Tendances et événements régionaux

Après la victoire écrasante du Parti de la Justice et du Développement (AKP) dirigé par le Premier ministre Recep Tayyeb Erdogan, aux législatives turques, les analyses et les commentaires ont envahi les médias internationaux. Les journaux américains et européens ont estimé que ce qu’ils appellent « le problème turc » est en fait dû à la contradiction entre la base idéologique de ce parti islamiste et les idéaux laïques de la République instaurée par Moustapha Kamal Ataturk et protégés par les généraux et certains courants laïques.
Dans les pays du Moyen-Orient, experts et politologues se posent la question de savoir si la Turquie est au bord de changements radicaux à la lumière de cette grande victoire de l’AKP. Certains spécialistes des affaires turques soulignent que l’Administration US n’est pas satisfaite de la politique étrangère du parti au pouvoir depuis son opposition à l’invasion de l’Irak et ses choix modérés qui se sont illustrés par l’établissement de bonnes relations avec la Syrie et l’Iran et ses violentes critiques de l’offensive israélienne contre le Liban l’été dernier. Les positions de l’AKP suscitent une inquiétude de plus en plus grande aussi bien aux États-Unis qu’en Israël.
Dans ce contexte, Washington se dirige-t-il vers la réédition des expériences algérienne et palestinienne qui consistent à adopter des sanctions collectives pour punir les peuples pour leurs choix exprimés démocratiquement conformément aux normes en vigueur en Occident ?
La Turquie n’a d’autre choix que de relever le défi suivant : la coexistence entre un grand courant islamiste jouissant d’une popularité sans précédent et un système laïque. L’alternative serait une vaste déstabilisation de ce pays, ce qui pourrait avoir de graves retombées sur tous les États de la région.

Presse et agences arabes internationales

• Le Parti de la Justice et du Développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, a obtenu 46,4% des voix aux législatives après dépouillement de la totalité des bulletins. Avec un tel pourcentage, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan obtient 340 des 550 sièges du Parlement, soit nettement plus que la majorité absolue.
Aux législatives de 2002, il avait recueilli 34% des voix, ce qui lui avait donné 351 députés. Le chiffre de députés est moins élevé cette fois car un troisième parti fait son retour au Parlement où entrent également des députés « indépendants », en majorité Kurdes.
Le principal parti d’opposition laïque, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) recueille 20,8% des suffrages (112 députés). Le Parti de l’action nationaliste (MHP, nationaliste), qui a des positions dures contre l’Union européenne arrive en troisième position avec 14,2% des voix (71 députés), ce qui lui permet de retourner au Parlement.
Ce scrutin anticipé était censé dénouer la crise politique qui a éclaté au printemps entre M. Erdogan et les laïques, dont l’armée, qui soupçonnent le gouvernement de chercher à islamiser en catimini le pays

• Le directeur du renseignement états-unien, le vice-amiral Mike McConnell, a déclaré que le numéro un d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, est vivant et se réfugie dans une région du Pakistan à la frontière avec l’Afghanistan. « Mon opinion personnelle est qu’il est vivant. Je pense qu’il est dans la région tribale du Pakistan », a affirmé M. McConnell sur la chaîne NBC tout en notant qu’« on n’avait pas entendu parler d’Oussama Ben Laden depuis un an », malgré une récente vidéo non-datée (Transcription intégrale disponible)
Il a reproché au gouvernement pakistanais d’avoir laissé Al-Qaïda se reformer dans les zones tribales frontalières en ayant conclu un accord de paix l’année dernière avec les chefs tribaux de ces régions. Mais il a insisté sur le fait que le président pakistanais Pervez Musharraf était un des plus précieux alliés des États-Unis.
Un nouveau rapport des services de renseignement états-uniens paru la semaine dernière a indiqué qu’Al-Qaïda s’était reconstitué dans une « zone sanctuaire » au Pakistan et était déterminé à infliger des pertes massives par de nouvelles attaques aux Etats-Unis (Document disponible).
M. McConnell a redit que cela avait été possible à cause du pacte de paix que le gouvernement pakistanais a conclu avec les chefs tribaux favorables aux talibans dans cette zone frontalière.
Ce pacte a volé en éclat et le Pakistan vit une vague de violences depuis deux semaines après que les islamistes, soutenus par Al-Qaïda, ont juré de venger l’assaut de la Mosquée rouge d’Islamabad les 10 et 11 juillet.
« Au lieu de repousser Al-Qaïda, ils ont fait une zone sanctuaire pour l’entraînement et le recrutement. Al-Qaïda a pu ainsi regagner de la vigueur », a affirmé le chef du renseignement US.

