Tendances et événements régionaux

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a préparé ses dossiers et a établi l’ordre du jour du sommet de Charm el-Cheikh (Égypte, Jordanie, Autorité palestinienne). Il va informer ses interlocuteurs que le gouvernement israélien a approuvé le « principe » du transfert de millions de dollars dus aux Palestiniens pour renforcer le président Mahmoud Abbas et le cabinet de crise de Salam Fayyad face au Hamas. Il va aussi promettre un soutien politique et sécuritaire à la nouvelle équipe palestinienne afin qu’elle puisse « liquider » le mouvement Hamas. Il a cependant dit ne pas souhaiter relancer les discussions de paix israélo-palestiniennes avant que le nouveau gouvernement d’urgence palestinien ne se « stabilise ».
En d’autres termes, M. Olmert va dire à Mahmoud Abbas, au roi Abdallah de Jordanie et au président Hosni Moubarak : « Vous avez tout notre soutien pour récupérer la Bande de Gaza. Ensuite, et seulement ensuite, nous discuterons des questions de le terre, de la colonisation, de Jérusalem et des réfugiés ».
La question qui se pose est celle de savoir si les trois leaders arabes vont accepter la proposition d’Israël d’établir un partenariat avec l’État hébreu pour lancer une guerre contre la Bande de Gaza et contre les mouvements de la Résistance palestinienne. Accepteront-ils de laisser en suspens les droits palestiniens pour faire passer les priorités israéliennes ?
L’équation est la suivante : alors qu’Israël a pratiquement reconnu son incapacité à vaincre la résistance palestinienne à Gaza depuis le retrait unilatéral ordonné par Ariel Sharon, il cherche à obtenir une couverture arabe à Mahmoud Abbas afin qu’il accomplisse lui-même ce que l’État hébreu n’a pas réussi à faire. Cette tâche est d’autant plus difficile que la résistance palestinienne est bien enracinée sur sa terre.
Réagissant à l’annonce de M. Olmert, le Premier ministre palestinien, Ismael Haniyeh, a déclaré à Gaza : « Le déblocage des fonds est un droit qui revient à tous les Palestiniens. Il s’agit de notre droit. Cet argent ne servira pas de chantage et sera versé à tous les Palestiniens ».

Presse Internationale

Les agences de presse internationales se sont longuement étendues sur la condamnation à mort de Ali Hassan al-Majid (Ali le chimique), cousin et proche collaborateur de Saddam Hussein, avec deux autres dignitaires de l’ancien régime irakien, pour le massacre de Kurdes d’Irak en 1988.
Les trois hommes étaient jugés avec trois autres hauts responsables du régime pour leur rôle dans une campagne d’exécutions et de bombardements chimiques menée au Kurdistan irakien, dans le nord du pays, et baptisée opération « Anfal ».
Le Haut tribunal pénal irakien les a condamnés à la peine capitale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Deux autres accusés ont été condamnés à la réclusion à perpétuité et le sixième acquitté faute de preuves.
Principale figure de ce procès, Ali Hassan al-Majid, surnommé « Ali le Chimique », a été le dernier à connaître son sort. L’homme gé de 66 ans, la tête couverte d’un keffieh et vêtu d’une robe traditionnelle arabe, avait l’air épuisé et a écouté en silence la lecture du verdict. « Merci Dieu », a-t-il seulement lâché en quittant le tribunal après l’énoncé du verdict.
L’ancien directeur-adjoint des opérations militaires, Hussein Rachid al-Tikriti, lui aussi condamné à mort, n’a exprimé aucun remord. « Merci Dieu d’être exécuté au nom de la courageuse armée irakienne, longue vie à l’Irak et longue vie à la courageuse armée irakienne », a-t-il dit au moment où un vigile l’évacuait.
L’ancien ministre de la Défense Sultan Hachim al-Tai a quant à lui clamé son innocence : « Je ne dirai rien de nouveau et je vous laisse à Dieu. Je suis innocent », a-t-il affirmé au moment où un vigile s’approchait du box des accusés pour l’emmener.
Deux autres accusés, Farhan al-Joubouri et Sabir al-Douri, anciens dirigeants des puissants services du renseignement militaire, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
Enfin, le sixième accusé, Taher al-Ani, ancien gouverneur de Mossoul (nord de l’Irak), a été acquitté pour « manque de preuves », comme l’avait demandé le Parquet. Le ministère public avait en revanche requis la peine de mort pour les cinq autres.

