléger le demi-millier de barrages militaires érigés en Cisjordanie.
Les derniers développements en Palestine poussent les Américains et les Israéliens à mobiliser derrière Israël, des parties palestiniennes et arabes « modérées », selon l’appellation de Mme Condoleezza Rice.

Presse Internationale

Anthony Cordesman, expert stratégique dans les affaires du Moyen-Orient au Centre d’études stratégiques de Washington, estime que le Liban fait face à 4 défis : les efforts syriens pour reprendre leur influence dans le pays du Cèdre, la restructuration de la force du Hezbollah, les conflits confessionnels autour du pouvoir et l’émérgeance de mouvements salafistes sunnites en lien avec Al-Qaïda. Dont le résultat a été les combats entre l’armée libanaise et le groupe Fatah al-Islam au camp palestinien de Nahr el-Bared. M. Cordesman souligne que chacun de ces défis ne mènera pas nécessairement à une guerre, mais la réunion des quatre pourrait conduire à un embrasement. Car ces défis ne sont pas seulement liés aux développements internes du pays mais aussi aux relations israélo-syriennes, aux tensions régionales avec l’Iran, aux conflits palestiniens et aux confrontations avec les mouvements extrémistes sunnites, tels al-Qaëda.

MAARIV (QUOTIDIEN ISRAELIEN)
L’armée de l’air israélienne entraîne ses pilotes à effectuer des vols longue distance, dans le cadre de ses préparatifs face à la menace nucléaire iranienne, rapporte vendredi le quotidien. Ces entraînements incluent des opérations de ravitaillement en vol et le bombardement de cibles. Selon le journal, qui ne donne pas plus de détails concernant ces vols d’entraînement, Israël et les Etats-Unis travaillent en étroite coopération pour tout ce qui touche à l’évolution du programme nucléaire iranien.
L’industrie de l’air améliore sans cesse son aviation militaire. En prévention, le Ministère de la Défense israélien est en train de collecter les masques anti-matières chimiques qu’il avait distribués aux Israéliens pendant la guerre d’Irak pour recyclage et redistribution.

INDEPENDANT (QUOTIDIEN BRITANNIQUE)
Selon des sources informées, le Premier ministre britannique, Tony Blair, croit qu’il risque un plus grand danger d’être assassiné dans les rues de la Grande-Bretagne que dans les rues irakiennes. Selon certains médias britanniques, M. Blair se convertira au catholicisme après son départ du poste de Premier ministre. Il planifie de fonder une association pour encourager le dialogue inter-religieux. M. Blair pourrait rencontrer le pape Benoît XVI et discuter avec lui de sa conversion, au Vatican, après sa participation, la dernière, en tant que Premier ministre britannique à un sommet de l’Union Européenne.

CENTRE RUSSE D’ÉTUDES POUR L’ENERGIE
Selon un rapport effectué par le Centre sur la position de l’Irak dans la politique extérieure russe, ce pays figurerait toujours sur la liste des pays avec lesquels la Russie coopère. Et sa position n’a pas reculé comme pour les autres pays de la région. Le contrôle américain de l’Irak depuis l’été 2003 et jusqu’à maintenant n’a pas amené la Russie à faire tomber de son ordre de jour, ses coopérations avec ce pays. Surtout après que les développements récents en Irak aient démontré l’échec des États-Unis et de la Grande-Bretagne dans leur évaluation de la situation politique et sociale en Irak. Ce qui a mené à la destruction de l’infrastructure à cause de l’entêtement de Washington à imposer sa politique.

Presse Arabe

La presse arabe s’est focalisée sur la mission du secrétaire général de la Ligue arabe et de la délégation qui l’accompagne au Liban. M. Amr Moussa a affirmé vendredi, lors de sa Conférence de presse à Beyrouth, que toutes les parties libanaises étaient favorables à un cabinet d’union nationale sans pour autant parvenir à dégager un accord entre la majorité parlementaire et l’opposition sur la relance du dialogue interlibanais. M. Moussa a précisé que ce sont les Libanais, eux-mêmes, qui doivent définir l’avenir de leur pays.
M. Moussa a rencontré le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, et a qualifié l’entretien de positif.

Talks shows audiovisuels arabes

AL ARABIYA (CHAINE SAOUDIENNE)
Émission « En toute franchise »
Nassib Lahoud, chef du mouvement du renouveau démocratique (14-mars)
Notre mouvement croit qu’il est temps de former un cabinet d’union nationale en élargissant le gouvernement de Fouad Siniora. Pourvu que cela apporte des garanties à toutes les composantes politiques du pays.

Tendances et événements au Liban

La majorité parlementaire a accusé l’opposition de l’échec des contacts et des efforts de la mission du secrétaire général de la Ligue arabe et de la délégation qui l’accompagne en vue d’aboutir à une solution de la crise gouvernementale et politique dans le pays. Elle a considéré qu’il aurait été légitime de demander à l’opposition de s’engager à assurer le quorum pour l’élection présidentielle si la majorité s’engageait, à son tour, de s’accorder autour de la formule 11 ministres pour l’opposition et 19 ministres pour la majorité dans la formation du gouvernement.

Résumés des manchettes des journaux libanais

AS-SAFIR (SENSIBLE AUX THESES DE L’OPPOSITION)
Qui a saboté la mission de la délégation arabe à la dernière minute ? Le chef du Législatif, Nabih Berri, a exigé des garanties pour arriver à un accord autour de la présidence de la République. Saad Hariri, chef du Courant du Futur, leader de la majorité, a donné la priorité au quorum des deux-tiers pour l’élection et a écarté la possibilité de la démission du gouvernement. Sur ce, le quotidien, voit que l’option des deux gouvernements dans le pays est proche.

AL-AKHBAR (PROCHE DE L’OPPOSITION)
Des détails intéressants précèdent ce que le quotidien a appelé « l’échec de la médiation de Moussa ». C’est le fait que le secrétaire général de la Ligue arabe ait reçu une réponse à l’opposé de ce qu’on souhaitait. On lui aurait dit de tourner la page et de se retirer doucement en laissant croire qu’il existe quelque espoir d’aboutir à un dialogue.

AN-NAHAR (PROCHE DU 14-MARS)
Saad Hariri, chef du Courant du Futur, leader de la majorité a déclaré à la fin de la médiation de Amr Moussa que « les temps sont périlleux » et nos mains sont toujours tendues pour aboutir à une solution.

Résumés des bulletins télévisés au Liban

AL-MANAR (HEZBOLLAH)
Amr Moussa a atteint un nombre record en effectuant 35 rencontres en 48 heures lors de sa mission au Liban.

NTV (INDEPENDANTE, SENSIBLE AUX THESES DE L’OPPOSITION)
C’est la dernière chance de Amr Moussa, ou bien il réussit à mener les différentes parties à une solution ou bien il quitte ce pays où il a goûté à l’amertume politique.

NBN (PROCHE DE NABIH BERRY)
Qu’adviendra t-il de la médiation arabe après ces 4 jours de mission au Liban ?

LBC (FORCES LIBANAISES, 14-MARS)
La mission de Amr Moussa et la tournée qu’il a effectué au Liban nous pousse à s’interroger si vraiment, il existe un espoir pour une solution ?