• Les médias arabes et internationaux ont rapporté les propos de responsables militaires israéliens selon lesquels le Hezbollah a éparpillé ses missiles dans les villages du Sud-Liban de façon à rendre presque impossible leur localisation. Ces mouvements font partie de la réorganisation du Hezbollah due à la Deuxième guerre du Liban. Lors du conflit de l’été dernier, le Hezbollah avait installé ses batteries de roquettes dans des zones inhabitées du Sud dans lesquelles les combattants ont bâti des réseaux de tunnels souterrains. Mais, citant des officiels des services de renseignement, ces positions ont largement été abandonnées au profit des villages, où les activités de l’organisation restent prégnantes. Le Jerusalem Post indique de son côté que « les plus gros efforts qu’a consenti le Hezbollah après la guerre sont la construction de nouvelles bases au nord de la rivière Litani, loin de la frontière israélo-libanaise, en dehors de la zone contrôlée par la Finul ».

• Le Figaro Magazine a publié un article intitulé « Le repositionnement français », qui fait référence à un célèbre article, celui du journaliste américain Seymour Hersh, « The Redirection ». Pour Katia Clarens, la rencontre inter-libanaise de La Celle Saint-Cloud était l’occasion de montrer aux Libanais le repositionnement français. « La politique française au Liban était personnalisée, explique un observateur en référence aux liens du président Jacques Chirac avec la famille Hariri, leader du plus important parti sunnite au Liban. La Coalition du 14 mars avait dès lors le soutien inconditionnel de la France. Quitte à laisser s’envenimer une crise qui pouvait mener le Liban à la catastrophe. Le nouveau gouvernement français ne devrait pas rompre avec les objectifs fixés par le précédent. Cependant, il pourrait ériger en priorité la résolution de la crise politique libanaise, rétablissant pour cela l’importance politique du Hezbollah comme du parti de son allié Michel Aoun. » La journaliste ouvre sa conclusion à la sphère régionale tourmentée : Un Irak avec ses affrontements entre chiites et sunnites, un Irak grand producteur de djihadistes... Un risque sévère si le scénario devait se reproduire dans un Liban situé à quelques kilomètres seulement de Chypre et de l’Europe. C’est ce que la France, et particulièrement Nicolas Sarkozy, semblent avoir déduit de leur nouvel examen de la situation au Moyen-Orient.

• Des représentants de la minorité arabe d’Israël ont exprimé leur indignation à la suite de l’adoption en lecture préliminaire par la Knesset (Parlement) d’une loi visant à interdire la vente de certaines terres domaniales à des Arabes.
La Knesset a voté à une très forte majorité (64 voix contre 16) une proposition de loi présentée par un député d’extrême droite et un député du parti Kadima au pouvoir, visant à interdire la vente à des non juifs de terres acquises par le mouvement sioniste.
Le texte stipule que les terres du Fonds national juif (Keren Kayemet LeIsrael) ne « peuvent être vendues qu’à des juifs ». Ces terres représentent 13 % des terres domaniales en Israël.
Cette proposition de loi « représente le summum du racisme », a déclaré le député Ahmed Tibi, qui va jusqu’à la comparer aux lois de Nuremberg et autres édits antisémites promulgués par les nazis contre les juifs avant la Seconde guerre mondiale.
« Le racisme est devenu un courant dominant en Israël, à la Knesset comme au sein du gouvernement » a-t-il affirmé.
Pour le député Mohammad Barakeh, « il s’agit d’une loi raciste de plus s’ajoutant à celles approuvées par la Knesset, qui a montré que son vrai visage ne diffère guerre de celui du député d’extrême droite Uri Ariel, qui en a eu l’initiative ».