La presse israélienne a rapporté les mises en garde du chef des services de renseignement militaires Israël, Amos Yedlin, contre une guerre avec la Syrie et l’Iran cet été. L’officier a cité cinq parties qui ont des activités militaires anti-israéliennes : l’Iran, le Hezbollah, le Hamas, le Jihad Islamique en Palestine et la Syrie.
Yedlin a souligné que l’Iran enregistre d’importants progrès dans son programme nucléaire et le Hezbollah a retrouvé ses capacités militaires. Le Hamas, lui, a contrôlé la Bande de Gaza et souhaite étendre sa domination sur l’ensemble de l’Autorité palestinienne. Avec chacune de ces trois parties, la situation pourrait évoluer vers une guerre cet été. Amos Yedlin a cependant fait la distinction entre ces trois parties et la Syrie qui, parallèlement aux préparatifs militaires, poursuit une voie politique. Il a toutefois qualifié de « général » le discours de Damas sur la reprise des négociations de paix.

REUTERS (AGENCE DE PRESSE BRITANNIQUE)
Si la doctrine des frappes préventives pourrait commander à Israël d’écraser dans l’œuf le Gaza contrôlé par le Hamas, les analystes militaires trouvent dans les priorités politiques du Hamas matière à adopter une attitude attentiste. Israël renâcle de plus à revivre avec les quelque 20 000 combattants du mouvement le calvaire traversé l’été dernier lors de la guerre contre le Hezbollah : faux-pas militaires et diplomatiques, lourdes pertes civiles et moral national en berne. « Globalement, Gaza peut être considéré comme un Etat ennemi que nous pourrions être amenés à envahir. Il se transformerait alors en zone de guerre où les défenseurs disposeraient d’un gros avantage tactique. Donc, nous nous y préparons », avoue un responsable du ministère de la Défense. Selon les évaluations israéliennes, Tsahal perdrait des dizaines d’hommes en cas d’offensive généralisée à Gaza, tandis que les pertes palestiniennes seraient dix fois plus lourdes et concerneraient un grand nombre de civils. De même source, on estime toutefois que la débandade des combattants nationalistes palestiniens du Fatah la semaine dernière face à leurs rivaux du Hamas alimente paradoxalement les espoirs d’accalmie. « Cela peut paraître contradictoire, mais avec le Hamas au pouvoir, il n’y a plus de prétextes possibles, plus de tirs de roquette ou de fusillade de la part d’élements incontrôlés’ que l’on peut à loisir désavouer ». « De plus, le Hamas doit se concentrer sur les besoins de la population gazaouie. »
« La principale priorité de Barak, c’est de réhabiliter les forces armées après la guerre du Liban. Il ne va pas se ruer dans une offensive terrestre », note l’analyste israélien Alon Ben-David de l’hebdomadaire spécialisé Jane’s Defence Weekly.

HAARETZ (QUOTIDIEN ISRAELIEN)
Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a rejeté une demande états-unienne d’entamer des négociations sur règlement final avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. La demande a été formulée par la secrétaire d’État Condoleezza Rice lors de la visite de M. Olmert à Washington la semaine dernière. Mme Rice a proposé la conclusion d’un accord sur un règlement global et final dont la mise en œuvre serait reportée à cause de la faiblesse de M. Abbas. Mais le Premier ministre israélien s’est opposé « avec fermeté » à cette idée, de peur qu’Israël ne se retrouve dans une position où il aurait accepté des engagements que M. Abbas est incapable d’appliquer. Dans ce cas, l’État hébreu pourrait subir de fortes pressions pour présenter des concessions supplémentaires pour aider M. Abbas à mettre en œuvre l’accord.