• « C’est de la poudre aux yeux ». C’est en ces termes que le secrétaire général de l’Initiative nationale palestinienne, l’ancien ministre Moustapha Barghouti, a réagi aux propos du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, sur de prétendus retraits de Cisjordanie. « Ce à quoi M. Olmert fait allusion est encore pire que le retrait unilatéral de Gaza en 2005, a déclaré M. Barghouti. Car le Premier ministre israélien espère obtenir l’accord de l’Autorité palestinienne à son plan de retrait de Cisjordanie et exploiter les dissensions inter-palestiniennes pour bloquer tout règlement juste et global ».

• Israël a dénoncé une « alliance stratégique » entre la Syrie et l’Iran estimant qu’elle faisait planer des doutes sur les intentions de paix syriennes, à la suite de la visite à Damas du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Le ministre des Affaires stratégiques, Avigdor Liberman, a appelé le Premier ministre Ehud Olmert et le chef du Likoud (extrême droite) Benyamin Netanyahu, à former une cabinet de crise nationale pour faire face à ce qu’il a appelé l’alliance stratégique entre la Syrie et l’Iran.
« Le fait que le régime de Damas choisisse Ahmadinejad comme partenaire d’une alliance stratégique fait planer un sérieux doute sur les dernières déclarations de la Syrie sur sa volonté de paix », a pour sa part déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mark Regev. « On ne peut être ami de celui qui incarne le refus le plus extrême de la paix avec Israël et attendre de la communauté internationale qu’elle considère la Syrie comme un pays oeuvrant pour la paix », a t-il ajouté.
Le ministre israélien de l’Intérieur Méir Sheetrit, a estimé pour sa part que la visite du président iranien « affaiblissait la position de la Syrie comme partenaire de paix ». Le ministre des Retraites, Rafi Eitan, membre du cabinet de sécurité, a exclu pour sa part un retrait du Golan, estimant que la visite du président iranien « était une preuve supplémentaire que la Syrie ne veut pas vraiment la paix de sorte qu’en cas de retrait, Israël se retrouverait sans paix et sans le Golan ».

AL-KHALEEJ (QUOTIDIEN EMIRATI)
Des sources bien informées à Damas se sont déclarées extrêmement contrariées par les déclarations attribuées par le quotidien israélien Haaretz au ministre jordanien des Affaires étrangères, Abdel Ilah al-Khatib, qui avait conseillé à l’État hébreu de « négliger » le volet syrien du processus de paix et de se concentrer sur le volet palestinien. « À Damas, on ne comprend pas pourquoi le ministre jordanien fait la promotion de l’idée qui dit que les volets des négociations israélo-arabes de paix sont séparés les uns des autres, affirment ces sources syriennes. Les propos de M. al-Khatib sont en contradiction totale avec l’initiative de paix arabe » lancée lors du sommet de Beyrouth, en 2002, et réactivée à Riyad en mars 2007.

AL-HAYAT (QUOTIDIEN SAOUDIEN)
Dans un article qu’il a signé, Cyril Townsend, responsable au Parti conservateur britannique, affirme que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, aura du mal à combler le vide laissé par le départ de son prédécesseur Kofi Annan. M. Townsned ajoute que M. Ban a été soutenu par les États-uniens car il est faible. Le secrétaire général a nommé pour la première fois un diplomate américain au plus haut poste politique des Nations unies.