Presse Arabe

La mort de six membres du contingent espagnol de la force de l’Onu (Finul), dimanche, dans l’explosion d’une voiture piégée au Sud du Liban, a fait l’objet d’une généreuse couverture dans la presse arabe.
Ce premier attentat contre les Casques bleus depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah pendant l’été 2006 a été « très bien préparé », selon un colonel, officier de liaison du bataillon espagnol de la Finul. « Les corps de deux des victimes ont été projetés à plusieurs mètres par la force de l’explosion », a-t-il déclaré.
Madrid a précisé que trois des soldats décédés étaient des Colombiens servant dans l’armée espagnole et les trois autres des Espagnols.
Le ministre espagnol de la Défense, Jose Antonio Alonso, a déclaré qu’en dépit de l’attentat, l’Espagne maintiendrait son contingent au sein de la Finul.
L’attentat « a été mené, selon les résultats des investigations préliminaires, à l’aide d’une voiture piégée », a déclaré la Finul.
L’attentat survient alors que le Liban est plongé dans les violences. Des affrontements opposent depuis le 20 mai l’armée libanaise au groupe extrémiste sunnite Fatah al-Islam au Nord du pays. Beyrouth et ses environs ont été secoués par une série d’attentats, dont l’un a coûté la vie le 13 juin au député Walid Eido et à son fils.
L’attaque a eu lieu à 10 kilomètres de la frontière libano-israélienne. La voiture piégée, une Renault, était garée sur le bas-côté d’une route entre les villes de Marjayoun et Khiam fréquemment empruntée par les patrouilles de la Finul.
Le Hezbollah a condamné l’attentat, le qualifiant d’« agression suspecte qui porte atteinte au Liban et à ses habitants ».
Le président libanais Emile Lahoud a également condamné l’attentat, qui fait selon lui partie d’une « campagne de déstabilisation visant le Liban ».
Des sources judiciaires libanaises avaient affirmé le 8 juin que le Fatah al-Islam, retranché dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, projetait de s’en prendre à la Finul, citant des aveux d’islamistes arrêtés. Un porte-parole du Fatah al-Islam, Abou Salim Taha, avait accusé des forces navales de la Finul de prêter main-forte à l’armée et avait menacé d’attaquer les Casques bleus.
La plupart des combattants islamistes, des Libanais, mais aussi des Syriens, des Saoudiens et des Palestiniens, ont été arrêtés. Trente-cinq d’entre eux ont été inculpés d’« actes terroristes » par la justice militaire.

AL-RAYA (QUOTIDIEN QATARI)
Barry Ribon, directeur du Centre de recherches internationales dans les affaires mondiales (Gloria) et rédacteur en chef de la revue Meria, a qualifié le contrôle de la Bande de Gaza par le Hamas de création du second État islamique extrémiste après l’Iran.
Selon lui, après cet événement, la région du Moyent-Orient, le conflit israélo-arabe, et le mouvement de libération palestinien, ne seront plus comme avant. Ce développement aura un impact stratégique sur l’ensemble du Moyen-Orient. Le monde doit maintenant comprendre que les espoirs suscités par le processus de paix au début des années 90 sont brisés. La communauté internationale doit soutenir le droit d’Israël à exister et à se défendre.

AL-AKHBAR (QUOTIDIEN LIBANAIS)
Selon des milieux politiques français, le président Nicolas Sarkozy a repris en main le dossier libanais dans un souci d’occuper une place dans l’échiquier diplomatique international. Il s’apprête à recevoir plusieurs personnalités en marge d’une conférence internationale sur le Darfour qui se tient à Paris. Il s’est déjà entretenu avec la secrétaire d’État états-unienne Condoleezza Rice pendant plus d’une heure lundi matin.
Selon le porte-parole de la présidence, David Martinon, M. Sarkozy et Mme Rice ont évoqué « les sujets prioritaires », comme le Liban, l’Afghanistan, le Kosovo, l’Iran et le Darfour.
Mme Rice, qui rencontrait pour la première fois M. Sarkozy depuis qu’il a succédé le 16 mai à Jacques Chirac, a profité de sa présence en France pour mettre en garde Damas contre ses « ingérences au Liban ».
L’approche de M. Sarkozy pourrait ne pas être à la hauteur des ambitions de la diplomatie française du fait que les principaux dossiers, notamment ceux du Liban, du Darfour et de Palestine, recoupent les intérêts américaine.
Les discussions autour de ces trois dossiers illustrent le cuisant échec de la politique du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et explique pourquoi l’Elysée a repris en main la politique étrangère.

AL-SHARQ AL-AWSAT (QUOTIDIEN SAOUDIEN)
Le président du Parlement M. Nabih Berri a affirmé ne pas être étonné par la campagne qui a visé l’opposition et lui-même après le départ du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, venu tenter une médiation dans la crise libanaise.
Certains scénarios rapportés dans la presse sur les raisons de l’échec de la mission de Moussa portaient l’empreinte du Premier ministre Fouad Siniora et étaient un tissu de mensonges. Les médias proches du pouvoir ont tenté de faire assumer à l’opposition et à M. Berri en personne l’échec de la médiation de M. Moussa.
Le président du Parlement envisageait de donner une conférence de presse pour révéler la réalité de ce qui s’est passé. Mais son entourage l’en a dissuadé.
M. Berri continue de croire que la clé de la solution à la crise réside dans l’élection présidentielle. « J’ai été le premier à le dire et j’ai d’ailleurs fixé au 25 septembre la date de la séance d’élection », a-t-il rappelé. Aussi, n’était-il pas nécessaire que cette question soit incluse dans l’initiative arabe.

Talks shows audiovisuels arabes

AL JAZEERA (CHAINE QATARI)
Conférence de presse
Ismael Haniyeh, Premier ministre palestinien (Hamas)
- Les fonds qu’a promis de débloquer Israël représentent un droit revenant à tous les Palestiniens. Il s’agit de notre droit. Cet argent ne servira pas au chantage et sera versé à tous les Palestiniens.
- Le Hamas ne permettra pas que la détention du journaliste britannique de la BBC à Gaza, Alan Johnston, se poursuive.
- J’appelle les Palestiniens à ne pas sombrer dans les illusions et ne pas suivre les mirages des États-uniens et des Israéliens, qui ne donneront pas ses droits à notre peuple.
- Les États-uniens et les Israéliens ne nous donneront rien. Seule la résistance et la fermeté nous rendrons notre terre et notre nation.
- Gaza est une partie indivisible de la nation palestinienne. On a parlé d’un Hamastan, de l’établissement d’un Emirat à Gaza. Ceci n’est que de la propagande des médias israéliens.
- Le Hamas est prêt à reprendre le dialogue pour former un nouveau gouvernement d’union nationale. Il n’y a pas d’autre choix que le dialogue. Il n’y a pas d’autre choix que l’unité nationale.
- J’appelle le président Mahmoud Abbas à respecter toutes les légalités, celle du gouvernement et celle du Parlement.
- Les agressions et les arrestations contre les membres du Hamas en Cisjordanie doivent cesser.