AR-RIYAD (QUOTIDIEN SAOUDIEN) Le gouvernement libanais va autoriser des membres de certaines familles saoudiennes de venir au Liban dans les prochains jours pour identifier les corps de leurs fils qui combattaient dans les rangs de Fatah al-Islam contre l’armée libanaise dans le camp de Nahr el-Bared, dans le Nord du pays. L’ambassade d’Arabie saoudite à Beyrouth a demandé aux familles de procéder à des tests d’ADN pour identifier les corps en prévision de leur rapatriement dans le royaume wahhabite.

Audiovisuel arabe

AL-JAZEERA (QATAR)
Le principal journal du soir
Invité : Omar Hassan al-Bashir, président soudanais (Khartoum)
George Bush et Gordon Brown exagèrent ce qui se passe au Darfour pour cacher les exactions commises en Irak et l’échec de leurs États à y contenir la situation.
Aucun responsable états-unien ou britannique n’ose annoncer de visite en Irak avant qu’elle ait lieu.
Certaines organisations humanitaires collectent de l’argent au nom du Darfour sans le dépenser au profit des sinistrés et utilisent la crise à des fins mercantiles.
Nous n’acceptons pas de voir les camps de déplacés constituer des musées exposant la détresse humaine au regard du monde. Les habitants du Darfour sont capables, avec leur héritage culturel et leur tradition de réconciliation, de trouver des solutions à leurs problèmes sans aide étrangère.

Tendances et événements au Liban

La visite à Beyrouth de l’émissaire français Jean-Claude Cousseran est au centre de l’intérêt des médias et de la classe politique. Selon des informations sûres, M. Cousseran va tenter lors de sa troisième mission au Liban en l’espace de six semaines, d’aplanir les obstacles devant la tenue d’une rencontre entre les principaux leaders libanais. Et si cette tâche s’avère difficile, il proposera aux seconds couteaux, qui se sont réunis à La Celle Saint-Cloud, à l’ouest de Paris, d’organiser un deuxième round de pourparlers au Liban.
Les entretiens de Cousseran à Beyrouth reprendront là où les partenaires libanais se sont arrêtés en France. Le 14-mars refuse la formation d’un cabinet d’union nationale avant l’élection présidentielle et tente d’arracher à l’opposition son accord pour assurer le quorum constitutionnel des deux tiers des députés sans contrepartie politique aucune. Le 14-mars est d’autant plus pressé que les défections se multiplient dans ses rangs, ce qui compromet sérieusement ses chances de pouvoir élire un nouveau président à la majorité absolue sans le concours des 57 députés de l’opposition nécessaire pour former le quorum des deux tiers.
Dans ce contexte, certaines informations de presse ont indiqué que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pourrait effectuer une visite à Damas. Cette activité française est très mal perçue par l’Arabie saoudite qui fait pression pour écarter la Syrie de toutes les initiatives et préfère la politique d’isolement adoptée par les États-Unis. Une politique battue en brèche par les Européens qui savent pertinemment que la Syrie joue un rôle central dans les différents dossiers de la région.

Résumés d’articles relatifs au Liban

L’élection présidentielle, les législatives partielles du 5 août et les combats à Nahr el-Bared entre les intégristes sunnites de Fatah al-Islam et l’armée libanaise constituent les principaux sujets traités par la presse libanaise.

AN-NAHAR (PROCHE DU 14-MARS)
Plusieurs médiateurs se sont activés ces deux derniers jours entre Bickfaya (résidence de l’ancien président Amine Gemayel, candidat à la succession au Parlement de son fils Pierre, assassiné le 21 novembre) et Rabié (résidence du chef chrétien de l’opposition Michel Aoun), pour tenter une réconciliation entre les deux hommes. Si cette réconciliation a lieu, le général Aoun accepterait de retirer son candidat à la partielle du Metn (Camille Khoury) et Amine Gemayel serait élu d’office.