Tendances et événements au Liban

L’agression dont a été victime la Finul au Sud du Liban a occupé le centre d’intérêt des médias et a suscité nombre d’analyses qui ont toutes convenu que cet attentat ne pouvait être séparé du contexte général qui a accompagné l’apparition des groups extrémistes sunnites. Ceux-ci avaient ouvertement menacé de s’en prendre à la Finul, et les aveux recueillis par les services de renseignements de l’armée ont montré que Fatah al-Islam avait planifié des attaques contre les Casques bleus. Les groupes extrémistes avaient fait parlé d’eux à Tripoli, quelques heures avant l’attentat contre la patrouille espagnole. Une cellule composée de Libanais, de Saoudiens et de Tchétchènes s’en est pris à une unité de l’armée. L’affrontement a fait sept morts dans les rangs des intégristes, deux dans ceux de l’armée et de la police.
Après avoir longtemps démenti l’existence d’une activité significative d’al-Qaïda au Liban, des milieux loyalistes commencent à reconnaître que cette mouvance salafiste-jihadiste est bien présente au pays du Cèdre. La manie de tout mettre sur le dos de la Syrie ne convainc même plus les pays occidentaux qui appuient le 14-mars et le gouvernement de Fouad Siniora. Surtout que les informations révèlent qu’une grande partie de ces militants extrémistes sunnites sont venus au Liban via l’aéroport de Beyrouth et auraient même bénéficié de facilités, voire de la complicité de certains milieux proches du pouvoir libanais.
L’appel du numéro 2 d’Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri a été suivi : depuis l’été dernier, des jihadistes internationaux, des combattants palestiniens et extrémistes sunnites libanais ont transformé le Liban en « terre de jihad ».
En juillet, pendant la guerre entre Israël et le Hezbollah, Zawahiri exhorte « les musulmans à soutenir les moudjahidines » et à « transférer, avec l’aide d’Allah, le jihad aux frontières de la Palestine ».
Depuis 2003, des aller-retours de volontaires anti-américains entre le Liban et l’Irak étaient repérés. Le pays du Cèdre était un vivier et une base arrière, où l’on se reposait et s’entraînait.
Un mois après ce discours un groupe jusqu’alors inconnu, « Fatah al-Islam », s’implante dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared au Nord du Liban. Composé d’islamistes radicaux venus de la région, de vétérans d’Irak et d’extrémistes sunnites locaux, il se réclame d’al-Qaïda.

Résumés des manchettes des journaux libanais

AS-SAFIR (INDEPENDANT, SENSIBLE AUX THESES DE L’OPPOSITION)
Le terrorisme takfiriste déstabilise le Liban-Sud… et s’infiltre au Nord du Liban. La voiture qui a sauté était piégée à l’aide de 70 kilogrammes de TNT.

AN-NAHAR (PROCHE DU 14-MARS)
Le terrorisme frappe le Liban du Nord au Sud. Amr Moussa n’a pas réussi jusqu’à l’heure à effectuer une percée dans le mur de la crise qui mine le Liban. Des rumeurs signalent que l’attentat contre la patrouille espagnole pourrait être une attaque-suicide.

AL-AKHBAR (PROCHE DE L’OPPOSITION)
Le terrorisme frappe au Sud du Liban. Des sources diplomatiques aux Nations unies ont souligné la nécessité d’analyser cette attaque à la lumière de plusieurs développements liés à la mise en ouvre de la résolution 1701 et de la question des frontières entre le Liban et la Syrie.

Résumés des bulletins télévisés au Liban

AL-MANAR (HEZBOLLAH)
L’attentat contre la patrouille espagnole de la Finul n’a pas été revendiqué.

NTV (INDEPENDANTE, PROCHE DE L’OPPOSITION)
Jusqu’à dimanche dans l’après-midi, le quartier d’Abou Samra, à Tripoli, jouait le rôle de front arrière du camp de Nahr el-Bared. Puis en fin d’après-midi, le Sud du Liban s’est transformé en front actif après les menaces d’Al-Qaïda, par la bouche de Fatah al-Islam, de s’en prendre à la Finul.

LBC (FORCES LIBANAISES, 14-MARS)
Un diplomate occidental a exprimé des craints de voir Nahr el-Bared accélérer les développements et transformer le Liban en front actif pour Al-Qaïda.