AL-AKHBAR (PROCHE DE L’OPPOSITION)
Les entretiens de l’émissaire français, Jean-Claude Cousseran, à Damas, n’ont pas seulement porté sur les résultats de la rencontre inter-libanaise de La Celle Saint-Cloud. M. Cousseran a examiné avec les responsables syriens la possibilité de poursuivre à Beyrouth le dialogue entre les différentes parties libanaises et les facilités que la Syrie pourrait offrir pour faire réussir cette démarche. L’émissaire français a également évoqué la question de l’élection présidentielle au Liban, mettant l’accent sur la nécessité de faciliter cette échéance et de respecter les délais constitutionnels.

• Le chef du Courant du Futur (membre de la coalition pro-US du 14-mars), Saad Hariri, a appelé ses partisans à participer massivement à l’élection partielle prévue à Beyrouth le 5 août pour choisir un successeur au député Walid Eido (14-mars), assassiné le 12 juin dernier.

• Le Premier ministre Fouad Siniora a reçu un appel téléphonique du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. La conversation a porté sur le choix d’un pays pour accueillir le siège du tribunal international chargé de juger les assassins de l’ancien chef du gouvernement, Rafic Hariri.

• Les médias locaux, régionaux et internationaux, se sont intéressés aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, qui a assuré dans une interview qui sera diffusée lundi soir par la chaîne qatari Al-Jazeera, que son parti est capable d’atteindre avec ses missiles n’importe quel point en Israël. Commentant le bombardement par des combattants du Hezbollah, en juillet 2006, d’une vedette israélienne qui attaquait Beyrouth, le chef de la Résistance libanaise a déclaré : « Lorsqu’un groupe de combattants réussi à mettre en œuvre avec succès du premier coup ce qu’il a appris en théorie, cela est sans précédent dans les annales militaires ».

Résumés des journaux télévisés libanais

AL-MANAR (HEZBOLLAH)
La semaine qui s’est terminée a permis de dégager une image assez claire de ce qui va se passer lors de la partielle du Metn, où Amine Gemayel va affronter le candidat du Courant patriotique libre du général Michel Aoun.

NBN (PROCHE DU PRESIENT DU PARLEMENT, NABIH BERRI)
En attendant de voir ce que l’émissaire français Jean-Claude Cousseran apporte dans ses bagages, les élections partielles dans le Metn et à Beyrouth occupent le devant de la scène. Ces partielles prennent une dimension politique de plus en plus importante.

LBC (FORCES LIBANAISES, 14-MARS)
Des notables du Metn vont se réunir demain (lundi, ndlr) pour décider du sort de la bataille électorale dans cette circonscription. Ce qui signifie que la décision finale ne sera pas annoncée lors de la réunion du bloc parlementaire de Michel Aoun.

FTV (APPARTIENT A LA FAMILLE HARIRI)
Saad Hariri a inauguré la bataille de Beyrouth par un grand meeting électoral qu’il a organisé à sa résidence de Koreytem pour appuyer son candidat, Mohammad Amine Itani.

Audiovisuel libanais

NTV (INDEPENDANTE, SENSIBLE AUX THESES DE L’OPPOSITION)
Emission : La semaine en une heure
- Invité : Michel Pharaon, député et ministre (14-mars)
Le Hezbollah doit nous aider à éviter un vide constitutionnel au niveau de la présidence de la République. Il doit faire primer sa libanité sur toute autre considération.
L’organisation des élections partielles vise à dire non à ceux qui assassinent au Liban.
- Invité : Nabil Nicolas, député du CPL (mouvement aouniste-opposition)
Si le CPL décide de participer à la partielle du Metn, ce sera pour lutter contre la marginalisation des chrétiens et pour préserver les prérogatives de la présidence de la République.
- Invité : Tony Nasrallah, responsable de la communication au CPL
Le gouvernement actuel a torpillé toutes les institutions et il est de notre droit de revenir au peuple qui reste la source de tous les pouvoirs.

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise et arabe.